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Dans le silence des médias, le Danemark affirme sa souveraineté en matière de sécurité

17/12/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le 3 décembre, les électeurs du Danemark étaient amenés à se prononcer sur le maintien de leur participation dans Europol, l’agence intergouvernementale chargée de la lutte contre le crime organisé, les trafics et le terrorisme. Le NON, soutenu par l’extrême-gauche et l’incontournable Dansk Folkparti (Parti du peuple danois), l’a emporté sans équivoque. Avec 53 % des suffrages.

D’un abord plutôt technique, le NON danois est intervenu dans un contexte de doutes croissants quant à la capacité de l’UE à assurer la sécurité de ses ressortissants
Les derniers attentats de Paris et la submersion migratoire y sont sans doute pour beaucoup. Mais, plus largement, les Danois ont fait le choix, éminemment politique, de la souveraineté nationale, selon le principe que l’on n’est jamais mieux défendu que par soi-même.
Le slogan du Parti du peuple danois a su mobiliser les foules « Plus d’UE ? Non merci ».

L’autre information, c’est le silence des médias de propagande en France
On pouvait s’attendre que le séisme du vote danois soit abondamment commenté. Il n’en fut rien. Mais il est vrai qu’au-delà de la cécité suffisante et partisane à laquelle nous sommes habitués de longue date, les tenants de la presse de l’oligarchie n’avaient manifestement aucun intérêt à relayer l’exemple danois d’une alliance réussie entre souverainistes de gauche et de droite qui, lorsqu’ils trouvent des chemins d’entente, parviennent à reprendre leur destin en main.

Crédit photo : Grégory Millasseau via Flickr (CC) = La petite sirène

Recension : Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne

Recension : Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne

26/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Après l’excellent Gomorra, enquête approfondie sur la Camorra et son empire, le journaliste italien Roberto Saviano publie un nouveau livre portant sur le crime organisé, en suivant cette fois la poudre blanche : Extra pure, Voyage dans l’économie de la cocaïne (Gallimard, 2014).

Extra Pure, Voyage dans l’économie de la cocaïneGomorra était un voyage au plus profond de la Campanie qui, servie par les qualités d’écrivain de Roberto Saviano, nous présentait un portrait sociologique saisissant et terrifiant de Naples et de sa région. Dans Extra pure, Saviano rédige à nouveau un portrait, mais de la cocaïne elle-même cette fois. La coke est bien le personnage principal de son livre, et ses effets, racontés par Roberto Saviano, sont terribles.

L’auteur nous entraîne au Mexique, État en guerre contre les Cartels, et ne nous épargnera aucune des horreurs commises par ceux-ci pour contrôler le marché de la poudre blanche. Il passera par la Colombie, terre de production de plus de la moitié de la cocaïne produite dans le monde, qui fut également le lieu de naissance des premiers Cartels. Et il nous présentera les trafiquants eux-mêmes : Cartels mexicains aux méthodes dignes de l’État Islamique, Sacra Cronoa Unita dans les Pouilles, Maras salvadoriens…

« La cocaïne est une valeur refuge. La cocaïne est un bien anticyclique. La cocaïne est le bien qui ne craint ni l’épuisement des ressources ni l’inflation. De nombreux endroits du monde vivent sans hôpitaux, sans Internet ni eau courante. Mais pas sans coke. L’ONU affirme que, en 2009 l’Afrique en a consommé 21 tonnes, l’Asie 14, et l’Océanie 2. Plus de 100 pour l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes. Tout le monde en veut, tout le monde en consomme, tous ceux qui ont commencé à en prendre en ont besoin. Les dépenses sont minimes, la vendre est immédiat, les marges réalisées énormes. La cocaïne se vend plus facilement que l’or, et ses bénéfices peuvent dépasser ceux du pétrole. L’or a besoin d’intermédiaires et les négociations prennent du temps. Le pétrole, lui, nécessite des puits, des raffineries, des oléoducs. La cocaïne est le dernier bien qui permet l’accumulation primitive du capital. » Extra pure, pages 99-100 (source : LeMonde.fr)

Il nous fera suivre les efforts déployés par les polices du monde entier, de la DEA américaine aux services anti-mafia d’Italie, en passant par l’engagement militaire au Mexique ou en Colombie. Malgré les centaines de tonnes saisies tous les ans, malgré les agents infiltrés et les repentis, malgré la mobilisation des marines de guerre occidentales, malgré les chiens stups (dont certains, menacés de mort, sont placés sous protection policière !), malgré une coordination internationale de plus en plus poussée, les efforts des États apparaissent vains face à l’immensité du trafic et à la puissance de ses protagonistes.

