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Victoire de Donald Trump : un tournant historique, par Jean-David Cattin

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Jean-David Cattin

10/11/2016 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : La grosse artillerie avait été déployée : les médias « mainstream », Wall Street, Hollywood, le pape, le Parti démocrate et même les caciques du Parti républicain. Pourtant, Donald Trump a remporté l’élection présidentielle américaine, et ce en employant beaucoup moins d’argent qu’Hillary Clinton dans sa campagne électorale. Si la performance du candidat est remarquable, elle n’est pourtant pas la raison principale de sa victoire.

L’Amérique n’a pas envie de changer de visage. Certains Américains ont sincèrement voté pour Obama en espérant solder le lourd héritage de l’esclavage, pour mettre fin définitivement à la culpabilisation systématique dont ils étaient victimes. C’est l’inverse qui s’est produit, puisqu’elle s’est accélérée avec le mouvement Black Live Matters et les revendications toujours plus pressantes des minorités. Ils ont compris qu’ils seraient éternellement considérés comme coupables et redevables.

À cela s’ajoute l’immigration massive non européenne, et en particulier celle d’Amérique latine, qui pourrait dans quelques décennies faire de la population d’origine européenne une minorité aux États-Unis. Ce bouleversement démographique et l’agressivité communautaire ont apeuré et finalement énervé une Amérique qui en a assez de subir en silence. Ce n’est donc pas un hasard si le candidat Trump a pris la tête des sondages après ses déclarations fracassantes sur l’immigration mexicaine et musulmane. Il s’agit même de la raison principale et du point de départ du mouvement de fond qui l’a porté au pouvoir.

Une demande de protectionnisme. L’Amérique industrieuse, celle qui se lève tôt, celle des cols bleus n’a pas pardonné à ses élites politiques et économiques de l’avoir passé par pertes et profits au nom du libre-échange et des marges ainsi générées, dont elle n’a pas vu la couleur. Les Etats industriels comme le Michigan ont été dévastés par les innombrables délocalisations des industries qui ont fait sa prospérité dans le passé. Les centre-ville y sont en ruines et ravagés par une criminalité meurtrière dont on peine à concevoir la brutalité et l’ampleur en Europe.

L’insupportable domination de la génération 68. Les colères et les peurs de l’Amérique profonde ont été ridiculisées et ignorées par les médias, il n’y en avait que pour les autres. Même si elle souffrait, elle n’avait pas le droit de se plaindre. Le système de valeur imposé par la génération 68 dominait jusqu’à présent tous les rouages du pouvoir. Il a été vécu comme une entité hostile et quasi dictatoriale, les Américains ont décidé qu’il fallait y mettre fin.

Les néoconservateurs en échec. L’agressivité d’Hillary Clinton envers la Russie, irrationnelle quand on la compare avec sa mansuétude pour le Qatar et l’Arabie saoudite, n’a d’égale que la bêtise des faucons de l’administration Bush qui ont cru pouvoir exporter la démocratie libérale au Moyen-Orient. Les Américains ont semble-t-il bien compris que le messianisme néoconservateur était voué à l’échec, produisait du désordre et était une ruine pour les finances publiques. L’apaisement probable des relations avec la Russie et le réalisme isolationniste dont Donald Trump semble vouloir faire le cœur de sa politique extérieure est une bonne nouvelle pour l’Europe.

Samuel Huntington avait raison. Très loin des élucubrations de Francis Fukuyama, qui voyait triompher la démocratie libérale à l’américaine dans le monde entier après la défaite du communisme, ce sont les prédictions de Samuel Hungtinton qui semblent se réaliser. Toutes les grandes puissances mondiales sont aujourd’hui dirigées par des populistes et même des nationalistes. Au Japon Shinzō Abe, en Russie Vladimir Poutine, en Inde Narenda Modi, en Chine Xi Jinping et dans une certaine mesure Theresa May au Royaume-Uni. À cette liste déjà très fournie, il faut aujourd’hui ajouter Donald Trump. Désormais, ce n’est plus l’idéologie ou le marché qui est la valeur dominante, le bien du pays et l’identité passent maintenant en priorité.

Le mouvement est même en train de s’étendre à l’Europe avec le succès du Front national en France, de l’AFD en Allemagne, de l’UDC en Suisse, du FPÖ en Autriche, de Victor Orbán en Hongrie, etc. mais aussi par les succès et le développement rapide du mouvement identitaire. Les années qui viennent nous diront si l’Europe suivra le même chemin que les grands de ce monde ou si elle deviendra le terrain de jeu de ceux qui n’ont pas renoncé à la puissance et à l’identité.

