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Le plus dur commence pour François Fillon

C’est maintenant que François Fillon va devoir affronter le plus difficile ! Non pas que la primaire lui fut aisée, il a dû attendre longtemps avant de remporter une victoire spectaculaire sur ses rivaux au premier tour et écrasante sur Alain Juppé au second, avec près de 66 % contre 33 % pour le maire de Bordeaux.

Sa course fut pendant des mois obscure et solitaire mais nul ne lui cherchait querelle, ni ses concurrents de droite, ni ses adversaires de gauche. Il prêchait dans le désert de l’indifférence politico-médiatique. Personne ne songeait vraiment à aller voir en quoi consistait précisément son programme dont il disait qu’il était le plus élaboré et le plus complet. Les yeux étaient fixés sur le duo, bientôt duel, Sarkozy-Juppé. Tout au plus s’interrogeait-on sur le point de savoir s’il occuperait la troisième place ou si Bruno Le Maire allait le devancer.

Ce qui était un handicap est finalement devenu un atout ; il a pu faire campagne dans tout le pays sans rencontrer d’opposition et exposer à ses auditeurs son projet, en toute sérénité. C’est cette sérénité, cette force tranquille, que l’on a retrouvée sur les plateaux de télévision lors des trois débats ; il semblait se bonifier à chaque fois.

Dès que les sondages ont frémi en sa faveur, il y eut un effet-Fillon ; les électeurs du centre et de la droite virent en lui non plus un outsider mais un candidat crédible pour représenter la droite libérale à la pré- sidentielle. Comme nous l’avons déjà remarqué, Sarkozy l’y a beaucoup aidé en faisant une campagne vigoureuse contre Juppé, mettant en doute sa volonté d’alternance, ce qui a profité à Fillon qui n’a cessé de progresser dans l’opinion jusqu’au scrutin.

Depuis huit jours, finie la tranquillité ! L’ancien premier ministre de Sarkozy était devenu la cible de toutes les attaques, Juppé à fleurets mouchetés – c’est peut-être ce qui l’a perdu –, Valls et Moscovici avec la grosse artillerie socialiste et Florian Philippot, pour le Front national, en dénonçant son libéralisme et son européanisme. Et ce n’est que le début ! Car il y a aussi Mélenchon et quelques autres à l’extrême-gauche qui ne vont pas le ménager. Mais, après tout, c’est de bonne guerre électorale !

Le plus inquiétant n’est donc pas là, il est dans les propos amères tenus par le patron de la CGT, Martinez, qui a menacé dès dimanche : si le programme de la droite en matière sociale devait être appliqué, il serait « contesté par les Français » car, a certifié le syndicaliste rouge, « les Français sont contre les thèmes forts du programme de MM. Fillon et Juppé, donc la mobilisation sera d’actualité, pour être clair. » « Mobilisation » dans la bouche du leader de la CGT est synonyme de sabotage. Les « Français » ont bon dos !

Il ne s’agit tout au plus que de la CGT et de ses troupes qui se moquent des Français, sinon ils attendraient que les électeurs se soient prononcés avant de proclamer qu’ils sont contre le programme de la droite libérale. Si nos compatriotes le refusent, ils ne voteront pas pour Fillon, s’ils l’acceptent, ils l’éliront ! Cela s’appelle la démocratie ; la conception qu’en a Philippe Martinez n’est autre que celle de Fidel Castro dont il porte le deuil, tant il l’admirait.

François Fillon va devoir tenir pendant six mois sous la mitraille de ses opposants. Mais il paraît qu’il a été choisi parce qu’il paraissait avoir les épaules assez solides pour cela quoiqu’ayant reculé un peu trop rapidement devant Copé lors du coup de force de ce dernier pour s’emparer de la présidence du parti. Les attaques qu’il va subir ne porteront pas sur sa personne ; il ne traîne aucune « casserole » attachée à ses basques, comme Sarkozy, et il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation, comme Juppé. On se concentrera donc sur son programme, précis, chiffré et donc prêt à être mis en œuvre.

Au fil de la campagne, les électeurs vont le découvrir dans toute son ampleur et, surtout, en voir l’implication dans leur propre vie d’assuré social, de chômeur, de futur retraité, de consommateur devant acquitter deux points de TVA en plus, etc. Ce sera lors le moment de tous les périls pour sa candidature.

