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« La Turquie finance Daesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite financent le Front Al Nosra »

16/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
Face aux exigences des oppositions syriennes, notamment le départ d’Assad avant tout processus politique, le négociateur en chef du gouvernement syrien, Bachar Al-Jaafari, pointe du doigt les ingérences étrangères. Non seulement le financement et le soutien de Daesh et d’Al-Nosra par la Turquie et l’Arabie Saoudite, mais aussi les erreurs stratégiques européennes et américaines. Un discours empreint de realpolitik, à l’heure où le retrait russe risque de fragiliser les positions du gouvernement légal.

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Persécution des réfugiés chrétiens : même dans la jungle

Source : Boulevard Voltaire
C’est officiellement la capitulation de la République française devant un état de non-droit.

Je suis effaré ! Effaré par les films qui circulent sur Internet montrant la véritable bataille rangée entre migrants (pardon : entre clandestins illégaux) installés sur le territoire français et les CRS et autres gendarmes. Effaré de voir les pauvres camionneurs harcelés, obligés de s’arrêter et de voir leur cabine frappée à coups de barre de fer, certains migrants prenant d’assaut leur camion, grimpant sur le toit de la remorque. Effaré de constater que rien n’est fait pour arrêter cette violence. Effaré d’imaginer que les téléspectateurs du monde entier regardent ces scènes de guerre sans réaction des forces de l’ordre.

Ces forces qui n’en peuvent plus de subir sans pouvoir agir. Elles sont sous les ordres d’un gouvernement pleutre qui n’ose pas bouger. Dont le ministre de l’Intérieur et le Premier n’ont jamais ordonné la dissolution des groupes que l’on sait extrêmement violents comme les antifas, les No Border et autres black blocks auxquels sont soumis ces milliers de jeunes hommes, migrants économiques pour leur grande majorité.
Il est inadmissible, insupportable pour nous tous de voir à longueur de semaine ces affrontements violents au centre desquels sont souvent, soit les Calaisiens, soit ces malheureux routiers qui ne peuvent que subir la furie de certains migrants exprimant avec violence leur mécontentement d’être bloqués en France.
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Syrie : les rebelles « modérés » équipés par les USA et l’UE rejoignent les terroristes Syriens

Vers un cessez-le-feu en Syrie

23/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un accord entre Moscou et Washington pourrait débloquer la situation syrienne
Ce lundi, Barack Obama et Vladimir Poutine se sont longuement entretenus par téléphone pour discuter de la question syrienne. L’enjeu de cet appel initié par le Kremlin était de trouver un début de solution à la crise que traverse la Syrie afin de permettre à tous les acteurs de se concentrer sur la menace que représente l’État islamique. Cet entretien téléphonique vient entériner un accord qui s’est construit sur un travail commun intense entre experts étatsuniens et russes. Selon le président russe, cet accord et le travail qui l’a précédé ont été rendus possibles, facilités et renforcés par le précédent de l’accord de 2013 sur le démantèlement de l’armement chimique syrien.

Qu’implique cet accord ?
L’accord vise à instaurer un cessez-le-feu entre toutes les parties prenantes au conflit d’ici samedi prochain. Ainsi, toutes les factions gouvernementales et rebelles sont invitées à observer une trêve et à faire savoir vendredi au plus tard, soit à Moscou, soit à Washington, si elles comptent respecter ce cessez-le feu. L’État islamique et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, sont bien sûr exclus de cet accord. Si le cessez-le-feu est un succès, les efforts des groupes combattants et des différents acteurs étatsuniens, russes et européens pourront se concentrer sur la lutte contre l’État islamique et le Front Al-Nosra, une bénédiction après les attentats meurtriers qui ont frappé Homs et Damas hier.

