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Comment peut-on être «Zemmouriste» ?

08/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur FigaroVox et intitulée « Comment peut-on être «Zemmouriste» » ?, Mathieu Bock-Côté analyse le succès d’Éric Zemmour et ce qu’il révèle de la vie politique française.

Mathieu Bock-Côté estime notamment que l’essayiste incarne des valeurs de droite que celle-ci a désertées depuis longtemps.

À bien des égards, le phénomène Zemmour s’est constitué, au fil des ans, à partir de cette crise de la droite. Zemmour en est venu à incarner médiatiquement l’opposition qui faisait défaut dans la vie politique. Et contrairement aux intellectuels qui maudissent l’époque mais qui renoncent à la combattre, Zemmour s’est distingué en offrant le visage d’une droite offensive, sûre d’elle-même, et enfin délivrée de la quête incessante de la respectabilité à gauche, comme si la droite devait simplement être une gauche un peu plus modérée.


La "zemmourisation" du débat public ? (Présent 8236)

La « zemmourisation » du débat public ? (Présent 8236)

21/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le scepticisme grandissant des Français à l’égard de politiciens charlatanesques peinant de plus en plus à dissimuler leur impuissance sous des faux-semblants usés jusqu’à la trame, est à l’origine sans doute de l’intérêt de nombreux lecteurs pour le livre d’Eric Zemmour, Le Suicide français (sous-titré Les 40 années qui ont défait la France).

Un succès qui inquiète les tenants de l’idéologie dominante sur laquelle repose tout à la fois leur pouvoir intellectuel, moral et politique. Une idéologie que le polémiste multimédia du Figaro Magazine et d’I-Télé, s’emploie à torpiller méthodiquement. Signe de cette inquiétude grandissante : le canonnage que Le Monde, Libération, L’Express et autres médias de la bien-pensance dominante déclenchent depuis un mois contre Eric Zemmour, l’accusant tour à tour d’homophobie, de sexisme, de xénophobie, de racisme et, bouquet final, d’être « un agent électoral de Marine Le Pen », un « sous-marin de la stratégie de dédiabolisation du Front national ». Et même un suppôt maréchaliste. Autant dire une sorte de mini « mal absolu » à lui seul.

Une du numéro 8236 de "Présent"Une haine, selon Denis Tillinac, « de facture quasi djihadiste », avec tentative de lynchage et de lapidation sur la place médiatique. Mais le pompon de cette curée hystérique revient sans conteste au Premier ministre déclarant à la télévision : « Eric Zemmour ne mérite pas qu’on le lise. » Une sorte de petit autodafé verbal ?

L’un des grands prêtres de cette « petite cléricature médiatique » en folie, en l’occurrence Christophe Barbier, reconnaît toutefois : « Le Suicide français n’est pas seulement un ouvrage politique, c’est aussi un essai sociologique, qui dresse, souvent avec justesse, l’inventaire accablant soixante-huitard. » Un fatras de tabous idéologiques qui « accable » en effet la société française depuis quarante-six ans et que Zemmour brise dans un fracas jubilatoire. Sans oublier d’établir le procès-verbal des dégâts occasionnés : individualisme et hédonisme de masse corrodant le lien social ; multiculturalisme ; obsession du principe de non-discrimination au point d’interdire toute préférence nationale, notamment dans l’embauche d’un salarié. Au point également d’assimiler le nationalisme d’abord, puis ensuite le patriotisme, au racisme.

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