Le candidat socialiste, quel qu’il soit, sera le premier et le plus vigoureux dénonciateur de François Fillon, Valls a déjà commencé à s’en prendre à un « programme ultralibéral dur avec les gens modestes et généreux avec les plus ri- ches. » Mais comme les attaques de Sarkozy contre Juppé ont bénéficié, in fine, à Fillon, il se pourrait que celles de so- cialistes déconsidérés finissent par profiter à … Marine Le Pen.

Texte repris du Bulletin d’André Noël n° 2494 daté du 28 novembre 2016

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Eric Zemmour : « Ils n’ont plus de train, qu’ils prennent le car ! » dit Macron

26/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Les mouvements sociaux ont inspiré Eric Zemmour pour sa chronique d’aujourd’hui sur RTL, avec ces syndicats qui, face à la la « pathétique faiblesse sondagière » de François Hollande, renforcent leurs revendications « comme l’odeur du sang attire les grands fauves ». Mais l’éditorialiste développe aussi une analyse propre, relative à la disparition de la promotion sociale à la française.

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Éric Zemmour : « La CGT n’est plus rien, ne représente plus rien »

21/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour est revenu ce jeudi 21 avril sur l’affiche de la CGT qui dénonçait des violences policières, mais qui a choqué les policiers et Bernard Cazeneuve.

On la dirait sortie d’un musée. Une affiche dans une exposition consacrée à mai 68. On imagine les ateliers de création gauchistes du quartier Latin. Sartre et Beauvoir qui viennent en voisins et amis.

Néanmoins, Éric Zemmour estime que les temps ont changé, notamment du côté d’une CGT « à l’époque appuyée par ses millions de travailleurs syndiqués et qui négociait la fin de la grève générale avec le premier ministre Georges Pompidou. On était entre gens sérieux, responsables« .

Enfin, pour Éric Zemmour :

La CGT n’est plus rien, ne représente plus rien. Demain elle sera supplantée par la CFDT qui déjà monopolise l’attention du gouvernement socialiste.



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Polémique sur la revalorisation du salaire des fonctionnaires

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, a annoncé une hausse de 1,2 % du point d’indice servant à calculer les rémunérations des fonctionnaires. Cette déclaration survient après une réunion de négociation des syndicats, réunion prévue de longue date, mais repoussée à cause des remaniements.

Que revendiquaient les syndicats ?
Ils réclament, après ces six années de gel, une augmentation importante du salaire des fonctionnaires. Leur point d’indice est gelé depuis trop longtemps, dans un contexte, disent-ils, où le gouvernement n’a cessé de faire l’éloge des policiers et du personnel hospitalier, largement mis à contribution au moment des attentats. « Il y a donc urgence à traduire dans la rémunération la reconnaissance de l’action quotidienne des fonctionnaires ».

Quelle était la situation salariale des fonctionnaires depuis 2010 ?
En réalité, le salaire moyen brut des agents de l’État a augmenté en moyenne de 0,2 % par an en termes réels. Cette faible évolution doit être relativisée, car elle est liée aux nombreux départs à la retraite. Mais ce chiffre cache d’importantes disparités. Les agents en poste depuis deux années de suite, par exemple, ont connu une légère augmentation, mais le pouvoir d’achat des retraités n’a cessé de baisser.

La nouvelle est accueillie bien fraîchement
Inutile de dire que les syndicats auraient espéré mieux. Les fonctionnaires, eux, n’apprécient pas d’être les boucs émissaires de leurs compatriotes vindicatifs pour quelques dizaines d’euros supplémentaires par mois. De son côté la droite ne perd pas l’occasion de s’engouffrer dans la brèche pour dénoncer la majorité, pointant une mesure infinançable. Cette revalorisation représentera un surcroît de dépenses de quelque 2,4 milliards d’euros par an pour l’État, les collectivités locales et les hôpitaux publics. Pour rappel, en 2014, la masse salariale publique s’était élevée à 278 milliards d’euros pour 5,64 millions de personnes, soit près du quart de la dépense publique, selon la Cour des comptes.

La gauche voudrait-elle racheter son électorat de fonctionnaires ?
Une remarque que l’on ne peut s’empêcher de faire.

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Mobilisation de la jeunesse contre la loi travail

18/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Jour de colère, acte II. Après les manifestations du 9 mars dernier, des lycées et des universités ont été bloqués jeudi à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées au projet de loi Travail, et des milliers de jeunes sont dans la rue.