,Mais le succès de cet accord est loin d’être acquis
En effet, le succès d’un tel accord repose sur la bonne foi de tous les acteurs impliqués, et cette bonne foi pourrait faire défaut. Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont pour leur part déjà commencé à invoquer à nouveau la question ukrainienne dans la discussion autour de la Syrie. La Russie quant à elle a affirmé son souhait de voir le cessez-le-feu mis en place tout en espérant que les États-Unis partagent ce point de vue.
Le plus gros facteur d’incertitude reste les combattants syriens eux-mêmes. En définitive, cet accord est un pas en avant vers la résolution de ce conflit où tout le monde est perdant, espérons simplement que les acteurs impliqués fassent le bon calcul.

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Syrie : évolution profonde de la situation militaire

Syrie : évolution profonde de la situation militaire
17/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Ces derniers jours, des combats importants ont eu lieu en Syrie, notamment aux alentours d’Alep. L’armée gouvernementale syrienne et les forces kurdes ont gagné du terrain, ce qui pourrait expliquer les réactions américaines, turques et saoudiennes.

Que se passe-t-il vraiment ?
On a non seulement constaté du côté d’Assad et des Kurdes une avancée, mais aussi un certain nombre de faits et de comportements significatifs qui accompagnent une usure certaine de la rébellion.
Le gouvernement combat l’État islamique. La centrale thermique d’Alep a été reprise sur l’État islamique et est en cours de déminage. Les forces loyalistes ont lancé une offensive sur la route du désert en direction de Raqqa, ce qui pourrait isoler toute la zone tenue par l’État islamique, à l’ouest des lacs de l’Euphrate.

La rébellion recule pour sa part dans les collines côtières à l’est de Lataquié. Elle recule aussi au nord d’Alep, face aux forces gouvernementales. Certaines localités comme Mare préfèrent alors se mettre sous le régime de la trêve. La zone insurgée du nord d’Alep voit aussi des bombardements russes aider les Kurdes à progresser, ce qui pourrait peut-être leur permettre de contrôler toute la frontière nord de la Syrie, face à la Turquie. L’État islamique, qui contrôle une partie de cette frontière, a détruit un pont sur l’Euphrate qui aurait pu être utilisé par les Kurdes pour faire une continuité entre les zones qu’ils contrôlent.
S’il convient de rester prudent, on peut dire qu’à la faveur de l’intervention militaire aérienne russe, les forces loyalistes et kurdes reprennent du terrain.

Cela suscite des bruits de bottes…
La Turquie a procédé à des bombardements contre les Kurdes au nord d’Alep, mais elle n’ose pas véritablement entrer en territoire syrien, dans la mesure où elle se heurterait à la puissance militaire russe. Les Américains cherchent à défendre les rebelles, mais leurs alliés turcs et saoudiens critiquent leur tiédeur à cause du contexte électoral qui paralyse certaines décisions. Quant aux remarques des Saoudiens à l’égard de l’intervention russe, elles peuvent traduire une perte d’influence sur le jeu syrien. En réalité, l’appui russe semblerait changer la situation.

Faut-il s’attendre à un retour de la paix ?
L’avancée gouvernementale peut rendre certains éléments de la rébellion encore plus dangereux, comme on le voit avec la multiplication des actions terroristes. La déconfiture militaire pousse à recourir au terrorisme. De même, on constate des attaques visant ouvertement des objectifs non militaires. Ainsi, à Alep, des chrétiens, qui ne sont nullement dans des zones stratégiques, ont pu être bombardés et le quartier kurde de la ville attaqué en représailles contre l’offensive kurde menée un peu plus au nord.


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Conférence sur la sécurité à Munich ou chronique de l’impuissance occidentale

16/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Fondée, en 1963, afin de permettre à des ministres, à des députés ou encore à de hauts responsables militaires d’échanger sur les problèmes de politique étrangère et de défense auxquels les États-Unis et l’Europe sont confrontés, la conférence de Munich sur la sécurité a eu lieu le WE dernier.

