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Ukip Affiche Immigration

« Les portes ouvertes à l’immigration, c’est pas du boulot ! »

04/05/2016 – LONDRES (NOVOpress) : Mardi, l’Ukip de Nigel Farage a divulgué sa dernière affiche avant les élections municipales en Angleterre : « Open door immigration isn’t working », soit : « La politique migratoire des portes ouvertes ne fonctionne pas » ou, dans une traduction plus « punchie » : « Les portes ouvertes à l’immigration, c’est pas du boulot ! »

Demain, les électeurs sont appelés à renouveler 124 conseils municipaux, dont celui de Londres, où Sadiq Khan, le candidat travailliste musulman, est donné favori pour succéder au conservateur Boris Johnson. Écossais, Gallois et Irlandais du Nord éliront quant à eux leurs parlements régionaux.

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Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

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Les immigrés ont une place d’importance dans la partie d’échecs entre la France et l’Angleterre

04/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier se tenait le sommet franco-britannique annuel réunissant François Hollande et David Cameron. Bien sûr, la question brûlante de cette rencontre portait sur le Brexit qui risque de bouleverser le visage de l’Union européenne. La veille, Emmanuel Macron avait fait planer une menace en affirmant que si la relation entre l’Angleterre et le reste de l’UE se rompait, « les migrants ne seraient plus retenus à Calais ».
De plus, le ministre de l’Économie a subodoré qu’en cas de Brexit, le Royaume-Uni n’aurait plus un accès complet au marché unique et que Paris pourrait inciter les services financiers à quitter le Royaume-Uni pour la France. Dans une telle situation, les immigrés sont une masse bien utile pour le gouvernement français et le Brexit un bon moyen pour s’en débarrasser.
François Hollande a cependant affirmé que ce n’était pas à la France de faire pression sur les Britanniques pour dicter leurs choix.

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Brexit pour les dupes

22/02/2016 – EUROPE (Présent 8551)

David Cameron était allé à Bruxelles pour participer au Conseil européen, avec mission de défendre les intérêts des Britanniques en secouant la tutelle bruxelloise, il en est revenu en petit télégraphiste de ses pairs pour convaincre ses compatriotes de rester au sein de l’Union européenne en votant oui au référendum. Pour cela, il faut qu’il ait lui-même l’air convaincu. Il a donc essayé, dès son retour, de démontrer qu’il avait gagné sur toute la ligne… ou presque, et la face de l’Union allait en être changée, comme celle des îles britanniques.
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Le Premier ministre a assuré aux sujets de Sa Majesté que l’accord « nous donne le meilleur des deux mondes », le beurre et l’argent du beurre, les avantages de l’UE sans les inconvénients : « Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d’un super État de l’Union européenne, le pays n’adoptera jamais l’euro, nous ne participerons pas aux parties de l’Union qui ne fonctionnent pas. » Il peut donc faire campagne pour le oui, ses revendications ont été satisfaites. Mais cela, c’est un discours à usage interne…

Tout est changé, dit-il. Rien n’est changé, répondent ses homologues. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a certes déclaré que l’accord « renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Pas glamour, mais sans concession sur les valeurs fondamentales de l’Europe ».
Et sans « dérogation aux règles » européennes, s’est empressé d’ajouter François Hollande, qui a précisé : « Il n’y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important. » Est-ce donc l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein ? Non, il s’agit d’un marché de dupes : en échange d’un engagement ferme du Premier ministre britannique de soutenir le oui, il n’a reçu que des promesses conditionnelles, à l’accomplissement lointain ou hypothétique.

Parmi ses revendications, il y avait l’abrogation, ou au moins la réduction, du versement des allocations familiales pour les travailleurs européens dont les enfants sont restés au pays. Accordé ! Mais l’adoption définitive dépend du vote du Parlement européen qui n’interviendra qu’après le référendum du 23 juin ! Quant au veto des parlements nationaux sur les projets européens, il se traduit par ceci : quand 16 de ces 28 parlements nationaux s’accorderont pour contester un texte de la Commission contraire au principe de subsidiarité, à ce moment-là, figurez-vous que l’accord prévoit de déclencher… « une discussion approfondie » (sic) au Conseil.
C’est tout !