Le gouvernement pourtant avait pourtant remanié son projet face à la levée de boucliers générale, se disait désormais confiant d’avoir une majorité.
En réalité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent bien maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière, à peine plus d’un an avant la présidentielle. Hier, on comptabilisait 200 lycées mobilisés, dont 40 à Paris, soit deux fois plus que la semaine dernière. Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne, ont été fermés sur décision de l’administration.

Qu’attendent tous ces jeunes ?
Certains réclament le retrait du projet, d’autres seulement des modifications, notamment sur les motifs de licenciements économiques ou sur le plafonnement des indemnités aux Prud’hommes. Mais dans les discussions place de la Nation, il est finalement peu question de barèmes d’indemnités ou de forfait-jours. Les élèves ont simplement « pris goût » à la rue, dit un lycéen.

Cependant, un point en particulier a convaincu une partie des syndicats étudiants : la garantie jeunes pour tous.
Il s’agit d’un dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi. Il existait depuis 2013 déjà, mais était limité à un nombre restreint de jeunes de 18 à 25 ans. Ce dispositif dure un an et consiste en un accompagnement social, une aide financière et des formations et stages pour des jeunes sans diplômes, recrutés par les missions sur un critère de motivation et d’engagements. Cette garantie va devenir un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation.

Pour les contestataires comme l’Unef, « les soi-disant mesures jeunes, c’est de l’enfumage, ça ne mérite pas d’arrêter la mobilisation », car il n’y a pas « l’investissement budgétaire » adéquat pour les 900 000 jeunes concernés.


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Hollande et Valls au chevet de la loi El Khomri

15/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande et son Premier ministre ont été en contact tout le week-end et se sont retrouvés hier soir pour finaliser un projet amélioré de la réforme du Code du travail. Manuel Valls le présentera aujourd’hui aux partenaires sociaux. Il est à noter que ce morceau à quatre mains entre le président et son numéro 2 s’est joué en l’absence de la ministre du Travail Myriam El Khomri pourtant rapporteuse de la loi. Selon le Premier ministre, il faut « Un compromis qui soit dynamique et ambitieux  corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être ».

Deux points cruciaux en question
Ce projet amélioré a pour objectif de revenir sur deux éléments de la réforme particulièrement sensible. En premier lieu, le plafonnement des indemnités prud’homales, c’est en effet ce point du projet de loi qui a agité les syndicats. La loi prévoit des indemnités largement en deçà de ce que les juges prononcent en moyenne aujourd’hui. De plus, les modalités de plafonnement retenues favorisent largement les grandes entreprises par rapport aux PME. Le second grand chantier de ce projet amélioré c’est de calmer les ardeurs des étudiants et lycéens très remontés contre la réforme du Code du travail.
• Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle ni sérieuse, mesure très critiquée par les syndicats, est abandonné. Il ne sera maintenu qu’à titre indicatif.
• Le gouvernement a décidé d’élargir la garantie jeunes, initialement limitée à 100.000 personnes d’ici 2017, à tous les jeunes sans emploi ni formation.

Une très forte mobilisation contre le projet de loi
Tout au long de la semaine, de nombreux manifestants ont battu la rue pour faire montre de leur colère. Aux prises avec une tension sociale sans équivalent depuis 2012, et les plus importants mouvements de rue depuis le « mariage pour tous », le couple exécutif est au bord du précipice. Outre les principaux syndicats, de nombreux lycéens participent aux manifestations, partout en France une centaine de lycées ont été bloqués. De nouvelles manifestations étaient prévues hier et jeudi 17 mars dans plusieurs grandes villes.

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Manuel Valls réagit à l’impopularité de la réforme sur le droit du travail

07/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Premier ministre a accordé aujourd’hui un entretien au Journal du Dimanche. Il s’est engagé à améliorer la loi en ce qui concerne le plafonnement des indemnités prud’homales et l’assouplissement des règles de licenciement économique. Ce sont en effet, les deux mesures les plus impopulaires, dont les syndicats ont demandé le retrait. Il a déclaré que : « Ces deux points feront, bien sûr, l’objet d’améliorations […], mais, ce qui serait terrible, c’est le statu quo ». En attendant, Manuel Valls a décalé de 2 semaines le passage de cette loi au conseil des ministres, le reportant au 24 mars.