En suivant le trafic de cocaïne, Roberto Saviano se retrouve à suivre la mondialisation. Car la cocaïne, comme n’importe quel fruit produit au Brésil pour être consommé en France, doit être transporté de son lieu de production, l’Amérique du Sud, vers son lieu de consommation, les États-Unis et l’Europe. Toutes les facettes de la mondialisation économique sont ainsi utilisées par les trafiquants : navires transportant des containers, clandestins sud-américains traversant la frontière texane au péril de leur vie, faux touristes qui avalent des boulettes et les régurgitent par voie naturelle une fois arrivé à bon port (les fameuses mules)…
Hommes, bateaux, avions, et mêmes sous-marins, tout est bon pour transporter de la coke ! Les trafiquants ne s’interdisent rien, font preuve d’une imagination sans limite, et ont toujours une longueur d’avance sur les services de répression afin que leur marchandise parvienne à sa destination : les narines occidentales.

Car la poudre blanche est le carburant de la mondialisation, au même titre que le pétrole. La cocaïne permet aux traders de tenir leur rythme et de supporter des journées de travail démentielles. La cocaïne multiplie la productivité, permet une meilleure précision et une plus grande énergie. La cocaïne décuple les prouesses sexuelles. Jusqu’au jour où les effets secondaires commencent à prendre le dessus…

Face à ce besoin irrépressible de cocaïne, devant cette demande effrénée de poudre blanche des sociétés modernes, Roberto Saviano ne voit rien d’autre que la légalisation de la vente et de la consommation de cocaïne, afin d’assécher les réseaux criminels. Pour autant, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander : si la consommation de cocaïne est rendue nécessaire par le rythme de la vie moderne, plutôt que de légaliser un poison, ne serait-il pas plus sain de revenir sur la mondialisation ?

Crédit photo : spookman01 via Flickr (cc)

Territoires, d’Olivier Norek : plongée en Seine-Saint-Denis

22/11/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le livre Territoires, sortit récemment aux éditions Michel Lafon, est le second roman d’Olivier Norek. Celui-ci, en bon auteur de roman noir, utilise une enquête policière comme prétexte pour plonger dans la réalité sociale et politique de la Seine-Saint-Denis. Et elle n’est guère reluisante.
Lieutenant à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quinze ans, Olivier Norek sait de quoi il parle, ce qui fait de Territoires un témoignage précieux, proche d’une enquête journalistique.

Dans la ville imaginaire de Malceny, qui ressemble énormément à celle de Saint-Denis, plusieurs gros trafiquants de drogue sont assassinés par un rival cherchant à s’emparer du marché des stupéfiants. En enquêtant, les policiers vont découvrir des kilos de drogue chez des retraités, une racaille psychopathe de treize ans, et vont faire face à des émeutes extrêmement violentes.

Et surtout, en remontant le fil des évènements, ils vont s’intéresser à la mairie de Malceny : son équipe municipale élue en achetant des voix, les amis du maire qui vivent dans un HLM de luxe, les emplois municipaux réservés à la racaille en échange de la paix sociale…

Un témoignage précieux, sur la réalité de la France des banlieues.

Olivier Norek, Territoires, Michel Lafon, 2014.

– Vous vous foutez de moi ? Vous me dites que c’est un entrepôt pour voleurs et vous leur laissez l’électricité ? Pourriez au moins la couper, ce serait un début.
– Déjà essayé. Ils ont brûlé ma voiture le lendemain.
– Et vous avez déposé plainte ?
– Non, j’ai remis le courant.
– Mouais, c’est cohérent. Mais alors, ça consiste en quoi votre job exactement ?
Vexé, le gardien répliqua sèchement :
– Je m’occupe d’un immeuble dans une cité où vos collègues ne mettent même plus les pieds. Je nettoie la cage d’escalier et le hall quand ils ne sont pas squattés et le reste du temps, je ferme les yeux sur tout. J’essaie d’énerver personne, de pas me faire péter la gueule et je dis aux locataires que je fais mon possible.
– En gros, vous foutez pas grand-chose.
– Je fais ce que je peux. Tout seul et sans votre flingue.