Le début de la conférence a été marqué par une signature d’un accord sur la situation syrienne entre le secrétaire d’État américain John Kerry et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov.
Tout à fait, mais il faut être prudent sur l’application de l’accord : il ne s’agit nullement d’un cessez-le-feu, mais plus d’une cessation des hostilités. En effet, le caractère définitif de l’arrêt du conflit n’est pas prévu par l’accord. Selon le texte, cet arrêt des combats interviendra après confirmation par le gouvernement syrien et l’opposition ; une perspective qualifiée par beaucoup d’ambitieuse.

Les chances de réussites de cet accord ne paraissent donc pas très élevées…
D’autant plus que même les signataires n’y croient pas vraiment. Côté américain on craint l’inaction russe. Côté russe on dénonce les divergences de discours entre le Pentagone et le département d’État. M. Lavrov a conclu « Tout cela veut dire que les États-Unis ne vont pas cesser leurs frappes aériennes, mais que la Russie doit arrêter les siennes. C’est malheureux, mais ça signifie que cet accord de Munich sera impossible à réaliser, et ce sera la faute des Américains ».

L’autre sujet de tension a été les propos de Manuel Valls sur l’accueil des migrants
En effet, celui-ci a indiqué que la France ne pourrait pas accueillir plus de 30 000 demandeurs d’asile. Sur le fond, les propos du Premier ministre n’ont pas surpris : les Allemands savent que la France ne veut pas accueillir plus de réfugiés, mais la forme est jugée inconvenante par l’entourage d’Angela Merkel.

Peut-on donc dire que tout a divisé lors de cette conférence ?
Tout sauf le constat clinique : nous n’avons jamais été aussi peu en sécurité.

Pour aller plus loin, peut-on dire que la Russie et les États-Unis sont dans une seconde guerre froide ?
En effet, James Clapper, le patron du renseignement américain, a déclaré qu’il était possible que les États-Unis et la Russie retrouvent une guerre froide. Il considère que la Russie a développé un projet de missiles croisière en violation du traité des forces nucléaires. Tout comme pendant la guerre froide, les États-Unis se servent de l’OTAN et de théâtres extérieurs pour intervenir indirectement. À ce titre, on peut rappeler que les ministres de la Défense de l’OTAN ont annoncé que l’OTAN allait renforcer sa présence militaire en Europe de l’Est afin de minimiser le risque d’une nouvelle annexion par la Russie.

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Syrie : la mise en garde russe porte ses fruits ? accord sur la cessation des hostilités

12/02/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une « cessation des hostilités » en Syrie dans un délai d’une semaine afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civils.

À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich (Allemagne), les deux pays et leurs principaux alliés ont convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine et décidé un accès accru et « immédiat » de l’aide humanitaire aux civils en détresse.
L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l’exception des « groupes terroristes Daech (acronyme du groupe État islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda) », ont précisé les ministres des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov et américain, John Kerry. Les États-Unis et la Russie vont piloter les « modalités » de mise en œuvre de cette cessation des hostilités. Sans doute les avertissements du premier ministre russe Dmitri Medvedev ont-ils été entendus.

Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, paru aujourd’hui, le Premier ministre russe adresse une solennelle mise en garde aux États-Unis et à leurs vassaux.
Dmitri Medvedev a en effet estimé qu’une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait « Le risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale ». « Les Américains et nos partenaires arabes doivent bien réfléchir : veulent-ils une guerre permanente ? Pensent-ils qu’ils pourraient gagner rapidement une telle guerre ? Quelque chose de cet ordre est impossible, particulièrement dans le monde arabe », avertit M. Medvedev.

L’Arabie saoudite a en effet récemment évoqué l’idée de dépêcher des troupes au sol en Syrie, dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.
Une proposition soutenue directement par le Pentagone. Pour Washington, il s’agit de contrer, par alliés interposés, l’offensive victorieuse de Bachar El-Assad contre Daech. À tel point qu’on peut se demander qui est l’ennemi principal pour les États-Unis : Bachar ou Daech… Rappelons qu’après la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères Moshé Yaalon n’avaient pas caché leur sympathie finale pour Daech. Rappelons également que depuis la mise sur pied de la coalition Occidentale anti-Daech, à l’été 2014, l’aviation américaine a mené quelque 10 000 sorties dont le seul résultat tangible semble d’avoir favorisé l’expansion du groupe islamo-terroriste. Vous avez dit bizarre ?

