Wauquiez Chard Crèches

Résistance des crèches : Wauquiez et la christianophobie

Trépignant de colère et brandissant la menace du tribunal, les enragés de la fausse laïcité (mais authentique christianophobie) se déchaînent depuis mardi contre le nouveau président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez. Son « crime » ? Avoir osé installer une crèche de 14 m2 au pied du sapin de Noël, dans le hall d’entrée de l’hôtel de région à Lyon.

On aurait pu penser que le spectacle – véritable ravissement pour les yeux – de cette centaine de petits santons vaquant à leurs occupations au milieu de la reconstitution d’un village provençal typique aurait pu, à lui seul, attendrir un tant soit peu même les plus excités des « bouffeurs de curés ». Mais c’était oublier bien vite que, comme les djihadistes de l’EI dynamitant les symboles chrétiens en Orient, certains héritiers des sans-culottes aimeraient bien en faire autant en France.

Véritable « provocation » pour les élus du groupe socialiste, dont le président Jean-François Debat s’est même exclamé : « Cette crèche n’a rien à faire là » ! « Caprice en même temps qu’une provocation à la laïcité et à la loi de 1905 », pour les élus du PRG… Chacun y est allé de sa petite condamnation fielleuse. Et jusqu’au secrétaire d’Etat Juliette Méadel, qui a estimé jeudi que Wauquiez avait « perdu la raison », avant de rappeler que « jusqu’à nouvel ordre, la laïcité fait que dans l’espace public, il n’y a pas de manifestations religieuses ».

Autant de gens qui, étrangement, restent silencieux lorsqu’Anne Hidalgo fête chaque année, à la mairie de Paris et avec l’argent public, le Ramadan ou encore Roch Hachana !

La menace sur la laïcité, c’est le salafisme

Cependant, à trop vouloir démontrer la prétendue illégalité de cette crèche, certains laïcistes se sont ridiculisés eux-mêmes. Comme Sarah Boukaala, la présidente du groupe PRG qui, citant l’arrêt rendu en novembre dernier par le Conseil d’Etat, s’est vue répondre par Laurent Wauquiez : « Le Conseil d’Etat a lui-même indiqué qu’on avait parfaitement la possibilité [d’installer une crèche dans un lieu public] dès lors que c’était dans une dimension culturelle, ce qui est notre cas, dans une dimension historique, ce qui est notre cas, en plongeant dans les racines de notre région, ce qui est notre cas. » Et Wauquiez de demander alors très justement : « Au nom de quoi est-ce qu’on va s’excuser de nos traditions ? »

Mieux : réaffirmant pour ceux qui font mine de l’ignorer que la crèche de Noël ne constitue en rien une « menace pour la laïcité », le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a alors judicieusement rappelé que

« la menace sur la laïcité en France, c’est la burqa, le salafisme, les femmes dans les quartiers qui font l’objet d’oppression. »

Franck Deletraz

Article et dessin parus dans Présent daté du 18 décembre 2016


Lyon : polémique autour d’une crèche de Noël… par ITELE

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Le Haut Conseil à l’égalité veut intensifier la novlangue du genre

guide-egalite-hommes-femmes14/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes vient de publier l’édition 2016 du Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe. Ce guide sera appliqué par plusieurs organismes publics, notamment des ministères ou encore l’ENA.

Que se cache‑t‑il derrière cette expression caractéristique de la novlangue progressiste ? Il s’agit de mettre fin à ce qui est présenté comme une domination masculine à tous les niveaux de la société. Le genre masculin serait ainsi une arme ayant pour but « d’invisibiliser les femmes ». Sont aussi portées 10 propositions visant à combattre le sexisme supposé régnant, notamment : « accorder les noms de métiers », « équilibrer le nombre de femmes et d’hommes » et surtout « former les professionnels et diffuser le guide ».

On peut relever une véritable confusion des genres. L’Académie française est la seule institution légitime en ce qui concerne la rectitude de la langue. Elle a, d’ailleurs reconnu la féminisation de certains noms selon les règles de dérivation propres au français, comme par exemple « avocate » ou « éditrice ». Mais elle rappelle aussi que la langue française ne dispose pas d’un suffixe qui permettrait une féminisation automatique de tous les noms.

Le rapport préconise aussi de parler de « droits humains » plutôt que de « droits de l’homme ». Là encore, alors que l’Académie rappelle la double valeur du masculin, qui est en français le genre non marqué, le rapport estime qu’il s’agit là d’un dangereux stéréotype qui empêche l’égalité entre hommes et femmes. Mais les recommandations ne portent pas que sur la langue, puisqu’il est par exemple écrit qu’il convient d’éviter d’offrir des roses au personnel féminin ! Une véritable entreprise idéologique.

