Tag Archives: web

Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ?

Source : 20 Minutes.fr (extrait) – « Que sont les boîtes noires que le gouvernement veut installer pour surveiller le Web ? »
Elles pourront, en théorie, tout savoir de nous, mais on en sait très peu sur elles. Les boîtes noires, dont le rôle sera de scanner le Web à la recherche de terroristes en puissance, sont l’un des dispositifs centraux du projet de loi sur le renseignement qui sera examiné à l’Assemblée à partir de lundi. L’un des plus contestés par les opposants au texte, également. Ce vendredi, sept hébergeurs de données informatiques français, dont les deux principaux OVH et Gandi, sont montés au créneau contre ces « boîtes noires aux contours flous » et ont menacé le gouvernement d’exil en cas d’adoption de la loi. 20 Minutes fait le point sur ce que l’on sait de ces systèmes de surveillance.


Le français, une des langues les plus parlées par les sympathisants de Daesh sur Tweeter

Le français, une des langues les plus parlées par les sympathisants de l’État islamique sur Twitter

07/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
L’article de Philippe Berry paru dans 20 Minutes le 6 mars 2015 nous fait part d’une étude révélatrice. Le Brookings Institute qui se penche sur la stratégie web de l’État islamique nous apprend que le français est la troisième langue de ses sympathisants sur Twitter.

Sur environs 46.000 comptes avec une moyenne de 1.000 followers (ceux qui suivent le compte), tous ne sont pas sympathisants. Ce n’est pas facile de déterminer combien sont pour l’État islamique, mais plus qui. Il convient donc de s’orienter sur un autre sujet de réflexion : le langage.

L’arabe est de loin la langue la plus utilisée, à 73%, devant l’anglais (18%) et le français (6%). Un chiffre significatif pour le français, alors qu’aucune autre langue n’arrive à 1% y compris le chinois mandarin et le portugais sur le podium des langages avec l’anglais.

98% des comptes ont bloqué la géolocalisation. Les 2% restants sont principalement situés en Arabie saoudite, en Syrie, en Irak et aux États-Unis. On trouve 20 comptes non protégés en France, dont 19 sont encore actifs aujourd’hui, sur trois localités: deux en région parisienne et un à Nancy.

L’article et l’étude menée s’arrêtent à cette réflexion et nous laissent sur notre faim. Or, il est souvent intéressant de s’interroger sur ce qu’une demi-pensée ne dit pas. Si on n’oublie pas qu’il y a des pays francophones d’Afrique qui sont musulmans, ils ne sauraient justifier à eux seuls une telle proportion. La France est le pays ayant la plus forte concentration de musulmans en Europe. Ceux que l’on nous vend médiatiquement comme modérés hormis quelques déséquilibrés et terroristes loups solitaires ne le seraient peut-être pas tant que ça. Et puis, ces prêches d’imams radicaux en France, il y a bien un public de fidèles qui les écoutent, non ?

À force de tout nous cacher, les divers médias nous enseignent beaucoup.

Vu sur Twitter

La censure sur le Web et autres dérives…

Publié le
[lu sur le Net] Vague “d'antihollandisme” sur le web : moins visible mais plus organisé que l’antisarkozysme

[lu sur le Net] Vague “d’antihollandisme” sur le web : moins visible mais plus organisé que l’antisarkozysme

18/06/2012 —18h00
Via ATLANTICO
Sur la toile, quelques campagnes virales ont commencé à dresser un portrait caricatural de François Hollande. L’émergence d’un « antihollandisme » pourrait-elle reproduire la vague « antisarkozyste » qui a marqué le quinquennat puis la campagne de l’ancien président ?

Atlantico : Quelles premières conclusions peut-on tirer des premières campagnes anti Hollande sur le web ?

Alexandre Villeneuve : L’une des composante de cette tendance est entretenue par des mouvances d’extrême droite. Assez organisées, leurs démarches circulent car elles sont relayées par la presse. Dans tous les cas, ils comptent sur les images et sur le net pour faire connaître leurs initiatives. On est là dans le modèle de l’apéro saucisson-pinard qui avait beaucoup fait parler il y a quelques mois.

L’UMP, de son côté, a toujours été très active sur le net, même sous Nicolas Sarkozy. Des actions ont régulièrement été menées contre le Parti socialiste. On se souvient par exemple de l’achat des AdWord achetés pour dénigrer le PS, une démarche qui a été interdite par la justice.