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a par ailleurs fait une offre concrète de cessez-le-feu, lors de la réunion du « Groupe international de soutien à la Syrie », hier à Munich.
Offre qui a donc été acceptée et ce alors qu’au même moment, en parfait petit vassal des États-Unis, le président français François Hollande demandait l’arrêt des frappes aériennes russes en soutien à l’armée syrienne contre Daech. L’indépendance de la politique étrangère française n’est décidément plus qu’un souvenir.

La France reconnaît avoir fourni directement des armes aux “rebelles” syriens

Le trompeur Printemps arabe, de la démocratie au terrorisme…

Source : Nouvelles de France
Un point de situation complet et pertinent sur la Syrie, déchirée par un terrorisme d’importation.

Mars/avril 2011, le printemps arabe fleurissait en Syrie. Des manifestations d’opposants avaient lieu dans de nombreuses villes. Le gouvernement alternait la carotte des baisses de taxes, des augmentations de postes et de salaires avec le bâton d’une répression sévère.
Dans une mise en scène bien réglée, les médias dénonçaient la barbarie du régime, des défections se produisaient dans ses rangs, un organisme de transition voyait le jour tandis que la protestation se muait en rébellion et la révolte en guerre civile. Le scénario étonnamment semblable à celui d’autres tournages se produisait avec des variantes locales.
Le dictateur ne partait pas comme en Tunisie. L’armée ne basculait pas comme en Égypte. Faute d’intervention militaire directe d’une puissance occidentale, le régime ne s’effondrait pas comme en Libye. Il tenait avec le soutien de milices loyalistes, celui de l’Iran et de la Russie et l’arrivée des supplétifs chiites libanais ou irakiens.

Il contrôle aujourd’hui plus de 70 % de la population, notamment les personnes déplacées qui se sont mises sous sa protection, dont on parle peu. Pendant ce temps, l’opposition connaissait, sans avoir gagné, le sort de celle de Libye apparemment victorieuse. Sa façade démocratique se craquelait, son unité se fissurait.
Deux conseils dominés par les Frères Musulmans, l’un appuyé par la Turquie, le CNS, l’autre par le Qatar, la CNFOR revendiquaient la légitimité. Le décor démocratique et son Armée Syrienne Libre étaient débordés par des groupes islamistes rivaux et de plus en plus violents : le Front islamique, le Front Al-Nosra, l’État islamique multipliaient les conflits fratricides. Les Kurdes accédaient de fait à l’autonomie le long de la frontière turque.
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Statues couverte à Rome pour plaire à l’Iran: la civilisation européenne trahie

29/01/2016 – EUROPE (NOVOpress via FigaroVox)
Des statues ont donc été camouflées pour la visite à Rome du président iranien. Louis Manaranche, agrégé d’histoire et président du laboratoire d’idées Fonder demain, revient sur ce scandale qui a provoqué une vive polémique en Italie.

Cacher, chez soi, des statues antiques au motif qu’elles ne sont pas tout à fait conformes à la tradition culturelle de l’hôte que l’on accueille, c’est trahir l’identité européenne. Il ne s’agit pas seulement du reniement d’un rapport hérité à sa culture. Il s’agit aussi d’un signe de soumission à l’idée que la culture de l’autre peut légitimement être un absolu à visée hégémonique.