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Chômeurs contre migrants à Croisilles, dans le Pas-de-Calais

Croisilles, ses 1 900 habitants, ses champs, ses migrants et Lilian Thuram… C’est avec stupeur que les habitants de la paisible commune ont appris lors du démantèlement de la Jungle de Calais que le maire socialiste du village avait donné son accord pour accueillir trente Soudanais dans un CAO (Centre d’accueil et d’orientation) implanté dans l’ancien EPHAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). Prestataire retenu pour gérer ce centre, l’association loi de 1901 La Vie Active, deuxième employeur du Pas-de-Calais et gestionnaire du campement de la jungle de Calais, venant en aide aux personnes en difficultés sociales ou handicapées et qui aujourd’hui se recycle dans le marché très subventionné de l’accueil des « migrants ».

A Croisilles, la population s’est vite mobilisée contre l’implantation de ces illégaux. Une page Facebook a été créée, des manifestations organisées, le refus clairement exprimé devant les autorités municipales et préfectorales. Peine perdue, comme en Ile-de-France, la préfète passe outre et interdit les manifestations. Elle a même retourné le porte-parole du collectif Non aux migrants à Croisilles ! Le prêtre de la paroisse est aussi de la partie et va jusqu’à dénoncer, dans une réunion publique, un « pugilat » anti-migrants. La presse locale relaie pour s’en prendre aux « extrémistes », car la mobilisation populaire a reçu le soutien des mouvements identitaires.

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Pour conforter tout ce beau monde, le 14 novembre, Manuel Valls, alors encore Premier ministre, est venu remettre le statut de réfugié à trois clandestins soudanais en déclarant : « L’immense majorité des personnes qui étaient à Calais obtiendront le statut de réfugié. » Lesquels sont réellement des réfugiés ? D’après la complaisante ONG Médecins du monde, seuls 13,7 % d’entre eux viennent de zones en conflit. Il paraît que les autres sont maintenant des « réfugiés climatiques »… un concept élastique bien pratique pour expliquer qu’il faut les accueillir à n’importe quel prix. Car ceux qui organisent des festivités pour l’arrivée des cars ne sont pas tous des bénévoles, mais majoritairement des salariés de ces organisations dites caritatives commandités pour lutter contre « la haine et la peur ».

Sans aucun sens de la mesure ni de la provocation, le 10 décembre, Lilian Thuram – un des footballeurs les mieux payés du monde avec 58 millions d’euros revendiqués en 2016 –, vient pour un match à Croisilles avec les Soudanais. Associations, ministre, footballeur, à croire que la commune est devenue une sorte de laboratoire expérimental pour l’implantation des clandestins. Dans la région de France la plus touchée par le chômage, les habitants de Croisilles ont juste le droit de se taire.

Clovis Just

Article paru dans Présent daté du 15 décembre 2016

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Sans les trolls de gauche, François Fillon l’emportait avec 80 % des voix !

14/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une longue interview au journal Monde & Vie, Bruno Larebière explique que la victoire de François Fillon à la primaire de la droite face à Alain Juppé est encore plus large qu’on ne le croit, car, sans les électeurs de gauche, il l’aurait emporté avec près de 80 % des voix. Extrait :

monde-et-vie-fillon« Au premier tour, Fillon a clairement bénéficié d’un vote de rejet de la personne de Nicolas Sarkozy, élu en 2007 sur son énergie et sa promesse de rupture avec Mai 68, battu en 2012 et éliminé de la primaire avec un score chiraquien sur son agitation permanente, son inconstance, sa dévalorisation de la fonction présidentielle et son implication dans les “affaires“.

Le second tour de la primaire, en revanche, est venu établir que si l’électorat de droite avait voulu se défaire de Nicolas Sarkozy une semaine plus tôt, François Fillon lui étant apparu, sur la base des sondages, comme le meilleur instrument pour s’en débarrasser, il ne rejetait pas l’ensemble de son œuvre, sinon son premier ministre aurait à son tour subi ses foudres. Or non seulement Fillon l’a emporté 66,5 % des suffrages face à Alain Juppé dans un climat digne de l’entre deux tours de la présidentielle de 2002, la reductio ad hitlerum de Jean-Marie Le Pen étant juste remplacée par une reductio ad petainum de Fillon, mais je me suis livré à un petit calcul assez éclairant.

Si l’on retranche des résultats de ce scrutin les 15 % d’électeurs de gauche qui sont venus voter, soit 600 000 personnes dont on voit mal comment elles auraient pu apporter ne serait-ce qu’une part marginale de leurs suffrages à François Fillon, le triomphe tourne au plébiscite. Sur les seuls électeurs de droite – et même du centre –, François Fillon l’a emporté face à Alain Juppé avec près de 80 % des voix !

Dire, en citant Paul Claudel, que François Fillon “sorti premier d’un concours de circonstances“ est fort drôle mais je pense que cette appréciation minimise grandement que ce second tour vit s’opérer un véritable choix politique en faveur de celui qui avait déclaré entre les deux tours, sous les ovations de la foule, porter un projet “qui ne cherche ni à imiter la gauche ni à lui plaire“, “un projet qui assume sa radicalité“. C’est bien celui qui a été perçu comme le “candidat de droite, porté par un peuple de droite, avec un programme pour la France“, qui a triomphé de celui qui, au même moment, se flattait de pouvoir “rassembler la droite et les centres“, dans une méconnaissance totale de la sociologie électorale du pays.