David Cameron demandait d’échapper à l’engagement vers une « Union toujours plus étroite », l’un des piliers de la construction européenne. Il a obtenu cette exemption. Laquelle sera effective quand elle sera intégrée au traité européen lors d’une prochaine révision à une date inconnue… si révision il y a. Ce qui signifie que la Grande-Bretagne est toujours soumise à cette clause. David Cameron voulait un délai de quatre ans pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni avant de bénéficier des aides sociales, il n’a obtenu qu’une limitation de ces aides.

Il est douteux qu’avec un tel bilan, Cameron convainque ses concitoyens de dire oui à cette Europe-là, alors que le non a le vent en poupe. Le Brexit est pour bientôt.

Guy Rouvrais

La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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Le FN annonce la création d’un groupe au Parlement européen

16/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Tout vient à point… c’est ce que se disent les députés FN au parlement européen, qui ont enfin pu créer un groupe parlementaire avec leurs homologues patriote de 7 nationalités différentes.

Marine Le Pen a annoncé hier soir par voie de communiqué que le Front National allait enfin pouvoir créer un groupe au Parlement européen intitulé «Europe des Nations et des Libertés». Après avoir assuré, en 2014, que l’arrivée massive au Parlement d’eurodéputés frontistes entraînerait la création d’un groupe, le projet avait été repoussé. En effet, pour constituer un groupe, il faut pouvoir réunir au moins 25 eurodéputés de 7 nationalités différentes. Les eurodéputés du Front National et leurs alliés traditionnels du PVV néerlandais, du FPÖ autrichien, du Vlaams Belang flamand et de la Ligue du Nord italienne, leur permettaient de réunir 37 députés, un nombre non négligeable. Néanmoins, cette coalition ne dépassait pas 5 nationalités et ne permettait donc pas de créer un groupe. Après de nombreuses tractations, Marine Le Pen devrait annoncer aujourd’hui lors d’une conférence de presse la création du groupe « Europe des Nations et des Libertés ».

Sait on qui va les rejoindre dans ce groupe ?
La rumeur à Bruxelles hier soir annonçait que le groupe serait complété par deux eurodéputés du KNP polonais et une eurodéputée récemment exclue de l’UKIP britannique. Ces mêmes informations parlaient également de l’absence notable de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Gollnisch au sein de ce groupe. Si ces informations se révèlent exactes et se trouvent confirmées par la conférence de presse qui aura lieu dans la matinée, le Front National se retrouvera meneur d’un groupe important de patriotes européens.

La création d’un groupe ouvrirait de nouveaux horizons aux patriotes européens
Ce groupe permettra à ses membres et à leur agenda politique d’avoir une plus grande visibilité, il leur ouvrira aussi les portes des présidences des commissions ou des sous commissions et leur donnera accès à des subventions dont le montant pourrait s’élever jusqu’à 30 millions d’euros sur cinq ans. Forts de ce nouvel outil de travail, le Front National et ses alliés européens pourraient enfin commencer à réellement influencer les politiques européennes et porter la voix des patriotes européens face aux folies bruxelloises.

Crédit photo : Claude TRUONG-NGOC via WikiMedias (CC) = Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch au Parlement européen de Strasbourg le 10 décembre 2013


Législatives : au Royaume-Uni, le vote communautaire devient crucial

07/05/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Aujourd’hui, les Britanniques sont appelés aux urnes pour élire leurs 650 députés dans ce que le Financial Times appelle les élections « Les plus imprévisibles de notre temps ». La coalition menée par le Premier ministre conservateur David Cameron et son vice Premier ministre libéral démocrate Nick Clegg, au pouvoir depuis 2010, risque de reculer fortement. Selon les derniers sondages, aucun parti n’obtiendra une majorité. Les conservateurs et les travaillistes sont au coude à coude ; les autres formations devraient se partager le reste des voix et notamment l’UKIP (Le Parti pour l’indépendance du Royaume Uni) désormais installé comme la troisième force politique du pays.