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Les barbus chez Tartuffe

27/01/2016 – EUROPE (8533 Présent)

Ça se dit aussi en italien : « Sottomissione », du nom du livre de Houellebecq qui a connu un grand succès en Italie. Pour la visite du président iranien Hassan Rohani dans le musée du Capitole, la mairie de Rome a accepté de dissimuler toutes les statues antiques représentant des nus : « Par respect pour la culture et la sensibilité de l’Iran ». Elle les a encoffrées dans de grands placards blancs qui, eux, heurtent la vue.
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Le vin a également été banni du déjeuner et le menu était halal à la demande de l’Iran.
En accueillant son hôte lundi dans ce site prestigieux, où de nombreux accords portant sur des milliards de dollars ont été signés, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a mis l’accent sur la richesse historique des deux pays, assurant qu’ils avaient en commun d’être « deux superpuissances de la beauté et de la culture ».
Et de la démocratie non ? Et des droits de l’homme et de la femme non plus ?

Le régime iranien, premier état islamique basé sur la charia, fondé par Khomeiny en 1979 sur le principe du pouvoir absolu du Guide suprême, a en effet de quoi donner des leçons de morale et de décence aux pays occidentaux. Les ONG ont dénombré 966 pendaisons pour la seule année 2015 en Iran et dénoncé le grand nombre de mineurs qui y sont assassinés.
Sans parler des disparitions, des tortures des prisonniers politiques et de la répression des minorités. Depuis l’élection du « président modéré » Roani il y a deux ans et demi, plus de 2 000 personnes ont été pendues en place publique, conformément à la loi islamique.

Le journaliste italien Giulio Meotti rapproche cette attitude de l’Iran de celle de l’État islamique : « Quand les frères musulmans ont gagné les élections en Égypte, les salafistes ont lancé une campagne pour couvrir les statues antiques, définies comme le produit d’une civilisation corrompue et infidèle. Quand l’État islamique a conquis Mossoul, il a interdit les statues en tant qu’idolâtres, et en a détruit un grand nombre. »
Hassan Roani était attendu au Vatican pour rencontrer le pape François. On espère qu’il a bien voilé tous les crucifix.

Caroline Parmentier

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L’Iran réintègre la communauté internationale

18/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

C’est ce samedi à Vienne que l’accord signé en juillet entre les grandes puissances mondiales et l’Iran est entré en vigueur. 6 mois après la conclusion des négociations, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique a certifié que l’Iran avait respecté ses obligations visant à garantir la nature strictement pacifique de son programme nucléaire. Cet accord portait sur la limitation de la production iranienne de plutonium et d’uranium enrichi, le renfort des inspections de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique sur le parc nucléaire iranien, la levée des sanctions surtout économiques infligées à l’Iran, mais aussi le maintien de l’embargo sur l’armement.

Le Moyen-Orient reste instable
La négociation menée entre les membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU et l’Iran aboutissent sur bien plus qu’un simple accord, elle mène à une redistribution des pouvoirs au Moyen-Orient. En effet, grâce à cet accord, Téhéran va consolider son statut de puissance dominante en se rapprochant des USA, au détriment de l’Arabie saoudite, soutenue depuis toujours par les États-Unis. De plus l’entrée en vigueur de l’accord arrive en même temps que l’arrêt des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite. Dans un contexte de tension et de conflit, la réintégration de l’Iran au sein de la communauté internationale pourrait être l’élément déclencheur d’un conflit frontal avec l’Arabie saoudite.

Un accord qui fait des mécontents
Bien que les différents protagonistes se soient félicités d’être arrivés à un accord, nous n’assistons pas non plus à une réconciliation totale. Barack Obama a affirmé « Nous restons fermes dans notre dénonciation du comportement déstabilisateur de l’Iran. » De plus certains pays regrettent l’aboutissement de ces négociations. Ainsi, Israël par la voix du Premier ministre Netanyahu a de nouveau affirmé qu’ils empêcheraient l’Iran de développer son armement nucléaire coûte que coûte. Aux Etats–Unis les républicains ont affirmé que cet accord n’était dû qu’à la faiblesse diplomatique du gouvernement Obama. Les républicains ont réaffirmé leur soutien total à l’Arabie saoudite seul rempart contre l’Iran selon eux.