Je rappellerai également que, des mois durant, il nous fut expliqué que plus le corps électoral de la primaire serait large – au-delà de 3 millions de participants nous disait-on –, plus la victoire d’Alain Juppé serait assurée, tandis qu’un corps électoral restreint à noyau dur assurerait le succès de Nicolas Sarkozy. Or il y a eu au moins 4,4 millions d’électeurs – sans doute plus si l’on comptabilise ceux qui n’ont voté qu’à un seul des deux tours – et Alain Juppé, le candidat chéri des médias, l’homme qui donnait à la “droite“ l’assurance d’accéder à la présidence de la République quel que soit le candidat, PS ou FN, qui lui serait opposé, l’homme de la pensée consensuelle, a été laminé. Traduction : le “peuple de droite“ s’est mobilisé et a voté à droite. Je ne sais pas si cette poussée de la droite est “irrésistible“, elle est en revanche manifeste, et massive, dans la victoire de François Fillon. »

Attaque de Viry-Châtillon: les policiers en colère se fédèrent en association

14/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Près de deux mois après l’attaque de policiers à Viry-Châtillon, qui avait lancé un vaste mouvement de grogne dans la police, quelques centaines de fonctionnaires ont de nouveau manifesté mardi 13 décembre au soir à Paris.

Ils se sont rassemblés sur l’esplanade des Invalides derrière une banderole proclamant : “Policiers en danger, soutien aux forces de l’ordre, citoyens avec nous.”

Les contestataires, qui agissent hors de tout cadre syndical ou politique, se sont regroupés au sein de l’association Mobilisation des policiers en colère (MPC) et ont pu déclarer pour la première fois légalement leur rassemblement.



Quand l’Algérie expulse ses clandestins d’Afrique noire, ça déménage !

minute-mmlp-clandestins-afrique14/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Selon l’hebdomadaire Minute, quand l’Algérie expulse ses clandestins nigériens, ça déménage ! « En septembre dernier, le ministre algérien de l’Intérieur et des Collectivités locales avait été tout fier d’annoncer, devant le Conseil de la nation – l’équivalent de notre Sénat – que plus de 17 016 immigrés clandestins nigériens avaient été jusqu’à présent  rapatriés “volontairement“ et que c’était… un bon début. Il avait annoncé qu’une nouvelle “opération de rapatriement“ allait viser les Sénégalais et les Guinéens. Ce qui a commencé. Le mois suivant, 1 500 Sénégalais étaient expulsés d’Algérie ainsi que 370 Guinéens. Des expulsions médiatisées et effectuées, toujours, “sur demande des pays d’origine (sic) et dans le cadre d’une nouvelle politique migratoire“. En août, 400 Maliens avaient été rapatriés à Bamako.

« Le 1er décembre, raconte Minute, la police algéroise a interpellé des centaines de clandestins dans des conditions pour le moins rudes. Regroupés dans un camp à Zeralda, dans la banlieue d’Alger, ils ont été embarqués dans des bus, qui les conduits dans le sud de l’Algérie, à Tamanrasset – 2000 kilomètres tout de même –, d’où ils ont été expulsés vers le Niger. Et plus loin si nécessaire, puisqu’en vertu d’accords de coopération, le Niger a accepté de laisser passer les bus du gouvernement algérien vers l’Afrique de l’Ouest. Pas moins de 1400 personnes étaient concernées. »

maliens-expulses-algerie« Si cette “chasse aux Noirs“ a été condamnée par la presse algérienne et la presse internationale, poursuit Minute, en Algérie, elle a reçu le soutien de Farouk Ksentini. Cet avocat, soutien du pouvoir, est président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme. Il s’est réjoui de l’expulsion de ces clandestins. Pour lui, “la présence des migrants et des réfugiés africains dans plusieurs localités du pays peut causer des problèmes aux Algériens“. Et d’ajouter, avec une colossale finesse : « Cette présence expose les Algériens au risque de la propagation du sida ainsi que d’autres maladies sexuellement transmissibles » ! Tollé général ! Et loin de s’excuser, l’avocat en a rajouté une couche dans la presse : “Je ne suis pas raciste mais… les migrants subsahariens n’ont pas d’avenir en Algérie.“ »

Commentaire de Saida Benhabylès, présidente du Croissant-Rouge, rapporté par l’hebdomadaire : « L’opération de rapatriement que nous avons menée a touché uniquement les ressortissants de nationalité nigérienne. L’Algérie répond à une demande du gouvernement du Niger. Ce dernier a demandé de rapatrier ses ressortissants pour différentes raisons, par exemple l’existence de réseaux criminels nigériens qui exploitaient ces personnes. Sinon, il n’est nullement question d’une opération d’expulsion. »

Commentaire de Minute :

« Renvoyer des gens dans leur patrie n’est donc pas les expulser. Et les amener gentiment à remigrer ? Pour la dialectique, il y a aussi à apprendre de ce côté-là… »

Jack Lang veut faire de l’arabe l’équivalent de l’anglais !

