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[Tribune libre] Terrorisme : le temps des sauvages, ce que nous apprend le décapité de Londres - Par Jean Bonnevey

[Tribune libre] Terrorisme : le temps des sauvages, ce que nous apprend le décapité de Londres – Par Jean Bonnevey

Nous l’avons déjà écrit, on confond les barbares, l’étranger avec les sauvages, le non civilisé.

Le mot sauvage est tabou, car sans doute assimilé à la qualification de peuplades et de comportements jugés inférieurs du temps de la colonisation. Mais il y a bien des sauvages modernes qui sont le fruit du terrorisme islamique. Nous sommes face à des comportements de haine pure, qui se manifestent à titre individuel et qui tentent de se justifier par des engagements religieux ou politiques.

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La Novlangue en action : « Encore ces satanés buveurs de pastis schizophrènes ! »

La Novlangue en action : « Encore ces satanés buveurs de pastis schizophrènes ! »

D’abord il y a eu l’affaire Mohammed Mehra, ce jeune Français de Toulouse qui a tué des militaires français et des enfants d’une école confessionnelle dans un « moment de folie ». On nous avait dit alors que c’était un cas isolé, le geste fou d’un individu gentil et sans histoire, amateur de voitures rapides, qui se serait « autoradicalisé » en lisant tout seul le saint Coran, sans le secours d’un iman pacifique et éclairé comme ils le sont tous. Mais, Dieu merci – saint est son nom – ce n’était pas un crime raciste puisqu’il avait tué tout le monde sans discrimination. Et, comme a déclaré son frère, son crime étant impardonnable, il n’y a pas lieu de demander pardon aux victimes (le Monde du 21 juin 2012). Ces Méridionaux, heureusement si proches du terroir, ont vraiment un grand bon sens, que n’aurait pas renié notre grand Pagnol !

« La mort brutale » de deux gendarmes.

Puis il y a eu le meurtre de deux gendarmes dans le Var (le Figaro.fr du 19 juin 2012 préfère écrire « La mort brutale » de deux gendarmes, par discrétion) par un autre Méridional, Abdallah Boumezaar, pour un « banal vol de sac à main » (toujours le Figaro.fr du 19 juin 2012). C’est vrai que dans le Midi les vols de sac à main sont banals. Il n’y a pas de quoi en faire une histoire et d’ailleurs la presse ne nous en avait heureusement pas parlé.

Mais ce Méridional, nous dit-on, était aussi connu des services de police pour des affaires de stupéfiants et de violences. Il avait déjà 9 condamnations à son actif – si l’on peut dire – et il avait fait de la prison. On nous explique alors qu’il avait justement souffert de ne pas avoir été informé par sa mère de la mort de son père quand il était sous les verrous et aussi qu’il « devient fou quand il boit de l’alcool » (le Figaro.fr du 19 juin 2012).

On devrait donc mieux se préoccuper du bien être psychologique des prisonniers, surtout dans notre beau Midi où il fait si chaud et où le sens de la famille est si développé !

Et puis voici qu’un autre Français méridional, Fethi Bouzama, attaque une agence bancaire avec prise d’otages, encore à Toulouse. La presse nous dit qu’il s’agit d’un « schizophrène en rupture de soins depuis des mois » (le Figaro.fr du 20 juin 2012). Sa sœur, qui doit donc certainement être très objective, nous explique qu’il « a la rage et a peur du monde extérieur » et qu’il avait aussi bu de l’alcool avant car « il n’est pas très religieux » (le Monde.fr du 20 juin 2012). Ce Méridional se réclamerait pourtant d’une conviction religieuse d’après le procureur de la République (le Figaro du 20 juin 2012).

En tout cas, ce Méridional qui a « peur du monde » était quand même bien courageux d’attaquer une banque à lui tout seul. Un digne émule du grand Marius !

Mais, décidément, que ces Méridionaux alcooliques et schizophrènes sont imprévisibles et dangereux !

Que l’on réglemente au moins la vente du pastis, à défaut de celle des Kalachnikov !

Il est urgent que les pouvoirs publics, qui viennent heureusement d’imposer à tous les automobilistes français, méridionaux ou non, de posséder un alcootest dans leur véhicule, prennent des mesures plus fermes dans le Midi. Que l’on réglemente au moins la vente du pastis, à défaut de celle des Kalachnikov !