Crédit photo : Marco Fieber via Flickr (CC) = Teheran



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L’Iran accuse l’Arabie saoudite d’avoir bombardé son ambassade au Yémen

08/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’escalade se poursuit entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Après l’exécution d’un dignitaire chiite pour « terrorisme » par Ryad, l’ambassade saoudienne endommagée en Iran, c’est maintenant au Yémen que se déplace l’affrontement entre les deux puissances régionales.

L’Iran a accusé l’aviation saoudienne d’avoir sciemment bombardé son ambassade au Yémen, dans un contexte de tension exacerbée entre les deux pays après l’exécution d’un religieux chiite saoudien, l’attaque de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et une rupture diplomatique.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a annoncé son intention d’informer l’ONU de ce que Téhéran qualifie d’« action délibérée de l’Arabie saoudite » en violation des conventions internationales.

Lors d’une attaque aérienne de l’Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement un de nos gardes a été grièvement blessé (…). Nous allons informer d’ici quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque.

S’agit-il d’une stratégie de l’escalade de la part de Téhéran ? Des journalistes et des témoins locaux n’ont constaté aucun dégât sur l’ambassade iranienne, qui aurait été touchée par des éclats et gravats d’une frappe aérienne visant un objectif à 700 mètres de là.
Les deux puissances s’affrontent indirectement sur plusieurs terrains au Moyen-Orient, en Syrie, en Irak au Liban et au Yémen.
Le royaume saoudien avait déjà délibérément joué la provocation en exécutant Nimr al-Nimr, le dignitaire chiite figure de proue de l’opposition au régime le jour même de la rupture d’une fragile trêve au Yémen entre le pouvoir soutenu par une coalition menée par Ryad et les rebelles chiites houthis.
La trêve a été rompue à l’initiative de l’Arabie saoudite, qui a repris une campagne de bombardement meurtrière pour les populations civiles : 6 000 morts, vingt-huit mille blessés et deux millions cinq cent mille déplacés, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), qui estime que 80 % des Yéménites ont besoin d’aide humanitaire.
Il faut dire que sur un plan strictement militaire, le royaume saoudien accumule des revers et fait la preuve de la médiocrité de son armée dès lors qu’il s’agit de faire autre chose que de parader sur des matériels dernier cri, la stratégie de la terre brûlée semblant la seule efficace pour Ryad.

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Éric Zemmour : « Entre Ryad et Téhéran, ce n’est pas encore la guerre »

05/01/2016 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
L’exécution d’un imam chiite par l’Arabie Saoudite a provoqué des manifestations très hostiles à Téhéran, avec qui Ryad a rompu les relations diplomatiques.

« Ce n’est pas la guerre entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Enfin, pas encore », affirme Éric Zemmour. « L’ambassade saoudienne à Téhéran brûle et Ryad rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran, mais ce n’est pas la guerre, pas encore », insiste le journaliste, pour qui la guerre est pourtant « dans les têtes et dans les cœurs : une guerre de mille ans entre chiites et sunnites, une guerre civile au sein de la nation musulmane ». Il explique que si l’Iran est une république et si l’Arabie est une monarchie, « seul le Coran fait loi ».

Pour le journaliste, « la révolution iranienne de 1979 a refait de la religion le moteur politique du monde arabo-musulman ».

Depuis lors, les deux rivaux s’affichent comme le meilleur musulman, le plus cher à Allah, le plus respectueux de son message divin, même quand il s’agit d’occire les infidèles.

Pour Éric Zemmour, Téhéran comme Ryad ont fait de l’islam « un message mondialisé, le seul qui depuis la chute de l’Union soviétique s’oppose à sa version occidentale ».


