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La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.
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Un résistant syrien comme Laurent Fabius les affectionne

Paix en Syrie : une coopération avec la Russie ?

14/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La paix en Syrie suppose t elle une coopération avec la Russie ?
La question est suscitée par la déclaration du président de la CSU, le parti chrétien-démocrate allemand, dans l’hebdomadaire, Der Spiegel. L’homme politique allemand considère que « On ne saura pas contrôler la situation en Syrie sans coopération avec Poutine ». Cette déclaration est à l’encontre de la politique étrangère de l’Allemagne qui entend suivre la politique énoncée par Washington.

Quelle est la politique de Washington sur l’affaire de la Syrie ?
Depuis le début du conflit, Washington s’est affiché à la fois contre Bachar Al-Assad et contre l’État islamique. Dans ce schéma l’ennemi de mon ennemi n’est pas mon ami. Les Américains prétendent affaiblir les deux ennemis sans renforcer l’un au profit de l’autre. Depuis quelques mois des responsables américains se sont pourtant fait remarquer en appelant à un rapprochement avec le régime syrien légal pour lutter contre l’État islamique, sans effet pour l’instant. La France de son côté reste crispée dans son opposition au gouvernement de Bachar Al-Assad.

Quelle est la position de la Russie sur ce sujet ?
La position de la Russie est énoncée par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov : lutter contre le terrorisme ce qui implique une coopération avec le gouvernement syrien. Le 11 septembre dernier, il a confié au journal Sputnik,

Aujourd’hui, mieux vaut tard que jamais, nous appelons les membres de la coalition à commencer à coopérer avec le gouvernement et l’armée syrienne. Si la priorité est la lutte contre le terrorisme, nous devons mettre de côté toutes les considérations conjoncturelles telles que le changement de régime en Syrie.

Cette position est aussi celle recommandée par Kader Abderrahim, chercheur associé à l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques : « Sans compromis politique entre les différents protagonistes de la guerre civile, pour combattre Daech, il n’y aura pas de stabilisation ni de retour à l’ordre institutionnel ».


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Les Américains recherchent-ils un affrontement militaire avec les Russes en Syrie ?

Source : Europe Solidaire

Après avoir au début du mois paru se féliciter d’un engagement russe en faveur de Bashar al Assad, présenté comme pouvant participer à la coalition contre Daesh, les Américains semblent ces derniers jours avoir pris une position contraire.
Autrement dit, ils dénoncent à grand bruit les aides matérielles apportées par Moscou à Bashar, ainsi que les quelques centaines d’« instructeurs » les accompagnant. Moscou ne nie plus cette aide apportée à Damas, mais se refuse encore à parler d’un engagement de quelque importance de troupes à terre.

Peu importe d’ailleurs. Tout laisse penser que cet engagement russe se fera inévitablement. Voir Bashar renversé par Daesh serait pour Moscou un désastre, tactique, stratégique et politique. Ils seraient durablement évincés de la région. Ce serait d’ailleurs aussi un désastre pour le Moyen-Orient et même l’Europe, de plus en plus soumis aux assauts des djihadistes, contre lesquels Bashar est le dernier rempart.
Or Washington semble avoir compris qu’il avait là une carte à jouer dans la guerre qu’il mène contre les Russes, ouvertement en Ukraine, comme sur bien d’autres théâtres. Laisser les Russes conforter leur présence en Syrie, et corrélativement leur influence auprès de l’Iran et auprès d’autres États arabes, telle l’Arabie saoudite, serait un recul majeur pour les intérêts américains. Il faut donc faire le maximum pour éviter cela.
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Accord sur le nucléaire iranien : et si les USA n’en voulaient pas ?

10/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Alors que se prolongent les négociations-marathon sur le nucléaire iranien, qui semblent sur le point d’aboutir, il est intéressant d’écouter Paul Craig Roberts. Cet économiste et journaliste paléoconservateur explique pourquoi Washington ne veut pas qu’elles aboutissent.

Tandis que la France se montre optimiste sur la possibilité d’un accord définitif de limitation des activités nucléaires de l’Iran en échange de la levée des sanctions internationales contre ce pays, les États-Unis sont plus réservés. Plusieurs fois repoussée, la date-butoir concernant un accord sur le programme nucléaire iranien était fixée à mardi dernier. Pourtant, les négociations du P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine) qui se déroulent à Vienne se prolongent encore au moment où nous écrivons ces lignes.

Les choses vont dans le bon sens c’est pourquoi j’ai décidé de rester jusqu’à demain matin.

Déclarait hier soir Laurent Fabius. John Kerry, le chef de la diplomatie américaine indiquait quant à lui qu’il n’avaient pas l’intention de céder à la précipitation. « Un accord ne peut être atteint que si nos lignes rouges sont respectées », a déclaré de son côté Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême Ali Khamenei. Un autre haut responsable iranien mettait ce propos en perspective, pointant du doigt la responsabilité de l’Occident.

Il y a eu des changements de position (…) particulièrement depuis la nuit dernière. Brusquement, chacun avait ses propres lignes rouges. La Grande-Bretagne a sa ligne rouge, les États-Unis ont leur ligne rouge, la France, l’Allemagne…

On ne peut s’empêcher de penser que les États-Unis jouent la montre dans ce dossier, donnant l’impression de vouloir aboutir alors qu’ils ne souhaitent pas réellement solder ce dossier. En effet, à défaut d’un accord signé à 6 heures du matin à Vienne, le Congrès des États-Unis, dominé par les républicains, aura désormais soixante jours pour valider le texte, au lieu de trente jours. L’administration démocrate du président Barack Obama craint qu’un doublement du délai à soixante jours ne fasse capoter l’accord. Cela répondrait en fait au vœu secret américain, selon Paul Craig Roberts économiste et journaliste paléoconservateur américain.
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L’ancien ambassadeur de France à Moscou accuse Washington de la guerre en Ukraine

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France à Moscou n’a pas mâché ses mots sur la diplomatie actuelle européenne. En effet, il estime qu’il fallait rendre Sébastopol à la Russie, car, je cite : « La Crimée n’a jamais appartenu à l’Ukraine, elle a toujours été russe ». Il accuse aussi Washington dans les derniers incidents il y a deux semaines en rupture du cessez le feu. En effet ces incidents ont eu lieu juste avant la réunion décidant de continuer ou non les sanctions économiques contre Moscou. Il faut rappeler que, en valeur, les exportations américaines vers la Russie ont augmenté en 2014 malgré les sanctions et que les exportations européennes, elles ont diminué.