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Europe : l’échec de la stratégie du « containment »

28/05/2015 – EUROPE (La Tribune, édité par NOVOpress)
La ligne dure contre la Grèce n’était pas qu’intransigeance financière, mais traduisait la volonté des créanciers de faire un exemple. Echec : après le succès de Syriza en Grèce, ce sont maintenant la Pologne et l’Espagne qui basculent, au moins partiellement, dans le camp des eurosceptiques. Extraits de l’analyse de Romaric Gaudin.

L’intransigeance des créanciers vis-à-vis de la Grèce ne peut s’expliquer par le désir de recouvrer les créances dues.
Assure-t-on un tel remboursement en menant un pays au bord du défaut, en réduisant les moyens d’action de son gouvernement et en faisant peser sur sa croissance la menace d’un défaut et d’une sortie de la zone euro ?
La raison eût voulu dans cette affaire que les créanciers, tout en prenant des garanties que les Grecs étaient prêts à leur donner, laissent travailler le gouvernement grec. L’accord du 20 février, où Athènes acceptait de payer son dû et se reconnaissait liée par les « accords existants ».
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Eric Zemmour

Éric Zemmour : « Tsipras à Moscou, un pied de nez à l’Europe »

10/04/2015 – FRANCE (NOVOpress)
« Jadis, on appelait cela une alliance de revers. L’histoire des guerres européennes en est remplie », constate Éric Zemmour.

Pour le journaliste, « Athènes est petit à petit en train de lâcher Bruxelles ». Il estime qu’on n’a « jamais été aussi près » d’une sortie de la Grèce de la zone euro (le fameux « Grexit »). Malgré les nombreux emprunts contractés auprès de l’UE, le gouvernement de gauche radicale Syriza « entend maintenir son service public et payer les pensions des retraités grecs ». Bref, tenir leurs promesses électorales.

Éric Zemmour rappelle également que :

Les Grecs ont inventé la démocratie il y a 2000 ans. Ils ont peut-être la haute ambition de la redonner une seconde fois au Vieux continent.


Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

28/01/2015 – ATHÈNES (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Alexis Tsipras (photo), nommé Premier ministre dès lundi, a constitué son gouvernement hier. Aux côtés des ministres du parti Syriza de la gauche radicale, le nouveau gouvernement grec compte des ministres issus de la droite de conviction. Il s’agit de membres du parti des Grecs indépendants, appelé Anel. On compte parmi eux le chef d’Anel : Panos Kammenos, connu pour son franc‑parler, a été nommé ministre de la Défense.

Anel est clairement un parti souverainiste de droite
Le souverainisme et le populisme d’Anel sont précisément ce qui justifie cette alliance de circonstance entre la gauche radicale et des conservateurs de droite. Le parti des Grecs indépendants a récemment quitté le giron du centre‑droit libéral, par opposition à la politique de maintien dans la zone euro à tout prix.

Syriza et Anel partagent dans l’immédiat un même objectif :
Renégocier les obligations de la Grèce avec l’Union européenne et le FMI, notamment en allégeant et en reportant le paiement de la dette grecque. Ce n’est que si les créanciers de la Grèce refusaient cette restructuration de la dette que la nouvelle coalition grecque devrait se résoudre à quitter la zone euro.

Cette alliance reste néanmoins fragile
Alors que Syriza est favorable à une Europe fédérale, au laxisme migratoire et hostile aux valeurs traditionnelles et à l’Eglise, Anel affirme des convictions opposées : souverainisme, protection contre l’afflux d’immigrés, attachement aux valeurs traditionnelles.

En cas de déception, l’électorat populaire pourrait se reporter sur Aube dorée

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Législatives en Grèce : large victoire de Syriza, mouvement de la gauche radicale

Législatives en Grèce : large victoire de Syriza, mouvement de la gauche radicale

26/01/2015 -ATHENES (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Le parti de la gauche radicale Syriza est arrivé hier en tête des élections législatives, mais sans majorité absolue. C’est la raison pour laquelle il s’associe avec les Grecs indépendants (droite souverainiste proche de Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan) en vue de former un nouveau gouvernement.

La victoire était attendue ; Syriza est arrivé en effet en tête des élections législatives avec 6 points d’avance sur son concurrent de droite, Nouvelle Démocratie. Le parti de droite du Premier ministre Antonis Samaras, Nouvelle Démocratie, arrive en seconde place avec 29 % des suffrages. Avec 6,3 % des voix, le parti d’extrême-droite Aube Dorée atteint la troisième place. Le parti socialiste, Pasok, pilier de la vie politique grecque pendant 40 ans n’obtiendrait pas de siège, ce qui constitue une défaite historique.

Alexis Tsipras (photo), le « patron » de Syriza, devient, à 40 ans, le plus jeune Premier ministre de la Grèce depuis 150 ans.

Quel était le contexte de cette élection ?

Ce scrutin avait d’abord pour but de sortir les institutions de l’impasse dans laquelle elles se trouvent depuis le 29 décembre dernier, lors duquel le président de la République n’a pu être désigné faute de majorité qualifiée, ce qui a entraîné mécaniquement la dissolution du Parlement 10 jours plus tard. L’objectif de ces élections législatives anticipées était donc de dessiner une majorité plus affirmée qui serait ensuite capable de désigner un président et de sortir la Grèce de l’impasse politique.

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