Que faut-il attendre de Donald Trump ? Même si le Sénat et la Chambre des représentants sont en majorité républicains, il n’est pas dit qu’ils suivent le nouveau président dans toutes ses réformes. Malgré tout, cela n’est pas décisif pour le futur, il faut surtout retenir que la victoire de Trump a symboliquement fait sauter des verrous psychologiques majeurs et prépare le terrain à d’autres réactions du même acabit en Europe.

Dans tous les cas, le nouveau président américain ne sauvera pas l’Europe, son isolationnisme s’il se confirme peut en revanche offrir l’espace suffisant pour que le Vieux Continent retrouve son indépendance et les outils pour défendre son identité. Cela dépendra de la volonté et du travail de ceux qui ont à cœur de protéger les leurs et leur civilisation.

Jean-David Cattin

Jean-David Cattin est le directeur national à la formation
du mouvement Les Identitaires
« Les Identitaires, idées en action depuis 2002 »

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Que signifie le terme de parti ou mouvement populiste ?

Source : Pour une Europe intelligente
Dans le langage de la vie politique courante, qualifier un parti ou un mouvement de populiste représente une critique extrêmement grave, voire une disqualification définitive. […]

Tous ceux qui à droite et même à gauche s’opposent aux décisions des majorités politiques, sur quelque sujet que ce soit, sont à un moment ou un autre accusés de populisme. Il ne s’agit pas d’un compliment. Au sens d’un langage politique encore très répandu, l’adjectif n’est pas en effet flatteur. Il désigne celui qui pour se rendre populaire, flatte les tendances présentées comme les plus basses de l’opinion, les plus incompatibles avec une pratique démocratique consensuelle, respectueuse des différences. Le populisme est confondu alors avec la démagogie.
[…]
Est alors condamnée comme populiste toute position venant en contradiction avec les choix politiques « officiels », qu’ils inspirent les programmes gouvernementaux ou ceux des multiples intérêts, financiers, économiques ou médiatiques s’exprimant par l’intermédiaire de ces programmes. […]
Les exemples de ce mépris véritable de la discussion démocratique sont nombreux. Ainsi sont généralement qualifiés de populistes les partis dits d’extrême-droite ou d’extrême gauche. Ceci permet d’éviter toute analyse de ce que leurs programmes peuvent présenter de recevable. […]

Ainsi aujourd’hui sont dits populistes ceux qu’exaspèrent l’enfermement des États européens dans une Union qui a toujours été et se révèle de plus en plus manipulée par la superpuissance américaine. Sont dits populistes, d’un bout à l’autre de l’Union européenne, ceux qui demandent plus de protection face à une concurrence dite « libre et sans contraintes » imposée en fait par un grand capital dominé par les États-Unis. Sont dits populistes ceux qui veulent défendre les identités nationales ou régionales, à l’encontre d’une culture uniformisante imposée par les objectifs de la consommation de masse.

Migrations

Plus récemment, les États ou les groupes sociaux qui veulent résister à des migrations alimentées par les intérêts qui veulent détruire la civilisation européenne sont également qualifiés de populistes, nationalistes et xénophobes. Plutôt que reconnaître la légitimité de leur désir de survie, on les présente alors comme des résurgences de ce que l’Europe avait connu de pire, notamment le nazisme. […]
Il en est de même en France. Beaucoup d’électeurs n’ont pas de sympathie particulière pour le Front National, mais ce ne sera pas en traitant de populistes des revendications aussi légitimes qu’une prise de distance à l’égard de Bruxelles et qu’un rapprochement avec Moscou que l’on déconsidérera les candidats FN lors de futures élections. Ainsi en ce qui concerne Jean-Luc Mélanchon. Pour le déconsidérer, les hommes politiques de la majorité actuelle qualifient de populistes des propositions qui sont au contraire empreintes d’intelligence et de pertinence. À cette aune, ce sera bientôt tout ce que la France compte encore d’esprits libres et constructifs qui voudront s’affirmer populistes. Nous serons pour notre part fiers d’en être.