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L’exécution d’un dignitaire chiite par l’Arabie saoudite provoque une grave crise avec l’Iran

04/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

47 prisonniers du régime saoudien sunnite ont été exécutés par balle ou par décapitation, vendredi dernier après la prière. L’Arabie saoudite avance qu’il s’agit de terroristes. Pourtant parmi les exécutés seuls deux étaient membres d’Al-Qaida. De nombreux autres étaient membres de la minorité chiite. Parmi lesquels le cheikh Nimr Baqer al Nimr, condamné à mort pour sédition contre le régime.

Comment le monde chiite a-t-il réagi ?
Des manifestations ont eu lieu à Beyrouth, Ankara, Bagdad, jusqu’au Pakistan et au Cachemire. À Bahreïn, de violents affrontements ont opposé les manifestants et la police. À Téhéran, les manifestants ont pris d’assaut l’ambassade saoudienne samedi soir et l’ont incendiée au cocktail Molotov.

Des responsables chiites se sont également exprimés
Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a prévenu « le sang du cheikh Nimr, poursuivra la famille des Saoud dans le monde et dans l’au-delà ». Il a également appelé à la condamnation des Saoud pour leur soutien au terrorisme. Il a insisté sur le combat pacifique du cheikh Nimr et a rappelé la responsabilité du Hezbollah dans l’évitement d’un conflit chiite-sunnite. L’ayatollah Khamenei, guide suprême iranien, a quant à lui averti que la main divine vengerait ce crime.

L’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a annoncé hier la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran. Tous les diplomates iraniens ont 48 h pour faire leurs bagages et rentrer à Téhéran. Il accuse le régime de passivité envers les manifestants. Il a également accusé l’Iran d’ingérence dans les affaires du royaume et de créer des cellules terroristes sur le sol saoudien.

Crédit photo : WikiCommons (CC) = cheikh Nimr Baqer al Nimr

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Accord sur le nucléaire iranien : et si les USA n’en voulaient pas ?

10/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
Alors que se prolongent les négociations-marathon sur le nucléaire iranien, qui semblent sur le point d’aboutir, il est intéressant d’écouter Paul Craig Roberts. Cet économiste et journaliste paléoconservateur explique pourquoi Washington ne veut pas qu’elles aboutissent.

Tandis que la France se montre optimiste sur la possibilité d’un accord définitif de limitation des activités nucléaires de l’Iran en échange de la levée des sanctions internationales contre ce pays, les États-Unis sont plus réservés. Plusieurs fois repoussée, la date-butoir concernant un accord sur le programme nucléaire iranien était fixée à mardi dernier. Pourtant, les négociations du P5+1 (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Russie et Chine) qui se déroulent à Vienne se prolongent encore au moment où nous écrivons ces lignes.

Les choses vont dans le bon sens c’est pourquoi j’ai décidé de rester jusqu’à demain matin.

Déclarait hier soir Laurent Fabius. John Kerry, le chef de la diplomatie américaine indiquait quant à lui qu’il n’avaient pas l’intention de céder à la précipitation. « Un accord ne peut être atteint que si nos lignes rouges sont respectées », a déclaré de son côté Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême Ali Khamenei. Un autre haut responsable iranien mettait ce propos en perspective, pointant du doigt la responsabilité de l’Occident.

Il y a eu des changements de position (…) particulièrement depuis la nuit dernière. Brusquement, chacun avait ses propres lignes rouges. La Grande-Bretagne a sa ligne rouge, les États-Unis ont leur ligne rouge, la France, l’Allemagne…

On ne peut s’empêcher de penser que les États-Unis jouent la montre dans ce dossier, donnant l’impression de vouloir aboutir alors qu’ils ne souhaitent pas réellement solder ce dossier. En effet, à défaut d’un accord signé à 6 heures du matin à Vienne, le Congrès des États-Unis, dominé par les républicains, aura désormais soixante jours pour valider le texte, au lieu de trente jours. L’administration démocrate du président Barack Obama craint qu’un doublement du délai à soixante jours ne fasse capoter l’accord. Cela répondrait en fait au vœu secret américain, selon Paul Craig Roberts économiste et journaliste paléoconservateur américain.
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