Tag Archives: yéménite

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MSF bombardé au Yémen

11/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Au Yémen, un hôpital de l’ONG Médecins sans frontières a été frappé par un missile dimanche dans la journée. Ce bombardement a occasionné 4 morts et 10 blessés dont deux membres de Médecins sans frontières qui sont dans un état critique. La provenance du missile n’est pas connue à l’heure actuelle. Le centre médical est situé dans la région de Sana, qui est le théâtre d’une intervention militaire de l’Arabie saoudite, ou les morts de civils bombardés se succèdent dans un climat d’indifférence internationale. MSF a déjà été la cible d’un bombardement de l’armée américaine à Kunduz en Afghanistan en octobre dernier, occasionnant 30 morts qualifiés de dégâts collatéraux.

Selon Raquel Ayora, qui dirige les opérations de MSF au Yémen, l’organisation fournirait régulièrement aux belligérants les positions GPS de ses installations. « Il n’y a aucune possibilité pour ceux qui ont des capacités de lancer des raids aériens ou de tirer des missiles d’ignorer ce fait », a-t-elle insisté.


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L’Iran accuse l’Arabie saoudite d’avoir bombardé son ambassade au Yémen

08/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’escalade se poursuit entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Après l’exécution d’un dignitaire chiite pour « terrorisme » par Ryad, l’ambassade saoudienne endommagée en Iran, c’est maintenant au Yémen que se déplace l’affrontement entre les deux puissances régionales.

L’Iran a accusé l’aviation saoudienne d’avoir sciemment bombardé son ambassade au Yémen, dans un contexte de tension exacerbée entre les deux pays après l’exécution d’un religieux chiite saoudien, l’attaque de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et une rupture diplomatique.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a annoncé son intention d’informer l’ONU de ce que Téhéran qualifie d’« action délibérée de l’Arabie saoudite » en violation des conventions internationales.

Lors d’une attaque aérienne de l’Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement un de nos gardes a été grièvement blessé (…). Nous allons informer d’ici quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque.

S’agit-il d’une stratégie de l’escalade de la part de Téhéran ? Des journalistes et des témoins locaux n’ont constaté aucun dégât sur l’ambassade iranienne, qui aurait été touchée par des éclats et gravats d’une frappe aérienne visant un objectif à 700 mètres de là.
Les deux puissances s’affrontent indirectement sur plusieurs terrains au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak au Liban et au Yémen.
Le royaume saoudien avait déjà délibérément joué la provocation en exécutant Nimr al-Nimr, le dignitaire chiite figure de proue de l’opposition au régime le jour même de la rupture d’une fragile trêve au Yémen entre le pouvoir soutenu par une coalition menée par Ryad et les rebelles chiites houthis.
La trêve a été rompue à l’initiative de l’Arabie saoudite, qui a repris une campagne de bombardement meurtrière pour les populations civiles : 6 000 morts, vingt-huit mille blessés et deux millions cinq cent mille déplacés, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), qui estime que 80 % des Yéménites ont besoin d’aide humanitaire.
Il faut dire que sur un plan strictement militaire, le royaume saoudien accumule des revers et fait la preuve de la médiocrité de son armée dès lors qu’il s’agit de faire autre chose que de parader sur des matériels dernier cri, la stratégie de la terre brûlée semblant la seule efficace pour Ryad.

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Ils osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

15/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’un des principaux bailleurs de fonds du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques prend la tête d’une … coalition de pays musulmans pour lutter contre le terrorisme. Les indépendantistes corses n’ont qu’à bien se tenir.

L’Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, est supposée combattre l’État islamique en Syrie et en Irak. A croire que cela ne suffit pas à blanchir son image de grand financier du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques, puisque Ryad a formé une coalition, comprenant 34 pays, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ou encore le Sénégal, destinée à combattre « toute organisation terroriste » par des opérations militaires.
A la question de savoir si la nouvelle coalition va se consacrer à la lutte contre l’EI, le prince Mohamed, fils du souverain saoudien, a souligné qu’elle allait combattre « toute organisation terroriste ». Elle sera dotée d’un centre de commandement basé à Ryad pour « soutenir les opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme », selon les communiqués officiels de Ryad.

F16 saoudiens engagés au Yémen

F16 saoudiens engagés au Yémen

En attendant, cette coalition ne rassemble(1) que du beau linge, la Turquie étant connue pour son soutien financier (par le trafic de pétrole) et logistique (par l’acheminement de matériel et d’hommes via son territoire) à l’État Islamique. Le Pakistan, de son côté, a créé, formé et développé le mouvement taliban…avec les fonds saoudiens et le soutien américain. Si l’Égypte est le berceau des Frères Musulmans, l’une des matrices du fondamentalisme révolutionnaire sunnite, il fait bien avouer que le pouvoir égyptien est le seul parmi les grand pays arabes de cette coalition à souffrir du terrorisme et à le combattre.
Parmi les autres membres de cette intéressante coalition, le Soudan est depuis longtemps un foyer terroriste, de même que la Somalie ou la Palestine. Quant à la Libye, elle est partagée depuis la brillante intervention occidentale entre factions plus extrémistes les unes que les autres, laissant l’État Islamique prendre peu à peu le contrôle du pays.
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Visite de Manuel Valls à Riyad : du « tintouin » au pays de l’or noir

14/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Sous couvert d’un voyage à caractère commercial, le Premier ministre Manuel Valls a entrepris lundi une visite en Arabie saoudite. Sur sa page twitter Valls annonce triomphant « 10 milliards d’euros de contrats ! Le gouvernement mobilisé pour nos entreprises et l’emploi ».

Cette apparente victoire économique ressemble fort à un échange de bons procédés
L’Arabie saoudite investit en France en échange de l’appui du gouvernement français dans sa politique étrangère. La France y trouve son compte économiquement. Quant à l’Arabie, trahie par son allié américain qui a réchauffé ses relations avec l’Iran et a renoncé à intervenir en Syrie, elle rééquilibre sa diplomatie en direction de la France. Ces deux pays ont en effet des vues convergentes en matière internationale : intransigeance vis-à-vis de Bachar El-Assad, fermeté sur le nucléaire iranien ou encore entente au sujet du conflit yéménite.

Le gouvernement Valls n’a pour une fois pas de prévention morale
Chantre de la défense des droits de l’homme, Manuel Valls est peu sévère avec l’Arabie saoudite.
Prompt à s’émouvoir de supposées mesures liberticides à l’encontre de l’opposition russe, habitué des accusations gratuites contre le régime de Bachar El-Assad, le Premier ministre ne s’est guère fait entendre pour défendre Ali Al-Nimr, l’opposant saoudien chiite condamné à mort.

Et l’Arabie saoudite ne reste pas inactive sur le territoire français
Quant au prosélytisme de l’Arabie Saoudite en France, dans le financement et le développement de l’Islam radical, le gouvernement n’y trouve rien à redire. Les déclarations d’une Nadine Morano lui paraissent autrement plus dangereuses pour la République que le wahhabisme saoudien.



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