Source : Boulevard Voltaire – “Jack Lang veut faire de l’arabe l’équivalent de l’anglais !”

Dans notre pays, avoir des origines étrangères est une garantie de tolérance et forcément une manne électorale intéressante.

À l’occasion de la fête de la langue arabe, organisée à l’IMA – Institut du monde arabe –, son président, Jack Lang – dont la carrière ressemble à un placement fructueux et sans risque ! –, vient encore de démontrer sa parfaite capacité à aller dans le sens du vent socialiste en déclarant, dans un entretien à Libération, que « la langue arabe doit être traitée comme l’anglais [car] c’est la quatrième langue la plus parlée au monde, la sixième officielle des Nations Unies, la cinquième en France. Nous sommes dans un pays où la langue arabe devrait être reine. »

Notre pays a déjà sa langue souveraine, merci !

Quant à l’anglais, monsieur Lang oublie que l’Empire britannique – « sur lequel le Soleil ne se couche jamais », disait-on – s’étendait, jadis, aux quatre coins du monde, ceci expliquant cela ; l’anglais a été adopté comme langue officielle dans 32 États sur 50 aux États-Unis, lesquels se sont développés sur les principes du libéralisme économique et ont essaimé sur la planète, comme chacun sait. Cerise sur le gâteau : Adam Smith, père fondateur de l’économie politique, était écossais !

L’arabe ne saurait donc être comparé à la langue de Dickens, au moins dans l’Histoire contemporaine.

Que les liens avec le monde musulman soient anciens, c’est un fait, mais plus pour le pire que le meilleur ! Et si François Ier a « noué la première alliance entre un empire chrétien et un non chrétien avec Soliman le Magnifique », c’était pour contrer Charles Quint à défaut de s’enrichir intellectuellement, comme ce fut le cas avec l’Italie. Toujours pas de minaret en vue à Chambord !

Dans son essai Aristote au mont Saint-Michel, le médiéviste Sylvain Gouguenheim avait tempéré cet apport majeur de l’islam à la chrétienté, ce qui lui valut un lynchage en règle.

Affirmant que « c’est une chance d’avoir été ensemencé par ses cultures », Jack Lang ne fait ainsi que réciter un catéchisme islamophile sans réelle consistance. Catéchisme qui, sous couvert d’enrichissement culturel – toujours à sens unique, au passage ! –, promeut en réalité l’enseignement de l’arabe au nom d’un électoralisme patent. Cet engouement massif pour la langue arabe trahit, surtout, un ancrage identitaire parallèle et un esprit de conquête. C’est un défi lancé à la nation française sur son propre sol.

Enfin, essayer de « faire comprendre qu’elle est rattachée à autre chose qu’à la religion » est un contresens : l’arabe est indissociable du Coran. C’est dans cette langue que ce dernier fut révélé à Mahomet ; celle choisie exclusivement par Dieu, selon les musulmans. Son enseignement revêt forcément une connotation religieuse.

Une fois de plus, la gauche et ses thuriféraires – de Paris, Bruxelles et d’ailleurs ! – prouvent que le Grand Remplacement n’est pas une lubie d’extrême droite mais bien une réalité tangible.

À ce rythme de négation du réel et de notre culture, Albert Camus sera bientôt cloué au pilori pour avoir écrit :

« Ma patrie, c’est la langue française. »

Charles Demassieux

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Noël, la plus européenne des fêtes

Si les recueils de contes de Noël sont nombreux et variés, il n’existait pas jusqu’à présent de véritable anthologie rassemblant les récits, poèmes et contes de Noël de toutes époques et de tous pays. Ce vide est aujourd’hui comblé avec la parution aux éditions Robert Laffont du Bouquin de Noël, magistrale somme rassemblée par Jérémie Benoit, conservateur des châteaux de Trianon à Versailles, historien d’art de la Révolution et de l’Empire, mais aussi auteur de plusieurs essais sur les cultures indo-européennes.

noel-bouquinDavantage qu’une simple compilation de textes, ce gros pavé de mille pages revient aux sources de la tradition. Jérémie Benoit, dans sa préface joliment intitulée « Le Noël des écrivains », constate que si le sens de cette fête s’est aujourd’hui perdu, réduit à une unique soirée « festive », prétexte à agapes familiales et à débauche mercantiliste, c’est auprès des écrivains que l’on peut retrouver sa signification perdue, chrétienne ou non, « tous ayant sauvegardé l’esprit de Jul, le Noël scandinave qui, bien que depuis longtemps enfouis sous des dehors chrétiens, avait perduré ».

