Tag Archives: vie privée

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Facebook condamné : coup d’arrêt à la surveillance de masse américaine ?

08/10/10/2015 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Depuis plusieurs années, Max Schrems, étudiant en droit autrichien, se bat en justice contre le réseau social Facebook, qu’il accuse de ne pas respecter le droit à la vie privée.

Quelle victoire a-t-il remportée hier ?
Depuis 2011, le jeune homme livre un combat juridique contre l’entreprise américaine, qu’il accuse de ne pas respecter les lois européennes en matière de protection de la vie privée. Ce combat s’est achevé mardi 6 octobre dernier avec le jugement de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui donne raison au juriste en déclarant : « invalide » le cadre juridique qui couvre le transfert de données personnelles de l’Union européenne vers les États-Unis. C’est une grande victoire, car dorénavant, les données des utilisateurs européens de Facebook ne pourront plus être stockées aux États-Unis, mais devront être stockées en Europe.

Qu’est ce qui l’a poussé à se lancer dans cette procédure ?
L’étudiant en droit raconte que le déclic a eu lieu lors d’une conférence à laquelle il assistait aux États-Unis, en 2011. Je cite : « C’est lors d’un séjour d’études de six mois dans la Silicon Valley que j’ai réalisé que les Américains méprisaient les idéaux européens. J’étais alors dans une conférence, où personne ne savait que j’étais Autrichien, et j’ai compris ce qu’ils pensaient de nos lois » raconte le juriste.

Quelles ont été les étapes de ce combat de David contre Goliath ?
Il entame une première procédure en Irlande, pays où se trouve le siège européen du réseau social. Il est persuadé que l’entreprise enfreint le droit européen sur l’utilisation des données. L’autorité lui donne raison et demande à Facebook de « clarifier sa politique en matière de données privées ».
En 2013, les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism mis en place par l’Agence de sécurité nationale américaine le confortent dans son combat. Il lance une nouvelle procédure en Irlande visant Facebook, mais aussi Apple, Microsoft, Yahoo et Google. Cette dernière plainte remonte finalement jusqu’à la Cour de justice de l’Union européenne, qui vient de rendre son jugement. « Cette décision est un coup sérieux porté à la surveillance mondiale des États-Unis, qui se repose massivement sur des partenaires privés » explique Max Schrems.


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Rapport-choc contre le djihadisme : la privation de liberté continue

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Et voici un des premiers rapports conjoints Républicains/Parti Socialiste. Et, bien évidemment, il s’agit d’un rapport sur les mesures à prendre contre le djihadisme. Éric Ciotti, député ex-UMP des Alpes-Maritimes et Patrick Menucci, député socialiste des Bouches-du-Rhône ont publié hier ledit rapport. Ce travail avait lieu dans le cadre d’une commission chargée d’enquêter sur les filières djihadistes.

Ils ont rajouté à cette enquête une série de 10 propositions visant à faciliter le travail de la police et de l’appareil juridique contre cette menace vigipirate
Et voici quelques-unes des mesures proposées : plus de coordination entre les différents services, renforcement des effectifs, développer une action pédagogique, renforcer le contrôle des imams ou encore la prévention en prison. Jusqu’ici, rien de très surprenant. Mais d’autres mesures plus inquiétantes ont aussi été proposées, dans la droite lignée du projet de loi sur le renseignement. La commission a ainsi proposé : un accès facilité à de nombreux fichiers, en particulier celui des passagers des compagnies aériennes, ou encore la permission pour l’espionnage informatique. Autant de mesures, qui remettent en péril notre vie privée, à tous.

Surtout que les causes principales du problème djihadiste ne sont pas évoquées
Bien évidemment. L’immigration n’est pas évoquée. À croire que la menace islamiste en France est tombée du ciel. Il en va de même pour les guerres en Libye et en Syrie. En effet, la France refuse toujours de soutenir Bachar al-Assad qui mène pourtant un combat contre l’État islamique depuis de nombreuses années maintenant. Ces lois n’ont donc comme objectif que de faire passer des mesures sécuritaires et liberticides, sans pour autant traiter la racine du problème. Ce dernier ne risque donc pas de disparaître tout de suite.

Crédit photo : Éric Ciotti par Frantogian via Wikimedia Commons (CC)
capture d’écran de l’interview de François Molins par figarotv le 13 mai 2015 : la police d »ployée dans Paris dans le cadre de Vigipirate

Soyons honnêtes, la quantité d'informations que Google rassemble à notre sujet est effrayante (extrait)

Soyons honnêtes, la quantité d’informations que Google rassemble à notre sujet est effrayante (extrait)

Avez-vous déjà songé aux renseignements auxquels Google ne pouvait pas avoir accès ? Soyez rassuré, cela ne vous prendra que quelques secondes : il y en a très peu.