Il faudrait aussi renforcer le corps médical dans cette partie de la France, afin qu’il soit mieux en mesure de protéger ces personnes, si fragiles qu’elles en viennent à commettre des actes violents contre leur gré, les pôôvresses.

Des actes qui endeuillent et qui pourraient même ternir l’image de notre beau Midi si accueillant !

Michel Geoffroy

[box class= »info »] Source : Polémia. [/box]

Image : Le nom du tueur occulté par la plupart des médias

[Tribune libre] Compassion à 2 vitesses et propagande : Toulouse, Montauban… et Bouguenais ? Et Ris-Orangis ? par Yann Vallerie

[Tribune libre] Compassion à 2 vitesses et propagande : Toulouse, Montauban… et Bouguenais ? Et Ris-Orangis ? par Yann Vallerie

Avant-propos et mise en garde de l’auteur :

La tribune libre qui va suivre ne cherche pas à remettre en cause les souffrances réelles endurées par les familles des victimes de la folie furieuse d’un homme cette semaine, dans le sud-ouest de la France. Elle n’évoque d’ailleurs qu’à peine les faits. J’ai simplement la volonté d’exprimer un point de vue différent de celui qui est jeté en pâture depuis deux jours aux Françaises et aux Français. En ces heures de recueillement pour chaque famille touchée, c’est vers la classe dirigeante qu’il s’agit de diriger sa colère et son dégoût devant la récupération qui est faite de ces drames.

 La France n’a rien à envier à l’Union soviétique et les Français semblent être des veaux ! C’est ce qui pourrait ressortir, à chaud, des évènements meurtriers survenus dans le sud-ouest.

Au-delà des larmes et de la tristesse, de la compassion qu’ont pu entraîner ces assassinats, que ce soit à Toulouse ou à Montauban, il semblerait qu’il y ait, aujourd’hui en France, une hiérarchie dans les crimes et surtout, une volonté politique de récupérer un drame pour distiller une propagande insupportable.

 En effet, à l’heure où un homme abattait des enfants à Toulouse, une semaine après avoir fusillé des militaires à Montauban, un autre homme, Angolais, condamné en 2010 à 5 années de prison, mais libéré (avec bracelet électronique) en 2011, massacrait une jeune femme, en Bretagne, à Vertou, et blessait grièvement deux autres hommes à coup de couteau.

Pendant ce temps, Marcel, retraité de 81 ans, était abattu froidement d’une balle dans la tête à Ris-Orangis par un inconnu.

 Mais pour Marcel, tout comme pour les victimes bretonnes, aucun déplacement présidentiel, aucune conclusion hâtive sur les origines des assassins, aucune condamnation et à peine quelques lignes seulement dans les journaux.

Étonnant non ? Y aurait-il une hiérarchie des victimes ? Il semblerait, si on suit l’écho donné à ces évènements, qu’un enfant  assassiné à Toulouse ou qu’un militaire abattu à Montauban soit plus important pour la République française et ses représentants qu’une jeune femme exécutée en Bretagne un qu’un retraité fusillé en Région parisienne. La médiatisation et le traitement des affaires serait elle différente en fonction des origines et de la religion des victimes ?  Cela n’est pas tolérable. La hiérarchie de la souffrance n’est pas tolérable. Et pourtant, elle est fabriquée de toute pièce, ce qui équivaut à dégoupiller une grenade en ces temps de tensions communautaires exacerbées.

Cette conclusion n’est pas réfutable : c’est le constat de deux journées faites de centaines, de milliers d’articles de presse et de commentaires, d’interventions politiques, de prises de position d’associations.

 Avez-vous entendu Dominique Sopo dénoncer la criminalité chez les Africains suite au meurtre de Bouguenais ? Pourtant, il ne s’est pas gêné pour s’ériger en juge antiraciste, avant même qu’un suspect ait été arrêté dans l’affaire de Montauban.

Avez-vous écouté Nicolas Sarkozy réclamer une minute de silence dans tous les villages de France, suite aux meurtres odieux de Bouguenais et de Ris-Orangis ? Pourtant, c’est ce qu’il a imposé, avec Luc Châtel, dans toutes les écoles de France mardi matin, en mémoire des 4 victimes de Toulouse (et étrangement d’ailleurs, pas un mot non plus, ce matin sur les trois militaires abattus. Cette hiérarchie de la souffrance est vraiment étonnante…)

Avez-vous vu des candidats aux élections présidentielles exiger l’ouverture immédiate du débat sur l’immigration, sur la double peine, sur l’expulsion des délinquants étrangers, suite au meurtre de la banlieue nantaise ?