Les écrivains, passeurs de mémoire

Ce livre s’adresse tout autant à ceux qui s’intéressent à l’anthropologie qu’à la littérature. À travers les textes présentés, le lecteur pourra constater comment la perception de cette période sacrée entre toutes évolue selon les contrées et à travers les âges. C’est ainsi dans les récits de l’Europe septentrionale que l’esprit archaïque de Noël est le mieux conservé tandis qu’en Europe du Sud, France comprise, c’est la Nativité qui donne sens. De même, alors que chez les écrivains français, les récits de Noël sont essentiellement consacrés à la nuit du 24 décembre, en Belgique, Allemagne, Russie, Suède, c’est tout le temps de l’Avent jusqu’à la saint Sylvestre qui est mis en valeur. Reprenant cette vision, Jérémie Benoit fait commencer le cycle depuis la Samain/Toussaint, puis à travers le mois de l’Avent jusqu’au jour de l’an et à l’Epiphanie. L’ordre des textes présentés suit cette chronologie. Ils sont classés non pas en fonction des auteurs mais selon les fêtes qui rythment la période symbolisant l’entrée dans l’âge sombre de l’année.

L’enchaînement des récits et contes nous fait ainsi voyager dans le temps et l’espace. Du plus profond des âges, les mythes antérieurs à la christianisation sont encore bien visibles dans les textes médiévaux comme à travers la légende flamande d’Halewyn, le récit de la Chasse sauvage par le Normand Orderic Vital ou bien encore dans Gauvain et le chevalier vert, énigmatique récit du cycle arthurien. L’esprit de Noël, c’est aussi bien sûr la Nativité du Christ, substitut chrétien du retour de la lumière. C’est encore et surtout la présence enfantine lorsque sont évoqués le sapin, les jouets, les lumières comme dans Le grillon du foyer de Charles Dickens, Le Noël de Trott de Lichtenberger, Le casse-noisette d’Hoffmann, Le livre de Noël de Lagerlöf. Nombre d’écrivains de Noël cités dans cet ouvrage entrent également dans la catégorie des auteurs régionalistes, comme Le Braz pour la Bretagne, Daudet pour la Provence, La Varende pour la Normandie ou Erckmann-Chatrian pour l’Alsace.

Le lecteur averti constatera qu’entre la Renaissance et la Révolution, les textes consacrés à Noël disparaissent. Jérémie Benoit attribue cette parenthèse au triomphe du christianisme de la Contre-réforme, particulièrement méfiant vis-à-vis des cultures paysannes traditionnelles.

La plus européenne des fêtes

un-chant-de-noel_couvC’est avec l’éveil du romantisme au XIXe siècle que la littérature retrouve le chemin de Noël, notamment en terres germaniques, restituant l’esprit ancien des étranges nuits de Noël. Certains récits sont aujourd’hui devenus célèbres, comme Le Chant de Noël de Dickens ou Les Trois Messes basses de Daudet. D’autres, oubliés, méritaient d’être redécouverts. Souvent émouvants, ils évoquent des Noëls enneigés, des mondes silencieux, l’âtre rougeoyant, les joies simples et enfantines. La mélancolie et la tristesse sont aussi présentes car la mort est là qui rôde toujours en ces nuits sombres, comme dans La Petite Fille aux allumettes d’Andersen ou le méconnu Fleur de Blé de Camille Lemonnier.

À travers cette anthologie, les textes rassemblés nous démontrent que, par-delà la portée universelle du message de la Nativité, Noël représente la plus européenne des fêtes. En ces nuits étranges ouvrant le passage vers la nouvelle année et célébrant le cycle éternel de la vie, un véritable syncrétisme s’est instauré autour de Noël, puisant aux sources latines, nordiques, germaniques, slaves puis chrétiennes. Derrière ces figures et ces festivités se dissimulent des croyances qui révèlent parfaitement la religion originelle de l’Europe, nous rappelant qui nous sommes. C’est pourquoi il est important de lire, de s’imprégner et de transmettre ces récits à l’heure où certains, au nom d’un laïcisme dévoyé, voudrait désacraliser Noël en interdisant crèches et sapins afin de ne pas déplaire aux adeptes d’une religion profondément étrangère à notre monde.

Pierre Domnaiche

Le Bouquin de Noël, par Jérémie Benoit, éditions Robert Laffont, collection « Bouquins », novembre 2016, 1024 pages, 30 euros.

Texte repris du site d’Iliade, l’Institut pour la longue mémoire européenne

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Quand Fillon fricote avec un imam anti-chrétien

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

Mercredi dernier, Damien Rieu, qui travaille dans l’équipe de Marion Maréchal Le Pen, a relayé sur Twitter deux photos : l’une montrant François Fillon poser avec le recteur de la mosquée de Stains, Salih Farhoud. L’autre, montrant ce même recteur avec une arme dans les mains.
Sur Twitter, certains défendent l’ex Premier ministre en assurant que la photo est, là encore, une intox. Selon un proche du candidat il s’agirait du photomontage.

En réalité, cette photo n’est pas du tout truquée. Joint par BuzzFeed News « La rencontre a eu lieu, en 2014 à la mosquée de Drancy. C’est mon ami, l’imam Hassen Chalghoumi, qui m’avait invité avec François Fillon ».

