Tag Archives: Ukraine

Geert Wilders favorable à l'expulsion de la Grèce de la zone euro

Référendum sur l’Ukraine : les Pays-Bas disent « non » !

07/04/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Les électeurs néerlandais ont donc dit massivement non mercredi à l’accord d’association entre l’Ukraine et l’Union européenne après un référendum devenu un vote symbolique sur l’UE. Selon l’agence de presse néerlandaise ANP, le non l’emporte avec 61,1%, et le taux de participation s’élève finalement à 32,2%.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncke, avait prévenu que la victoire du non « pourrait ouvrir la voie à une crise européenne ».

Pour sa part, Geert Wilders qui avait mené campagne pour le camp du non a déclaré :

Il semble que les Néerlandais ont dit non à l’élite européenne et non au traité avec l’Ukraine. C’est le début de la fin de l’UE.


Les fondations Soros sont indésirables en Russie

13/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
La justice russe avait déclaré « indésirables » deux organisations non gouvernementales du milliardaire américain George Soros. Considérée comme une attaque anti-démocratique contre la société civile par des médias occidentaux, cette décision n’est pourtant pas infondée. L’O.S.I. Assistance Foundation et l’Open Society Foundations sont connues pour leur rôle d’instigateur des « révolutions de couleur », du « printemps arabe » et du coup d’état sanglant sur le Maïdan de Kiev. Kla Tv revient sur l’affaire et analyse la décision russe au regard des intérêts et de la souveraineté de ce pays.

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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

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l’OTAN renforce influence aux abords de la frontière russe

11/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Réunis hier à Bruxelles, les ministres de la Défense des 28 pays de l’OTAN ont décidé de renforcer encore la présence militaire en Europe de l’est et dans les pays baltes.

C’est l’annexion de la Crimée par la Russie et les tensions en Ukraine qui sont invoquées pour justifier ce déploiement militaire. Celui-ci serait défensif et dissuasif selon Michael Fallon qui déclare « Nous devons déployer des troupes et des navires pour prévenir toute agression ».
Les mesures qui seront prises devront permettre en cas de nécessité la réaction rapide de forces terrestres, aériennes et navales dans les régions menacées.

D’autres décisions de cet ordre sont prévues en juin (lors de la prochaine réunion des ministres de la Défense) et en juillet lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement à Varsovie.

Quels sont les moyens mis en œuvre ?
Selon un principe de rotation, il s’agirait de prépositionner des forces dans les États baltes et en Pologne, et d’y installer des équipements militaires.

Les effectifs de la force de réaction rapide existante tripleraient, passant de 13 000 à 40 000 hommes. La création d’une force d’intervention encore plus réactive de 5 000 hommes dotée d’un appui aérien et naval est également prévue.
À terme, l’OTAN aura un millier de soldats dans chacun des six pays qu’elle entend protéger : Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Bulgarie et Roumanie.

Les USA très présents

Washington va quadrupler à hauteur de 3,4 milliards de dollars, les dépenses destinées à muscler la présence américaine en Europe. Ceci en y stationnant notamment des équipements de combat lourds (tanks, lance roquettes, etc.), en y doublant la rotation de ses troupes. 3 000 à 4 000 militaires seront présents toute l’année en Europe.

Comment cela est-il perçu par la Russie ?

Pour les Américains, ce déploiement reste dans le cadre de l’Acte fondateur sur les relations entre la Russie et l’OTAN de 1997. Moscou n’est pas du même avis et met régulièrement en garde contre le « stationnement permanent » de forces de combat à sa frontière qui serait contraire à l’Acte fondateur Otan-Russie, signé en 1997.
Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN doit rencontrer le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, vendredi à Munich.

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« Ukraine : les masques de la révolution » : réinformation à Canal+ !

02/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Le documentaire sur les dessous de la révolution ukrainienne, qui avait soulevé l’indignation des bonnes consciences et la demande de censure de l’ambassade ukrainienne, a finalement été diffusé sur Canal+.