La place du Royaume Uni dans l’Union européenne est le grand sujet qui divise le pays. David Cameron a promis d’organiser un référendum d’ici 2017 pour déterminer si le pays doit quitter l’Union européenne. Parmi les autres thèmes, on note la modeste reprise économique, les inégalités sociales, l’immigration, le mauvais état des services de santé, l’avenir du programme nucléaire Trident basé à Glasgow et la lutte contre le terrorisme.
Mais le Royaume-Uni, fervent défenseur du modèle communautariste, va peut-être pour la première fois ressentir le véritable poids politique de ces communautés. En effet, une étude a été faite sur la sociologie de l’électorat des différentes circonscriptions. Pour 159 des 632 sièges, le nombre de musulmans dans la circonscription est supérieur à la marge de victoire de 2010, et ce constat se vérifie pour presque la moitié des 193 sièges marginaux. De même, l’étude a révélé que dans 51 circonscriptions, le nombre d’hindous dépassait le nombre de votes obtenus par la majorité gagnante il y a cinq ans. Selon la Henry Jackson Society qui a mené l’enquête, les religions minoritaires du Royaume-Uni pourraient jouer un rôle majeur lors du scrutin de ce jeudi, où l’électorat musulman pourrait faire la différence dans environ 25 % des circonscriptions.

Crédit photo : Jaume CP BCN via Flickr (CC)

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Paddington contre UKIP et Pegida : marmelade antiraciste - Par Flavien Blanchon

Paddington contre UKIP et Pegida : marmelade antiraciste – Par Flavien Blanchon

Pendant les vacances, j’ai emmené trois petits garçons (8, 10 et 12 ans) voir Paddington : le film les a amusés et, à en juger par les rires à travers la salle, il marche bien avec ce public. De mon côté, j’ai trouvé qu’il se laissait voir mais qu’il était à tous égards beaucoup plus lourd que le livre. La scène de la baignoire est exemplaire : le film aligne les toilet jokes là où, dans l’original, Paddington dessinait une carte d’Amérique du Sud avec la crème à raser de M. Brown.

Un ours appelé Paddington, le premier volume de la série, parut en octobre 1958, juste après les émeutes raciales de Notting Hill, et il peut certainement être lu comme une fable sur l’immigration. Mais le propos reste ambigu. Paddington n’est pas présenté comme « immigré clandestin » mais comme « passager clandestin » (stowaway), ce qui a de tout autres connotations. Il vient « du fin fond du Pérou » (from darkest Peru), clin d’œil aux récits d’aventures victoriens sur « le fin fond de l’Afrique » (darkest Africa) et ses sauvages à civiliser. Aussi les Trissotins bien-pensants – sociologues, sémiologues et autres politologues – qui se sont penchés sur le livre ne s’accordent-ils pas dans leurs jugements. Les uns vantent « un programme antiraciste, quoique indirect », puisque Paddington apparaît comme un immigré modèle. D’autres dénoncent une représentation « post-coloniale », dans laquelle le bon immigré doit abandonner sa culture d’origine pour s’assimiler à la société d’accueil. Le petit ours arrive en parlant déjà l’anglais et il reçoit immédiatement un nouveau nom. Les Brown l’adoptent, mais au titre de la charité individuelle, pas du devoir d’accueil ou de la reconnaissance des « droits des migrants » (1).

Ces dernières années, il est vrai, Paddington a été récupéré par les militants immigrationnistes. L’image de l’ours avec la légende « La migration n’est pas un crime » est devenue un classique outre-Manche dans les manifestations contre les expulsions de clandestins. L’auteur de la série, Michael Bond, a lui-même donné dans la pleurnicherie politiquement correcte en écrivant, en décembre 2009, une lettre au nom de Paddington en faveur des « enfants venus de pays étrangers et placés en centres de détention ». Michael Bond va sur ses quatre-vingt-dix ans, est multimillionnaire grâce à son personnage, et a évidemment tout intérêt à flatter la pensée dominante.

Loin de la subtilité du livre, le film est aussi caricatural que les affiches de rassemblements antiracistes.

