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La folle semaine euro-turque, par Jean-Gilles Malliarakis

Strasbourg TurcsIl faut hélas revenir, d’abord, sur la décision française d’autoriser l’organisation, à Metz le 12 mars, d’une importante réunion politique communautariste où le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu est venu exhorter ses compatriotes résidant en France et dans les pays frontaliers de voter “evet” (oui) à la transformation autoritaire de la Constitution.

Examinons d’abord cette décision du point de vue de la politique intérieure française.

En elle-même, cette affaire révèle l’attitude capitularde de la gauche parisienne devant un électorat qu’elle entend rallier à tout prix. Ceci résulte de la stratégie imposée depuis plusieurs années par Terra Nova. Ce prétendu laboratoire d’idées progressistes remonte à 2008. Il se coule sur le modèle du Parti Démocrate des États-Unis, que la loi autorise désormais à financer les partis de l’Internationale socialiste.

Son propos, désormais bien connu et bien repérable, consiste à substituer aux anciens électorats ouvriers, qui constituaient historiquement le socle des partis socialistes, sociaux démocrates et communistes, les masses fédérées des minorités, toujours présentées comme opprimées.

On réfute officiellement avec horreur la dénonciation du remplacement de peuple, thèse d’un Renaud Camus stigmatisée pour raciste. Mais les disciples de la gauche caviar la pratiquent allègrement. Le peuple de gauche, pour eux, ne se recrute plus chez les travailleurs, mais chez les étrangers, tous les étrangers. L’Arlette Laguillier de demain devrait ainsi ouvrir ses discours non plus par son célèbre “travailleurs, travailleuses” mais par un “étrangers, étrangères”.

Or, parmi ceux-ci un certain nombre ne se sentent aucune vocation à rejoindre les rangs de la gauche. Les partisans d’Erdogan en Europe en donnent sans doute le plus éclatant exemple.

Militant pour une renforcement des pouvoirs constitutionnels de leur président, ils se recrutent dans deux partis : d’une part, l’AKP créé par Erdogan lui-même sur la base d’un retour méthodique de la Turquie à l’islam, et à la tradition ottomane, et d’une répression plus intransigeante vis-à-vis des revendications kurdes, tout en mettent en œuvre une économie d’apparence plus libérale ; et d’autre part le MHP, parti des Loups gris nationalistes, dont le fondateur Alparslan Türkes (1) considérait : « Le corps de notre politique est le nationalisme turc, et son âme est l’Islam. » (2)

L’objet de la campagne référendaire aurait de quoi faire réfléchir même un François Hollande, même un Ayrault qui parle “d’apaisement” et qui fait mine de considérer que rien ne justifierait l’interdiction de meetings où des ministres turcs viennent enflammer la diaspora et intimider au sein de celle-ci les représentants de l’opposition politique ou des minorités ethniques (notamment kurdes) et religieuses (notamment alévies). Toutes sont d’ores et déjà opprimées par le régime turc, caricature du jacobinisme français, et il est à craindre qu’elles le soient encore plus si le projet gouvernemental est adopté.

[…] Enfin, on doit regarder cette affaire du point de vue européen. Étant de ceux qui ont toujours mis en garde contre la candidature d’Ankara (3), je ne puis que me féliciter de voir que des gens qui, jusque-là semblaient indifférents à l’idée qu’un pays extra-européen puisse entrer dans ce qui s’appelle l’Union européenne aient largement pris conscience du danger.

Il est faux en effet de présenter cette affaire comme l’ont fait les médias hexagonaux lesquels n’ont guère mis l’accent que sur le contentieux avec les Pays-Bas. Ce faisant ils ont préemptés le résultat des élections néerlandaises du 15 mars : patatras les sondages se sont encore trompés. Ce n’est pas le parti de Wilders qui l’a emporté, mais le parti libéral. Or, l’affaire de la campagne intrusive du gouvernement turc en Europe avait entraîné la réaction de plusieurs pays : Hollande, certes, mais aussi Autriche, Suisse, Danemark et surtout en Allemagne où l’immigration turque est la plus forte.

Depuis plusieurs semaines cette question faisait la Une des sites internet des plus sérieux parmi les journaux d’outre-Rhin. Les responsables politiques allemands se sont tous prononcés, s’indignant des provocations. Et, une fois de plus, la presse parisienne ne s’en préoccupait pas. Il lui était beaucoup plus agréable de mettre en cause la xénophobie néerlandaise et de laisser entendre qu’il s’agit seulement d’une retombée du Brexit, dont se réclame Wilders.