Google imagine sans cesse de nouveaux moyens de s’immiscer dans presque chaque aspect de notre vie. Le groupe possède le plus important moteur de recherche, la plus grande plateforme vidéo (YouTube), le plus puissant navigateur (Chrome), l’opérateur de messagerie le plus utilisé (Gmail) et le premier système d’exploitation mobile (Android) au monde.

Tout cela signifie que Google n’ignore rien de ce qui nous concerne – qu’il s’agisse des recherches que nous faisons, des publicités qui nous intéressent, de ce que nous écrivons ou regardons et des applications que nous apprécions.

Les projets de Google – tels que les Google Glass ou les voitures automates – ne sont rien d’autre que la prochaine étape dans sa quête du savoir total. Les voitures sans conducteur illustrent le fait que la société connaîtra vos habitudes de conduite et les lieux où vous aimez vous rendre. Avec Glass, les gens ont accès aux informations en temps réel sans avoir à consulter leur téléphone.

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La Cour de justice de l'UE invalide la directive de l'UE sur le fichage des données personnelles

La Cour de justice de l’UE invalide la directive de l’UE sur le fichage des données personnelles

10/04/2014 – LUXEMBOURG (NOVOpress/Bulletin de réinformation)
La directive 2006/24/CE du Parlement européen et du Conseil de 2006, selon laquelle les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d’accès internet devaient conserver des données personnelles de leurs clients à des fins de recherches ultérieures en cas d’infractions grave, a été invalidée par la Cour de justice européenne.

Jusqu’à maintenant les opérateurs et les fournisseurs d’accès internet devaient conserver des informations telles que l’identité, les adresses IP, les numéros de téléphone des communications téléphoniques et des communications ou accès internet d’un abonné pour une durée de six mois à deux ans, selon le pays (en France, ce délai était de 1 an).

Dans le communiqué de la Cour de justice, il est expliqué que la nature des informations collectées permet par exemple de connaitre avec quelle personne et par quel moyen un abonné a communiqué, de savoir la durée de la communication, le lieu de l’appel ainsi que la fréquence des communications de l’abonné avec cette personne. C’est donc au motif de conflit avec les droits fondamentaux des individus en matière de respect à la vie privée que la Cour de justice a pris sa décision.

Crédit image : DR.

Scandale de la National Security Agency : encore des remous

Scandale de la National Security Agency : encore des remous

11/09/13 – 16h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
– Bien que la situation syrienne ait habilement détourné l’attention, le scandale PRISM mis à jour par Edward Snowden n’a pas fini de faire parler de lui. Après avoir appris l’existence d’un vaste réseau de surveillance informatique international mis en place par la NSA, l’agence de renseignements étatsunienne, nous découvrons aujourd’hui l’ampleur de ce réseau et ses implications.

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"Commotion" : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

« Commotion » : les réseaux sans fil autonomes, cryptés et en haut débit pour bientôt ?

31/08/2011 – 07h30
PARIS (NOVOpress) — Commotion. C’est le nom d’un traumatisme crânien qui, selon son degré de gravité, peut entraîner la mort. C’est aussi le nom donné à un projet technologique révolutionnaire qui, s’il était mis en place à grande échelle, annoncerait la fin certaine d’internet tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais cette évolution ne se limiterait pas à une simple dimension technologique.

Il existait les VPN. Un équipe d’ingénieurs et développeurs fait encore plus fort.

Le Monde, dans un article daté d’hier 30 août, évoque ce que pourrait être internet dans les 12 mois à venir, grâce à l’important travail d’une équipe américaine « d’activistes du net » (le site de l’Open Technology Initiative qui pilote le projet emploie le néologisme « technavists ») financés en partie par de Département d’État américain : un réseau autonome, anonyme, sans fil, ne nécessitant aucun relais, ni téléphonique, ni satellite, crypté et donc a priori incontrôlable.

Selon les activistes du net à l’origine du projet, il suffira d’installer Commotion sur votre ordinateur, soit en le téléchargeant soit à partir d’une copie conservée sur une banale clef USB, pour intégrer le réseau et naviguer sans limitation ni surveillance.

La révolution technologique, avant-goût d’une révolution au sens propre ?

Si les motivations premières de l’OTI et des acteurs du projet Commotion, d’inspiration libertaire, étaient à la base d’offrir aux militants et contestataires des régimes proche et moyen-orientaux les moyens de communiquer sur le net tout en échappant aux contrôles étatiques, afin « d’organiser la démocratie », la mise en circulation de Commotion auprès du grand public représenterait en elle-même un véritable séisme, à la fois politique, juridique et économique pour de nombreux pays, mais aussi et surtout en Europe.

