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Conférence des évêque de France

Dites, les évêques, c’est quoi un « habitant de France » ?

Livre Evêques13/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Les évêques auraient pu écrire aux Français catholiques, ou bien à tous les Français, non, ils ont choisi de s’adresser… aux « habitants de notre pays » ! La formule se veut sans doute consensuelle, elle révèle surtout une profonde méconnaissance du sens des mots. Car dans le même temps, ces mêmes évêques qui forment le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, et sont supposés constituer la fine fleur de l’aristocratique ecclésiale, disent vouloir contribuer à « la réflexion citoyenne » et usent du mot « concitoyen » comme s’il était synonyme de celui d’« habitant ». Comme si celui qui possède le droit de vote, parce qu’il est français, et celui qui ne le possède pas, parce qu’il ne l’est pas, et même celui qui se trouve dans « notre pays » en toute illégalité, devaient mener une réflexion commune sur la présidentielle de 2017…

Car tel est bien le but de la brochure (96 pages) que publient demain les évêques sous le titre Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique (Bayard/Cerf/Mame) : intervenir dans le débat présidentiel et, plus largement sur le débat politique français, ce qui pourrait avoir du sens s’ils le faisaient au nom du catholicisme, mais perd de son poids avec une série de lieux communs empruntés à bien pensance. Ainsi de ce passage sur les personnes « d’origine étrangère » qui « n’arrivent pas à trouver leur place » dans la société – les Français de souche encore moins, si ça peut leur ouvrir des perspectives… –, ou de cet autre, sur les djihadistes : « Sans minimiser en aucune façon leur responsabilité ni celle des commanditaires qui ont manipulé leur destin, il convient de se demander pourquoi l’intégration n’a pu s’opérer. » Ça valait vraiment le coup de faire un livre…

Patrik M. Loeff Ireland 1998 field

Interview exclusive de Tony O’Neill, leader du Parti du Peuple Celte 3/5 : l’Union Européenne

30/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que les provinces françaises se battent pour sauver leurs langues et traditions régionales, NOVOpress vous propose une interview exclusive du fondateur irlandais du Parti du Peuple Celte – PPC —. Nous publions cet entretien-fleuve en cinq parties afin de vous en offrir une lecture plus agréable. La première est consacrée à la naissance du mouvement et aux questions politiques. La seconde est axée sur la défense de la culture celte, le monde celtique et les liens que noue le PPC avec la diaspora celte dans le monde. La troisième traite des questions liées à l’Union Européenne. Les deux dernières sont consacrées à l’immigration.
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NOVOPRESS : Après un référendum sur le mariage homosexuel, largement encouragé par l’UE, pensez-vous que l’avortement, les mères porteuses pour les couples homosexuels ou la FIV pour les couples de lesbiennes vont être les prochains sujets imposés à la population Irlandaise ? Comment les gens vont-ils réagir ?
Tony O’Neill : Il n’y aura aucune limite aux attaques de l’ultralibéralisme libertaire culturel contre notre peuple et cela concerne l’avortement et autres abominations que vous mentionnez. La plupart des gens rejetteront ce programme imposé, mais quand ils le font, ils sont aussitôt désignés comme représentants de la « haine » et tout est fait pour les faire taire. C’est le travail du PPC que de devenir une avant-garde pour notre peuple et montrer que nous n’avons pas à nous soumettre à cette dégénérescence et que nous devons au contraire assumer notre combat.
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A Rome, pas d'euphorie pour le cinquantenaire du concile Vatican II

A Rome, pas d’euphorie pour le cinquantenaire du concile Vatican II

Séance de travail lors du concile Vatican II.Crédit : Lothar Wolleh via Wikipédia (cc)

11/10/2012 — 19h30
ROME (Novopress via le bulletin de Réinformation) — Cinquante ans après l’ouverture du concile, le bilan de l’“aggiornamento” voulu par Jean XXIII pose aujourd’hui plus de questions qu’il ne semble en résoudre. Jusque‑là réservé aux traditionalistes, le discours critique sur les fruits du concile est désormais porté par des évêques. Les trois premiers jours du synode sur « la nouvelle évangélisation », qui se déroule à Rome jusqu’à la fin octobre, montrent que les digues idéologiques cèdent les unes après les autres.

Ce débat réunit 250 évêques et une centaine d’experts et d’auditeurs venus de toute la planète. Si Benoît XVI les a convoqués pour stimuler la « nouvelle évangélisation » — déjà lancée par Jean‑Paul II en 1983 — c’est bien parce que l’Eglise catholique souffre de « tiédeur », comme il l’a dénoncé lui‑même en ouvrant les travaux lundi. Il a en effet affirmé : « Le chrétien ne doit pas être tiède. C’est le plus grand danger du chrétien. »