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Le bobard du jour est un triple bobard !

08/03/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation) La cérémonie des Bobards d’or approche à grand pas, aussi nous poursuivons notre présentation des candidats. Aujourd’hui, c’est un triple bobard, raciste qui pis est !

Plus de dix ans après les émeutes du ramadan en 2005, les médias se font toujours l’écho de ces trois bobards. Le premier bobard concerne l’affaire qui aurait déclenché les émeutes de 2005, la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur électrique. Cet accident peint en bavure policière avait mis le feu aux poudres suite à son traitement dans les médias. Dix ans plus tard, et malgré une relaxe des policiers par le tribunal correctionnel de Rennes, les médias continuent à parler, je cite : « D’impunité policière ».

Le deuxième bobard est celui du silence autour des quatre morts liées directement aux émeutes. Là où la presse a consacré près de 340 articles à la mort de Zyed et Bouna, on ne compte que 16 articles au total faisant état de la mort de Jean-Jacques Le Chenadec, frappé à mort en bas de chez lui, de Salah Gaham, asphyxié lors d’un incendie volontaire, d’Alain Lambert, asphyxié lors d’un incendie volontaire, de Jean-Claude Irvoas, battu à mort devant sa famille. Le troisième bobard concerne l’identité des meurtriers de Jean-Claude Irvoas et sur leurs origines.

Conscients de la menace que représentent les faits pour le dogme immigrationiste, les médias ont menti, prétendant que quatre des cinq agresseurs étaient d’origine européenne. Parmi ces agresseurs on retrouve un franco-congolais, un franco-algérien, un franco-sénégalais et un antillais. Ce triple bobard a la vie dure puisque cette année, c’est Etienne Baldit, journaliste au Lab d’Europe 1 qui est candidat au Bobard d’Or pour son traitement de l’affaire 10 ans après.

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Forces de l’ordre, 90 agressions par jour

20/01/2016 – FRANCE (Présent 8528)

Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
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Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »

Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).

« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».

L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.

Caroline Parmentier

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Affaire Zyed et Bouna : les policiers relaxés ! (Présent 8357)

19/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’affaire Zyed et Bouna est close

Dix ans de calvaire pour les deux policiers qui n’avaient commis aucune faute. Dix ans de harcèlement, de peur, de menaces contre leur vie, contre leur famille. Dix ans de cauchemar et d’existence brisée. Alors que Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein n’étaient absolument pour rien dans le fait que Zyed et Bouna qui fuyaient la police, s’étaient engouffrés dans un transformateur EDF présentant un danger mortel pour leur vie.
Dix ans d’acharnement judiciaire et de poursuites des parties civiles qui réclamaient près de 1,6 million d’euros de dommages et intérêts. Trois semaines d’émeutes, de violences et de saccage à l’automne 2005 précipitant une partie du pays dans le chaos au point que le gouvernement avait dû décréter l’état d’urgence. Tout ça pour conclure aujourd’hui ce que l’on savait déjà depuis longtemps : les policiers étaient innocents. Ils ont été relaxés par le tribunal de Rennes.8357-P1

La procédure interminable a connu de multiples rebondissements, liés au fait que les juges d’instruction (trois se sont succédé sur ce dossier) et le parquet n’ont jamais eu la même appréciation des faits. Sur cinq policiers mis en cause dans un premier temps, seuls Sébastien Gaillemin (qui était sur le terrain et a donné l’alerte par téléphone) et Stéphanie Klein (qui était au standard) ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel en octobre 2010 pour non-assistance à personne en danger. Le parquet a toujours estimé qu’il n’y avait pas lieu de traduire les policiers en justice. En avril 2011, saisie par le parquet, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris rendait un arrêt de non-lieu. Mais l’acharnement des familles et de leurs soutiens, assoces et collectifs « anti-racistes » ainsi que la pression médiatique devaient payer : fin 2012, la Cour de cassation cassait l’arrêt de non-lieu, et renvoyait alors l’affaire pour réexamen à 400 km de là, à Rennes.
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Clichy-sous-Bois : malgré l’argent qui y est déversé, les rapports restent tendus avec la police

14/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Najla, une habitante de Clichy-sous-Bois n’oubliera jamais le soir où Zyed et Bouna se sont tués : « on étaient toutes à la maison, c’était le ramadan, c’était un mois sacré. Et d’un coup, il n’y avait plus d’électricité pour toute la ville. »

C’était il y a dix ans, et toutes les banlieues créaient des émeutes en signe de solidarité.

Depuis Clichy-sous-Bois a bénéficié du plus ambitieux programme de rénovation urbaine de France : près de 4500 logements neufs construits, un poste de police, un pôle emploi installés et bientôt le tramway qui amènera facilement les habitants jusque Paris.

Pourtant les rapports entre les forces de l’ordre et la police restent tendus.
Cela n’empêchera pas que le grand sermon politique et télévisuel tentera de faire croire à ce que plus personne ne croit : l’injustice sociale est la cause des violences en banlieue.