Des réactions ont-elles eu lieu parmi l’opposition ?
Cette loi pourrait permettre d’argumenter contre le gouvernement de gauche, en 2017 : « Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes » a déclaré Florian Philippot, député européen et numéro 2 du Front National. Cependant, il a prévenu : « Je n’irai pas manifester mercredi, nous laisserons la liberté à nos militants, électeurs et sympathisants d’y aller ou pas (…) Le changement, il ne viendra pas de la rue, il viendra des urnes, et on le verra probablement l’an prochain à l’occasion de la présidentielle et des législatives ».
La réforme du droit du travail ne serait qu’une application des directives de Bruxelles ?

Et Florian Philippot d’ajouter : « Mme El Khomri, elle ne sait pas très bien ce qu’il y a dans sa propre loi, il y a trois mois, elle ne savait pas ce qu’était un CDD (…) Je crois qu’elle est utilisée comme porte-parole, de manière assez cynique d’ailleurs, par le gouvernement et par François Hollande pour dérouler la feuille de route de Bruxelles, qui est d’une violence inouïe et qui ne va pas créer un seul emploi. Ce n’est pas en ayant un salarié Kleenex, ce n’est pas en gérant la pénurie, ce n’est pas en organisant la précarisation générale de la société française (…) qu’on va arranger les affaires de la France ».

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Éric Zemmour : « Manuel Valls n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu… »

04/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Éric Zemmour livre son analyse sur la manifestation prévue le 9 mars à laquelle sont invités les jeunes.

La loi sur la réforme du marché du travail a été précipitamment retirée par le gouvernement. L’appel à manifester lancé par les syndicats aurait-il fait peur à Manuel Valls ?

Éric Zemmour livre une critique sans concession du gouvernement :

Chirac est foutu, les jeunes sont dans la rue, Rocard est foutu, les jeunes sont dans la rue, Baladur est foutu, les jeunes sont dans la rue, Villepin est foutu, les jeunes sont dans la rue. La rime était riche, mais un brin répétitive. Elle avait besoin d’être renouvelée. On attendait beaucoup de ce nouveau gouvernement, on n’a pas été déçus »

Pour l’éditorialiste, Manuel Valls « se prend pour Clemenceau, mais on surnommait Clemenceau “le Tigre”. Valls est un tigre de papier. Il n’attend même pas que les jeunes soient dans la rue pour être foutu. Avant, nos dirigeants se couchaient dès qu’ils apercevaient plus de trois boutons d’acné boulevard Saint-Germain. »


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El Khomri, le maillon faible

03/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8559)

En plein débat sur la réforme du droit du travail, le ministre Myriam El Khomri, a dû être brièvement hospitalisée, on a parlé de « stress » parce qu’elle était lasse que des députés socialistes lui savonnent la planche pour la faire choir. En réalité, elle a bien glissé, mais dans sa baignoire, l’hygiène recelant des dangers insoupçonnés.
Quittant son lit de douleur, elle s’est donc attelée de nouveau à sa tâche, la mission impossible qui consiste à faire avaler à la gauche une réforme du Code du travail qu’applaudissent le Medef et la droite libérale. Elle a foncé sans états d’âme, le premier ministre ayant assuré qu’il « irait jusqu’au bout » malgré les cris des syndicats et les chuchotements de ses propres ministres.
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Las, à peine avait-elle repris le collier, que Valls et Hollande amorçaient la marche arrière ! Reculade ? Renoncement devant le flot des protestations ? Mais non ! Seulement, concertation avec les syndicats, explication avec les députés socialistes pour « améliorer » le texte, jure Hollande la main sur le cœur.
Pensez si la CGT va l’améliorer, qui en demande l’abrogation ! Aucun gouvernement d’ailleurs n’enterre un projet de loi ! Il le confie à une commission, il annonce une consultation nationale ou il en suspend l’application provisoirement, cela va de soi, et au bout d’un moment on n’en parle plus. Là, Valls consulte jusqu’à ce que son texte, passé à la moulinette syndicale, ne soit plus qu’un simulacre de réforme.