Les militants de droite peinent à trouver les détails auxquels se raccrocher pour nourrir le buzz contre François Hollande. L’un de ceux qui a relativement fonctionné, c’est l’image des drapeaux étrangers sur la place de la Bastille. Ces photos ont été largement reprises par une partie de la droite, mais surtout par le Front national et le Bloc identitaire.

Dans l’ensemble, les campagnes virales mises en place sont relativement classiques. On prend une information et on cherche à la faire circuler via les réseaux sociaux et les blogs afin de capter l’attention de sites plus généralistes. Là encore, l’extrême droite a créé ses propres outils pour diffuser une information orientée : Metamédia, qui est un wikipédia version extrême droite ou encore des sites comme Novopress ou Fdesouche qui font office de médias attitrés à ces mouvances. Autant de relais qui doivent permettre de donner du souffle aux messages anti François Hollande. D’autant plus qu’ils n’ont pas toujours facilement accès à la presse.

MegaUpload : la cyberguerre a commencé

MegaUpload : la cyberguerre a commencé


20/01/2012 – 16h15
NUMERAMA — Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de « Free MegaUpload » (« libérez MegaUpload »), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque « victoire » contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com[/box]

"Commotion" : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

« Commotion » : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

31/08/2011 – 07h30
PARIS (NOVOpress) — Commotion. C’est le nom d’un traumatisme crânien qui, selon son degré de gravité, peut entraîner la mort. C’est aussi le nom donné à un projet technologique révolutionnaire qui, s’il était mis en place à grande échelle, annoncerait la fin certaine d’internet tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais cette évolution ne se limiterait pas à une simple dimension technologique.

Il existait les VPN. Un équipe d’ingénieurs et développeurs fait encore plus fort.

Le Monde, dans un article daté d’hier 30 août, évoque ce que pourrait être internet dans les 12 mois à venir, grâce à l’important travail d’une équipe américaine « d’activistes du net » (le site de l’Open Technology Initiative qui pilote le projet emploie le néologisme « technavists ») financés en partie par de Département d’État américain : un réseau autonome, anonyme, sans fil, ne nécessitant aucun relais, ni téléphonique, ni satellite, crypté et donc a priori incontrôlable.

Selon les activistes du net à l’origine du projet, il suffira d’installer Commotion sur votre ordinateur, soit en le téléchargeant soit à partir d’une copie conservée sur une banale clef USB, pour intégrer le réseau et naviguer sans limitation ni surveillance.

La révolution technologique, avant-goût d’une révolution au sens propre ?

Si les motivations premières de l’OTI et des acteurs du projet Commotion, d’inspiration libertaire, étaient à la base d’offrir aux militants et contestataires des régimes proche et moyen-orientaux les moyens de communiquer sur le net tout en échappant aux contrôles étatiques, afin « d’organiser la démocratie », la mise en circulation de Commotion auprès du grand public représenterait en elle-même un véritable séisme, à la fois politique, juridique et économique pour de nombreux pays, mais aussi et surtout en Europe.

Économique, car l’apparition de Commotion bouleverse sérieusement la donne pour les prestataires chargés de la distribution commerciale ou de la surveillance d’internet à tous les niveaux, de l’opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès à internet dont les modèles de développement deviennent caduques, aux organismes chargés de la vente ou de la protection des œuvres numériques, la question de la nécessaire redéfinition du droit d’auteur se posant également.

Politique et juridique enfin, car Commotion signifierait d’une part que toutes les lois votées en France depuis 2006 destinées à cadenasser le net, et la haute autorité administrative créée à cet effet à grand renfort de millions d’euros, sont mortes-nées, tout comme l’ACTA au niveau international. Bien au-delà d’internet, c’est donc à un profond bouleversement politique qu’il faudrait s’attendre, printemps virtuel qui pourrait naître d’une redécouverte de la liberté d’expression, de son application pleine et entière et des conséquences — non prévisibles — de cette dernière, à tous points de vue.

Comme le dit l’essayiste et économiste Hervé Juvin dans son ouvrage Le renversement du monde, politique de la crise, « la naïveté technicienne nous fait troquer la détermination par les origines, la terre, la culture, au profit de la détermination par la technique, en ignorant totalement l’ambivalence de toute technique et de tout outil. (…) Nous croyons que l’outil conduit la main qui le tient. Quelle erreur ! (…) Les outils sont partout. Nous ne savons rien de l’usage qui en sera fait. »

[box class= »warning »]En savoir plus : tech.chambana.net/projects/commotion et oti.newamerica.net/commotion_wireless_0[/box]
Crédit photo : Kriss Szkurlatowski / image sous licence creative commons