Tag Archives: Vincent Lambert

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Interview de Me Triomphe : affaire Vincent Lambert, une décision ubuesque

11/03/2016 – SOCIÉTÉ (Présent 8565)

Présent La nomination d’un tuteur était censée apaiser le conflit autour de Vincent Lambert. Que signifie la nomination de Rachel Lambert, partie prenante de ce conflit ?
Me Triomphe Cette nomination est incompréhensible et ubuesque. Le CHU souhaitait un interlocuteur neutre. Le procureur demandait un tuteur extérieur, ainsi que nous-mêmes. La décision du juge des tutelles de Reims a surpris tout le monde, à commencer par Rachel Lambert elle-même, comme me l’a confirmé un journaliste.
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Présent Assiste-t-on à un acharnement judiciaire contre Vincent Lambert, alors que Viviane Lambert s’était dite prête à le transférer dans une structure adaptée ?
Me Triomphe Acharnement judiciaire du demi-neveu François, oui, à l’évidence, puisqu’il ne réclame rien de moins qu’une décision de justice ordonnant de mettre à mort son demi-oncle, en osant invoquer le fait que la non-exécution de la décision d’Éric Kariger lui cause un préjudice moral important ! Un acharnement médical a tenté de faire mourir Vincent, oui, puisque par trois fois le CHU a engagé une procédure collégiale et décidé deux fois de la mort. Mais la troisième fois, contre toute attente là également, le CHU a arrêté la procédure collégiale pour demander la nomination d’un tuteur.

En revanche, je ne crois pas qu’on puisse parler d’acharnement judiciaire avec cette décision du juge des tutelles. Je crois au contraire qu’il s’agit d’une décision totalement isolée d’un juge unique que personne ne comprend. C’est la raison pour laquelle nous avons immédiatement interjeté appel, appel qui est suspensif. Je ne vois pas la cour d’appel confirmer une telle décision.

Présent Comment les parents de Vincent Lambert ont-ils réagi à cette nouvelle ?
Me Triomphe Ils ont été, comme leurs avocats, sidérés. Personne ne pouvait s’attendre à une telle décision aussi contraire au droit, au bon sens et à la volonté d’apaisement qui sous-tendait cette procédure.
Il faut souligner deux points majeurs de cette décision. D’abord, le juge est d’un parti pris saisissant en faveur de Rachel et à l’encontre des parents. Elle prétend que Rachel est une épouse admirable qui s’est toujours occupée de son mari sans tenir aucun compte des éléments que nous avons apportés qui démontraient le contraire.

En réalité, en cas de conflit majeur entre membres de la famille sur la prise en charge du majeur à protéger, la loi, comme le bon sens, exige un tuteur extérieur. Ensuite et surtout, après avoir nommé Rachel tutrice, le juge des tutelles nomme l’UDAF (union départementale des associations familiales) subrogé tuteur, avec pour mission toute particulière de remplacer Rachel comme tuteur dans le cas d’une opposition d’intérêts entre Rachel et son mari Vincent. C’est bien l’aveu qu’elle ne peut être le tuteur défendant objectivement les intérêts de son mari !

Maintenant, il faut relativiser les conséquences de cette décision. Le tuteur n’a pas le pouvoir de réclamer la mort. Il donne juste un avis comme n’importe quel membre de la famille dans le cadre d’une procédure collégiale aux fins d’arrêter les soins (ici l’alimentation et l’hydratation). Le tuteur ne peut même pas décider d’un transfert. Seul le juge des tutelles est compétent pour décider du transfert.

La nomination de Rachel Lambert n’a donc que peu de conséquences juridiques. Mais il s’agit d’une décision symbolique considérable, qui exclut de facto ses parents, et qui jette de l’huile sur le feu. En attendant que l’appel soit tranché, Rachel n’est pas tutrice, mais le juge des tutelles peut prendre une décision de transfert.
En effet, comme l’a rappelé le procureur à l’audience, l’enjeu de la tutelle, quel que soit le tuteur nommé, c’est le transfert. Et il a déclaré qu’il y avait consensus pour ce transfert, non seulement de notre côté et de celui du parquet, mais également, et le fait est notable, du côté du CHU de Reims qui ne veut plus et ne peut plus garder Vincent. C’est donc ce que nous allons réclamer au juge des tutelles.

