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Bilderberg, Trilatérale, récession économique italienne... Comment Mario Monti censure Wikipedia

Bilderberg, Trilatérale, récession économique italienne… Comment Mario Monti censure Wikipedia

05/01/2013 — 18h00
ROME (NOVOpress) — « Interdit de dire la vérité sur Monti » : c’est ainsi que Il Giornale résume l’affaire, qui commence à faire du bruit en Italie.

Le site internet d’extrême gauche Il Buio avait été le premier, fin décembre, à attirer l’attention sur d’étranges manipulations sur Wikipedia, en particulier dans les articles « Commission Trilatérale » et « Groupe Bilderberg ». Trois administrateurs, toujours les mêmes, intervenaient systématiquement pour éliminer toute mention de Mario Monti – membre du comité de direction du groupe Bilderberg et président de la section Europe à la Commission Trilatérale, ce qui n’est quand même pas rien, de 2010 à sa nomination comme président du Conseil en novembre 2011.

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À la télévision italienne : Enquête sur Monti et la Trilatérale

À la télévision italienne : Enquête sur Monti et la Trilatérale

24/04/12 – 12h00
ROME (NOVOpress) –
« Report », présenté sur Rai 3 par la journaliste Milena Gabanelli, est la plus importante émission d’enquête de la télévision italienne. Récompensée à plusieurs reprises par des prix prestigieux, l’émission a la réputation de ne pas avoir peur des sujets controversés.

Le 22 avril, de fait, les journalistes de « Report » n’ont pas hésité à traiter (vidéo ci-dessous) d’un sujet rarement évoqué par les gros médias, la Trilatérale. En introduction, Milena Gabanelli a expliqué : « La politique, quand elle ne fonctionne pas, et elle ne fonctionne pas quand on élit les mauvaises personnes, devient technique. Un mot que nous n’avons pas inventé nous, mais qui est venu au monde il y a une quarantaine d’années ».

« Ce sont les années 70, rappelle ensuite le journaliste Michele Buono, et un groupe d’hommes puissants – Américains, Européens, Japonais – prononçait ce mot: technocratie. C’est la Commission trilatérale – États-Unis, Europe, Japon – voulue par David Rockefeller en 1973 pour tracer le futur du monde, ou plutôt pour le redresser ». Interrogé par Skype, l’essayiste américain Patrick Wood, spécialiste de la Trilatérale, explique : « C’est la philosophie qui a guidé la Commission trilatérale depuis son premier jour, celle de la technocratie, qui est véritablement une philosophie politique ». « Depuis le début, leur projet spécifique a été de créer un nouvel ordre économique international et ils ont élaboré deux concepts pour réaliser leurs plans : l’interdépendance entre les sujets et la technocratie, comme moyen pour contrôler la société ».

Michele Buono : « Plus de technocratie et moins de politique: c’était ça le plan ? »

– Patrick Wood : « C’était ça le plan depuis le début. Si bien que la Commission trilatérale a réussi à prendre le contrôle de l’exécutif américain et à le dominer dans les 30 dernières années ».

À la fin de l’interview, Patrick Wood souligne que « pour la première fois dans l’histoire, deux membres de la Commission trilatérale sont devenus les premiers ministres de deux pays en Europe: la Grèce et l’Italie. »

– Michele Buono : « Quel a été le rôle de M. Mario Monti dans la Commission trilatérale  ? »

– Patrick Wood : « Monti a été le président européen de la Commission trilatérale. Sa responsabilité était donc celle de promouvoir les opérations européennes. Or je peux parler de la manière dont les hommes de la Trilatérale se comportent aux États Unis, une fois qu’ils se retrouvent à occuper des positions de pouvoir : ils ont la possibilité d’exécuter n’importe quelle stratégie politique de la Trilatérale avec ou sans le consentement du peuple ».

Toutes ces explications sur Monti et la Trilatérale ne sont pas, pour les personnes informées, des révélations. Mais c’est la première fois qu’elles sont données à la télévision nationale italienne, à une heure de grande écoute, dans une émission qui a été suivie, le 22 avril, par trois millions de téléspectateurs (soit une part de marché de 11,69%).

Bilderberg, Trilatérale et Wall Street : Monti en accusation au Parlement européen [vidéo]

Bilderberg, Trilatérale et Wall Street : Monti en accusation au Parlement européen [vidéo]

17/02/12 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Séance difficile au Parlement européen mercredi pour le Premier Ministre italien Mario Monti, qui était reçu en assemblée plénière. Le chef de file des députés de la Ligue du Nord, Francesco Speroni, ancien ministre des réformes institutionnelles du gouvernement Berlusconi – avant d’être envoyé au Parlement européen comme un peu trop radical –, a rappelé « les grandes compétences financières » de Monti, acquises notamment « dans des cercles restreints comme Bilderberg et la Trilatérale ». Speroni a ensuite évoqué le récent voyage de Monti « à Wall Street pour rencontrer les maîtres de cette finance internationale qui nous a réduits à l’état que les citoyens de l’Union européenne et en particulier ceux de l’Euroland connaissent bien, à partir de leurs propres portefeuilles. Je me demande encore si vous avez rencontré vos complices ou vos maîtres ».

« Complices – a poursuivi Speroni – puisque, en tant que commissaire européen pendant dix ans, vous partagez la responsabilité de la situation économique et financière de l’Union. Maîtres, parce que, depuis que vous avez revêtu la charge de chef de gouvernement, sans passer par des élections démocratiques, vous vous employez brillamment à piller les contribuables, en jouant le rôle de receveur officiel de la finance internationale ».

Le nouveau Président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz (généralement connu en Italie comme le kapo, depuis que Silvio Berlusconi lui avait donné ce surnom en 2003) a coupé la parole à Speroni, en lui éteignant son micro. Mais le mauvais quart d’heure de Monti n’était pas tout à fait terminé puisque l’intervenant suivant, le député européen français Bruno Gollnisch, l’a interrogé sur son manque de légitimité démocratique.

Monti n’a pas répondu à Speroni, qu’il a préféré couvrir de son ironie méprisante: « J’attends de pouvoir examiner le texte écrit de l’intervention, en raison de la complexité des points philosophico-systématiques qu’elle présente ». « Monti, a riposté Speroni, a essayé de me tourner en ridicule. Moi, au Parlement européen, je fais de la politique, pas de la philosophie. Je n’utilise pas les grands mots dont Monti a l’habitude dans les amphithéâtres universitaires. Je fréquente les gens normaux, je m’exprime simplement ».

Monti a répondu en revanche à Bruno Gollnisch, en français, et a reconnu avec une remarquable franchise, ou peut-être avec un remarquable cynisme, qu’il n’avait aucune légitimité démocratique. « Mais si on vous avait demandé à vous de prendre les rênes de votre pays dans un moment de difficulté, je ne sais pas si vous auriez refusé parce que vous n’aviez pas de légitimité démocratique ».

On reconnaît le modèle de la dictature romaine, très en vogue sous le fascisme. La démocratie italienne, depuis 1945, avait généralement évité de s’y référer, car, de la dictature à la romaine à la dictature tout court, la pente est aisée.

Image en Une : copie d’écran de la vidéo ci-dessus sur YouTube.