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Combat culturel : In Memoriam cité par "Marianne" au sujet de la "chanson engagée"

Combat culturel : In Memoriam cité par « Marianne » au sujet de la « chanson engagée »

03/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Une fois n’est pas coutume, In Memoriam est cité par l’hebdomadaire Marianne (extraits ci-dessous) dans un article consacré à la chanson française engagée. Au-delà de quelques erreurs factuelles (notamment le nombre de spectateurs lors du concert d’In Memoriam à Paris en juin dernier, le vrai chiffre étant 900), on peut noter le ton assez objectif de l’article et surtout on peut voir voir In Memoriam ou l’autre groupe de RIF Vae Victis mis au même niveau que Trust ou la Mano Negra au sein de la chanson française contestataire.

A noter que l’article est toujours ouvert au x commentaires


Une sirène retentit. De la fumée jaillit. Cinq hommes, masque à gaz sur la tête, apparaissent sur la scène. Puissantes, intenses, les premières notes de musique retentissent dans l’obscurité surchauffée du Back Up, une boîte de nuit parisienne. Dans la foule éclatent quelques pogos ; des femmes grimpent sur l’estrade pour mieux se laisser tomber. Déjà en sueur, les chanteurs d’In Memoriam, groupe de rock identitaire, déclament au micro : « Une nation violée au cœur du monde occidental/Méritait d’être soutenue par la jeunesse nationale/C’est bien pour ça qu’on s’est envolé en terre yougoslave/[…] Ce ne sont pas des soldats qu’ils massacrent, mais des enfants et des femmes […]/Aujourd’hui la Serbie, demain la Seine-Saint-Denis. » La référence ne date pas d’hier mais de 1999, de la guerre du Kosovo et des bombardements de l’Otan sur Belgrade – bombardements sous lesquels avait joué le groupe, en soutien à la cause serbe. Mais à peine vieillie par douze années d’absence, la tribu s’est reformée le 28 juin dernier. Elle aurait eu tort de s’en priver : surchauffée par l’attente, la salle est pleine. Pleine d’une foule bigarrée, où des jeunes, cheveux très courts, biceps gonflés, côtoient trois mioches de 10 ans et leur Versaillaise de mère égarée.

Mais après seulement deux chansons, c’est l’alerte à la bombe ! « Les gars, nos petits copains gauchistes ont décidé de s’inviter à la fête », ricane le meneur du groupe, qui invite les quelque 300 militants-spectateurs à sortir dans le calme. Tous s’exécutent et passent bientôt de l’obscurité à la lumière… Fausse alerte : le concert reprendra peu de temps après. Mais l’image de cette reprise est trompeuse : depuis une dizaine d’années, la musique contestataire et politiquement engagée a disparu, au moins publiquement, de la scène musicale française…

(…)

Pourtant, dans les années 80-90, elle florissait. Trust, Bérurier noir, In Memoriam, Vae Victis, Mano negra, Noir Désir… Très à droite ou très à gauche, les paroles de leurs hymnes exprimaient une vision critique de la société. Du nationalisme à l’altermondialisme en passant par des combats plus ciblés, ils pensaient l’art par l’engagement et l’engagement par l’art.