Myriam El Khomri ne sait plus sur quel pied danser, elle sait seulement que ce ne doit pas être dans sa baignoire. En bon petit soldat, elle s’inclinera. C’est pour cela qu’elle a été choisie. Rien ne la prédisposait à occuper ce poste clé.
Jusque-là secrétaire d’État à la politique de la Ville après avoir été chargée de l’enfance à la mairie de Paris, le droit du travail lui était Terra incognita. Il y avait sur les rangs des postulants bien plus compétents, tels Alain Vidalies ou Jean-Marc Germain. Mais ils étaient moins dociles, car ils pesaient d’un autre poids politique que Mme El Khomri. À ces hommes « forts », on a préféré ce maillon faible que Valls et Hollande peuvent soumettre à leur guise, elle suivra fidèlement leurs tours et détours.

Lors du récent remaniement, le critère pour nommer les nouveaux ministres et sous-ministres était leur capacité à avaler les couleuvres de l’Élysée et de Matignon. Voyez les écologistes, qui sans frémir, en une semaine, ont accepté de voir l’activité des centrales nucléaires prolongée de dix ans, constaté le dépôt d’un amendement du gouvernement mettant fin à la règle « pollueur-payeur » et, enfin, la décision d’un tribunal autorisant la prospection pour le gaz de schiste !

Revenons à la slalomeuse de baignoire. Elle n’a évidemment aucune autorité face aux syndicats qui savent qu’elle n’est qu’un pion sur l’échiquier du gouvernement, ils ne lui accordent donc aucun crédit. D’ailleurs, la concertation avec eux se fera autour de Valls, Myriam El Khomri n’en étant que la greffière en chef. Alors que le chômage déchire le tissu national, un ministre du travail sans autorité et déjà déconsidéré ne peut qu’aggraver de son insignifiance personnelle l’impuissance générale pour le malheur du pays.

Guy Rouvrais

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Face aux grèves, le gouvernement fait le gros dos

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Encore une série de grèves et de manifestations, mardi, à l’appel des professionnels du syndicalisme : les habituels fonctionnaires-prébendiers étant venus se greffer aux « musclés » chauffeurs de taxi. Tous s’étaient promis — selon la formule consacrée — de lutter contre l’austérité et pour le service public, l’emploi et les salaires.
Avec environ 10 % dans la fonction publique d’État dehors, ce fut un démarrage « prometteur », ne manquant pas la traditionnelle prise en otage des Français. Mais on est resté loin encore des degrés de nuisance observés par le passé. Pour le « mardi noir », on repassera…

Les manifestants étaient ils « unis dans la diversité » ou ont ils manifesté séparément ?
Il n’y a à ce jour pas eu de conjonction des différents mouvements. Mais — signe des temps — on a pu voir le meilleur défiler au milieu du pire. Certains fonctionnaires de l’Éducation nationale ont été soucieux de faire porter leurs voix contre les réformes en cours, fossoyeuses de nos jeunes générations et de la culture.
Mais ce sont bien évidemment les actions, résolument violentes, des chauffeurs de taxi qui ont attiré toute la lumière, ces derniers n’en finissant plus de dénoncer la concurrence des VTC, sans qu’aucune solution viable n’ait, à ce jour, pris corps.

Certaines mesures avaient pourtant d’ores et déjà été mises en place récemment
Mais elles n’ont pas satisfait les intéressés. Les éleveurs bénéficient par exemple de plans d’aide. Mais c’est l’organisation du marché, avec ses prix bas et ses grosses marges qui leur font grief. Quant aux chauffeurs de taxi, les solutions de compromis ne leur suffisent pas : ils demandent la suppression pure et simple des VTC — ce qui n’est pas une revendication audible — ou alors un gros chèque…

A chaque problème sa commission, à chaque grève sa concertation ?
Manuel Valls s’est empressé d’annoncer la tenue d’une concertation, se tenant courant février et devant aboutir dans les trois mois suivants.
Le Front National a quant à lui publié un communiqué dénonçant « le choix du pourrissement » joué par le gouvernement : « C’est ainsi que des conflits traînant depuis des mois voire des années ressurgissent aujourd’hui et ressurgiront encore demain… ».


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La conférence sociale pour l’emploi se tient aujourd’hui au Palais d’Iéna

19/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le gouvernement présente la conférence sociale pour l’emploi comme « le moment où le gouvernement échange avec les acteurs concernés pour définir la feuille de route de la prochaine année ». Par ailleurs, elle a pour but d’inscrire « les actions de chacun dans un mouvement cohérent ». Concrètement elle consiste en une succession de tables rondes portant la sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité, puis sur transition énergétique, COP21 : les enjeux pour l’emploi, la croissance verte et la formation et enfin sur Nouvelle-France industrielle et transformation numérique.