On est rarement déçu avec le mégalomane d’Ankara Recep Tayyip Erdogan. Ses injures déplacées en direction des Allemands et des Hollandais restent dans la droite ligne d’un discours récurrent plein de mépris et de rancœur envers les Européens. On ne doit donc plus accepter qu’en réponse, nos pays ne se situent pas sur une même ligne, celle de la fermeté.

En choisissant, quand les autres Européens font face, de singulariser en s’aplatissant, pour des raisons électorales internes, et de surcroît illusoires, Hollande et les socialistes ont délibérément choisi d’affaiblir et de discréditer la France.

Jean-Gilles Malliarakis

(1) Ce nom, trop beau pour être vrai s’agissant d’un nationaliste turc (un peu comme si un nationaliste français s’appelait Clovis Lefranc), est un pseudonyme. La véritable identité du personnage reste mystérieuse.
(2) L’un des exploits des Loups gris peut être visionné avec les images de la mise à sac et du massacre de Sivas du 2 juillet 1993 à Sivas, une ville du centre de la Turquie. Il a entraîné la mort de 37 personnes, dont 33 intellectuels alévis.
(3) cf. mon livre La Question turque et l’Europe.

Extrait d’un article paru sur le site de L’Insolent
(les vidéos ont été ajoutées par nos soins)

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Imagine-t-on de Gaulle se coucher devant Erdogan? Ayrault et Hollande déshonorent la France

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Erdogan Turcs Strasbourg

Levée de boucliers contre le Turc Erdogan qui veut faire campagne en Europe

09/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 16 avril prochain, les Turcs sont appelés aux urnes pour plébisciter leur président Erdogan. Le référendum porte sur une réforme constitutionnelle visant à présidentialiser davantage la République turque, notamment en supprimant le poste de Premier ministre.

Au-delà des polémiques sur le caractère autoritaire du régime turc, ce sont les manifestations prévues en Europe qui inquiètent. Dans les pays à forte immigration turque, les partisans de l’AKP, le parti islamiste dit modéré au pouvoir, entendent organiser des rassemblements en faveur du « oui » au référendum. Des hommes politiques turcs sont même conviés : le ministre des Affaires étrangères turc prévoyait ainsi de se rendre aux Pays‑Bas ce samedi.

Mais cette propagande électorale turque n’est pas du goût des dirigeants européens. En Allemagne, en Autriche, aux Pays‑Bas, les gouvernements s’opposent à ces rassemblements et à l’invitation d’officiels turcs. Ils craignent les débordements, notamment avec les opposants à Erdogan. Ils ne veulent pas non plus faciliter le plébiscite de ce dernier.

La pression des partis populistes est aussi pour quelque chose dans ces décisions, qui émanent de gouvernements « politiquement corrects ». Le PVV (le Parti de la liberté néerlandais), le FPÖ autrichien, l’AFD allemande réclament une position de fermeté face à la Turquie. Ces rassemblements électoraux pourraient en effet accroître l’emprise du régime turc sur les immigrés turcs, concourant à faire de ces derniers, une cinquième colonne de l’Etat turc. En période électorale ou pré-électorale, les dirigeants européens préfèrent prendre les devants.

Vidéo non censurée de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie en Turquie

20/12/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
L’ambassadeur russe en Turquie, Andreï Karlov, a été tué par balle, lundi 19 décembre, lors d’une attaque armée à Ankara. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, a évoqué un « acte terroriste ».

Voici la vidéo non censurée de cet assassinat. Attention, ces images sont choquantes.



La Turquie veut laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour, selon le renseignement grec

Les services du renseignement grec affirment avoir mis au jour un plan du gouvernement de la Turquie visant à laisser 3.000 migrants quitter ses côtes chaque jour en direction de la Grèce. La teneur du plan a été exposée dans le journal grec Protothema, selon la source américaine Breitbart.

Selon les services grecs, les passeurs ont amassé des milliers de petits bateaux à moteur et de canaux pneumatiques le long de la côte occidentale de la Turquie, pour une opération qui serait prête à démarrer en l’espace de quelques semaines, et qui aurait, selon leurs analyses, le soutien du président Recep Tayyip Erdogan.

Info ou intox? Le fait est que l’information a été rendue publique à quelques jours seulement des vives menaces adressées la semaine dernière par le président de la Turquie à l’Union européenne, qui fait mine actuellement de vouloir mettre fin aux négociations pour l’entrée de ce pays dans « l’Europe ». Des menaces largement rapportées par la presse française, au lendemain du vote du Parlement européen réclamant le gel des pourparlers en raison à la dérive « autocratique » d’Erdogan, jeudi.