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Immigration et islamisation : quand l’Allemagne se réveille [Minute n°2699]

Immigration et islamisation : quand l’Allemagne se réveille [Minute n°2699]

03/01/2015 – BERLIN (via Minute)
A Dresde, chaque lundi, des milliers de manifestants se rassemblent sous la bannière de « Pegida », mouvement populaire et citoyen s’élevant contre l’islamisation de l’Allemagne et de l’Occident. Ils sont chaque semaine plus nombreux, et dans la sage et austère Allemagne d’Angela Merkel, le phénomène échappe totalement aux politiques et aux grilles de lecture habituelles.


Ils étaient 1.700 à Dresde le lundi 10 novembre, 3.500 le 17 novembre, 5.500 le 24 novembre, 7.500 le 1er décembre, puis 10.000 le 8, et même 15.000 le 15 décembre! Lancées au début du mois d’octobre, les manifestations du mouvement Pegida, acronyme en allemand pour Patriotische Europäer gegen die Islamisierung des Abendlandes (« Européens patriotes contre l’islamisation de l’Occident ») connaissent un essor incroyable. Si c’est à Dresde qu’ont lieu les rassemblements les plus importants, d’autres ont aussi été organisés à Cologne, Düsseldorf, Rostock, Munich, en réunissant à chaque fois de plusieurs centaines à plusieurs milliers de participants.

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, Pegida organise, à travers toute l’Allemagne, des « Manifestations du lundi », référence explicite et assumée aux mobilisations ayant précédé la chute de la RDA. Le mimétisme s’accompagne aussi de la reprise du slogan « Wir sind das Volk » (« Nous sommes le peuple ») utilisé par les manifestants de 1989. Interrogé par « Bild », le plus important quotidien allemand, le leader de Pegida à Dresde, Lutz Bachmann, 41 ans, explique que le slogan a été lancé de manière spontanée par les participants. Andreas Zick, professeur et chercheur à l’université de Bielefeld, y voit lui une filiation avec les revendications « völkisch » (le terme est difficilement traduisible: au-delà de « populaire », il recouvre une dimension presque sacrée mais aussi ethnique) de la Révolution conservatrice allemande du début du XXème siècle.

Vingt-cinq ans après la chute du Mur de Berlin, Pegida organise, à travers toute l’Allemagne, des « Manifestations du lundi », référence explicite et assumée aux mobilisations ayant précédé la chute de la RDA.

Islamistes et nazis à la poubelle !

Mais qui sont ces milliers d’Allemands qui se mobilisent chaque lundi? Dans « Les Inrocks », Patrick Moreau, politologue spécialiste des mouvements extrémistes dans le monde germanique, livre son point de vue: « Il n’y a pas qu’un seul mouvement, il existe de nombreuses formes de mouvements, et Pegida en est une […] Des actions sont apparues un peu partout. Elles ne sont pas coordonnées entre elles. »

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[Tribune] Omnibus pour carriéristes ? Les partis populistes face à leurs ralliés

[Tribune] Omnibus pour carriéristes ? Les partis populistes face à leurs ralliés

31/12/2014 – LONDRES (NOVOpress)
Tout parti anti-système dont le succès est tant soit peu durable attire des transfuges des partis du système : c’est une loi politique qui se vérifie un peu partout en Europe. On voit bien ce qu’il y a là de séduisant pour les partis concernés – appelons-les génériquement, d’un terme commode, populistes. Ces ralliements, qui font boule de neige, entretiennent le sens d’une dynamique, d’une force émergente autour de laquelle se restructure le débat politique. Ils rendent plausibles des succès électoraux voire une arrivée au pouvoir, exclue, il y a peu encore, de l’ordre des possibles. En ce sens, plus les transfuges passent pour être des carriéristes vénaux, plus leur arrivée constitue un signe fort : ces gens-là n’auraient pas changé de bateau s’ils n’avaient senti de quel côté venait le vent.