 

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« Marseille, tais toi Marseille, tu cries trop fort, je n’entends plus claquer tes voiles dans le Port ! »

« Marseille, tais toi Marseille, tu cries trop fort, je n’entends plus claquer tes voiles dans le Port ! »

31/10/2014 – MARSEILLE – Au total, ce sont 34 douilles dont 22 de pistolet-mitrailleur kalachnikov qui ont été relevées par les techniciens de la police scientifique et technique ce jour là, à Marseille, C’était il y a quatorze mois sur une impressionnante scène de crime. « Y en a ras-le-bol, si les dealers se tuent entre eux pas de problème, mais enfin en plein centre-ville, il y a du monde quand même! », peste un voisin qui dit avoir été réveillé par « une pétarade », des cris, puis des pleurs. (…)

Dans le même quartier, un garçon de 18 ans avait été mortellement poignardé le 18 août Cours Jean Ballard, quelques jours après le meurtre d’un étudiant près de la gare Saint-Charles. Le lendemain, un jeune homme était criblé de balles dans le quartier touristique de l’Estaque, un énième règlement de comptes qui précipitait la venue du Premier ministre de l’époque Jean-Marc Ayrault, accompagné de cinq de ses ministres, réaffirmant la « détermination sans faille » du gouvernement pour « faire reculer la violence »…

Sources : Libération.fr / francebleu.fr


Une fois de plus, il est démontré que ce ne sont pas seulement les quartiers Nord qui sont exposés à la circulation des armes de guerre. Bref, inutile de se faire belle pour aller danser, depuis rien n a changé on ne peut plus circuler la nuit en France sans risquer une rafale de kalachnikov !

« Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui sont dangereux mais ceux qui laissent faire. » (Albert Einstein)

J. Guelfucci, pour Novopress

Crédit photo : reuvenim via Flickr (cc)

L'art est‑il devenu une entreprise criminelle ?

L’art est‑il devenu une entreprise criminelle ?

03/09/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Les spécialistes sont de plus en plus nombreux à penser que l’envolée spectaculaire des prix des œuvres d’art est en partie alimentée par le recyclage d’argent sale.

Alors que le marché de l’art flambe, l’hypothèse selon laquelle le blanchiment d’argent contribuerait à faire grimper les prix à des niveaux stratosphériques est de plus en plus souvent émise. Les gouvernements du monde entier prennent des mesures contre la fraude, mais les investigations restent difficiles à coordonner à l’échelle internationale. Le commerce des œuvres d’art est difficilement contrôlable et la valeur d’une œuvre est difficile à déterminer étant donné la beauté d’une œuvre est aujourd’hui relative. Notons aussi que les œuvres d’art ne sont taxées qu’à 5,5 % ce qui facilite les transactions financières frauduleuses.

Photo : une œuvre d’art exposée au Museum of Modern Art de New York, l’un des musées d’art moderne et contemporain les plus réputés au monde. Crédit photo : Novopress (cc).

Trafic de drogue à Saint Ouen (93): « C’est insoutenable depuis des années » [vidéo]

21/01/2014 – VIDÉO LE PARISIEN – Les habitants de Saint Ouen, en Seine Saint Denis, ont manifesté leur ras-le-bol à propos du trafic de drogue qui gangrène leur ville depuis des années. Violences, insécurité, dégradations et règlements de compte entre bandes sont les nombreux problèmes que la maire Jacqueline Rouillon doit éradiquer, en installant notamment dans les prochains jours des caméras de vidéosurveillance dans les quartiers les plus sensibles.

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Colombes : un banditisme « made in » Marseille

Colombes : un banditisme « made in » Marseille

05/09/2013 – 08h00
COLOMBE
S (NOVOpress) – Soixante-dix policiers ont été déployés en renfort dans la nuit de mardi à mercredi à Colombes (Hauts-de-Seine). La ville a été le théâtre de deux fusillades entre bandes rivales en moins de 24 heures. Mardi, vers 19 heures, un groupe de délinquants a tiré sur le conducteur d’un véhicule. Il a pris la fuite et n’a pas été retrouvé par la police. Une source policière évoque « une recrudescence des règlements de compte entre bandes rivales ». La veille, déjà, un homme d’une trentaine d’années avait été blessé par balles dans le quartier multiculturel de Petit-Colombes, gangréné par les trafics de stupéfiants depuis de nombreuses années.