« Ukraine : les masques de la révolution » devrait avoir tout pour plaire à la gauche bobo et bonne conscience : ce reportage filme au plus près des groupes nationalistes et néo-nazis ukrainiens et leur rôle dans la révolution. Une part importante du reportage tourne autour du drame d’Odessa, durant lequel en mai 2014 ont péri brûlés 42 manifestants prorusses, piégés dans un bâtiment incendié au cocktail Molotov par les pro-Ukrainiens. Paul Moreira a déclaré qu’il avait choisi ce sujet parce qu’il ne pouvait pas accepter qu’en plein cœur de l’Europe et au XXIe siècle, quarante-cinq personnes soient tuées avec une totale absence de réaction de la part de la police.

Mais non, pour une fois qu’ils avaient de vrais extrémistes à se mettre sous la dent, nos antifascistes de salon ont fait la fine bouche.
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Ukraine : les services secrets français dénoncent les mensonges de l’OTAN

23/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les services secrets français n’ont constaté aucun préparatif militaire de la Russie en vue d’un invasion de l’Ukraine, contrairement aux allégations de l’OTAN et notamment les américains. Ces mensonges visaient en fait à justifier la montée en puissance diu dispositif américaine en Europe de l’Est.

Le directeur du renseignement militaire français, le général Christophe Gomart, a critiqué la prépondérance américaine sur l’OTAN dans les questions relatives aux informations militaires. Il contredit aussi la doctrine officielle de l’OTAN, selon laquelle la Russie aurait fait des préparatifs massifs pour envahir l’Ukraine. Gomart explique textuellement : « En réalité nous avons constaté que les Russes n’ont ni installé des centres de commandement, ni pris des mesures logistiques, comme par exemple l’installation d’hôpitaux de campagne. Il n’y a eu aucune activité qu’on aurait dû trouver dans le cas de préparatifs pour une invasion militaire. Dans le deuxième rang du commandement il n’y a pas eu non plus d’ordres donnés dans ce sens. »

On ne saurait être plus clair.

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On n’est pas à une contradiction près : la France et la Russie collaborent contre le terrorisme

22/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Aucune ligne de conduite et parfois heureusement : c’est ainsi que l’on peut résumer la politique extérieure française. Alors que l’on applique des sanctions à l’encontre de la Russie, nous n’hésitons plus à collaborer avec ce pays pour lutter contre le terrorisme.

Opprobre généralisé, refus de vendre les frégates Mistral au nom des droits de l’homme bafoués en Ukraine, sanctions économiques reconduites pour les mêmes motifs, officiellement, la Russie est un État peu fréquentable.
Pourtant, depuis les attaques islamo-terroristes du 13 novembre, la Russie, pas rancunière, a tendu la main à la France, ordonnant par exemple à sa marine de se mettre au service de la protection de notre porte-avions Charles de Gaulle.

Un minimum de réalisme a conduit la France à ne pas refuser cette main tendue comme elle avait naguère refusé l’offre d’échange de renseignements sur les djihadistes des services secrets syriens. Ainsi, les deux pays ont-ils conclu un accord le 26 novembre visant à coordonner leurs frappes contre l’État islamique. C’est dans ce cadre que les ministres de la Défense russe, Sergueï Choïgou, a reçu son homologue Jean-Yves Le Drian.
« Nous avons convenu de renforcer nos échanges dans le domaine de l’information militaire, à la fois sur le bilan de nos frappes et la localisation »
des groupes terroristes, a déclaré Jean-Yves Le Drian à l’issue de cette rencontre.
La réunion a également révélé une vision commune de la situation en Libye. Les ministres ont aussi exprimé leur inquiétude à propos de l’intensification de l’activité de Daech dans la région de l’Afrique du Nord.

Crédit photo : Pymouss via WikiCommons (CC) = Jean-Yves Le Drian

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Recul des libertés: sur le podium la Libye, l’Ukraine… et la France !

29/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Libye, Ukraine, France, ne cherchez pas l’intrus, il n’y en a pas, ces trois pays sont ceux où la liberté d’expression sur Internet a le plus reculé, selon l’ONG Freedom House.