L’événement s’annonce particulièrement important
Ouvert par le président de la République en personne, clôturé par le Premier ministre, la mise en scène ne manque pas. Cette journée doit rassembler plus de 300 personnes : syndicats, employeurs et collectivités territoriales.

Cet étalage ne suffit pourtant pas à faire l’unanimité
C’est le moins que l’on puisse dire. Moins de la moitié des Français est convaincue de l’utilité de cette démonstration. Jean-Claude Mailly, patron de la CGT, y est allé de son coup de gueule, estimant « qu’on s’emmerde » dans ces grandes conférences sociales. En réaction à la grave crise sociale à Air France, la CGT a même décidé de boycotter cette conférence. Il faut dire que ce ne sont pas des discours qui vont ramener l’emploi.


Défilé de la CGT en 2010

Premier mai. Les syndicats, combien de divisions ?

03/05/2014 – France (NOVOpress)
Les syndicats ont donc organisé leur traditionnel défilé unitaire en ordre dispersé. Pas grave, ne défendant plus les intérêts des Français, ils n’intéressent plus grand monde.

Ah, les beaux défilés unitaires ! Tellement unitaires que ce sont trois cortèges qui ont battu le pavé parisien. À ma gauche, la CGT, la FSU et l’UNSA défilent côte à côte contre l’austérité. À ma gauche aussi, la CFDT organise un carnaval (pardon, un « festival »), histoire d’attirer les jeunes, avec concerts, tables rondes et espaces relaxation. À ma… gauche encore, FO, décidée à défendre, dans l’esprit du 11 janvier « la démocratie » et « les libertés de pensée et d’expression », sur fond de montée croissante du Front national. Chacun de son côté, mais dans l’unité continentale, puisque les mots d’ordre du défilé CGT sont repris au niveau européen par la confédération des syndicats. « Solidarité internationale des travailleurs pour la paix, le progrès et la justice sociale. Non à l’austérité en Europe » affiche la banderole de tête du défilé CGT/FSU/UNSA.

Sans rentrer dans les querelles de chiffres, notons tout de même que la CGT a revendiqué 110 000 manifestants à travers la France (65 000 de source policière) et 12 000 à Paris (environ 8 500 selon la préfecture). C’est moitié moins que l’an dernier, où le syndicat parlait de 210 000 personnes ayant défilé en France dont 65 000 à Paris (99 000, dont 15 500 dans la capitale selon les chiffres du ministère de l’Intérieur).
Quelques constats s’imposent donc :

  • • Le premier mai attire de moins en moins de monde, quelle que soit la météo.
  • • Selon un récent sondage, moins d’un Français sur deux (45 %) juge qu’ils sont utiles et seuls 31 % pensent qu’ils sont représentatifs des salariés. Cela fait encore pas mal d’optimistes quand ont sait que seulement 7,7 % de la population active est syndiquée en France, dont les 3/4 viennent de la fonction publique !
  • • De l’aveu même de Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, il y a trop de syndicats en France.

« Le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ».

Bref, les syndicats sont trop nombreux, non représentatifs et défendent essentiellement leurs bastions dans la fonction publique. Leurs querelles et divisions ne visent qu’à se disputer la manne publique et les nombreux avantages associés au statut d’organisation représentative. Ajoutons qu’ils tètent tous, peu ou prou, aux mêmes mamelles idéologiques politiquement correctes. En conséquence, aucun ne se penche sérieusement sur les vrais problèmes des travailleurs Français qui sont :

  • • Précarisés dans leur emploi (quand ils en ont un) par les mesures libérales prises par tous les gouvernements depuis trente ans.
  • • Pour les plus modestes, fragilisés dans leurs revenus par la pression à la baisse sur les salaires qu’exercent l’immigration et le chômage de masse.
  • • Attaqués dans leur identité et leur mode de vie à la fois par les immigrés et par l’oligarchie mondialiste.

Tant que les syndicats ne prendront pas en compte ces faits, les Français continueront à les bouder et ce sera tant mieux, car nous n’avons que faire de ces organisations qui nuisent aux travailleurs français pour défendre leurs intérêts propres.