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Trafics d’organes au Kosovo, l’UE semble freiner l'enquête

Trafics d’organes au Kosovo, l’UE semble freiner l’enquête

Le premier ministre kosovar Hashim Thaçi à gauche et le président des Etats-Unis George W. Bush à droite, après que le Kosovo ait déclaré être indépendant

26/01/13 – 19h00
PARIS (NOVOpress avec Bulletin de réinformation)
– Depuis 2010, une enquête concernant des trafics d’organes d’êtres humains est en cours au Kosovo. Une enquête que l’Union européenne semble vouloir freiner… Cette semaine, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dénoncé l’attitude de l’Union Européenne qui a confié l’enquête sur ce dossier à ses propres services et qui fait trainer l’affaire depuis plus de deux ans. Lavrov a ainsi déclaré « Nous nous heurtons à la position non constructive de l’Union européenne qui s’est arrogé l’enquête et en empêche le bon déroulement ». Une enquête qui suscite l’attention toute particulière de la Russie, étant donné le nombre des victimes russes.

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“Ces mariages qui mettent le souk”, d’où vient l’argent ?

« Ces mariages qui mettent le souk », d’où vient l’argent ?

Dans son numéro du 17 octobre dernier, « Minute » se demandait s’il fallait interdire « les mariages qui mettent le souk ». Nous exposions que de plus en plus de noces musulmanes tournaient au vinaigre et à la provocation ; mais aussi que, dans ces cortèges, figuraient de nombreuses voitures de très grand luxe. De quoi se poser des questions… A Compiègne, chef-lieu du département de l’Oise et ville du sénateur-maire UMP Philippe Marini, on s’interroge également sur cette magnificence automobile. En septembre, par courrier, Eric Verrier, adjoint en charge de la sécurité, a alerté le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Aujourd’hui, dans « Minute », il passe la vitesse supérieure et dénonce l’impunité fiscale dont jouissent les voyous de banlieue.

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Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

Les « garde-côtes » italiens vont chercher 226 clandestins dans les eaux libyennes pour les emmener à Lampedusa

26/10/2012 — 16h00
ROME (NOVOpress) —
De plus en plus fort ! Les « garde-côtes » italiens ne se contentent plus d’aller remorquer les clandestins pour les amener au port, ils vont les chercher jusque dans les eaux libyennes.

À l’initiative de cette opération, l’abbé Mosè (Mussie) Zerai, un prêtre conciliaire érythréen demeurant au Vatican, responsable de l’agence Habeshia pour la Coopération et le Développement. L’agence Habeshia  se consacre à « la solidarité en faveur des demandeurs d’asile, réfugiés, bénéficiaires de protection humanitaire présents en Italie », à « la lutte contre le racisme, les discriminations et la marginalisation sociale », et à la défense « des libertés fondamentales reconnues par les conventions internationales, en particulier la Convention européenne des droits de l’homme ».

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Une élue Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

Une élue d’Europe Ecologie mise en cause dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent

15/10/2012 — 18h50
PARIS (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) —
La semaine dernière, une adjointe au maire du treizième arrondissement de Paris a été arrêtée puis placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent issu de la drogue.

Le réseau de blanchiment, lié à des trafiquants qui auraient importé au moins huit tonnes de cannabis du Maroc pour plusieurs millions d’euros impliquerait de nombreux cadres et chefs d’entreprises. Trois frères, les Elmaleh, d’origine marocaine, sont accusés d’être à la tête de cette organisation ; ils sont mis en examen et écroués, l’un à Paris, les deux autres en Suisse.

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Go-fast : le maillon faible du business des banlieues

Go-fast : le maillon faible du business des banlieues

Le trafic de drogues représente 80 % de l’économie informelle des banlieues. Mais pour jouir tranquillement de leur « business », à l’abri dans les cités, les trafiquants doivent d’abord convoyer la marchandise depuis l’Espagne ou les Pays- Bas. Les « go-fast », de puissants convois de grosses cylindrées, jouent alors un rôle clef. C’est aussi durant cet acheminement à hauts risques que la police a le plus de chance de neutraliser les malfrats.

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Des gardes-frontières suisses participent à la lutte contre les trafics à la frontière entre l'Europe et le Maghreb

Des gardes-frontières suisses participent à la lutte contre les trafics à la frontière entre l’Europe et le Maghreb

26/07/2012 – 12h00
ALGESIRAS (NOVOpress) –  L’Administration fédérale des douanes (AFD) a annoncé mercredi qu’un garde-frontière suisse a découvert 1 227 kg de haschich à Algésiras (frontière hispano-marocaine). Le trafiquant marocain a été remis aux autorités espagnoles. Cette saisie intervient dans le cadre d’une mission de l’Agence européenne pour la coopération aux frontières extérieures (FRONTEX).