Voilà au moins une performance à mettre au crédit du gouvernement, elles sont si rares… Notre pays est en effet l’un de ceux où la liberté d’expression recule le plus cette année, effet Charlie oblige… un apparent paradoxe qui ne choquera bien sûr pas nos lecteurs, habitués au double langage de la classe politico-médiatique. Le rapport de l’ONG américaine Freedom House souligne en effet dans un communiqué que

Des reculs notables ont été enregistrés en Libye, en France et, pour la deuxième année consécutive, en Ukraine, sur fond de conflit territorial et de guerre de propagande avec la Russie.

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Discours de Poutine à l’ONU : l’art du parler cash

30/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’aréopage de diplomates onusiens aux propos feutrés n’entend pas tous les jours un orateur de la trempe de Poutine. Dans les drames qui agitent la planète – Syrie, Libye, Ukraine… —, pointer du doigt la responsabilité américaine ne gêne pas le président russe. Retrouvez l’intégralité de son discours, suivi de l’interview qu’il a accordé au journaliste américain Charlie Rose pour les chaînes CBS et PBS.

L’intervention de Vladimir Poutine à la tribune de l’ONU

Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé et de réfléchir à l’avenir. En 1945, les pays ont uni leurs efforts pour penser à l’après-guerre, et c’est dans notre pays, à Yalta, que se sont réunis les chefs de la coalition anti-hitlérienne.
Les différends à l’ONU ont toujours existé et le droit de veto a toujours été appliqué par tous les membres du Conseil de Sécurité. C’est normal. Au moment de la création de l’ONU, on ne comptait pas sur l’unanimité, mais sur la recherche de compromis.

Nous savons tous qu’à la fin de la Guerre froide, il n’y a plus eu qu’un centre de domination. Ceux qui se trouvaient au sommet ont pensé qu’il ne fallait plus tenir compte de l’ONU, que l’organisation ne mettait que des bâtons dans les roues. Des rumeurs ont surgi : l’organisation était devenue obsolète et avait rempli sa mission originale.
Mais si l’ONU disparaît, cela peut conduire à l’effondrement de l’architecture mondiale et du droit international. C’est la raison du plus fort et l’égoïsme qui vont primer. Il y aura moins de libertés, plus d’États indépendants, mais des protectorats gérés de l’extérieur. L’État, c’est la liberté de chacun. Dans les affaires internationales, chacun doit être clair et transparent. Nous sommes tous différents, il faut en tenir compte. Personne ne doit adopter un seul modèle de développement reconnu par un seul. Nous devons nous rappeler le passé, l’expérience de l’URSS.
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Bouleversement géopolitique : Obama prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour combattre l’État Islamique

29/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une certaine réticence, Barack Obama a accepté à la tribune des Nations Unies l’idée de travailler avec l’Iran, la Russie – et donc Bachar El-Assad — pour lutter contre Daesh. Le résultat d’un bouleversement des équilibres géostratégiques majeur… et lourd de menaces. Par Charles Dewotine

C’est un revirement qui laisse – une fois de plus — la diplomatie française sur le carreau.
Obama a admis l’idée de travailler avec la Russie et l’Iran et donc avec leur allié Bachar El-Assad, contre l’État Islamique en Syrie. Bien sûr, le président américain a dénoncé le président syrien, traité de « tyran » et accusé de « massacrer des enfants innocents », mais le Département d’État a déjà accepté de revoir « le calendrier de son départ ». En clair, le renversement d’Assad n’est plus à l’ordre du jour… Sauf pour Hollande, ce dont tout le monde se moque.

Obama, en avalant des couleuvres de la taille d’un boa constrictor – collaborer avec la Russie, Grand méchant devant l’éternel et l’Iran, naguère encore sur la liste des États-voyous — répondait ainsi au vœu de Poutine, formulé le jour même, à la même tribune des Nations Unies.
Le président russe plaidait la nécessité de former une vaste coalition anti-djihadiste qui serait « semblable à celle contre Hitler » dans laquelle Russie, Iran, États-Unis, mais aussi pays arabes et le gouvernement légal syrien auraient tous un rôle à jouer. Il a insisté sur le fait que refuser de coopérer avec le gouvernement syrien et son armée dans cette lutte serait « une énorme erreur » et a sévèrement taclé -sans les nommer bien sûr- les USA, leurs alliés et leur politique de «révolutions démocratiques» dont on subit les conséquences :

Sous la forme de vagues de migrants fuyant les régions ravagées par la guerre et cherchant une vie meilleure en Europe.
[…]
Est-ce que vous comprenez ce que vous avez fait ? Personne n’y répondra. Au lieu du triomphe de la démocratie, nous voyons la violence et le désastre social, personne ne pense aux droits de l’Homme et aux droits à la vie.

