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Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


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Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

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Manuel Valls réagit à l’impopularité de la réforme sur le droit du travail

07/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Premier ministre a accordé aujourd’hui un entretien au Journal du Dimanche. Il s’est engagé à améliorer la loi en ce qui concerne le plafonnement des indemnités prud’homales et l’assouplissement des règles de licenciement économique. Ce sont en effet, les deux mesures les plus impopulaires, dont les syndicats ont demandé le retrait. Il a déclaré que : « Ces deux points feront, bien sûr, l’objet d’améliorations […], mais, ce qui serait terrible, c’est le statu quo ». En attendant, Manuel Valls a décalé de 2 semaines le passage de cette loi au conseil des ministres, le reportant au 24 mars.

Des réactions ont-elles eu lieu parmi l’opposition ?
Cette loi pourrait permettre d’argumenter contre le gouvernement de gauche, en 2017 : « Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes » a déclaré Florian Philippot, député européen et numéro 2 du Front National. Cependant, il a prévenu : « Je n’irai pas manifester mercredi, nous laisserons la liberté à nos militants, électeurs et sympathisants d’y aller ou pas (…) Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes, et on le verra probablement l’an prochain à l’occasion de la présidentielle et des législatives ».
La réforme du droit du travail ne serait qu’une application des directives de Bruxelles ?

Et Florian Philippot d’ajouter : « Mme El Khomri, elle ne sait pas très bien ce qu’il y a dans sa propre loi, il y a trois mois, elle ne savait pas ce qu’était un CDD (…) Je crois qu’elle est utilisée comme porte-parole, de manière assez cynique d’ailleurs, par le gouvernement et par François Hollande pour dérouler la feuille de route de Bruxelles, qui est d’une violence inouïe et qui ne va pas créer un seul emploi. Ce n’est pas en ayant un salarié Kleenex, ce n’est pas en gérant la pénurie, ce n’est pas en organisant la précarisation générale de la société française (…) qu’on va arranger les affaires de la France ».

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Éric Zemmour : « Manuel Valls n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu… »

04/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour livre son analyse sur la manifestation prévue le 9 mars à laquelle sont invités les jeunes.

La loi sur la réforme du marché du travail a été précipitamment retirée par le gouvernement. L’appel à manifester lancé par les syndicats aurait-il fait peur à Manuel Valls ?

Éric Zemmour livre une critique sans concession du gouvernement :

Chirac est foutu, les jeunes sont dans la rue, Rocard est foutu, les jeunes sont dans la rue, Baladur est foutu, les jeunes sont dans la rue, Villepin est foutu, les jeunes sont dans la rue. La rime était riche, mais un brin répétitive. Elle avait besoin d’être renouvelée. On attendait beaucoup de ce nouveau gouvernement, on n’a pas été déçus »

Pour l’éditorialiste, Manuel Valls « se prend pour Clemenceau, mais on surnommait Clemenceau “le Tigre”. Valls est un tigre de papier. Il n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu. Avant, nos dirigeants se couchaient dès qu’ils apercevaient plus de trois boutons d’acné boulevard Saint-Germain. »


Myriam El Khomri

Projet de loi El Khomri : tentatives de diversion de l’exécutif socialiste ?

02/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, nous avions abordé la question du projet de loi El Khomri à l’égard duquel le gouvernement a reculé de 15 jours sa présentation officielle en conseil des ministres. Mardi, on a assisté à des démarches visant à faire croire qu’il n’y avait pas de recul.