Rappelons aimablement que la mosquée de Stains fait l’objet d’une fermeture administrative depuis le 2 novembre dernier. Elle est soupçonnée d’accueillir des salafistes dont certains auraient cherché à monter une action terroriste en France.


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Alexandre Devecchio : « De la génération Dieudonné à la génération Zemmour »

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Alexandre Devecchio, 29 ans, est une des figures montantes du Figaro et de l’espace de débat sur lefigaro.fr. Il vient de publier un ouvrage atypique, Les Nouveau Enfants du siècle (éd. du Cerf)  en référence à Alfred de Musset et sa Confession d’un enfant du siècle. En sa qualité de reporter, il a enquêté et dressé un état des lieux de la génération française née depuis 1989. Son constat est sans appel : le jeunesse française est segmentée et antagoniste. Elle est éclatée en familles opposées : djihadistes, identitaires, réacs… qui forment tout autant de fractures ethniques, religieuses, culturelles et sociales.

Alexandre Devecchio regroupe la jeunesse en trois groupes distincts : la génération Coran, qui recherche une identité de substitution dans l’Islam radical, la génération Zemmour, qui veut préserver l’identité nationale, et la génération Michéa, qui se bat pour les valeurs et que l’on a retrouvé au coeur de La Manif pour tous. Pour l’auteur, toutes ces “tribus” ont un point commun : la détestation des acquis de Mai 68 : le libéralisme culturel, le relativisme et la mondialisation.   Invité de Martial Bild sur TV Libertés, il s’en est expliqué.

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Louis Aliot : « Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui »

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Marion Maréchal-Le Pen s’était exprimée sur l’avortement, c’est dans Présent que Louis Aliot vient en appeler à l’arrêt des hostilités. Le quotidien daté de demain fait sa une avec une interview du vice-président du Front national réalisée par Caroline Parmentier. Nous la reproduisons ci-dessous (les notes entre parenthèses sont celles de Présent).

— Vous déclarez qu’une position sur l’IVG a été tranchée en débat interne au Front national. C’était quel débat, quelle position et quand ?

— Le projet de Marine Le Pen a toujours préconisé la non remise en cause de la loi Veil mais accompagnée d’une grande politique d’accueil de la vie : il faut tout faire pour éviter que les femmes soient obligées de pratiquer l’avortement et notamment pour des raisons économiques alors qu’elles pourraient avoir d’autres possibilités. (ndlr : En 2012, le programme du Front national disait : Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée.)

— Pourtant en 2012 Marine Le Pen parlait de dérembourser l’avortement en cas de déficit de la sécurité sociale. Elle a changé d’avis ?

— Ce n’était pas dans le projet présidentiel, c’était une interview à La Croix. Nous avions alors répondu sur la question des avortements de confort. Le terme était celui d’un professeur de médecine (ndlr : le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d’éthique médicale de l’université Paris-Descartes, qui déclarait : A l’origine, les indications d’un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi.) La présidente du FN n’a jamais été contre le droit à l’avortement. En revanche, elle estimait qu’il fallait lutter contre ses dérives.

— Dans quelle proportion la crise est-elle surgonflée par les médias ?

— C’est une partie de ping-pong où l’un dit quelque chose, l’autre lui répond et ça monte dans les tours. Alors que l’aspiration des gens est tout autre. Je n’ai jamais reçu autant de messages que ces derniers jours me disant : « Arrêtez de vous invectiver les uns les autres, mettez-vous derrière Marine et agissez. L’enjeu de cette présidentielle est trop important. »

— On parle beaucoup d’une ligne Marion et d’une ligne Philippot. Est-ce qu’il existe une telle fracture au FN ?

— Je ne connais qu’une ligne, c’est la ligne Marine. S’il y avait d’autres lignes, je ne serai derrière aucune. L’avortement est un sujet important mais il y a une élection essentielle dans cinq mois, capitale pour la survie de la France. Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui.

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Eric Zemmour : « Dans quel monde vit Emmanuel Macron ? »

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour est revenu sur le meeting d’Emmanuel Macron, samedi dernier, porte de Versailles, où il y avait en effet beaucoup de monde, et « pas amené par autocars » s’amuse-t-il. Mais beaucoup de quoi, beaucoup de qui ? Beaucoup de « diversité, comme on dit maintenant », et beaucoup de ceux qui sont – ou rêvent d’être – « des winners », « des vainqueurs de la mondialisation ». De ces gens qui « trouvent la gauche pas assez libérale, et la droite pas assez libertaire ».

Les ouvriers, les chômeurs, les jeunes sans diplômes, tous ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes, « tous ceux que les médias accusent de populisme » ne sont pas venus acclamer Macron. Ces « affreux de service ne sont pas encore rentrés dans la bataille présidentielle ». Ils « ne sortiront de leur désintérêt que peu de temps avant le premier tour, au grand dam des sondeur »…

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Grave accusation sur l’afflux de migrants : aide humanitaire ou trafic ?