Le renseignement grec accuse la Turquie

Celui-ci a déclaré de manière fort peu diplomatique, vendredi dernier lors d’un discours public à Istanbul : « Lorsque 50.000 migrants se sont amassés au poste-frontière [turco-bulgare] vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander : “Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières ?” Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront. Mettez-vous ça dans la tête ! », rapportait ainsi Le Figaro. Celui-ci notait en passant que la pression turque est de taille et que la plupart des pays membres de l’UE s’y soumettraient face au risque réel que représentent les 3 millions de migrants massés en Turquie. Il ne donnait par contre aucune raison permettant d’expliquer pourquoi la Turquie parvient à les empêcher de franchir la frontière quand la Bulgarie en serait incapable…

La mise en place de toute une logistique permettant la traversée de milliers de nouveaux migrants vers la Grèce vient en tout cas ponctuer la menace de manière opportune du point de vue turc. Les responsables militaires grecs sont très inquiets.

Selon l’analyste grec Athanassios Drougas, interrogé par The Times de Londres, les chefs d’état-major « ont peur, et ils ont déclaré aux leaders politiques que si la Turquie ouvre les vannes une nouvelle fois, la Grèce, dans son état actuel de détresse financière et sociale, ne sera pas en mesure de résorber le choc ». « Ce sera la guerre, ou à tout le moins, cela causera autant de dégâts qu’une guerre », a-t-il averti.

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Turquie : Erdogan menace d’ouvrir les frontières aux migrants vers l’Europe

25/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé aujourd’hui d’ouvrir les frontières pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe, au lendemain d’un vote du Parlement européen demandant le gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.

Le président turc a notamment déclaré :

Lorsque 50’000 migrants se sont amassés au poste-frontière de Kapikule (à la frontière turco-bulgare), vous avez crié à l’aide. Vous avez commencé à vous demander: ‘Que ferons-nous si la Turquie ouvre ses frontières?
Ecoutez-moi bien. Si vous allez plus loin, ces frontières s’ouvriront, mettez-vous ça dans la tête !

La Turquie compterait actuellement sur son sol près de 2,7 millions de réfugiés syriens.


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Promesse de vie de couple harmonieuse en Turquie… ou presque

23/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Devant la pression de la rue et les manifestations indignées de milliers de femmes turques, le gouvernement vient de retirer ce mardi le texte présenté par l’AKP (le parti au pouvoir) et approuvé en première lecture par le Parlement jeudi dernier. Il prévoyait la possibilité, dans certains cas, « d’annuler la condamnation d’une personne pour agression sexuelle sur mineur(e) si elle consentait à épouser sa victime ».

Toutefois, il ne s’agit pas d’un abandon du texte mais seulement d’un « report », le temps pour les moustachus de peaufiner leur manœuvre visant à régulariser les quelque 3 000 mariages forcés avec des mineures qui continuent de se pratiquer chaque année dans les campagnes.

Il faut dire – une fois n’est pas coutume – que la fille cadette du président elle‑même s’élevait contre ce texte qui prétendait régulariser ainsi les « agressions sexuelles sans contrainte » (sic). Ledit texte sera donc « réexaminé en commission », le temps sans doute de définir ce qu’est une agression sans contrainte…

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Clash au Parlement des Pays-Bas : « Retournez en Turquie ! »

18/11/2016 – PAYS-BAS (NOVOpress) : « Si vous aimez tant votre pays, retournez y vivre, retournez en Turquie ! » : tels sont les aimables propos que Louis Bontes a lancé à Selçuk Öztürk dans l’enceinte du Parlement néerlandais, où ils siègent tous deux comme députés, ce qui est bien leur point commun !

Selçuk Öztürk, un musulman né en Turquie en 1972, est un ancien du PvdA, le Parti travailliste, qu’il a quitté pour fonder sa propre formation avec un autre élu également né en Turquie et tout aussi musulman, Tunahan Kuzu.

Louis Bontes est député lui aussi mais il n’est ni turc ni musulman. Elu sous l’étiquette du Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders, dont il s’est éloigné depuis tout en continuant à défendre les mêmes convictions, il est même farouchement hostile à l’islamisation de son pays.