Expliquez-nous !
Si, d’un côté, il y a la peur d’être désavoué, notamment par les syndicats, de l’autre, la peur d’apparaître comme un gouvernement qui recule est présente. Manuel Valls a affirmé : « le recul, ce serait abandonner le texte ». En réalité, François Hollande cherche à masquer un recul, ce qui est habituel depuis plusieurs années. Les gouvernants tentent de dissimuler, quitte à adopter des postures apparemment agressives.
Ainsi, Hollande a déclaré « J’ai fait tout au long de ces années la priorité à l’emploi, je ne changerai pas, pour moi c’est l’essentiel. Il n’y a pas d’autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l’immobilisme ». Certes, des paroles martiales, mais on peut se demander si elles ne masquent pas des faiblesses. Autre élément de phraséologie hollandienne : « Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner ». Bref, la rhétorique offensive quand le bateau coule…

Il s’agirait donc d’une pure stratégie de communication
Il est intéressant de noter que le malaise du ministre de Travail a fait l’objet d’un traitement médiatique au sommet. Hollande a affirmé que le malaise n’était qu’« un accident domestique » et que l’intéressée serait « sur pied dès ce soir ». Faut-il y voir une volonté d’allumer un contre-feu médiatique, quitte à se servir d’un fait banal ? La question est posée. Bref pour dissimuler une affaire — en l’espèce, un recul qui écorne une image réformiste —, on crée une autre affaire… Stratégie classique. Dans un monde médiatique, tout peut servir. Peut-être faudrait-il voir la récente polémique sous cet angle ?

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Myriam El Khomri : et si on mettait fin à la période d’essai ?

11/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Ne jetons pas (trop) la pierre à Myriam El Khomri. Ce n’est pas de sa faute si elle enchaîne boulette sur boulette, personne ne lui avait dit qu’elle aurait à connaître les dossiers ou à prendre la parole.

La pauvre ministre du Travail n’est, comme la plupart de ses collègues, qu’une preuve vivante que la discrimination positive (recrutement sur des critères sexuels, ethniques, politiques ou autres que la simple compétence) est une absurdité.
Voilà une ministre du Travail incapable de dire combien de fois un CDD peut être renouvelé (2) et qui d’ailleurs connaît à peine la différence avec le CDI. Elle enchaîne quelques jours plus tard en lançant au détour d’une interview qu’« on n’a jamais eu autant de créations nettes d’emplois en France ». Euh, si, sans aller chercher loin, au premier trimestre 2011, 78 300 créations de postes contre 23 800 au deuxième trimestre 2015. Il est vrai que les créations nettes d’emploi sous le quinquennat de Hollande, c’est une première.
Ne lui jetons donc pas trop la pierre et rappelons-nous simplement qu’elle n’est pas là pour sa connaissance des dossiers, pour sa compétence ou quoi que ce soit d’approchant. D’ailleurs, elle est en charge d’une réforme « révolutionnaire » du Code du travail ? Ne vous inquiétez pas, on ne touche ni à la durée du travail, ni au CDI, ni au SMIC…, ni à rien d’important, en fait. Comme c’est juste pour la galerie, on laissera Myriam El Khomri jouer à la réforme.

Et puis elle ne fait que montrer son incompétence et son ignorance absolue des sujets qu’elle est supposée traiter avec plus d’ingénuité que la plupart de ses collègues, à la langue mieux pendue sans doute. Bizarrement, Fleur Pellerin, ministre de la Culture qui avoue ne pas lire ou ne pas aller voir d’exposition passe mieux, plus d’aplomb dans l’inculture crasse. L’air de collégienne convoquée au tableau alors qu’elle n’a pas révisé ses leçons de Myriam El Khomri dès qu’elle passe à la télévision en fait une proie facile.

Elle a beau se cacher derrière son sexe et ses origines marocaines, elle n’a pas l’aplomb ou la morgue idéologique d’une Najat Vallaud-Belkacem pour faire taire les critiques. Et puis, NVB, elle, elle fait exprès de faire du mal à l’école. Elle pourrait peut-être apprendre de Taubira l’art de tweeter sous acide, ça ferait au moins diversion ?
Ce qui la rassure quand elle regarde ses collègues, c’est que licenciement pour incompétence, ça n’existe visiblement pas pour les ministres.

Dommage, car en réalité, c’est à tout ce gouvernement, « président » compris, qu’il faudrait mettre fin à la période d’essai.