La fondation Gefira, un think-tank néerlandais, a suivi cet automne pendant deux mois sur le site MarineTraffic les mouvements en temps réel des bateaux de dix ONG entre l’Italie et les côtes libyennes, en corroborant ces données avec les informations publiées par le HCR sur les arrivées d’immigrants clandestins en Italie. Les chercheurs de cette fondation se sont aperçus qu’il y avait au moins 15 navires d’ONG assurant une navette régulière entre les eaux libyennes et la péninsule italienne. Les ONG concernées sont Médecins Sans Frontières, MOAS, Jugend RettetStichting BootvluchtingSave the ChildrenProactiva Open ArmsSea-Watch.orgSea-Eyeet Life Boat.

Le mode opératoire, d’après les observations de Gefira, serait le suivant : les passeurs libyens appellent les gardes-côtes italiens, ceux-là préviennent les ONG qui dirigent leurs navires là où des opérations de « sauvetage » sont à prévoir, puis les passeurs envoient leurs embarcations remplies de clandestins. D’après les observations de la fondation Gefira, les ONG sont prévenues par les gardes-côtes italiens 10-12 heures à l’avance et les zodiacs des passeurs ne quittent leur port libyen qu’après le lancement des opérations de secours !

La description détaillée d’une journée d’opérations observée par Gefira peut être lue sur le site gefira.org, sous le titre « Caught in the act : NGOs deal in migrant smuggling » (Prises sur le fait : les ONG font du trafic de migrants). La description des deux mois d’observations, c’est-à-dire du transfert en Italie d’environ 39 000 Africains en situation irrégulière, est disponible sur le même site sous le titre « NGOs are smuggling immigrants into Europe on an industrial scale » (Les ONG font passer les immigrants en Europe à une échelle industrielle).

Summum de l’hypocrisie de ces « humanitaires », leur trafic appuyé par les autorités italiennes et européennes, loin de sauver des vies, fait toujours plus de victimes : 4 223 corps repêchés au 9 décembre, selon les chiffres publiés par l’OIM, contre 3 771 pour toute l’année 2015. Les 174 603 arrivées de clandestins enregistrées en Italie à la même date sont aussi un record.

Dans le même temps, l’immigration illégale semble repartir en Grèce : vendredi, quelque 200 clandestins débarquaient sur l’île de Lesbos et 66 étaient secourus au large de Chios. Samedi matin, ils étaient plus de 300 à arriver sur les deux îles. Un nombre important d’entre eux, de jeunes hommes venus d’Afrique noire, ont affirmé venir de centres d’accueil fermés abandonnés par les autorités turques, et les autorités grecques ont constaté ces derniers jours que les gardes-côtes turcs avaient cessé de patrouiller la zone, permettant aux passeurs de reprendre leur activité.

L’assaut migratoire semble reprendre aussi dans les enclaves espagnoles en Afrique du Nord, frontalières avec le Maroc. Vendredi, quelque 800 jeunes Noirs ont forcé les portes de la double clôture à Ceuta, et 438 sont parvenus à passer. Le 31 octobre dernier, c’était un groupe de 400 immigrants clandestins qui avait lancé le même type d’assaut, permettant à 232 de passer.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2016
sous le titre « Humanitaires ou trafiquants de migrants ? »

Résistance des crèches : Strasbourg se soumet

Vive émotion en ce mois de décembre à Strasbourg où la mairie a fait retirer le portique illuminé Christkindelsmärik (« marché de l’enfant Jésus ») à l’entrée du Marché de Noël et supprimer la crèche place Kléber.

Officiellement, le portique aurait été retiré pour « faciliter l’accès des services de secours » dans le cadre du dispositif sécuritaire renforcé cette année. En réalité, protestent les militants régionalistes sur les réseaux sociaux, rien n’empêchait de placer ailleurs cette célèbre arcade en dialecte alsacien, nom donné au traditionnel marché de Noël qui se tient depuis 1570 à Strasbourg où il a longtemps été le seul. Rien, si ce n’est son triomphalisme choquant et nauséabond ! Le maire socialiste Roland Ries y a vu une bonne occasion de tout liquider, y compris la crèche place Kléber. Elle n’entre pourtant pas dans le champ des interdictions du Conseil d’Etat puisque « l’exception culturelle et festive » requise, est ici caractérisée, évidemment, sur le Marché de Noël de Strasbourg.

« En effet, il semble que Monsieur Ries, le maire de Strasbourg, ne veuille pas choquer une “certaine communauté” », commentent des Strasbourgeois : « Nous, dissidents alsaciens, tenons à dénoncer cet agissement plein de lâcheté, inspiré par la traîtrise et l’abandon de notre identité. Nous ne resterons pas sans rien faire. Nous défendrons notre identité contre tous ceux qui veulent la détruire. »

Dans le même temps, la mairie lance et finance pour 70 000 euros une « alternative au Noël traditionnel » avec « le marché off » place du Grimmeissen près de la Petite-France, où les chalets en bois et les santons de la crèche ont été remplacés par des containers. Le Marché off se fait fort de proposer « d’autres produits, d’autres valeurs fondamentales » : « L’opportunité de vivre les fêtes de fin d’année sous un autre angle, celui de l’achat responsable, grâce à un marché avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire où vous découvrirez des modes de consommation, des produits variés, éthiques, responsables et originaux qui font sens. » C’est vrai que ça fait envie.

Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, a déclaré lors des discours inauguraux que cet événement peut permettre de « réconcilier les Strasbourgeois avec le Marché de Noël ». De quels Strasbourgeois parle-t-il exactement ?

Caroline Parmentier

Article et dessin parus dans Présent daté du 13 décembre 2016

Dix ans de prison contre le buraliste de Lavaur : se défendre coûte cher en France

12/12/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le buraliste de Lavaur a été condamné vendredi soir en appel, devant la Cour d’assises de Haute Garonne, à 10 ans de prison, contre 7 ans en première instance.

La défense dénonce « un procès inique et vicié ». Elle annonce un pourvoi en cassation.

Pour rappel des faits, le buraliste a tué le cambrioleur s’étant introduit chez lui en pleine nuit. Une condamnation jugée injuste, ayant entraîné une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Surtout que dans le même temps un Somalien n’a été condamné qu’à deux ans de prison pour avoir violé sa belle fille à 15 reprises.


Syrie : l’État islamique bouge encore

12/12/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

4 000 combattants de l’Etat islamique ont repris provisoirement le contrôle de la ville antique de Palmyre en fin de semaine. Les troupes gouvernementales syriennes ont réussi à évacuer de Palmyre 80 % des habitants, pendant que les avions bombardiers russes ont mené plus de 60 raids, infligeant de lourdes pertes dans les rangs djihadistes. Un revers provisoire néanmoins pour les forces de Bashar el Assad mobilisées à Alep.

Où en est la situation à Alep justement ?

D’après Sergueï Roudskoï, le chef du commandement opérationnel de l’Etat major général de la Russie, l’armée syrienne contrôle actuellement plus de 90 % du territoire de la ville d’Alep. Plus de 1 000 djihadistes ont déposé les armes et ont quitté l’est d’Alep. Ils sont 953 à avoir reçu l’amnistie du gouvernement syrien. Selon des experts sur le terrain, la libération totale de la ville est une question de semaines tout au plus. Mais avant que les civils ayant fui les combats puissent réintégrer leur domicile, il faudra déminer le territoire. Cette opération déminage a déjà commencé. Les militaires russes ont déjà sécurisé environ 8 hectares de territoire de la ville, neutralisant des explosifs dans 24 bâtiments, y compris deux écoles, deux mosquées et un transformateur.

Quelle est la position de l’Occident sur la situation en Syrie ?

Incorrigibles, aveuglés par leur désir de renverser Bashar el Assad, certains ont exprimé leur préoccupation envers les rebelles. Il en est ainsi de Laurent Fabius, président du conseil constitutionnel, je cite : « C’est un abattoir de la honte, ce qui se passe à Alep, puisque au moment même où nous parlons, les Syriens de Bachar, appuyés par les Russes, appuyés par des Iraniens, par d’autres, sont en train de tuer, de massacrer, des dizaines et des dizaines de civils, et, on ne bouge pas !» De même le chef de la diplomatie américaine John Kerry en a profité pour, je cite : « Saluer le courage et la bravoure » des djihadistes d’Al Al Qaida lors de sa remise de la Légion d’honneur. Enfin à noter le déplacement sur place de 3 parlementaires français, Hervé Mariton (LR), Cécile Duflot (EELV) et Patrick Mennucci (PS). Ils se disent préoccupés par la situation humanitaire des zones tenues notamment par… les rebelles.

Donald Trump Systeme

André Bercoff : «Donald Trump empêche de dormir le camp du Bien»

12/12/2016 – ÉTATS-UNIS (NOVOpress)
Échanges rendus publics avec Taïwan, inquiétudes autour des nominations, communication douteuse sur Twitter, les contempteurs du président élu annoncent la catastrophe. Pour André Bercoff, le sérail de Washington a la défaite amère.

Le petit monde des «sachants» et des connaisseurs n’arrive décidément pas à digérer la victoire du multimilliardaire new yorkais. Sa candidature était loufoque, sa stratégie délirante, sa victoire anormale. Certains universitaires d’Outre-Atlantique vont aujourd’hui jusqu’à mettre en question la démocratie et le système des grands électeurs, argumentant sérieusement qu’il faudrait restreindre le droit de vote aux hommes et aux femmes pourvus d’un degré certain d’instruction. Haro sur ce peuple ignare de pelés et de galeux d’où nous vient tout le mal. Des artistes aussi richissimes que rebelles de confort, tel que le cinéaste Michael Moore, appellent ouvertement à l’insurrection des Démocrates dès l’intronisation de l’imposteur. Le camp du Bien, on le constate une fois de plus, n’aime la démocratie que quand celle-ci obéit à ses orientations. Dans le cas contraire, c’est l’affreux populisme qui prend ses quartiers.