Économique, car l’apparition de Commotion bouleverse sérieusement la donne pour les prestataires chargés de la distribution commerciale ou de la surveillance d’internet à tous les niveaux, de l’opérateur de téléphonie mobile et fournisseur d’accès à internet dont les modèles de développement deviennent caduques, aux organismes chargés de la vente ou de la protection des œuvres numériques, la question de la nécessaire redéfinition du droit d’auteur se posant également.

Politique et juridique enfin, car Commotion signifierait d’une part que toutes les lois votées en France depuis 2006 destinées à cadenasser le net, et la haute autorité administrative créée à cet effet à grand renfort de millions d’euros, sont mortes-nées, tout comme l’ACTA au niveau international. Bien au-delà d’internet, c’est donc à un profond bouleversement politique qu’il faudrait s’attendre, printemps virtuel qui pourrait naître d’une redécouverte de la liberté d’expression, de son application pleine et entière et des conséquences — non prévisibles — de cette dernière, à tous points de vue.

Comme le dit l’essayiste et économiste Hervé Juvin dans son ouvrage Le renversement du monde, politique de la crise, « la naïveté technicienne nous fait troquer la détermination par les origines, la terre, la culture, au profit de la détermination par la technique, en ignorant totalement l’ambivalence de toute technique et de tout outil. (…) Nous croyons que l’outil conduit la main qui le tient. Quelle erreur ! (…) Les outils sont partout. Nous ne savons rien de l’usage qui en sera fait. »

[box class= »warning »]En savoir plus : tech.chambana.net/projects/commotion et oti.newamerica.net/commotion_wireless_0[/box]
Crédit photo : Kriss Szkurlatowski / image sous licence creative commons

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton "j'aime" de Facebook

Le Schleswig-Holstein (Allemagne) veut interdire le bouton « j’aime » de Facebook

23/08/2011 18h00
KIEL (NOVopress) – Le Schleswig-Holstein, Land du nord de l’Allemagne, vient de prendre une décision radicale contre le géant des réseaux sociaux, Facebook. En effet d’ici le 30 septembre, ce Land exige, sous peine de poursuite et d’une amende de 50 000 euros, que tout site Internet supprime le fameux bouton « j’aime » qui permet à tout utilisateur de Facebook de montrer à ses « amis » les liens qu’il recommande.

Et ce au nom de la protection de la vie privée. Suite aux recommandations de l’ULD (Unabhängiges Landeszentrum für Datenschutz-« Centre indépendant pour la protection de la vie privée »), une autorité indépendante.

Pour Thilo Weichert de l’ULD, le système mis en place par Facebook collecte illégalement les données des internautes. Pour l’ULD encore, le réseau social est capable de suivre à la trace sur Internet le moindre des utilisateurs.

En réponse, Facebook indique que le principe du bouton « j’aime » permet à chacun de diffuser librement l’information.

Iphone : plus de 20 000 Sud-Coréens portent plainte contre Apple

Iphone : plus de 20 000 Sud-Coréens portent plainte contre Apple

17/08/11 – 14h00
SEOUL (NOVOPress)
–Les Coréens détenteurs de “smartphones” semblent plus attentifs au respect de leur vie privée et de leur liberté de mouvement que la plupart des usagers occidentaux.


En effet, plus de 20 000 Sud-Coréens détenteurs d’un iPhone ont déposé une plainte en nom collectif contre son fabricant, le géant américain Apple, pour violation présumée de la vie privée en raison de la capacité de ces téléphones à enregistrer les mouvements de l’utilisateur.

La plainte en nom collectif a été déposée par 26 691 personnes qui demandent chacune un million de wons (environ 640 euros), a précisé mercredi un porte-parole du cabinet d’avocats en charge du dossier. Cette démarche collective fait suite à la publication d’une étude par des chercheurs britanniques, selon laquelle Apple a inclus, dans la dernière version de son système d’exploitation pour iPhone et iPad, une fonction permettant de garder sur un dossier non protégé la trace des mouvements de ses utilisateurs.

“Nous avons déposé une plainte en nom collectif réclamant une compensation à Apple et sa filiale sud-coréenne en raison des dégâts émotionnels provoqués par la localisation illégale par des iPhone d’Apple”, a indiqué le cabinet d’avocats.

De son côté, le géant américain n’a pas souhaité commenter ces accusations et cette procédure judiciaire derrière laquelle certains voudraient voir la main de Samsung, le principal concurrent coréen d’Apple.