Charles Dewotine


 

 

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Chômage : la courbe de l’esbroufe (Présent 8405)

28/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Jean-Marie Le Guen l’a assuré : « C’est une tendance vers l’inversion de la courbe du chômage. » Certes, ce mois-ci, comme tous les autres, le nombre de chômeurs a crû mais un peu moins, c’est donc une baisse de la hausse ou une diminution de l’augmentation. Tel est l’argumentaire du gouvernement devant la montée du flot des sans-emploi. Ces pathétiques acrobaties verbales brodant autour du thème « c’est moins pire qu’hier et ce sera mieux demain » sont supposées rassurer les Français !
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Le chef de l’État a donc lié une nouvelle candidature à l’inversion de cette increvable courbe. Il l’a répété une fois encore lundi soir devant la presse présidentielle : « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître. » Il est peu probable qu’il y arrive. Mais, il fait comme si… À l’évidence, il est déjà dans les grandes manœuvres électorales s’efforçant de rallier les Verts et de dissuader le Front de gauche de telle façon qu’il puisse être, dès le premier tour, le candidat unique de la gauche. François Hollande est un incorrigible optimiste mais à ce niveau et dans ces circonstances cela confine à l’inconscience. Sauf si l’on se souvient qu’il est un politicien roué, roi de l’esbroufe et prince des coups tordus. Et dans ce registre, il n’a pas dit son dernier mot…

On n’a pas fait assez attention aux propos du ministre du Travail Rebsamen, proche du chef de l’État, la semaine dernière sur Europe 1, quand on l’a interrogé là-dessus : « Il ne s’agit pas d’inverser la courbe du chômage, il faut faire diminuer le nombre de chômeurs, c’est ça qui pèse sur le moral des Français. » On a ironisé, à juste titre, sur une courbe du chômage qui continuerait de croître tandis que le nombre des chômeurs, lui, diminuerait. Mais il n’a pas dit n’importe quoi non plus : il a livré la seule manœuvre qui peut permettre à Hollande de faire croire qu’il y a moins de salariés au chômage.

Comment faire disparaître les chômeurs (sans violence physique) ? La formation : un chômeur en formation ne figure plus dans les statistiques du chômage, même si cela n’aboutit pas à un emploi, l’important est que le salarié reste dans ce parking de 2016 à 2017. C’est pourquoi, en mars 2014, le gouvernement a fait voter une loi sur la formation avec un compte personnel pour tous, à partir de 16 ans. Pour les jeunes, il y a le service civique universel, jusque-là limité à 100 000 par an, le Président a décidé qu’il serait désormais ouvert à tous les jeunes : encore des chômeurs en moins ! Et puis, on a le « classique » : la radiation massive des chômeurs des listes de Pôle emploi sous les prétextes les plus divers, on nous expliquera qu’il s’agit là d’une gestion plus rigoureuse des deniers publics. En privé, Hollande, pour sa candidature, dit qu’elle peut passer « dans un trou de souris » qui passe par un gros trou dans les statistiques du chômage, le temps de faire illusion. Mais les Français ne seront pas dupes : depuis qu’il est président, ils savent qu’il y a 600 000 chômeurs de plus.

Guy Rouvrais

Confiance à Valls : le minimum syndical (Présent 8190)

Bal à Matignon : Valls au chevet de l’Emploi des PME

03/06/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Manuel Valls s’apprête à remanier les fondamentaux du Droit du Travail ?
Désirant favoriser la création d’emplois et simplifier la vie des PME, Manuel Valls a consulté lundi et mardi les partenaires sociaux, ce qui devrait déboucher sur une batterie de mesures présentées le 9 juin.

Plusieurs pistes sont examinées ?
Oui, notamment celle de la concurrence déloyale souvent engendrée par le facile contournement de la législation européenne sur le détachement de travailleurs. Tout comme le sera également le cadre juridique des relations entre un donneur d’ordre et ses sous-traitants, notamment.

