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Le Su-24 russe abattu ne présentait aucune menace pour la Turquie

18/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Sous les yeux d’experts internationaux et de la presse, les Russes ont ouvert la boîte noire du SU-24 qui a été descendu par des chasseurs turcs. Les Russes affirment détenir la preuve que leur bombardier ne représentait aucune menace pour la Turquie.

La boîte noire du bombardier russe abattu par la chasse turque est endommagée, mais elle sera exploitable, selon les autorités russes. Celles-ci ont invité des experts de 14 pays afin de participer au déchiffrage de la « boîte noire » du Su-24. Néanmoins, seuls les représentants de la Chine, de la Grande-Bretagne et des États-Unis ont consenti à y participer.

« Pour le moment, nous avons toute la base de preuves nécessaires, confirmant l’absence de violation de l’espace aérien turc par l’avion russe », a dit le porte-parole des Forces aérospatiales russes Sergueï Dronov.

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La boîte noire du SU-24 russe abattu par les Turcs en corus de démontage devant la presse et des experts internationaux.

Si cette information se trouvait confirmée de source indépendante, ce serait la preuve flagrante de la forfaiture turque, qui ne fait dès à présent guère de doute. Cela placerait Erdogan, que Wikileaks accuse de préméditation dans cette affaire, documents à l’appui, dans une position très délicate par rapport à la Russie, mais aussi à ses alliés, notamment américains.


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La Turquie multiplie les provocations à l’encontre de la Russie

16/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
Deuxième incident naval en 24 heures : des bateaux civils venus de Turquie effectuent des manœuvres dangereuses contre des navires russes.

Multiplication de provocations, tests de la fermeté de la marine russe ou succession de bourdes ? Tout laisse à penser que la multiplication des incidents entre navires turcs et russes ne doit rien au hasard.
Hier, en mer Égée, un chalutier turc s’est approché à environ 600 mètres du destroyer russe Smetlivy, obligeant l’équipage, après de multiples appels radio et visuels, à tirer des coups de semonce pour stopper la course du bateau de pêche turc. La Turquie a d’ailleurs annoncé suite à cet incident que « sa patience avait des limites », estimant la réaction russe disproportionnée. Côté russe, on estime au contraire que la tension entre les deux pays justifie les mesures prises, par ailleurs en plein accord avec le droit international.
Aujourd’hui, c’est un navire de commerce en provenance de Turquie qui a entravé la marche d’un convoi russe en mer Noire.
Deux installations gazières étaient déplacées vers une nouvelle zone d’exploitation à l’entrée des eaux territoriales russes. C’est alors qu’un vaisseau naviguant sous pavillon turc a croisé la route du convoi, « Agissant en violation des règlements internationaux pour prévenir les collisions en mer et des conventions de navigation généralement reconnues, le vaisseau turc n’a pas laissé passer le convoi naviguant perpendiculairement et essayé de s’arrêter sur son chemin, provoquant une situation de collision », a fait savoir Chernomorneftegaz dans un communiqué ajoutant que le capitaine du bateau turc gardait le silence malgré les tentatives d’entrer en contact par radio.
Un croiseur russe est intervenu pour chasser l’intrus tandis qu’un remorqueur venait au secours du convoi particulièrement peu manœuvrable.

La Turquie, qui a abattu un bombardier russe voilà trois semaines, est entrée illégalement en Irak il y a quelques jours, qui frappe sur les Kurdes au lieu d’attaquer Daesh — qu’il soutient en sous-main —… est en train de devenir un fauteur de guerre de première importance. Rappelons que c’est ce même pays que Merkel et l’UE veulent faire rentrer dans l’Europe de Bruxelles.


Crédit photo : Tostan via WikiCommons (CC) = destroyer Smetlivy

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La responsabilité du président turc pointée du doigt dans le crash de l’avion de chasse russe

07/12/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Wikileaks a mis en évidence samedi dernier des messages postés sur le réseau social twitter par un lanceur d’alerte turc, Fuat Avni. Ces messages datent de début octobre, début de l’intervention russe en Syrie, et prédisent l’événement. Le message indique : « Erdogan a donné l’ordre d’abattre un avion russe opérant en Syrie en clamant qu’il a violé l’espace aérien turc ». Moscou dément pourtant que son avion survolait l’espace aérien turc.