Cette décision devait être une décision d’apaisement qui prépare une prise en charge de Vincent ailleurs. Elle aura été décision inutilement et absurdement – si vous me permettez ce mauvais adverbe – conflictuelle. C’est désolant, mais, plus que jamais, le combat pour défendre Vincent, vulnérable et sans défense, continue !

Propos recueillis par Samuel Martin

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Le projet de loi sur la fin de vie adopté au Sénat

30/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat adopte la proposition de loi Claeys-Léonetti sur les personnes en « fin de vie », en deuxième lecture.
Il avait rejeté une première version du texte en juin dernier. L’esprit assumé de la proposition de loi est de faciliter l’arrêt des soins médicaux, en organisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ; il s’agit également de laisser plus ou moins le patient choisir sa date de mort ; celui-ci a la possibilité de laisser des directives anticipées. Ainsi, la loi française se rapproche insensiblement de l’euthanasie.

Cependant, les sénateurs sont allés contre l’avis du gouvernement ; ils ont décidé notamment que l’on devait donner à boire aux malades jusqu’à leur mort.
Une des mesures phares de cette proposition de loi était la qualification à donner à l’hydratation et l’alimentation artificielles. Selon le texte, donner à boire et à manger artificiellement à un malade, c’est lui donner un traitement, et non un soin ; or, on peut arrêter un traitement qui maintient artificiellement en vie le malade ; donc, on peut couper l’eau et les vivres donnés par voie artificielle.

Les sénateurs ont affirmé au contraire que l’hydratation artificielle constitue un soin : elle « peut être maintenue jusqu’au décès de la personne ». Il n’est jamais disproportionné de donner de l’eau à un malade.
Cela constitue un net recul pour Marisol Touraine : pour le ministère de la Santé, il est nécessaire qu’on puisse arrêter l’hydratation : cela « abrège les souffrances ».
En revanche, les sénateurs ne disent rien de l’alimentation artificielle : on peut donc être contraint de donner à boire à une personne, mais pas de la nourrir.

D’une manière générale, au travers de plusieurs dispositions, le Sénat diminue l’automaticité de l’arrêt des soins au malade.
Cependant, ce texte n’est pas définitif. Une commission paritaire composée de sept sénateurs et sept députés va se réunir afin de déterminer le texte de loi final. Le gouvernement a annoncé son intention d’agir afin de libéraliser l’accès à la mort, et de veiller à ce qu’on considère l’hydratation comme un traitement, susceptible d’être arrêté.
Les écologistes, eux, se sont abstenus de voter pour le texte de loi défini par les sénateurs. Ils ont bien l’intention d’aller plus loin, plus tard, dans la libéralisation de la mort médicale. Un sénateur écologiste, Corinne Bouchoux, a notamment regretté que ce texte s’adresse encore à ceux qui vont mourir, et non à ceux qui veulent mourir.

Son intention est claire : pour elle, l’euthanasie est au bout du chemin.

Crédit photo : Rob! via Flickr (CC) = veinsarebetterthanthespinalcanal


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Avec les Francs-Maçons l’Euthanasie des enfants c’est maintenant

29/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le Grand Orient de France qui a poussé à élargir les possibilités d’élimination médicale de malades en fin de vie veut maintenant amplifier le mouvement en y incluant les enfants.
Une conférence est organisée ce samedi 3 octobre avec les principaux partisans de mise à mort médicalement assistée.

Les Francs-Maçons, dont la devise est de « faire avancer concrètement la société » sans que l’on sache exactement vers où, se félicitent des avancées légales déjà obtenues en matière de libéralisation de l’euthanasie, mais voudraient aller plus loin, car

Il est difficile de réduire cette partie concernant les enfants, au seul statut de mineurs placés sous l’autorité parentale.

