Tag Archives: tour de France

Lance Armstrong, pourquoi aujourd'hui ?

Lance Armstrong, pourquoi maintenant ?

23/10/2012 — 14h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation) —
Lance Armstrong (photo en 2002) s’est vu retirer tous ses résultats obtenus depuis 1998. C’est l’Union cycliste internationale, l’UCI qui a prononcé cette sanction à l’encontre du coureur, sept fois vainqueur du Tour de France.

Que vont devenir ces sept trophées du Tour de France détenus par Lance Armstrong ?

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Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

A l’heure où les équipes cyclistes professionnelles ressemblent à des multinationales, certains font de la résistance. Les Basques espagnols ont créé l’équipe Euskadi-Euskaltel. Et en France, Bretagne-Schuller a pour ambition de constituer une formation 100 % bretonne, avec des coureurs qui défendent les valeurs de la région. Ce qui ne plaît pas aux organisateurs du Tour de France : ils ont refusé d’inviter les Bretons…

Jeudi 14 juillet, c’était la fête nationale, mais sur le Tour de France, dans les Pyrénées, lors de l’ascension menant à Luz-Ardiden, c’était le pays basque qui tirait un feu d’artifice. Sur le bord de la route, des milliers de spectateurs portaient un tee-shirt orange. C’est la couleur du maillot de l’équipe « espagnole » Euskadi-Euskaltel. Créée en 1994 par Euskadi, la communauté autonome du Pays basque, elle a pour particularité de n’être composée que par des coureurs basques, ou formés dans la région.

Magie du sport : au sommet, c’est Samuel Sanchez, coureur d’Euskadi, qui a remporté l’étape ! Il est rassurant de voir gagner une équipe qui cultive son identité, à l’heure où le cyclisme s’est mondialisé, où certaines formations sont des mosaïques dont l’argent est l’unique ciment. Chez Leopard-Trek, l’équipe de Andy et Fränk Schleck (deux frères luxembourgeois qui visent la victoire à Paris), on trouve ainsi deux Allemands, un Hollandais, un Suisse, un Danois, un Belge, un Australien… Se dessine pourtant une réaction. Cette année, Katusha aligne une équipe 100 % russe. Régionalisme avec Euskadi, nationalisme avec Katusha, certains rabat-joie voient dans cette tendance l’expression d’une volonté politiquement incorrecte.

Ils ont la mémoire courte. Jusqu’en 1961, avant que la publicité et les sponsors ne transforment les coureurs en hommes-sandwiches, il y avait sur le Tour des équipes nationales. Coppi et Bartali défendaient les couleurs de l’Italie, Koblet et Kubler arboraient la croix helvétique, Louison Bobet était le leader de l’équipe de France. Et participaient également des équipes régionales : l’Ile-de- France, le Nord, le Sud-Est… et même, au début des années 50, une sélection d’Afrique du Nord ! Il y a une région où l’on n’a pas oublié cette époque héroïque, c’est la Bretagne. En 1947, sous le maillot de l’équipe bretonne de l’Ouest, Jean Robic a gagné le premier Tour d’après-guerre. Bien que né dans les Ardennes, il avait passé toute son enfance à Radenac, dans le Morbihan, où son père tenait un magasin de cycles. Après sa disparition en 1980, la mairie lui a consacré un musée, et une rue porte son nom.

Les organisateurs jouent un mauvais Tour à la Bretagne

En Bretagne, pays de tradition, on a ainsi décidé de renouer avec les grandes heures du passé. Dès 2005, le conseil régional a soutenu l’équipe amateur Jean Floc’h, qui est aujourd’hui devenue l’équipe professionnelle de Bretagne, parrainée par le distributeur automobile Schuller (photo de l’équipe 2011 en haut de l’article). Patron de l’équipe et vice-président de Schuller, Joël Blévin n’a qu’un objectif, composer une équipe 100% bretonne. Le maillot donne le ton : du noir et du blanc, les couleurs du drapeau de Bretagne. L’entraîneur, Emmanuel Hubert, est un Breton de Fougères. Et sur les 16 coureurs de l’effectif, on compte déjà 10 Bretons « pure souche ». Parmi lesquels Johan Le Bon, né en 1990 à Lannion dans les Côtes-d’Armor.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de FranceGrand espoir du cyclisme français, il a été champion du monde junior en 2008. Le rêve, pour l’équipe Bretagne-Schuller, c’est de participer au Tour de France. Cette année, ça se présentait bien – après un départ en Vendée, trois étapes se disputaient en Bretagne. Mais les organisateurs n’ont pas invité l’équipe Bretagne-Schuller. Ils ont préféré sélectionner la formation hollandaise Vacansoleil, dont le leader, l’italien Riccardo Ricco, a en février dernier frôlé la mort après s’être autotransfusé ; ou encore l’équipe italienne Lampre, dont 13 coureurs font l’objet d’une enquête judiciaire pour dopage ! Aussi, quand le Tour est passé en Bretagne, sur le bord de la route des banderoles sont apparues pour exprimer la déception de tout un peuple : « Bretagne : terre de vélo… Quand Bretagne-Schuller sur le Tour ? ». Seuls les organisateurs ont la réponse.