Crédit photo : anw via Flickr (CC)


 

 

 

Montpellier: Un syndicat de chauffeurs de bus dénonce « l'odeur insoutenable des Roms »

Montpellier : Un syndicat de chauffeurs de bus dénonce « l’odeur insoutenable des Roms »

09/04/2015/ – MONTPELLIER (NOVOpress)
Dominique Granier, délégué syndical FO à la TaM (Transports de l’agglomération de Montpellier) a déclaré tout de go : « C’est une véritable infection » en parlant de la fréquentation du bus par les familles roms.

Conducteurs et passagers se retrouvent fréquemment incommodés par l’odeur des familles roms qui empruntent les bus de la ligne 9 pour circuler entre le centre-ville et leur camp du quartier de Grammont.

Le syndicaliste indique que « les Roms constituent un danger sanitaire ». Et, il propose de créer, à cet effet, une navette spécialement affrétée pour eux .

La direction de la TaM soutient cette proposition , au grand dam de Bernard Gotis, délégué syndical CGT ayant préconisé autre chose : « notre direction a décidé de suivre ce syndicat en supprimant un morceau de cette ligne de bus très fréquentée par les Roms et de faire sous-traiter cette portion de ligne ».

Marie-Françoise Combaz, la responsable de l’association ATD Quart-Monde en Languedoc-Roussillon, s’indigne :

Un bus spécial pour les Roms ? Ce serait de la pure discrimination. Chacun a droit à sa place dans la société, et à une place digne. Qu’il y ait des difficultés, on ne peut pas le nier. Mais on ferait mieux de construire pour eux des points d’eau et des sanitaires plutôt que de se focaliser sur les conséquences de ce manque d’hygiène.

Crédit photo : Luciano via Flickr (cc)


Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)

03/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Une nouvelle boule puante pour la Centrale ! Après la rénovation à grands frais de son logement de fonction et de son bureau qui avait fait grincer des dents la CGT et ses membres, ce n’est plus une ni deux mais trois « casseroles » qui collent aux basques du numéro un de la CGT, Thierry Lepaon.

Déjà ébranlé par les révélations sur les travaux de rénovations de son appartement (105 000 euros) et de son bureau (62 000 euros), Thierry Lepaon est à nouveau sur la sellette. Cette fois, selon des informations parues dans L’Express, le successeur de Bernard Thibault aurait touché des indemnités de départ pour passer de la CGT… à la CGT.

Troisième « casserole » pour Lepaon (Présent 8244)D’un poste à l’autre

Avant d’accéder au poste de secrétaire général de la confédération début 2013, Thierry Lepaon occupait le poste de secrétaire général du comité régional CGT de Basse-Normandie. Appelé à de plus hautes fonctions, et pour être libre de s’asseoir dans le fauteuil de son prédécesseur, il négocie une rupture conventionnelle avec sa direction et perçoit des indemnités de départ de la part de la région CGT Basse-Normandie qui l’employait.

Une transaction confirmée par l’intéressé qui n’y voit rien d’anormal. « Je changeais d’employeur », s’est-il justifié, alors que dans les deux cas il s’agissait de passer de la CGT à la CGT. Quant au montant de cette indemnité perçue, c’est le trou noir, l’amnésie totale. Il ne s’en souvient plus. D’autant plus que « ce n’était pas grand-chose, puisqu’il n’avait que cinq ou six années d’ancienneté », affirme-t-il. Comme quoi Alzheimer fait des ravages à tout âge.

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[Mémoire ouvrière ] Les femmes dans le combat syndical avant 1914

[Mémoire ouvrière] Les femmes dans le combat syndical avant 1914

18/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Bien avant les oukases de la parité absolue et obligatoire lancées par les fanatiques de l’indifférenciation, le milieu ouvrier de la fin du XIXème et du début du XXème siècle a tenté de faire une place aux femmes dans le combat syndical. C’est une évidence mais les femmes ont toujours travaillé. Nonobstant, on ne retient d’elles bien souvent que l’image de la ménagère (personne sociale) la réduisant au simple niveau économique d’êtres consommateurs. Lors de la révolte des boutonniers de Méru en 1909, on verra les femmes en tête des cortèges, bras dessus bras dessous, défilant avec autant de vigueur et de détermination que les hommes. Clemenceau, le briseur de grèves, osera parler de « grève de bonnes femmes » ; ce qui en dit long sur le mépris de l’homme de gauche à l’égard des ouvrières.