En clair il faudrait pouvoir sortir les parents de la décision de mise à mort médicale d’un enfant, la référence à la sordide affaire Vincent Lambert étant même évoquée. En effet le Grand Orient regrette que « quelques batailles juridiques et médiatiques à propos d’un malade en fin de vie » soient devenues un frein à l’Euthanasie pour Tous qui doit être comme pour le reste un droit fondamental dans une société parfaitement individualiste comme la nôtre.


 

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Pour Laurent Joffrin, les parents de Vincent Lambert sont comparables à des islamistes

Source : Boulevard Voltaire Pour Laurent Joffrin, les parents de Vincent Lambert sont comparables à des islamistes.

Il fallait y penser. Comparer deux personnes âgées qui se battent quotidiennement au chevet de leur fils avec les égorgeurs sanguinaires de l’État islamique, c’est une idée qui n’aurait traversé la tête de personne avant lui, sauf peut-être les intellectuels de Canal+.

« L’affaire Vincent Lambert » n’en finit pas de rebondir. Affaire, parce que l’obstination du Centre hospitalier de Reims à conserver Vincent sous bonne garde – deux policiers sont en faction devant sa chambre – et à refuser le transfert dans un autre établissement qui n’attend que cela pour prendre en charge cet homme lourdement handicapé n’a trouvé, jusque-là, qu’une seule justification : arrêter tout traitement. Et, au risque de nous répéter (ce qui peut devenir lassant), Vincent ne reçoit aucun traitement. C’est bien ce qui est reproché par sa famille à l’hôpital. Il est nourri et hydraté comme tout un chacun. Il n’y a donc pas besoin de le débrancher, ni de mettre fin à un quelconque acharnement thérapeutique que la morale réprouve. Il faut, pour ces gens dont le devoir d’humanité semble céder devant les exigences d’une société devenue folle, le mettre à mort, littéralement. Par la faim et surtout la soif.

Par bonheur, ou par une intervention providentielle – chacun en jugera -, l’équipe médicale de Reims a compris que l’exécution de la sentence serait rendue malaisée par les multiples recours envisagés par une famille qui n’en peut plus. Et elle a prudemment reculé, en saisissant le procureur d’une demande de protection judiciaire, c’est-à-dire la nomination d’un tuteur. Un tuteur n’a aucun pouvoir de vie ou de mort sur la personne protégée. Il ne pourra donc pas signer, les yeux pudiquement détournés, une sentence de mort et s’en laver les mains, tel Ponce Pilate, en se retranchant derrière l’avis des tribunaux. L’équipe médicale a compris aussi qu’un immense scandale était en train de sortir : celui d’un médecin qui a délibérément, et sans prévenir personne, interrompu alimentation et hydratation en 2013, avant d’être contraint de la reprendre sur décision judiciaire ; qui s’est présenté par la Cour européenne des droits de l’homme comme le conseil de Rachel Lambert, l’épouse – en droit – de Vincent et qui, de partie, devient juge susceptible de décider la mort de son patient ; celui d’un hôpital qui refuse à tout prix de laisser sortir cet homme pour le placer ailleurs, là où il gênera moins…

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Vincent Lambert : quel est son état de santé réel ?

19/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le comité de soutien à Vincent Lambert a diffusé l’intervention du Docteur Bernard Jeanblanc, médecin chef d’une Unité pour patients en état pauci relationnel, au cours d’une conférence à Strasbourg le 12 juin 2015 : « Vincent Lambert, une histoire qui vous concerne ». Trois éléments simples : Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, il ne souffre d’aucune pathologie grave, il est handicapé. Il ne bénéficie donc d’aucun traitement médical lourd, simplement d’une aide à l’alimentation et l’hydratation. tout le débat autour de sa personne est donc un débat sur l’euthanasie et non sur les soins palliatifs et leur arrêt éventuels.