Alors quand Selçuk Öztürk a commencé à prôner la suppression de l’armée des Pays-Bas, le sang de Louis Bontes n’a fait qu’un tour. Et il est allé lui parler du pays…

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Le Turc Erdogan menace l’Europe de chaos migratoire avant Noël

05/11/2016 – TURQUIE (NOVOpress) : Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace d’ouvrir les vannes migratoires vers l’Europe si les 80 millions de Turcs n’obtiennent pas le droit de circuler librement à travers toute l’Union européenne ! Il a même fixé un ultimatum : avant Noël ! « Notre patience approche de ses limites, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu. Nous n’allons pas attendre jusqu’à la fin de l’année. »

Aux termes de l’accord conclu au printemps 2016 avec l’Union européenne, il avait été prévu que la Turquie contrôle – enfin ! – ses frontières et reprenne les migrants ayant réussi à passer vers l’UE, moyennant 6 milliards d’euros ! Moyennant aussi la suppression des visas pour les Turcs désirant se rendre en Europe, mais sous réserve que la Turquie remplisse un certain nombre de critères démocratique – on ne voit d’ailleurs pas le rapport –, ce qui n’est évidemment – et heureusement – pas le cas avec le renforcement de la répression dans toutes les strates de la société turque.

Depuis cet accord, le nombre de migrants arrivant en Grèce a chuté de façon spectaculaire, avec 2 970 migrants ayant traversé la mer Égée en octobre contre 211 663 au cours du même mois de l’année dernière. Un geste d’Erdogan et la digue s’ouvrira… Et Joyeux Noël les infidèles !

Araméens

Le chant des derniers Araméens

27/04/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans le sud-est de la Turquie, aux frontières de la Syrie et de l’Irak, subsistent encore les derniers monastères du pays. Cette communauté de chrétiens d’Orient parle toujours l’araméen, la langue de Jésus. Dans les années 1980, les chrétiens sont partis suite aux violences entre les Kurdes du PKK et l’armée turque. Avec le calme revenu au début des années 2000, plusieurs familles établies dans des pays européens – dont la Suisse et la Suède – ont décidé de revenir sur la terre de leurs origines.

Sébastien de Courtois est allé à leur rencontre et en a ramené ce très beau reportage, Le Chant des derniers Araméens, diffusé par la Radio Télévision Suisse (RTS). A voir absolument ici.

Turquie : Bruxelles cède

Le 19 avril, le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déclaré qu’Ankara cesserait de remplir ses obligations envers l’Union européenne concernant les « migrants » si cette dernière n’exemptait pas les Turcs de visas pour pénétrer librement dans l’espace européen. Dès le lendemain, la commission Junker a cédé et a programmé pour le 4 mai la mise en œuvre de cette disposition. Aussitôt demandé, aussitôt exécuté ! Ankara invoque l’accord signé à Bruxelles à la mi-mars entre la Turquie et l’Union européenne prévoyant, entre autres, cette exemption de visas, les Turcs s’engageant à conserver momentanément les « réfugiés » sur son territoire et à accepter le retour de ceux qui sont déjà arrivés en Grèce. Et ce, contre paiement de 75 milliards pour leurs frais. Or, pour l’instant, seuls 750 « migrants » ont été transportés à bord de deux ferries du port de Mytilène sur l’île de Lesbos vers la Turquie. En revanche, Erdogan, est prêt à envoyer en Europe 25 000 « réfugiés » syriens en Europe après avoir vérifié qu’ils sont éligibles à la générosité européenne.

Les autorités turques avaient exigé le 18 mars que le projet d’exemption soit déposé avant fin avril, d’où l’ultimatum à la Commission, laquelle avait accepté cette date butoir en espérant sans doute qu’Ankara ne serait pas à cheval sur le calendrier. D’ailleurs, elle avait tout accepté ! Notamment que les négociations pour l’intégration de la Turquie reprennent alors que la plupart des pays membres y sont hostiles, d’où l’arrêt du processus en 2011, car le pays ne satisfaisait pas aux conditions d’intégration, malgré les 4,8 milliards d’euros reçus de l’Union européenne (685 millions d’euros par an) pour faciliter son adaptation aux critères européens. Mais les dirigeants turcs, eux, considèrent que l’entrée dans l’Union est quasiment acquise, le premier ministre n’a-t-il pas déclaré mardi devant le Conseil de l’Europe que son pays est « partie inséparable de l’Europe » ? Une nation de 70 millions d’habitants dont 96 % sont musulmans serait donc européenne ! Si telle est aussi leur conviction, que Merkel et Hollande informent leurs ressortissants de cette nouvelle.