Pourtant ardemment souhaitée par les représentants patronaux, la remise en cause du statut du CDI ne semble pas à l’ordre du jour ?
La prudence reste de mise, tant le sujet est sensible. François ASSELIN, président de la CGPME, a déclaré que la question n’a pas été complètement écartée, mais a fait état d’un sentiment général de déception. De fait, il a émis le vœu que soient permis plusieurs renouvellements de CDD, là où la législation actuelle n’en prévoit qu’un seul.
Une telle mesure pourrait apparaître comme l’entérination cynique d’une précarisation accrue des salariés.
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Défilé de la CGT en 2010

Premier mai. Les syndicats, combien de divisions ?

03/05/2014 – France (NOVOpress)
Les syndicats ont donc organisé leur traditionnel défilé unitaire en ordre dispersé. Pas grave, ne défendant plus les intérêts des Français, ils n’intéressent plus grand monde.

Ah, les beaux défilés unitaires ! Tellement unitaires que ce sont trois cortèges qui ont battu le pavé parisien. À ma gauche, la CGT, la FSU et l’UNSA défilent côte à côte contre l’austérité. À ma gauche aussi, la CFDT organise un carnaval (pardon, un « festival »), histoire d’attirer les jeunes, avec concerts, tables rondes et espaces relaxation. À ma… gauche encore, FO, décidée à défendre, dans l’esprit du 11 janvier « la démocratie » et « les libertés de pensée et d’expression », sur fond de montée croissante du Front national. Chacun de son côté, mais dans l’unité continentale, puisque les mots d’ordre du défilé CGT sont repris au niveau européen par la confédération des syndicats. « Solidarité internationale des travailleurs pour la paix, le progrès et la justice sociale. Non à l’austérité en Europe » affiche la banderole de tête du défilé CGT/FSU/UNSA.

Sans rentrer dans les querelles de chiffres, notons tout de même que la CGT a revendiqué 110 000 manifestants à travers la France (65 000 de source policière) et 12 000 à Paris (environ 8 500 selon la préfecture). C’est moitié moins que l’an dernier, où le syndicat parlait de 210 000 personnes ayant défilé en France dont 65 000 à Paris (99 000, dont 15 500 dans la capitale selon les chiffres du ministère de l’Intérieur).
Quelques constats s’imposent donc :

  • • Le premier mai attire de moins en moins de monde, quelle que soit la météo.
  • • Selon un récent sondage, moins d’un Français sur deux (45 %) juge qu’ils sont utiles et seuls 31 % pensent qu’ils sont représentatifs des salariés. Cela fait encore pas mal d’optimistes quand ont sait que seulement 7,7 % de la population active est syndiquée en France, dont les 3/4 viennent de la fonction publique !
  • • De l’aveu même de Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, il y a trop de syndicats en France.

« Le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ».

Bref, les syndicats sont trop nombreux, non représentatifs et défendent essentiellement leurs bastions dans la fonction publique. Leurs querelles et divisions ne visent qu’à se disputer la manne publique et les nombreux avantages associés au statut d’organisation représentative. Ajoutons qu’ils tètent tous, peu ou prou, aux mêmes mamelles idéologiques politiquement correctes. En conséquence, aucun ne se penche sérieusement sur les vrais problèmes des travailleurs Français qui sont :

  • • Précarisés dans leur emploi (quand ils en ont un) par les mesures libérales prises par tous les gouvernements depuis trente ans.
  • • Pour les plus modestes, fragilisés dans leurs revenus par la pression à la baisse sur les salaires qu’exercent l’immigration et le chômage de masse.
  • • Attaqués dans leur identité et leur mode de vie à la fois par les immigrés et par l’oligarchie mondialiste.

Tant que les syndicats ne prendront pas en compte ces faits, les Français continueront à les bouder et ce sera tant mieux, car nous n’avons que faire de ces organisations qui nuisent aux travailleurs français pour défendre leurs intérêts propres.