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L’avocat des parents de Vincent Lambert dénonce une « prise d’otage »

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vincent lambert le 9 juin

Rebondissement dans « l’affaire Lambert »

11/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Spectaculaire rebondissement dans l’affaire Lambert, du nom de ce jeune homme tombé dans un état pauci relationnel suite à un accident de voiture en 2008.

La Cour européenne des droits de l’homme a rendu vendredi dernier un avis sur la question par l’intermédiaire de son président Dean Spielmann, dans lequel il est précisé, « Qu’il n’y aurait pas violation de l’article 2 (de la convention européenne des droits de l’homme) en cas de mise en œuvre de la décision du conseil d’Etat autorisant l’arrêt des soins ».

Cela signifie le laisser mourir… Comment est venu ce rebondissement ?
Par une vidéo, une courte vidéo tournée par Emmanuel Guépin, ami de Vincent, et faisant partie de son « Comité de soutien ». Celle ci le montre réagissant, en clignant des yeux et en bougeant la tête, alors qu’il entend sa mère au téléphone. Celle ci lui parlant justement de la décision de la CEDH, tout en rajoutant qu’elle continuera à se battre pour lui.

D’abord mise sur YouTube, cette vidéo a rapidement été reprise par de nombreux sites. Puis la machine médiatique s’est emballée : de nouveaux articles, de nouvelles questions ont été soulevées.

En quelques heures, cette vidéo a permis de relancer le débat !?
En montrant clairement que Vincent n’est absolument pas en fin de vie, mais qu’en plus il interagit avec son entourage, la supercherie est dénoncée. C’est l’occasion, pour beaucoup de Français, de découvrir le vrai débat de fond : celui de l’euthanasie.

N’était ce pas là, l’origine de la CEDH ?
C’était pour ne pas reproduire les atrocités commises en Allemagne hitlérienne, que la CEDH a été fondée, notamment le programme d' »euthanasie généreuse ».
C’est pourquoi 5 juges de cette Cour ont marqué leur désaccord dans le jugement rendu. Ils vont même jusqu’à critiquer la position de la Cour et son institution avec une sévérité sans précédent, je cite : « Nous estimons non seulement que cette conclusion est effrayante mais de plus — et nous regrettons d’avoir à le dire – qu’elle équivaut à un pas en arrière dans le degré de protection que la Convention et la Cour ont jusqu’ici offerte aux personnes vulnérables ». Fin de citation.
Saluons le courage de ces 5 juges, éclairés par leur conscience.



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Je suis Vincent Lambert (Présent 8370)

08/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

La peine de mort est abolie sur tout le territoire de l’Union européenne, mais seulement pour les coupables. Pas pour les innocents. La torture aussi y est bannie. Or, Vincent Lambert aura cette double peine. Ainsi l’a arrêté la Cour européenne des droits de l’homme, validant les décisions de la justice française qui, elle-même, cautionnait celles des médecins. Ses parents y voyaient un suprême recours, il a été rejeté. Ils vont se battre, une fois de plus, pour essayer d’éloigner un instant encore les ombres aseptisées de la mort en blouse blanche.
Sinon, il périra par « sédation profonde ». Ah, cette expression technique et distanciée pour maquiller de neutralité médicale l’infâme régression vers une inhumaine barbarie !8370-Une
La sédation, c’est cesser de le nourrir et de l’abreuver, c’est le laisser mourir de faim et de soif, ce que nul n’aurait le cœur de faire pour un animal ; pour un chien, on dirait « le laisser crever », là, pour cet homme, notre semblable, notre frère en humanité, on dit « sédation ». Et dans cette mise à mort là, il y a un aveu et un démenti du jugement de la Cour européenne des droits de l’homme qui autorise l’arrêt des « traitements » dont bénéficierait Vincent Lambert. Or, il n’est pas malade, il est tétraplégique, c’est-à-dire handicapé, il ne bénéficie d’aucun traitement, seulement des soins dus à son coma. S’il était malade, en stade terminal, il suffirait de le priver des médicaments nécessaires à sa survie ou d’arrêter les instruments qui lui permettent de respirer artificiellement.