Dans ce cadre, trois gardes-frontières suisses et un chien ont été envoyés pour une durée de 93 jours dans le sud de l’Espagne. Une mission visant à lutter contre la déferlante migratoire en provenance des pays du Maghreb. Les agents affectés à cette opération sont confrontés à trois grands types de trafic : êtres humains, armes et drogue.

Crédit photo : Administration fédérale des douanes

Condamné en 1997, Henri Emmanuelli est nommé à Caisse des dépôts !

Condamné pour « complicité de trafic d’influence », Henri Emmanuelli est nommé à Caisse des dépôts !

12/07/2012 — 13h00
BORDEAUX (NOVOPress via Infos Bordeaux) —
Le député socialiste des Landes et ancien conseiller régional d’Aquitaine, Henri Emmanuelli, a été nommé mardi membre de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC) et a de bonnes chances de devenir le président de cet organe de contrôle, selon une source parlementaire.

Ancien de la banque Rothschild, Henri Emmanuelli a été condamné dans le cadre de l’affaire Urba (financement occulte du PS) pour « complicité de trafic d’influence ». Cette nomination est déjà raillée dans les rangs de l’opposition. Dans une interview au JDD du 15 avril dernier, le candidat François Hollande avait pris cet engagement : « Je n’aurai pas autour de moi à l’Elysée des personnes jugées et condamnées ». Le changement, est-ce vraiment maintenant ?

Mexique : la mondialisation favorise les tueries

Mexique : la mondialisation favorise les tueries

23/05/2012 – 10h00
MEXICO (NOVOpress) –
Les gangs ensanglantent le Mexique. Il y a quelques jours, à l’est de la ville de Cadereyta (État du Nuevo Leon), 49 cadavres mutilés, certains décapités ou d’autres sauvagement dépecés, ont été retrouvés dans des sacs poubelles, éparpillés sur le bitume. Une situation qui s’aggrave : 16 400 mexicains auraient été victimes de telles violences en 2011, contre 15 273 en 2010 et 9 614 en 2009.

Depuis 2007, plus de 50 000 assassinats ont été perpétrés au Mexique. Pour le psychanalyste mexicain Benjamin Mayer Foulkes, la progression de cette délinquance ultra-violente est le « symptôme de la face cachée de la mondialisation ». Cité par Le Monde, le spécialiste ajoute : « La multiplication d’échanges hors de tout cadre juridique suscite les trafics sauvages de stupéfiants, d’autres substances illicites, d’armes, de personnes, d’organes, d’esclaves sexuels, et même de détenus ». La mondialisation marchande et humaine, un fléau sanglant : « Les gangs latinos sont des acteurs et le produit de la mondialisation, formés dans la creuset cosmopolite des prisons aux Etats-Unis », souligne également Benjamin Mayer Foulkes.

Mexique : la mondialisation favorise les tueries

Crédit photo : Pateando Piedras via Flickr, licence CC.

Italie : Trafic d’armes dans un camp Rom

Italie : Trafic d’armes et de faux papiers dans un camp Rom

20/04/2012 – 10h00
MILAN (NOVOpress) –
Une vieille femme Rom  a été arrêtée hier à côté de Milan, alors qu’elle était en train de vendre une arme à feu chargée. Le trafic, qui portait à la fois sur des armes et sur de faux papiers, a été découvert par l’association de lutte contre la criminalité organisée, « SOS racket et usure », qui a fait intervenir les carabiniers.

« SOS racket et usure » avait contacté la Rom dans le camp nomade de Baranzate (province de Milan) et lui avait fixé un rendez-vous dans un jardin public de la ville. C’est là que les carabiniers l’ont interpellée.

Outre un revolver Beretta (au numéro de série effacé) chargé de six balles, vendu 700 euros, la Rom offrait une carte d’identité pour 500 euros. L’ensemble des tractations a été filmé et la vidéo est disponible sur le site de l’agence ANSA.

Dans le même camp nomade, « SOS racket et usure » a filmé une vente d’armes et de drogue par un autre Rom, qui a été inculpé. Les carabiniers tentent désormais de remonter la filière.