 La réponse est non. C’est un non dur, un non grave. Un non qui signifie qu’aujourd’hui en France, certaines communautés ont plus d’importance que d’autres. Cela signifie qu’aujourd’hui, certaines communautés sont plus protégées que d’autres également quand on voit les moyens policiers, militaires et civils impressionnants (et rassurants) déployés pour retrouver un assassin. Cela signifie que la jeune Marion, retrouvée dans des toilettes publiques le corps lardé de coups de couteau, ne mérite visiblement pas autant d’hommage que les victimes de Toulouse.

Marion, désolé, mais le président de la République française n’a pas jugé bon de déclarer que « la France entière est touchée par cet acte de barbarie ».

Derrière ces politiciens, toujours à la recherche du paraître et des appels du pied non dissimulés en période électorale, il y a aussi les médias, la quasi-totalité des médias qui depuis deux jours, reprennent les mêmes dépêches, les mêmes rumeurs, portent les mêmes suspicions.

Ces mêmes médias qui, à l’heure où le journalisme d’enquête, de terrain semble disparaître, intentent des procès sans être au courant, sans avoir étudié, sans avoir cherché à élucider, se contentant simplement de reprendre ce que le collègue d’école de journalisme a lui-même repris via les agences de presse.

 Mais les dindons de la farce, ce sont bien les Français. Ces « veaux » comme dirait le Général de Gaulle. Les audiences des journaux TV sont montées en flèche ces deux derniers jours, les mobilisations citoyennes « contre le racisme » se préparent dans toute la France (manipulées par les professionnels de l’antiracisme, subventionnés par les collectivités publiques et donc par les contribuables) et dans tous les foyers, on se laisse prendre au jeu de la recherche d’un assassin dont tout le monde se laisse à penser qu’il serait néonazi ou islamiste, les Français voulant bien se laisser influencer par les discours ambiants et conformistes qui sont diffusés sur toutes les ondes, sur toutes les télévisions, sur une grosse partie de la toile Internet.

 Quelle aubaine à un mois des élections présidentielles de réussir à réconcilier le peuple avec le système au complet, de droite ou de gauche, de toutes confessions, qui est uni (ils ont même mis l’élection entre parenthèses le temps de deux journées) dans la douleur.

Quelle aubaine de pouvoir, par des grands écarts nauséabonds, essayer d’écarter les questions qui fâchent du débat présidentiel, réclamant que chacun « pèse ses mots », et « ne parle plus de ce qui divise les Français »

Traduction : « débattons du sexe des anges, bien que la barbarie soit à nos portes et allons inventer une bête immonde là où rien ne laisse à penser qu’elle soit »

 Certains y verront sans doute une simple coïncidence. D’autres un complot. Quoi qu’il en soit, mieux vaut douter en permanence que d’être spectateur abruti d’une société française, politique et médiatique, qui se plaît à vouloir imposer une pensée unique, un message unique et au final, un pouvoir absolu.

 Une minute de silence sincère hier matin aurait été faite en hommage à toutes les victimes de la folie meurtrière qui a frappé cette semaine en France.

Et elle n’aurait pas été imposée dans les écoles comme s’il y avait une volonté d’embrigader encore et toujours les enfants (le propre des dictatures d’ailleurs).

 Cela n’a pas été fait. Rien n’a été fait. Il s’agit désormais d’en tirer les conséquences et vite ! Pendant ce temps, deux assassins courent toujours !

Gageons que cette histoire permettra au moins de relancer le débat sur la peine de mort pour ces crimes odieux …

 « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Le mec au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »

M.Kassovitz – La Haine

Yann Vallerie

Assassinats de Montauban-Toulouse : les amalgames vont bon train

Assassinats de Montauban-Toulouse : les amalgames vont bon train

20/03/2012 – 18h40
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le parcours du psychopathe qui a tué trois militaires à Montauban et quatre membres de la communauté juive de Toulouse, déclenche des réactions sordides. Particulièrement à gauche et à l’extrême gauche. Ainsi, la député communiste Marie-George Buffet accuse le Front National d’être au cœur d’un « climat de tension ». François Hollande profite de l’évènement pour y voir « un certain nombre d’esprits chavirés, bousculés par des thèses qui au départ n’ont l’air de rien lorsque l’on met en cause l’étranger, qui finissent par se retourner contre les Français eux-mêmes ». Pourtant, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a mis en garde contre de telles récupérations politiciennes : « Il y a une exigence que nous formulons, c’est qu’il n’y ait aucune tentative d’instrumentalisation ou d’exploitation de ce drame. Cela s’est produit dans le passé ».