Torture, disions-nous… Car l’agonie par privation d’aliments et de liquides, ce n’est pas la mort en pente douce, c’est une longue, une très longue souffrance, une agonie qui n’en finit pas. Cette peine-là, il l’a déjà connue entre deux décisions de justice, il a été privé de nourriture et d’eau pendant 31 jours. Il a 38 ans, il est dans la pleine force de l’âge, ses organes vitaux ne sont pas déficients ; combien de temps faudra-t-il pour que son âme déserte son pauvre corps et dans quelle effroyable douleur, quelle indicible solitude va-t-il gravir ce calvaire édifié sur la colline européenne des droits de l’homme ?
Les sinistres missionnaires de l’euthanasie active nous murmurent alors : pour éviter cette mort-là, une petite piqûre suffirait ! L’alternative du Diable : ou faire mourir de faim et de soif ou d’une piqûre mortelle. Car ces propagandistes de la culture de mort n’envisagent jamais la seule qui vaille, conforme à la dignité humaine : le laisser vivre, comme toute personne humaine, et aller jusqu’au bout de son âge, fût-ce à travers la longue nuit d’une « conscience minimale » qui permet encore à un chrétien de tressaillir à la pensée du Jour ébloui qui n’aura pas de fin.

Mais on saisit le principe qui commande cet acharnement mortifère : il est des vies qui ne méritent plus d’être vécues. Vincent Lambert ne serait plus qu’un légume et, avec lui, 1 700 autres qui sont dans son cas. Voilà ces « humanistes », qui n’ont à la bouche que le mot de « dignité », qui privent des hommes de leur humanité parce qu’ils ne peuvent plus parler, bouger, agir, produire, consommer, surfer sur internet, prendre l’apéro, jouer au tiercé, la vraie vie quoi, celle qui vaut d’être vécue… Ce n’est pas une vérité révélée, mais une évidence biologique : quel que que soit son état, un être humain reste humain jusqu’au bout et ne se mue jamais en animal, en minéral ou en végétal, en légume.

Et maintenant ? Soutenons l’ultime bataille de ses parents. En attendant, ils ne peuvent qu’être là et l’aimer, puisque l’amour c’est aussi prendre soin de la solitude de l’autre sans jamais la combler ni même la connaître.

Guy Rouvrais

Vincent Lambert est vivant !

Vincent Lambert : la CEDH opte pour l’euthanasie

06/06/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
La CEDH décide de l’arrêt des soins de Vincent Lambert. Une condamnation à mort pour cet homme, victime d’un grave accident de la route et en état de handicap profond. Mais comme le montre la vidéo tournée par son comité de soutien, il n’est en rien dans un état « végétatif »
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Bien vivant, mais dépendant de l’assistance médicale pour son alimentation et son hydratation, selon ses parents, l’une de ses sœurs et un demi-frère, en état végétatif et incurable pour son épouse, Rachel, un frère, trois demi-frères, une sœur, une demi-sœur et un neveu… la famille de Vincent Lambert s’est déchirée sur son sort, les premiers plaidants pour le droit à la vie, arguant qu’il n’est nullement agonisant, les

Les juges de la CEDH

Les juges de la CEDH

seconds pour celui de mourir dignement et affirmant que cela aurait été le souhait de la victime. Ils ajoutent que c’est leur « catholicisme intégriste » qui motive les parents et non le souci de Vincent. L’équipe de soins palliatifs est dans le camp de l’euthanasie et c’est pour interrompre le « processus de fin de vie » qu’elle avait entamé que les parents de Vincent Lambert sont allés jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.
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Euthanasie : Vincent Lambert est bien vivant, sauf si la CEDH décide de le tuer

18/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Disons non à l’euthanasie, au meurtre légal de Vincent Lambert ! Il est loin d’être un « légume » ou une personne en fin de vie, ne survivant que branché à de multiples appareils, comme on nous l’a fait croire. Vincent Lambert est bien vivant, en situation de handicap profond, mais sa vie est entre les mains de la Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH) : un appel à signer d’urgence sur www.jesoutiensvincent.com.