Au vu des résultats bien minces de l’US Air Force dans la lutte contre l’État islamique… et des preuves du soutien yankee, turc et saoudien – au grand minimum passif ou involontaire — à ce même « Califat » qui s’accumulent, Obama n’avait d’autre choix que de manger son chapeau. Il ne peut en effet laisser la situation pourrir ou lui échapper totalement alors que l’opinion américaine pense à près de 70 % que l’EI est la principale menace pour leur pays et que les élections présidentielles approchent. Même s’il ne sera pas candidat, Obama doigt en tenir compte.

Pourtant, les enjeux de ce spectaculaire rebondissement vont toutefois bien au delà du sort de Daesh ou d’Assad. Il suffit pour s’en convaincre de regarder de plus près les acteurs en scène.
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La France prête à soutenir la levée des sanctions contre la Russie

17/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
La France reprendrait elle une certaine indépendance vis à vis de Washington ? Le ministre des Affaires étrangères semble esquisser un revirement de position sur le dossier russe. Et de déclarer, après un entretien avec ses homologues russe, allemand et ukrainien, que la France soutiendra la levée des sanctions occidentales contre la Russie, si cette dernière applique les accords de Minsk.

Ces accords prévoyaient le cessez-le-feu, le retrait des armes lourdes et la restauration des frontières de l’Ukraine
Après avoir été brièvement respectés, les belligérants ont eu tôt fait de reprendre les hostilités, sans que l’on puisse clairement déterminer à qui la faute incombait. Mais c’est véritablement l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie en mars 2014 qui a poussé les Occidentaux à prendre un train de mesures hostiles à Moscou.

Quel est le but de ces sanctions ?
Officiellement, l’Union européenne et les États Unis essaient de faire plier la Russie en l’encerclant, et ce dans le noble but de faire respecter les droits de l’homme.
Mais l’Europe aura beau se draper des beaux habits de l’humanisme, elle apparaît encore une fois comme la victime consentante de sa docilité vis à vis des Américains.
Pendant que la France refuse de vendre ses Mistrals, les États Unis, qui pourtant s’inquiétaient de la livraison de ces derniers, ont par exemple signé cet été un gigantesque partenariat aéronautique avec la Russie. Plus cocasse encore est la proposition de l’Élysée de revendre lesdits Mistrals à l’Arabie saoudite.

Il y a donc véritablement deux poids/deux mesures
Cette proposition est d’autant plus incompréhensible que l’Arabie saoudite a déjà exécuté plus de 100 personnes cette année, alors que la peine de mort ne s’applique plus en Russie. La première a toutefois l’immense avantage d’être l’alliée historique de Washington dans la région, et bénéficie de l’influence de son protecteur.

La décision de Laurent Fabius est donc courageuse
Le soutien de Paris à la levée des sanctions ne pourra être obtenu qu’à deux conditions : un cessez le feu et la tenue d’élections dans le Donbass. Toute la question est de savoir si, dans le cas où le résultat de ces élections ne plairait pas au ministre, sa promesse tiendrait encore.

Crédit photo : NICO VENDOME55 via Flickr (CC) = Scène de rue dans le Donbass


Les ministres des Affaires étrangères Laurent Fabius France Pavlo Klimkin Ukraine - 2e G Frank-Walter Steinmeier et Serguei Lavrov

Ukraine : une avancée vers la paix ?

15/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Ukraine se dirige t elle vers la fin des hostilités après l’accord de cesser le feu signé le 1er septembre ? Ce n’est pas l’avis de Philippe Migault, ancien journaliste du Figaro et chercheur à l’Iris. Selon lui, il y a, je cite : « Très peu de chances que ce cessez le feu perdure davantage que les précédents ». Fin de citation. Pour l’heure, du moins, il semblerait que cet accord soit globalement respecté.
De leurs côtés, Berlin et Paris ne perdent pas espoir et poursuivent la coopération avec la Russie et l’Ukraine. Le 12 septembre, les ministres des Affaires étrangères des quatre pays se sont retrouvés à Berlin pour préparer la réunion du 2 octobre à Paris. Les grands sujets de tension sont le projet de loi pour accorder plus d’autonomie aux régions de l’est de l’Ukraine et la tenue des élections locales dans cette partie de l’Ukraine.