Jean Paul Baquiast

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Trump l’emporte en Floride et s’impose dans la campagne pour les primaires présidentielles américaines

17/03/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les violences et scènes d’émeutes, qui se sont déroulées dans les derniers rassemblements de Donald Trump et dont l’establishment a interprété qu’elles étaient raciales, ne semblent pas être parvenues à enrayer sa déferlante électorale. 3 des quatre États en lice ont été remportés par le magnat de l’immobilier.

Alors que Marco Rubio, grand favori pour l’élection de Floride, et élu de la ville de Miami West, n’a remporté que 27 % des suffrages, « the Donald », comme on l’appelle outre-Atlantique, en a remporté 45 % !
Les sondages montrent une forte augmentation de sa popularité dans cet État, depuis que des militants du candidat démocrate Sanders envahissent ses rassemblements. La chaîne CNN, qui est entrée de façon quasi-officielle en campagne anti-Trump, a couvert avec abnégation les « dérapages » du candidat invitant ses militants à frapper les perturbateurs et leur promettant de rembourser ensuite leurs frais d’avocats. Il a aussi invectivé les militants perturbateurs — de la cause des Noirs — par un sonore « allez plutôt chercher un travail ».

Le bilan de cette soirée électorale côté Républicain est éloquent : désormais seul le candidat conservateur Ted Cruz semble constituer un concurrent crédible à Trump.
Côté démocrate, Hillary Clinton, qui a remporté l’ensemble des quatre États en lice, a insisté sur le nécessaire combat contre les discriminations sexuelles et raciales et a fustigé son possible rival républicain « d’attiser les haines et les peurs ».
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Donald Trump : «Expulser 11 millions de clandestins est parfaitement réaliste»

28/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’iconoclaste candidat aux primaires républicaines Donald Trump ne craint pas de mettre les pieds dans le plat. Découvrez ses positions sur l’immigration clandestine dans cette interview de la chaîne ABC News.

Interrogé sur ABC News, dimanche 25 octobre, Donald Trump a balayé l’objection selon laquelle son plan pour expulser 11 millions d’immigrés clandestins ne serait « pas réaliste, et pourrait entraîner l’effondrement d’une partie du secteur agricole ».

L’objection, relayée par le journaliste et présentateur-vedette d’ABC News, George Stephanopoulos, émane à l’origine du principal rival de Trump pour l’investiture républicaine, le candidat noir Ben Carson. Carson, qui est membre de la secte protestante des Adventistes du Septième Jour (issue des prophéties d’un fermier du début du XIXe siècle, William Miller, qui avait prophétisé le retour du Christ sur terre pour l’année 1844), fait profession de croire que Dieu a créé littéralement le monde en six jours. Il veut interdire absolument l’avortement, y compris en cas de viol et d’inceste – ce qui lui vaut la faveur de certains milieux catholiques conservateurs français, qui ont leurs priorités.

Sur la question migratoire, c’est pourtant Carson qui accuse Trump de manquer de réalisme. En réponse, celui-ci n’a pas mâché (http://abcnews.go.com/Politics/week-transcript-donald-trump/story?id=34706902) ses mots :

C’est parfaitement réaliste et, honnêtement, les gens peuvent venir, vous savez, venir légalement avec des permis de travail et selon d’autres méthodes, et résoudre ainsi les problèmes de l’agriculture.
Mais, honnêtement, Ben [Carson] est extrêmement faible, comme vous savez, sur l’immigration illégale et cela, aujourd’hui, n’est pas possible. Nous devons avoir un pays de frontières. Nous avons besoin de force dans ce pays. Et vous ne pouvez pas être faible sur l’immigration illégale. Il est pour une amnistie [des immigrés clandestins] et je suis pour une frontière très forte.

Stephanopoulos insiste : « Mais il dit que vous n’avez pas expliqué comment vous pouvez réellement expulser ces 11 millions d’étrangers sans papiers qui sont en ce moment dans le pays. Est-ce que vous le ferez ? »
Trump maintient :

Oui, et grâce à une très bonne organisation, cela arrivera. Les immigrés qui sont vraiment bons et qui ont eu d’excellents dossiers reviendront, et ils reviendront légalement. Ils reviendront légalement, et ainsi nous aurons un pays. Et ceux qui sont mauvais – et nous en avons dans ce pays qui sont vraiment mauvais –, ceux-là partiront si vite que vous aurez la tête qui tourne.


Le passage de l’interview sur l’immigration débute à 1:28 et se termine à 3:10