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Actualités autour de l’affaire Vincent Lambert

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Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Cette phrase à valeur éternelle est tombée comme le tranchant de la guillotine. Les grands esprits du siècle ont condamné à mort Vincent Lambert. Une mort atroce par déshydratation et inanition. Réactions bien sûr applaudies par les tricoteuses des médias. « Tu vas pouvoir enfin être en paix » ! Quelle paix d’une mort que tout être humain ne peut que refuser ? Que dire ?

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Affaire Vincent Lambert : « Ils ont voté la mort » (Présent 8132)

Coup de téléphone. « Docteur, mon fils Vincent a été privé d’eau et de nourriture. Il meurt à petit feu. Qu’est-ce que je puis faire ? Il est en coma-pauci relationnel. » Pauvre femme, elle pleure ! Ma réponse est très simple. « Madame, un coma pauci-relationnel, cela n’existe pas. Par définition le coma est la cessation de toute vie de relation. On est en train d’achever votre enfant. » Le lendemain, une autre personne me demande si je ne connais pas un avocat capable de défendre la vie de ce garçon. Connaissant Jérôme Triomphe, je donne ses références. Le jeune avocat ne se laisse pas impressionner. Il envoie la police dans le service. Vincent est provisoirement sauvé. Le premier magistrat qui aura à traiter l’affaire considère que la loi Léonetti sur la fin de vie n’a pas été respectée. Celle-ci prévoit explicitement que l’entourage doit être impliqué dans une telle décision. Mais la grande lacune de cette loi ayant bêtement satisfait les évêques de France était que l’hydratation et l’alimentation étaient des soins relevant de la thérapeutique. Boire et manger sont-ils pour les juges un traitement ? Nous sommes donc tous des malades. La position de l’Église sur la question définie par Pie XII était que, dans tous les cas, l’acharnement thérapeutique n’était pas justifié. En revanche, les soins ordinaires devaient être assurés. Donner à boire à une personne, mourante ou non, tenait de la plus élémentaire aide devant être accordée à tout homme.

Or Me Triomphe eut beau jeu de souligner que Vincent Lambert ne recevait plus de traitement mais simplement le geste de charité de recevoir de l’eau et du pain. De plus, les parents n’avaient pas été prévenus et les médecins ne s’étaient pas concertés avec la famille comme ils le devaient. Enfin, contrairement à ce que dit la femme de l’intéressé, il n’y a aucune preuve que celui-ci avait formellement donné des indications prévoyant l’arrêt des soins au cas où il aurait été incapable de manifester sa volonté. C’est bien l’épouse de Vincent qui va porter l’estocade, peut-être pressée de refaire sa vie. L’horreur étant donnée par un des neveux parlant de « dignité » qu’avait perdue Vincent dans cet état. Au nom de quoi ce jeune blanc-bec peut-il décider que la vie du malade était indigne ? Or ce sont sur ces deux arguments qu’a basculé le Conseil d’État en faveur de la condamnation à mort.

Mes pensées iront d’abord aux parents de Vincent Lambert. « Vous avez lutté avec courage. Merci ! Vous avez mené le bon combat. Devant le Grand Juge, vous pourrez vous présenter avec honneur, la tête haute. Les assassins auront aussi leur lot. » Ensuite nous pensons aux plusieurs milliers de personnes qui sont dans la même situation que Vincent. La jurisprudence les condamne aussi à la mort. La chasse est ouverte. Terrifiant !

Dans la nuit, on apprenait que la Cour européenne de justice prenait en charge le cas Lambert. Une petite lumière d’espoir luit encore doucement.

Dr Jean-Pierre Dickès


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Crédit photo : franklinheijnen via Flickr (cc)