Pour Michelle Perrot, « l’histoire du travail féminin est inséparable de la famille, des rapports des sexes et de leurs rôles sociaux. La famille, plus que le travail qu’elle conditionne, est le véritable ancrage de l’existence des femmes et de leurs luttes, le frein ou le moteur de leur changement. A lui seul, le travail ne peut les libérer, même s’il peut y contribuer. Au vrai, le travail a-t-il jamais libéré personne ? »

Malgré la persistance du travail à domicile, le nombre de femmes actives dans les professions industrielles va croissant entre 1896 et 1911 : 1.888.950 puis 2.192.500 15 ans plus tard. Ce phénomène, loin d’être nouveau, s’est accentué depuis le recensement de 1866. Les femmes se retrouvent majoritairement dans le travail des étoffes (78 à 88%), dans le textile (45 à 55%) et celui des métaux fins (20 à 32%). De manière générale, leurs salaires restent rarement supérieur à la moitié des salaires masculins ce qui créé de facto une concurrence entre les deux sexes. Le patronat tentera bien souvent de jouer cette carte afin de tirer les salaires vers le bas et de dresser hommes contre femmes lors de certains conflits sociaux.

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Intermittents : une culture syndicale (Présent 8123)

Intermittents : une culture syndicale (Présent 8123)

« Nous ne voulons pas revivre 2003 », a écrit le Syndicat professionnel des producteurs, festivals, ensembles et diffuseurs indépendants de musique. 2003 et ses festivals d’été en capilotade du fait des mouvements de protestations des intermittents du spectacle. Le message ne s’adresse pas aux intermittents mais au gouvernement : à lui d’arranger les choses, de préserver leur statut en revenant sur la nouvelle convention d’assurance chômage qui mécontente les acteurs et les techniciens de la scène.

Mais 2003 n’a-t-il pas déjà recommencé ? Le Printemps des Comédiens (Montpellier) a ouvert le 3 juin, ira-t-il jusqu’au 29 ? Les annulations s’enchaînent. Un spectacle de Jane Birkin, Gainsbourg, poète majeur, était programmé pour le 22 juin, mais la chanteuse et comédienne l’a annulé pour afficher son soutien aux intermittents. Réelle compassion ou façon de prendre les devants tout en cumulant quelques points de démagogie ?

La direction du Printemps des Comédiens n’arrive pas à prendre la décision d’annuler carrément le festival. Elle ne veut ni blesser les intermittents ni être responsable financièrement. Les annulations de festivals, c’est entendu, sont dommageables sur le plan économique. Sur le plan culturel aussi, mais pas systématiquement. Ainsi les trois représentations (11, 12 et 13 juin) de Golgota Picnic sont passées à la trappe : merci qui ? Merci la CGT.

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Esclavage moderne au Qatar : l’émirat n’aime pas les curieux…

Esclavage moderne au Qatar : l’émirat n’aime pas les curieux…

11/10/2013 – 08h00
DOHA (NOVOpress) –
 Deux semaines après la parution d’une enquête du Guardian sur les conditions de travail au Qatar, qualifiées par le quotidien anglais d’« esclavage moderne », une délégation syndicale internationale a été refoulée d’un chantier de l’entreprise QDVC, une joint-venture entre Qatari Diar, la division BTP du fonds souverain qatari, et la société française Vinci Construction.

Au Qatar, les travailleurs immigrés (99 % de la main-d’œuvre dans le secteur du bâtiment) n’ont le droit ni de faire grève ni de former des syndicats. Salaires de misère (environ 150 euros par mois en moyenne), logements exigus et insalubres, passeports confisqués par l’employeur, accidents du travail ignorés, primes non versées… ils doivent travailler comme des forçats pour organiser sur place la très controversée Coupe du monde de football 2022.

Crédit photo : Katchooo via Flickr (cc).

Florange : la stèle aux promesses non tenues de Hollande sera offerte à… Hollande

Florange : la stèle aux promesses non tenues de Hollande sera offerte à… Hollande

07/10/2013 – 19h30
STRASBOURG (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
La stèle de granit aux promesses non tenues de François Hollande aux sidérurgistes de Florange sera offerte au président par un entrepreneur lorrain. Lionel Bieder, chef d’entreprise qui avait acquis la plaque, veut désormais « la remettre au chef de l’Etat ou à un de ses représentants ».

La stèle de Florange rappelle la promesse faite par François Hollande durant la campagne de l’élection présidentielle. Le candidat socialiste et futur président avait affirmé qu’il ferait tout pour assurer la pérennité des hauts fourneaux.

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