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Mehmet Kaplan

Le ministre suédois du Logement démissionne, soupçonné d’islamisme

Mehmet Kaplan était ministre du Logement et du Développement urbain depuis 2014, dans le gouvernement de Stefan Löfven, en tant que membre du Parti de l’environnement-Les Verts, qui forme une coalition avec le Parti social-démocrate et le Parti de gauche.

Né en Turquie, ancien porte-parole du Conseil musulman de Suède et des Jeunes musulmans de Suède, co-fondateur de l’organisation des Musulmans suédois pour la Paix et la Justice, Mehmet Kaplan avait comparé, en 2014, les musulmans de Suède partant se battre dans la guerre civile syrienne, y compris pour l’État islamique, aux volontaires suédois qui participèrent à la défense de la Finlande contre la Russie soviétique en 1939-1940. Il était aussi à bord de la « flottille de la liberté » qui, en 2010, tenta de briser l’embargo israélien contre la bande de Gaza. L’arraisonnement israélien avait fait 9 morts et 38 blessés, dont 10 militaires israéliens, et une vidéo, diffusée par les Israéliens, a ensuite montré que les militants étaient armés.

Mais ce qui a provoqué la démission, lundi, du Turco-Suédois, Mehmet Kaplan, c’est la diffusion, par le quotidien suédois Aftonbladet, de photographies prises l’année dernière, où l’on voit le ministre du Logement dîner avec des membres de l’organisation ultra-nationaliste turque « Loups gris », qui a des accents islamistes et un passé terroriste.

Parmi les « Loups gris » avec lesquels le ministre a partagé son repas, on peut voir un certain Barbaros Leylani, qui a lancé, la semaine dernière, à un petit attroupement de Turcs rassemblés devant la gare de Stockholm, qu’il fallait que les Turcs « se réveillent » et tuent « ces chiens d’Arméniens ». « Montrons à la Suède, à la Scandinavie et à l’Europe de quoi la Turquie est capable », aurait-il encore clamé d’après le quotidien suédois Dagens Nyheter.

L’idéologie des « Loups gris », qui voudraient reconstituer un empire turc islamique de l’Asie centrale aux Balkans, est généralement décrite comme un mélange de néo-fascisme et d’islamisme. Ceci ne les a pas empêchés, ces dernières semaines, de manifester contre les Kurdes dans plusieurs villes d’Allemagne, où ils sont la plus grosse organisation d’extrême droite avec, au moins, 10 000 membres, d’après Wikipédia. Des films circulent sur Internet où on les voit défiler avec d’autres Turcs, aux cris de « Allahu Akbar », en faisant leur salut caractéristique, sans pour autant être inquiétés par les forces de l’ordre.

Olivier Bault

Article paru dans Présent n° 8592 daté du 21 avril 2016

136 députés allemands dénoncent les atteintes à la liberté de la presse en Turquie

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques heures d’un nouveau sommet entre la Turquie et l’Allemagne, 136 députés allemands ont envoyé jeudi 17 mars une lettre au président turc Erdogan pour dénoncer les atteintes à la liberté de la presse dans son pays. Les députés allemands attaquent surtout les procédures entamées contre Can Dündar, le rédacteur en chef d’un quotidien. Ce journaliste est un adversaire du régime islamiste turc. Ses prises de position politiques ainsi que celles de son chef de bureau à Ankara ont provoqué leur arrestation, le 25 novembre 2015, pour « espionnage » et « divulgation de secret d’État ». Mais cette lettre des députés allemands est aussi en lien avec le comportement de la Turquie envers le correspondant de Der Spiegel qui n’a pas pu renouveler son droit de séjour sur le sol turc.

Un groupe radical revendique l’attentat d’Ankara

18/03/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) ont revendiqué l’attentat d’Ankara sur leur site Internet. Il s’agit d’un groupe radical kurde proche des rebelles du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Ce nouvel attentat à la voiture piégée a fait 35 morts et plus de 120 blessés dimanche dernier dans la capitale turque. Il s’agirait d’une riposte aux opérations de sécurité menées par les forces de l’armée dans le Sud-est kurde du pays.
L’ambassade, le consulat et le lycée allemand à Ankara ont fermé leurs portes toute la journée de jeudi alors même qu’un nouveau sommet sur les clandestins réunit l’Union européenne et la Turquie à Bruxelles.