Pierre Tanger
[box class= »warning »]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 20 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Saint-Etienne : Quand les hooligans terrorisaient le Tour de France !

Saint-Etienne : Quand les hooligans terrorisaient le Tour de France !

[box class= »info »]A l’heure où la « Petite Reine » arpente les routes de France, seuls les soupçons de dopage viennent encore entacher l’image de cette compétition cycliste mondialement renommée. Les centaines de kilomètres d’asphalte avalés quotidiennement par les coureurs sont envahis d’étape en étape par des milliers de spectateurs venus des quatre coins de l’Hexagone afin d’encourager tout au long des trois semaines de course ces véritables « forçats de la route ». Le Tour de France conserve ainsi – tant bien que mal – son étiquette de course conviviale et populaire contre vents de seringues et marées de transfusions sanguines. Pourtant cette image « bon enfant » était loin d’être gagné à ses débuts, et pour des raisons tout autre que les scandales actuels, comme en témoigne ce fait divers régional…[/box]

Le 9 juillet 1904, lors de la deuxième édition de la « Grande Boucle », les coureurs cyclistes entament la seconde étape marathon de 374 kilomètres qui part de la capitale des Gaules, et les emmènent jusqu’aux rives méditerranéennes de la cité phocéenne. Aux petites heures de la matinée, le peloton des favoris arrive sur les dernières pentes du col de la République (1 161 mètres), sur les hauteurs de Saint-Étienne. Il s’agit alors du premier franchissement d’un « 1 000 mètres » sur l’histoire du Tour de France, à une époque où les géants alpins et pyrénéens étaient soigneusement évités. A quelques hectomètres du sommet, Antoine Faure – Stéphanois natif de Lyon – démarre brusquement et prend une longueur d’avance sur la tête du peloton. Au passage du point culminant, se tient sur le bord de la route près de 200 individus armés de gourdins et de pierres. Faure s’engage avec conviction et passe sans encombre aux milieux des supporters stéphanois. Mais la haie va subitement se refermer sur le peloton qui arrive. Une pluie de coup va alors s’abattre sur les poursuivants « qui ne sont pas du pays » aux cris de « tuez-les ! ». Le Valdôtain Maurice Garin (photo) – premier vainqueur de l’épreuve l’année précédente – reçoit une pierre au visage et de multiples coups de bâton aux genoux et aux bras. Il finira tout de même l’étape en n’ayant plus que l’usage d’un seul bras ! Son frère César est lui aussi roué de coups. Auguste Daumain est renversé sur le bas-côté. Blessé, il réussit cependant à se relever et à prendre la fuite. Quant au « diavolo rosso » piémontais Giovanni Gerbi, il va se retrouver littéralement assailli puis assommé sur son vélo : il perdra un de ses doigts, tranché net sur son guidon ! Beaucoup d’autres coureurs anonymes se verront à leurs tours molestés par ces « hooligans » d’un autre âge. Les voitures officielles de course vont également être accueillies par les garagnas (« garnements, vauriens » en parler gaga). Ce n’est que sous le retentissement des coups de feu de la maréchaussée que la foule se disperse.

L’étape sera encore marquée par de nouveaux incidents avec jets de pierre lors du passage du peloton à Nîmes. L’auvergnat Hippolyte Aucouturier dit « Le Terrible » franchira finalement le premier la ligne d’arrivée à Marseille de ce véritable parcours du combattant, mais il sera quelques temps après disqualifié pour « irrégularités graves » laissant ainsi le gain de cette seconde étape à… Antoine Faure ! Le 23 juillet consacrera à Paris un jeune artésien d’à peine 20 ans, Henri Cornet (record d’âge en cours pour un vainqueur du Tour de France), suite à la disqualification du malheureux rescapé Maurice Garin pourtant arrivé trois heures plus tôt.

Saint-Étienne, capitale du cycle, se verra privé de « Grande Boucle » pendant près d’un demi siècle. Il faudra attendre l’année 1950 pour que le Tour consente à réemprunter les pentes du terrifiant col de la République… mais sans ses hooligans !

TourDeFrance_2005

“On soigne mieux les chevaux de course que les coureurs cyclistes !”

Le docteur Jean-Pierre de Mondenard, un des plus grands spécialistes mondiaux du dopage, est le consultant de « Minute » pour cette 98ème édition du Tour de France.

Minute : Les coureurs ne se dopent pas à l’insu de leur plein gré. Ils sont assistés par ce que vous appelez des spécialistes du « dope niveau ». Qui sont-ils ?

Jean-Pierre de Mondenard : Imaginez que Bernard Hinault [quintuple vainqueur du Tour de France en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985, Ndlr] était massé par un soigneur qui était boulanger de profession ! Les temps ont changé… Aujourd’hui, les spécialistes du « dope niveau » sont d’authentiques médecins qui bafouent leur éthique. La nature humaine est telle que ces médecins deviennent rapidement les copains du champion et n’ont plus qu’une ambition : le faire gagner pour être associé à ses succès. Leur serment d’Hippocrate se transforme en serment d’hypocrite. Pour eux soigner la performance passe avant la santé des sportifs.
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