Les partis populistes, en outre, souffrent par définition d’un certain amateurisme : ils manquent de cadres, n’ont jamais exercé de responsabilités, ne connaissent pas les rouages et les ficelles. Ils sont innocents, au bon et au mauvais sens du terme. Les ralliés leur offrent des compétences : ils ont les mains sales, sans doute, mais ils ont des mains. Les partis populistes, enfin, sont communément diabolisés, taxés d’extrémisme, de racisme, de fascisme. Ils savent d’expérience que tout candidat qu’ils présentent aux élections sera épié sans trêve par les délateurs, que rien ne lui sera pardonné. Les transfuges du système sont des gens respectables, costumés et cravatés, qui ne risquent pas de dévoiler à l’improviste des tatouages adolescents. On comprend que les partis populistes les exhibent volontiers comme autant de prises de guerre.

« Comme en discothèque, sélection à l’entrée »

L’opération n’est pourtant pas sans danger. On en a beaucoup parlé en Italie, juste avant Noël, à propos de la nouvelle étiquette, « Nous avec Salvini », que la Ligue du Nord vient de lancer pour s’étendre à l’Italie du centre et du sud, bien au-delà de son implantation historique. Un certain nombre de chevaux de retour de la politique italienne frappent déjà à la porte. L’ancien dirigeant de la Lega, Umberto Bossi, a approuvé le projet mais a mis en garde son jeune successeur contre le « risque d’infiltration ». Matteo Salvini en est bien conscient. Présentant le nouveau mouvement à la Chambre des députés, le 19 décembre, il a souligné que celui-ci ne serait pas « un tramway sur lequel monter pour sauver son fauteuil. Nous disons non aux “recyclés”, nous voulons des énergies nouvelles. Les expériences politiques seront évaluées individuellement, mais il n’y aura pas de risque d’infiltration et d’assaut à la diligence. Et de toute façon, pour nous, l’honnêteté et le casier judiciaire restent les conditions pour adhérer ».

Salvini a enfoncé le clou deux jours plus tard, lors de ses vœux de Noël aux militants ligueurs à Milan : « Pour ceux qui n’ont pas de passé politique, les portes sont grandes ouvertes, pour ceux en revanche qui ont un passé, nous ferons comme en discothèque, la sélection à l’entrée ».

Premier cas : le souverainiste anti-identitaire

Qu’une sélection soit bien nécessaire, on en trouve confirmation dans l’expérience du United Kingdom Independence Party (UKIP) et plus précisément dans deux cas récents. Ils sont très différents – l’un a été jusqu’à présent un triomphe médiatique et électoral, l’autre un complet fiasco –, mais ils illustrent l’un et l’autre ce qu’on pourrait appeler le revers du ralliement.

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Nigel Farage dégaine l’arme musicale face à l’immigrophilie

Nigel Farage dégaine l’arme musicale face à l’immigrophilie

22/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
« Nos dirigeants ont commis le pêché cardinal : ouvrir les frontières et laisser tout le monde rentrer ». C’est une complainte qu’on pourrait entendre dans la bouche de nombreux Européens. Nigel Farage, lui, l’a mise en chanson. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas peu fier de sa trouvaille.

Le président de l’Ukip, Parti britannique prônant la sortie de l’Union européenne, a en effet lancé fin septembre une chanson de calypso en passe de devenir l’hymne officiel de son parti. Sur un air entraînant mâtiné d’un fort accent caribéen pastiché, la chanson enchaîne les critiques à l’encontre du gouvernement en place, accusé de pusillanimité face à l’Union européenne et de laxisme face à la déferlante migratoire et promet la prochaine victoire électorale de Farage.

Pour contribuer au succès populaire de la chanson, vous pouvez écouter gratuitement Ukip Calpyso sur Internet ou l’acheter.

 

Parlement européen : quand les eurosceptiques jouent les trouble-fête (Présent 8138)

Parlement européen : quand les eurosceptiques jouent les trouble-fête (Présent 8138)

03/07/2014 – BRUXELLES (NOVOpress)
Une chose est sûre : comme l’a déclaré Marine Le Pen, « la vie ne sera pas un long fleuve tranquille pour les eurobéats » du nouveau Parlement européen.

Alors que ce nouveau Parlement européen a réélu sans surprise (mais sans faire le plein des voix : 409 sur les 612 suffrages exprimés) mardi son président sortant pour deux ans et demi, le social-démocrate Martin Schulz, les forces anti-européennes, arrivées en force dans le nouveau Parlement avec 100 élus contre seulement une poignée dans le sortant, ont exprimé dès ce mardi leur rejet de « leur » Europe.