Crédit photo : anw via Flickr (CC)


 

 

 

Vladimir Poutine réhabilite les héros du travail

Vladimir Poutine réhabilite les héros du travail

03/05/2013 – 10h00
MOSCOU (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Pour la première fois depuis la chute de l’Union Soviétique, cinq citoyens russes, dont un mineur de Sibérie, se sont vus attribuer le titre de héros du travail. Cette récompense (ci-dessus) en vigueur sous le régime communiste était attribuée aux ouvriers les plus méritants.

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Au Royaume-Uni, les chrétiens doivent travailler le dimanche

Au Royaume-Uni, les chrétiens doivent travailler le dimanche

03/01/2013 — 16h30
LONDRES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Une aide‑soignante britannique, de religion chrétienne, voulait obtenir le droit de ne pas travailler le dimanche. Protestante baptiste, elle était en effet particulièrement engagée dans le service dominical de sa paroisse. Elle vient cependant de perdre son procès en appel : le juge a en effet estimé que le repos du dimanche n’était pas au cœur de la foi chrétienne.

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« Ta carrière est fi-nie ! » : le nouveau roman d’Aurélie Boullet

29/08/2012 – 08h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Un certain nombre de fonctionnaires du Conseil régional d’Aquitaine doivent connaitre quelques troubles du sommeil. En effet, dans une dizaine de jours, Aurélie Boullet, alias Zoé Shepard, remet le couvert avec un nouveau roman intitulé « Ta carrière est fi-nie ! », suite du très polémique « Absolument débordée ».

Vendu à 400.000 exemplaires, ce dernier racontait l’ennui et l’incompétence qui règnent dans une collective territoriale ressemblant à s’y méprendre au conseil régional d’Aquitaine, dirigé par le socialiste Alain Rousset. Elle y révélait un monde où règne le népotisme, où l’on embauche les amis et les maitresses et où l’on réalise les 35 heures par… mois !

Suspendue pendant près de quatre mois, la jeune fonctionnaire n’a donc pas craqué devant la pression et signe une saison 2 dont la sortie est prévue en librairie le lundi 6 septembre prochain.

Cancer du sein: le travail de nuit, facteur de risque aggravant ?

Cancer du sein : le travail de nuit, facteur aggravant de risque

24/06/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Le travail de nuit des femmes semble avoir une incidence sur la probabilité de développer un cancer du sein. C’est en tout cas ce que semblent démontrer les résultats d’une toute nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Inserm (Unité Inserm 1018 centre de recherche en épidémiologie et santé des populations).

Etonnante et inquiétante, l’étude publiée dans l’International Journal of Cancer, réalisée en France et baptisée CECILE, a comparé le parcours professionnel de 1200 femmes ayant développé un cancer du sein entre 2005 et 2008 à celui de 1.300 autres femmes.

« On a observé que les femmes qui avaient travaillé de nuit dans leur vie avaient un risque augmenté de 30% de cancer du sein par rapport à celles qui n’avaient jamais travaillé de nuit. Ceci en tenant compte de tous les «facteurs de confusion» possibles (c’est à dire de la consommation d’alcool, de l’âge des premières règles, du nombre d’enfants, etc.). Par ailleurs, c’était inattendu, mais on observe que moins le nombre de nuits travaillées par semaine est important et plus le risque est accru. En fait, on peut considérer qu’il y a une perturbation plus importante du rythme biologique, car elles passent plus souvent d’un rythme de jour à un rythme de nuit », ont notamment expliqué les chercheurs de l’Inserm.

Un résultat qui confirme de précédentes études qui démontraient que le rythme circadien (contrôlant l’alternance veille-sommeil) régulait de très nombreuses fonctions biologiques et était altéré chez les personnes travaillant la nuit où avec des horaires décalés.

On se souvient que c’est sur pression des institutions européennes que, au nom de « l’égalité professionnelle Hommes/femmes », a été réintroduit en 2000 le travail de nuit des femmes en France, alors qu’il était jusque là interdit par le Code du travail.