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Les nationalistes ukrainiens s’opposent à l’autonomie de l’est du pays

02/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Avant hier était adopté en première lecture au parlement ukrainien un projet de loi donnant davantage d’autonomie aux territoires prorusses de l’est du pays.
Tant les partis de droite anti russes ainsi que les partis nationalistes Maïdan et Pravy sektor se sont opposés à ce texte. De violents affrontements ont eu lieu devant le Parlement, un policier a été tué et une centaine d’autres blessés.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, ainsi que le haut représentant de l’Union européenne, Federica Mogherini ont condamné ces actions tout en incriminant les partis nationalistes.
La question de l’autonomie des « Républiques populaires » autoproclamées de Donetsk et de Louhansk est au cœur des accords de paix de Minsk 2. Cette autonomie, synonyme d’abandon de ces territoires aux russophones, est inacceptable pour les nationalistes.

Crédit photo : European Union 2015 via Flickr (CC) = Martin Schultz en visite au parlement ukrainien


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« Swift Response »: L’OTAN multiplie les manœuvres agressives vis-à-vis de la Russie, l’Ukraine jette de l’huile sur le feu

31/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un silence assourdissant, se déroulent en ce moment même les manœuvres de l’OTAN, Swift Response. Des nuées de parachutistes sont sur le pied de guerre en Europe, alors même que l’Ukraine multiplie les provocations vis-à-vis de la Russie.

Du 17 août au 13 septembre en Italie, Allemagne, Bulgarie et Roumanie, se déroule Swift Response « le plus grand exercice OTAN de forces aérotransportées, environ 5000 hommes, depuis la fin de la guerre froide », selon un communiqué officiel. Le terrain de jeu comprend l’Allemagne, la Bulgarie et la Roumanie, avec la participation de troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme la même source, « sous la direction de l’U.S. Army ».

Fait significatif, l’US Army déploie pour cet exercice la 173e Brigade de la 82e Division aérotransportée. Celle-là même qui entraîne depuis avril, en Ukraine, les bataillons de la Garde nationale dominée par les néonazis de Pravyi Sektor (Secteur droit) et qui commence aussi à entraîner aussi les forces armées « régulières » de Kiev.

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Des paras américains et polonais largués à Hohenfels (Allemagne) dans le carde de Swift Response.

Deuxième fait significatif, on sait que l’objectif de Pravyi Sektor est de saboter les accords de Minsk II (et de renverser le gouvernement de Kiev si nécessaire), afin de déclencher une guerre avec la Russie.

Troisième fait significatif, le régime de Kiev prépare, sous pression du Secteur Droit et des USA une offensive visant à encercler la ville de Donestk, dans l’est de l’Ukraine. Ceci ferait non seulement voler en éclats les accords de Minsk II, mais ouvrirait la voie à un affrontement généralisé, incluant le recours à l’arme nucléaire, entre l’Occident et la Russie.
Le plan de guerre de Kiev a été communiqué à la presse le 20 août par le Porte-parole militaire de la République de Donestk, Édouard Bassourine, après qu’il a été transmis par une source travaillant au sein de l’état-major ukrainien.

Les informations que contient ce plan concernant les mouvements à venir de l’armée ukrainienne ont été reçues d’une source dans l’état-major ukrainien, et aussi étrange que cela puisse paraître, il y a encore de vrais officiers qui ne veulent pas se battre contre leur propre peuple.

rapporte l’agence Tass. L’entêtement de Kiev à vouloir s’emparer par un « blitzkrieg » des deux républiques de l’est de l’Ukraine, et ce malgré l’échec lamentable, à deux reprises, d’un plan similaire en août 2014 et janvier 2015, indique que le seul but de l’opération est d’entraîner la Russie dans le conflit et de déclencher un affrontement généralisé avec l’Occident.
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Vu sur Twitter

Le jour où la Russie attaquera vraiment l’Ukraine… 

Si l’armée russe s’immisçait vraiment dans le conflit ukrainien, cela se ferait tout de suite sentir à tous les niveaux opérationnels. Démonstration à l’usage des va-t-en-guerre de l’OTAN et de leurs supporters.