Ils s’apprêtaient à frapper Paris

17/03/2016 – FRANCE (Présent 8569)

Quatre islamistes soupçonnés de préparer un attentat imminent ont été interpellés mercredi en région parisienne par la DGSI. Ils avaient le projet de frapper Paris.
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Trois hommes et une femme, tous fichés S pour leur appartenance à l’islam radical, ont été arrêtés à l’aube dans deux arrondissements parisiens et en Seine-Saint-Denis. Parmi eux, Youssef E., un islamiste franco-marocain de 28 ans déjà bien connu des services antiterroristes. Il avait été intercepté avec deux complices en 2012 à l’aéroport de Saint-Étienne alors qu’il s’apprêtait à partir faire le djihad en Syrie.

Condamné à cinq ans de prison en 2014 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », il avait été libéré en octobre dernier ! Ce qui lui a permis de préparer son djihad chez nous. Il était assigné à résidence depuis les attentats de novembre. Sa compagne ainsi que deux frères français d’origine turque, Aytac et Ercan B., ont été arrêtés avec lui.

Fan de Ben Laden et Merah

Lors des perquisitions, une cartouche de kalachnikov et un pistolet d’alarme ont été retrouvés. C’est surtout le matériel informatique que les enquêteurs sont en train d’étudier qui pourrait contenir d’autres éléments de preuve.

« On ne peut pas parler d’action imminente tant que les auditions n’ont pas été terminées », a tenu à nuancer le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. C’est vrai que la nuance, c’est très important.
Surtout quand on se souvient du profil nuancé de Youssef E. lors de son procès en 2014. Il avait déclaré que son objectif était de « nouer des contacts » en Syrie pour « s’entraîner au maniement des armes » : « J’ai jamais été radical. Je pratique ce qu’il y a à pratiquer. Je sais pas c’est quoi le fondamentalisme » (sic), avait expliqué ce bon père de famille, papa d’une petite fille prénommée djihad.
Surnommé « l’émir » il n’avait pas caché lors des audiences son admiration pour Oussama Ben Laden et Mohamed Merah. Voilà le genre de salopard que l’on garde complaisamment au chaud (et en liberté) chez nous. On peut s’étonner après que « le niveau de la menace reste très élevé » comme l’a confirmé François Hollande mercredi soir.

Caroline Parmentier

Arrestation de terroristes présumés : la filière turque

17/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Quatre personnes soupçonnées de terrorisme ont été arrêtées hier en Ile-de-France. Au moins trois sont Turcs d’origine. Bien sûr, PADAMALGAM !

Quatre personnes soupçonnées d’avoir projeté un attentat à Paris ont été arrêtées mercredi matin dans le 18e arrondissement de Paris ainsi qu’en Seine-Saint-Denis par la DGSE.
Le premier terroriste présumé est bien connu des services de police. Il s’agit de Youssef Ettaoujar, un homme d’origine turque né en 1987, qui avait été condamné à de la prison ferme en 2014 pour avoir essayé de rejoindre les rangs de Daech et avait été assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence.
La compagne de Youssef Ettaoujar, née en juin 1994, a également été interpellée. Les deux autres suspects sont deux frères « français » d’origine turque Aytac et Ercan B, nés en 1985 et 1994. Tous sont fichés S pour radicalisation islamiste.

Si aucun attentat ne semblait imminent, les suspects n’ayant pas en leur possession d’armes ou d’explosifs, les soupçons de la DGSI ont été suffisamment forts et étayés pour provoquer cette arrestation préventive. Des munitions ont toutefois été saisies lors des perquisitions.
Les individus étaient apparemment en lien avec l’État Islamique en Syrie.

C’est en tout cas pratiquement la première fois que des ressortissants d’origine turque font la Une de ce type d’affaire.

« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Le double jeu de la Turquie

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’Union européenne joue un jeu très dangereux avec la Turquie. Croyant pouvoir se fier à cet allié bien encombrant, prisonniers de leurs mensonges, de leur bêtise et de leur lâcheté, les dirigeants européens se trouvent incapables d’être fermes avec les Turcs.

La Turquie islamiste d’Erdogan porte une lourde responsabilité dans la tragédie syrienne. Alliée inconditionnelle de l’Arabie Saoudite, des États-Unis et des rebelles extrémistes sunnites luttant contre le régime de Bachar El-Assad, la Turquie semble être devenue un allié plus qu’encombrant pour l’Union européenne. Ennemis héréditaires des Peshmergas kurdes, pourtant principaux adversaires à Daesh, les Turcs, malgré nos timides recommandations, n’hésitent plus à fragiliser directement les adversaires des islamistes et autres djihadistes opérant en Syrie.
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