Une du n° 8138 de "Présent"

Une du n° 8138 de « Présent »

Dès l’ouverture de la première session, elles ont tourné le dos au moment où l’hymne européen (la 9ème symphonie de Beethoven) a résonné dans l’hémicycle. « Nous ne reconnaissons pas et ne respectons par le drapeau ou l’hymne européen, qui sont deux symboles de notre servitude dans une UE que le peuple britannique rejette », a alors déclaré le député Paul Nuttell.

De quoi ulcérer l’eurodéputée libérale française Sylvie Goulard qui, qualifiant les eurosceptiques d’« individus sans vergogne », a estimé sur Twitter que « rejeter la fraternité ne fera pas avancer les choses ».

Rebelote dans l’ulcération et les mots doux mercredi lors du premier débat entre pro-européens et eurosceptiques, qui entendent bien jouer les trouble-fête.

Une procédure qui passe mal

Mercredi, donc, les europhobes et les eurosceptiques, grain de sable et poil à gratter du nouveau Parlement, ont critiqué la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission (l’exécutif européen). Plus que l’homme, ils ont dénoncé la procédure.

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Royaume-Uni/élections européennes : l'UKIP en tête des sondages, la presse se déchaîne

Royaume-Uni/élections européennes : l’UKIP en tête des sondages, la presse se déchaîne

04/05/2014 – LONDRES (NOVOpress) – Les médias britanniques se déchaînent contre l’UK Independant Party – UKIP – depuis que les sondages le donnent vainqueur des élections européennes à 38%. L’UKIP, un parti qui se veut contre Bruxelles, contre l’immigration, contre le politiquement correct, contre l’élite, est la cible d’attaques sans précédent de la presse d’Outre-Manche depuis que son futur succès aux prochaines élections européennes semble acquis. Son leader, Nigel Farage, fait partie des opposants les plus acharnés à l’intégration européenne et a prend régulièrement pour cible Hermann van Rompuy, président du Conseil européen, que ce soit pour sa politique ou son charisme

Depuis sa récente création, le parti de Nigel Farage avait subi le mépris ou les insultes de nombreux responsables officiels, comme Kenneth Clarke, ministre sans portefeuille du gouvernement de David Cameron, qui parlait d’eux comme d’une collection de clowns, ou au pire de cinglés (fruitcakes). Mais depuis une semaine les grands groupes de médias britanniques, tous très favorables à l’Union européenne, récurent littéralement Facebook et Twitter à la recherche d’informations qui pourraient discréditer les membres et donateurs de l’UKIP.

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Nigel Farage (UKIP) favorable à l'accueil des réfugiés syriens dans leur partie du monde plutôt qu'en Europe

Nigel Farage (UKIP) favorable à l’accueil des réfugiés syriens dans leur partie du monde plutôt qu’en Europe

09/09/2013 – 08h00
LONDRES (
NOVOpress via Lionel Baland) – Le dirigeant de l’UKIP, Nigel Farage (photo), qui est opposé à une attaque contre  la Syrie, est favorable au fait que le Royaume-Uni envoie une somme d’argent, qui correspond à une partie des coûts d’une intervention militaire, aux pays voisins de la Syrie qui accueillent les réfugiés syriens. [L’UKIP est le troisième parti en nombre de voix (23%) lors des dernières élections au Royaume-Uni en 2013, juste derrière les Tories (25%) et le Labour (29%).]

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Ecosse : le SNP fait-il fausse route ?

Ecosse : le SNP fait-il fausse route ?

Alex Salmond, Premier ministre écossais (SNP) et Nicola Sturgeon, leader de la campagne YesScotland. Crédit photo : DR

15/03/2013 – 08h00
Édimbourg (NOVOpress Breizh) – C
ertains observateurs commencent à s’inquiéter du tour pris par la campagne du SNP en faveur du « oui » au référendum de 2014 sur l’indépendance écossaise. Deux faux-pas récents révèlent un parti paralysé par la crainte de déplaire et sans réaction devant les progrès fulgurants de l’UKIP.

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