Pour sa part, dès lundi soir, François Bayrou a estimé lors d’un meeting à Grenoble que la tuerie de Toulouse s’enracinait « dans l’état d’une société », et a accusé les responsables politiques qui « montrent du doigt » en fonction « des origines » et font « flamber les passions ». La presse turque s’empare également de l’évènement : « Lorsque les dirigeants politiques mettent devant les yeux du taureau l’image de ceux qui diffèrent de la majorité, la violence monte », estime Ergun Babahan, éditorialiste au quotidien Today’s Zaman. Une occasion également pour extrapoler sur la lenteur de l’adhésion de la Turquie à l’Europe, signe que l’Union européenne voit  « dans les musulmans une menace sur la civilisation occidentale », affirme le journaliste.

Ce terrorisme intellectuel vise à multiplier les amalgames afin de paralyser tout débat sur les questions cruciales pour l’avenir de la France et de l’Europe : identité, islamisation, immigration, etc.

Tueur fou à Montauban et Toulouse : Deux livres prémonitoires de Roger Tebib

Tueur fou à Montauban et Toulouse : Deux livres prémonitoires de Roger Tebib

[box class = »info »]Communiqué de Francephi[/box]

Deux livres prémonitoires de Roger Tebib nous permettent de comprendre les drames criminels dont viennent d’être victimes militaires français et écoliers toulousains (disponible sur www.francephi.com).

Le renseignement dans la lutte contre le terrorisme : Des violences urbaines à la guerre masquée, Roger Tebib, Éditions de L’Æncre, 120 pages, 13 euros.
Tous les observateurs s’accordent pour penser que la guerre subversive qu’ont connue – et que connaissent encore – beaucoup de pays du tiers monde, s’est étendue, sous des formes diverses, aux sociétés de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Une armée de marginaux peut ainsi viser l’effondrement d’un pays grâce à des techniques mises au point lors des guerres dites de décolonisation et adaptées maintenant aux sociétés hautement industrialisées.
Les exemples actuels – en particulier aux États-Unis – montrent malheureusement le développement de ce type de guerre masquée. Il appartient donc aux forces de l’ordre de faire la guerre à ces violences irresponsables en assurant une surveillance constante du territoire, dans le temps et l’espace.
En pénétrant les populations, elles en fortifient le moral, connaissent tous les faits qui se passent dans les zones troublées, décèlent la présence, le potentiel et l’organisation de l’adversaire.

Les services de renseignement dans le monde islamique, Roger Tebib, Éditions de L’Æncre, 86 pages, 10 euros.
Dans les services de renseignement du monde islamique, le militaire a une place importante, en principe pour deux raisons : d’une part, les officiers des pays musulmans sont souvent issus d’une petite bourgeoisie et l’armée constitue pour cette classe sociale une chance de promotion ; d’autre part, les conflits dans le Proche-Orient et l’Afrique du Nord font que renseignement politique et renseignement militaire vont de pair.
Certains de ses services sont de haut niveau et ont de bonnes relations avec les pays européens. Mais dans le futur ordre mondial bipolaire, ils risquent d’être utilisés par les impérialistes qui tentent d’asseoir leur puissance sur des États où les communautés étrangères sont importantes. Il convient donc de se protéger contre les tentatives de subversion dues à une diplomatie souvent du gazoduc.
Ce livre a été écrit pour le grand public, mais également pour les services français du renseignement qui sont, quoiqu’en pensent certains, parmi les meilleurs du monde et les plus démocratiques.

L’auteur, Roger Tebib, est docteur en droit, docteur ès sciences religieuses, docteur d’État ès lettres. Il fut d’abord instituteur, élève de l’École normale supérieure de Cachan, inspecteur de l’Éducation nationale, puis professeur des Universités (sociologie). Il est auditeur à l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale, président de la section Champagne-Ardennes du Haut Comité Français pour la Défense civile, président de la même région de l’association Renaissance française et directeur du Centre d’Études de Défense et de Sécurité Civile (à Troyes et Chaumont). Il a obtenu pour ses travaux les prix de la Société des Arts et Lettres de France, de l’Académie de droit de Toulouse et du Conseil Général de la Haute Marne.