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HLM dealers

Les HLM des dealers, par Caroline Parmentier

Le quartier d’habitat social du Clos des Roses à Compiègne est une infecte et puante zone de non-droit, gangrenée par le trafic de cocaïne, héroïne, ecstasy et crack et entièrement tenue par des caïds qui se comportent comme des barbares.

Le patron des HLM, fatigué d’alerter un préfet et un ministre de l’Intérieur qui n’arrivent à rien, n’a pas trouvé d’autre solution que de murer trois immeubles pour déloger les dealers. Le nid de frelons (qui n’ont rien d’asiatiques) se déplacera ailleurs. Détail qui a son charme : des journalistes de TF1 qui ne croient ni à l’existence des No go zones, ni à la sauvagerie des jeunes de cité, ont été caillassés sur place et leur caméra volée. Aucun n’a été blessé mais ils se sont dits très « secoués » ! L’annonce a été faite par Jean-Pierre Pernaut lui-même dans le Journal de 13 heures sur un ton accusateur et indigné. Du coup même le nom de « zone de non-droit » a été prononcé. Entre deux reportages sur la fromagerie Les Alpages et « Face au froid, une bonne choucroute ».

Arnaud Dumontier, président de l’Opac de l’Oise et maire (LR) de Pont-Sainte-Maxence confirme l’existence d’un « Etat de non-droit absolu » contrôlé par « des prédateurs dont la détermination est proportionnelle aux sommes d’argent qu’ils engrangent chaque mois, entre 200 000 et 300 000 euros de chiffre d’affaires de la drogue ».

L’office HLM dit avoir tout essayé. Les trafiquants ont pris possession des halls et des cages d’escaliers, arraché les câbles et les portes et installé des laboratoires clandestins en faisant des branchements sauvages sur les installations de gaz et d’électricité. Des agents de sécurité missionnés par l’Opac pour rassurer les 4 000 locataires terrorisés ont été violemment attaqués par des hommes masqués et encagoulés.

« Je ne veux pas avoir des morts sur la conscience », explique Arnaud Dumontier. Vingt-six opérations de police ont eu lieu en 2016, en vain. « Des moyens de police pérennes et massifs m’avaient été promis entre septembre et décembre. Je ne les ai jamais vu venir. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2017

Délinquance : Metz, c’est Chicago-en-Lorraine !

10/06/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les affrontements armés deviennent monnaie courante dans les quartiers sensibles de Metz. Seuls les élus locaux ne semblent pas s’en apercevoir.

Hier matin, une fusillade éclate rue de Ryneck à Woippy, dans la banlieue nord de Metz. Un jeune homme de 23 ans s’effondre, touché d’une balle de calibre 22 long rifle dans l’abdomen. Son pronostic vital ne serait pas engagé, il a même pu répondre à la police, sans donner d’indiction utile quant à son agression. Les premiers éléments de l’enquête font apparaître que le jeune homme est en possession d’armes et de cachets pouvant être des « stupéfiants de synthèse », selon la police, des précisions qui désignent un crime lié à la délinquance toujours plus présente dans les quartiers sensibles de Metz et son agglomération.

Ce déchaînement de violence n’est que le dernier d’une longue série qui ensanglante Metz et ses environs :
Le 5 juin, une fusillade avait éclaté à Metz-Bellecroix, faisant deux blessés, dont un grave, toujours dans le coma.
Le 30 mai dernier, un tireur « fou et ivre » avait ouvert le feu au pistolet automatique 9 mm dans une rue du quartier Boileau, à cheval entre Woippy et Metz, tuant une femme de 22 ans et blessant trois autres personnes.

tuerie du 30 mai : François Grosdidier, maire de Woippy déplorait un «cas isolé»

Tuerie du 30 mai : François Grosdidier, maire de Woippy déplorait un «cas isolé»

Le 28, un règlement de comptes à l’arme à feu, sur fond de trafic de drogue, fait un blessé avenue André Malraux.
Le 17 mai, c’était encore un règlement de comptes entre bandes rivales, toujours avec armes à feu, qui faisait un blessé à la Grange-aux-bois.
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