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La Turquie abat un avion russe. Danger d’escalade !

24/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
La Turquie a abattu ce matin un avion russe, qui aurait violé son espace aérien, ce que dément Moscou. Il semble que le Su-24 russe ait été en fait abattu dans la zone tampon de 8 km côté syrien de la frontière mis en place unilatéralement par la Turquie. Ce qui n’empêche pas les risques d’escalade.

La Turquie a abattu mardi matin un avion militaire russe qui aurait violé son espace aérien près de sa frontière avec la Syrie, a annoncé la présidence turque. « Un avion russe Su-24 a été abattu conformément aux règles d’engagement après avoir violé l’espace aérien turc malgré les avertissements », ont indiqué ces sources.
Tandis que la tension monte entre les deux pays, plusieurs chaînes d’information turques diffusent des images de la chute de l’appareil russe en feu qui s’est écrasé à la frontière dans les montagnes syriennes, en face de la province de Hatay.

Moscou a confirmé de son côté qu’un Su-24 appartenant à l’armée russe avait été abattu, mais dans l’espace aérien syrien. « Aujourd’hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployées en Syrie s’est écrasé », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant qu’il « se trouvait exclusivement dans l’espace aérien syrien ». Le sort des pilotes est incertain, l’aviation russe a dépêché des équipes de secours en hélicoptère, mais certaines sources affirment que l’un est mort et l’autre capturé. Une vidéo qui a commencé à circuler sur Internet semble en effet montrer un pilote d’avion au sol, entouré de combattants arabophones, mais il est impossible d’affirmer qu’il est vivant ou mort.

Depuis le début de l’intervention militaire russe aux côtés du président Bachar El-Assad fin septembre, les incidents à la frontière se multiplient entre Ankara et Moscou. Le 3 octobre, une escalade avait été évitée de justesse : des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui aurait violé leur espace aérien, en le forçant à faire demi-tour. Moscou s’était alors justifié en évoquant de « mauvaises conditions météo ». Le 16 octobre, l’armée turque a également abattu un drone de fabrication russe qui aurait pénétré dans le ciel turc.

Ce qui est certain, c’est que la Turquie a unilatéralement déplacé la frontière turco-syrienne de 8 km au sud :
La Turquie La Turquie maintient une zone tampon de 8 km à l’intérieur de la Syrie depuis juin 2012, depuis qu’un missile syrien de défense aérienne a abattu un avion de chasse turc qui s’était égaré dans l’espace aérien syrien. En vertu des nouvelles règles d’engagement mises en vigueur depuis lors, « l’armée de l’air turque considérera toute cible qui se trouve à moins de 8 km de la frontière turque comme un ennemi et agira en conséquence ».
Les différentes « violations » de l’espace aérien turc susmentionnées s’étaient déroulées dans cette zone tampon et les excuses de Moscou n’étaient que des signes d’apaisement envers Ankara.

Il semble à ce stade que l’avion russe abattu par l’armée de l’air turque l’ait été dans cette zone tampon et non au-dessus du ciel turc. Ce grave incident pourrait être une réponse du régime turc à une série de bombardements russes qui, d’après Ankara, ont visé des villages de la minorité turcophone de Syrie. Vendredi, l’ambassadeur russe avait même été convoqué par les autorités turques. Une mise en garde, avait prévenu Ankara, contre les « sérieuses conséquences » de cette opération.

La Turquie a également annoncé qu’elle saisissait l’OTAN, dont elle est membre, et l’ONU sur instruction du premier ministre, Ahmet Davutoglu. De son côté, la Russie a qualifié la destruction d’un chasseur-bombardier de l’armée russe en Syrie d’« incident très sérieux » et considère qu’avoir abattu le Su-24 est une forme de soutien au terrorisme.
est-ce que l’OTAN (lire, les USA) ont trouvé là l’incident qu’ils recherchaient pour tenter de chasser la Russie de Syrie ? Dans le meilleur des cas, nous avons affaire à un grave incident diplomatique. Dans le pire… les prochaines heures nous en diront probablement plus.

Charles Dewotine