Crédit photo : Jessie Romaneix via Flickr (CC)
Un Allemand sur cinq souffre de troubles psychologiques à cause du travail

Un Allemand sur cinq atteint de troubles psychologiques à cause du travail

10/02/12- 18H00
BERLIN (NOVOpress)
– Il y a des aspects du « modèle allemand » tant vanté actuellement que nos politiques ne semblent pas pressés de mettre en avant.

Ainsi ,le coût en matière de santé publique des réussites de la première économie européenne ne sont guère évoqués.

Pourtant, un Allemand sur cinq souffre de troubles psychologiques à cause du travail, d’après une enquête menée par la caisse d’assurance maladie TK auprès de plus de 3 millions d’assurés.

Par ailleurs, l’enquête montre que cette souffrance au travail ne cesse d’augmenter avec notamment une augmentation 33% depuis 2007 des arrêts de maladies pour « stress » et une véritable explosion de la consommation d’anti-dépresseurs (+ 41% sur la même période).

Le syndrome d’épuisement professionnel toucherait en Allemagne plus de 9 millions de personnes dans tous les secteurs d’activité et parmi toutes les tranches d’âges.

A force de n’avoir de l’existence qu’une vision purement économique, on semble oublier de plus en plus souvent que derrière les chiffres, il y a des hommes.

Crédit photo : darkwood67/Flickr sous licence CC

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Les prisonniers hongrois ont désormais l’obligation de travailler

02/01/2011 – 14h00
BUDAPEST (NOVOpress) – 
Depuis le 1er janvier, des règles strictes s’appliquent aux prisonniers hongrois : ils sont désormais soumis à l’obligation de travailler et ils ne pourront plus recevoir d’argent pour des interviews accordées aux médias quand elles sont en lien avec l’infraction.

L’Assemblée nationale hongroise avait en effet adoptée, le 14 novembre, un amendement à la loi pénale dont le règlement  prévoit, qu’à l’exception de ceux qui sont incapables de travailler, des jeunes en âge scolaire, des personnes en âge de la retraite, des femmes à partir du sixième mois de grossesse et des gens qui ont la responsabilité de garde d’enfants, tous les détenus purgeant une peine d’emprisonnement sont obligés de travailler dans la prison ou dans un établissement économique établi à cette fin. Les condamnés habilités à travailler à l’extérieur pourront ainsi préparer leur réinsertion et participer à des programmes de santé, la guérison et la réadaptation.

Concernant les interviews accordées aux médias, elles ne sont plus autorisées pour les familles et les détenus concernant les affaires en cours, tous les accords en cours étant nuls et non-avenus, l’argent revenant à l’Etat hongrois.

Crédit photo : DR

Etats-Unis : Newt Gingrich favorable au travail des enfants

Etats-Unis : Newt Gingrich favorable au travail des enfants

13/11/11 – 18h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le candidat aux primaires républicaines, Newt Gingrich, a déclaré lors d’une intervention publique que c’était une bonne expérience de vie, pour des enfants d’à peine cinq ou six ans, d’avoir un travail.

Le candidat s’est ainsi lancé dans une véritable ode aux vertus du travail des enfants, qualifiant les actuelles restrictions à l’exploitation mercantile de l’enfance de « vraiment stupides. »

« Ainsi, prenons le coût des portiers de New York, les portiers les plus chers à New York sont mieux payés que les professeurs. Le portier débutant est payé deux fois plus qu’un professeur débutant. Tout cela à cause des syndicats ! Alors, je dis : gardons, pour chaque immeuble, deux portiers adultes et professionnels et qui font toutes les choses pénibles et dangereuses, et prenons pour tous les autres emplois des enfants à temps partiel« , a notamment proposé Newt Gingrich.

Le retour au travail des enfants en bas âge comme solution à la crise économique, il fallait y penser…

Crédit photo : Gage Sikdmore/Flickr via CC