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Crash du vol MH17 en Ukraine : véto russe au tribunal spécial

30/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Craignant une politisation de l’affaire, la Russie a mis son veto à la création d’un tribunal spécial onusien pour juger les responsables du crash du vol MH17

Moscou a opposé son veto au Conseil de Sécurité de l’ONU qui voulait instituer un tribunal spécial pour juger les responsables du crash du vol MH-17 il y a un an, dans l’est de l’Ukraine.
En cause pour l’ambassadeur de Russie auprès des Nations Unies, Vitaly Choukrine, l’objectivité d’une telle cour :

Est-ce que cette enquête peut résister à la propagande massive véhiculée par les médias ? Peut-elle résister à la pression politique évidente alors que les causes du désastre et les coupables ont déjà été désignés ? Certaines de ces accusations ont été lancées par plusieurs dirigeants de pays qui font partie de l’équipe d’enquête.

Le vol MH-17 de la Malaysia Airlines a été abattu, sans doute avec un missile sol-air, alors qu’il survolait l’est de l’Ukraine, le 17 juillet 2014, faisant 298 victimes.
Les Occidentaux accusent les rebelles prorusses d’avoir abattu l’avion avec un missile sol-air Bouk, fourni par la Russie. Cette dernière dément et incrimine pour sa part l’armée ukrainienne, estimant qu’il convient d’attendre les conclusions de l’enquête, prévues pour octobre.
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Les USA orchestrent la politique de Kiev: la preuve dans le texte

Source : Sputnik

L’ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères Leonid Kozhara a publié le 3 juillet sur sa page Facebook un extrait de la lettre du sénateur américain Dick Durbin au premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk, dans laquelle il donne des conseils sur la gestion des ressources humaines au sein du groupe dirigeant en Ukraine.

Cher Monsieur le Premier Ministre Iatseniouk,

Je vous écris afin de vous assurer que le Sénat continue d’avoir confiance en vous et partage vos préoccupations concernant le licenciement imminent du président Piotr Porochenko, l’une des figures clés du gouvernement ukrainien, entièrement dévoué à la promotion de la démocratie dans votre pays. Je suis d’accord qu’il est nécessaire de faire tous les efforts pour garder Alexeï Pavlenko à son poste de ministre de la politique agraire de l’Ukraine. Son licenciement créerait des obstacles supplémentaires à l’expansion de la coopération entre les entreprises agricoles des Etats-Unis et l’Ukraine. Je crois aussi qu’il est crucial de s’assurer que Yuri Nedashkovsky restera président de la société Energoatom (Compagnie nationale de production d’énergie nucléaire d’Ukraine, ndlr).

On peut déduire de la lettre que M. Durbin et M. Iatseniouk ont négocié sur des remaniements au sein du gouvernement ukrainien à différents moments. Le sénateur écrit notamment que ses collègues se sont mis d’accord et partagent entièrement son point de vue selon lequel ni Vladimir Demchishin, le ministre ukrainien de l’énergie, ni Sergueï Kostiuk, directeur de Ukrgazvydobuvannya, une entreprise spécialisée dans l’exploration et la gestion pétrolière et gazière, ne répondent aux exigences de leurs fonctions. Pourtant, pour le moment, il n’existe aucune solution claire s’agissant du ministre de l’Intérieur Arsen Avakov.

« Les voilà, de vrais marionnettistes de la politique ukrainienne moderne », déplore Leonid Kozhara

Crédit photo : Sénateur Dick Durbin via Flickr (CC) = Center for American Progress Action Fund

lettre senateur us a ukraine

Ukraine : les sanctions contre la Russie c’est pour les cons !

24/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Xavier Moreau, russologue et analyste, n’a pas sa langue dans sa poche. Ukraine, Donbass, Russie, Crimée, tensions américano-russes, il décortique tout au lance-flammes dans cet entretien accordé à notre confrère de TV Libertés.


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