Tag Archives: spéculation

Suisse : projet de référendum d’initiative populaire interdisant la spéculation sur les matières premières agricoles

Suisse : projet de référendum d’initiative populaire interdisant la spéculation sur les matières premières agricoles

02/05/2014 – GENÈVE (Bulletin de réinformation) – Sur une initiative des jeunes socialistes suisses, nos voisins helvètes se prononceront d’ici trois ans, par référendum — votation comme on dit outre Léman — sur l’interdiction de la spéculation sur les matières premières agricoles. Le texte sobrement intitulé « Pas de spéculation sur les denrées alimentaires » vise avant tout les sociétés de négoce, intermédiaires entre producteurs et commerçants. Leur insolente bonne santé ont fini par échauffer les esprits en ces temps de crise mondialisée. La Suisse est d’ailleurs une plate forme majeure de la spéculation mondiale, avec un tiers des négoces sur les matières premières du globe. Alliance Sud, une ONG suisse, affirme que cette spéculation est trente trois fois plus importante qu’il y a dix ans avec 500 entreprises helvètes actives dans le négoce, le fret, le financement, l’inspection et le contrôle des marchandises. Alliance Sud a réussi à réunir les 100 000 signatures nécessaires pour l’organisation du référendum. Rappelons que les Suisses votent tous les trois mois des textes à tous les niveaux de leur vie politique, communale, cantonale ou fédérale. Des pratiques démocratiques proprement inimaginables en France.

L’objet de ce référendum n’est pas sans rappeler des événements qui, chez nous, ont abouti à la Révolution de 1789

Sous l’Ancien régime, la spéculation sur les grains était interdite. Divers règlements dont le traité de police de Nicolas Delamare, publié en 1709, considéraient les grains comme une denrée indispensable pour le peuple. La monarchie devait en assurer la distribution, avec un prix fixé. En mai 1763, Louis XV, sous les conseils de Turgot et du docteur Quesnay, précurseur d’Adam Smith, l’un des fondateurs du libéralisme économique, supprime tout contrôle de circulation des grains et toute fixation des prix. Ce décret s’étend à l’Europe entière en juillet de l’année suivante. Les intérêts d’une classe affairiste et cosmopolite ont ainsi primé sur le sort des peuples. Dès 1764 le prix du grain s’envole et les émeutes se multiplient. Nombre d’historiens voient dans ces événements l’une des causes majeures de la Révolution française. Une leçon que nos actuels eurocrates ultra libéraux auraient tout intérêt à méditer, avant le réveil des peuples de la vieille Europe.

Crédit photo : jd.echenard via Flickr (cc)

La banque Goldman Sachs veut baisser tous les salaires de 30% en France

La banque Goldman Sachs veut baisser tous les salaires de 30% en France

31/01/2013 –   08h00
PARIS
(NOVOpress) – Comment redresser l’économie française ? Il faut abaisser tous les salaires de 30 %. C’est la réponse de Huw Pill, l’économiste en chef de la banque américaine, Goldman Sachs. Dans une interview accordée au Huffington Post, le « Monsieur Europe » de la banque internationale d’investissement a déclaré : « Il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers…». Soit 33% de moins en moyenne. Des mesures comparées plus loin dans l’entretien à des « ajustements » afin que la France prenne « la bonne direction ».

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Euribor, encore un scandale bancaire…

Euribor, encore un scandale bancaire…

Graphique ci-dessus : Les taux de l’Euribor sont déterminés chaque jour en fonction des données fournies par 44 banques.

22/12/2012 — 22h30
PARIS (NOVOpress/Bulletin de réinformation) — Cette fois-ci, certaines banques comme la Société Générale ou l’Union des banques suisses, UBS sont visées par des enquêtes sur l’Euribor. Elles sont accusées d’avoir trafiqué l’Euribor, un taux d’intérêt qui régit les prêts entre banques et qui est utilisé par les banques européennes pour calculer la base de la plupart de leurs prêts.

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Le spéculateur George Soros finance une campagne d’islamisation en France

Le spéculateur George Soros finance une campagne d’islamisation en France

17/11/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois) —
Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a lancé mercredi une campagne sur le racisme et l’islamophobie intitulée modestement « Nous sommes la nation ».

Au micro de Beur FM, ‑ 18 fréquences accordées par le CSA — le porte‑parole du CCIF, Marwan Muhammad, a reconnu que la campagne d’affichage, « Nous sommes la nation » a été financée par l’officine mondialiste de George Soros (photo) : l’« Open Society Foundation ».

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Italie : nouvelle occupation de Casapound à Milan

Italie : nouvelle occupation de Casapound à Milan

28/09/12 – 21h10
ROME (NOVOpress)
– Ce matin, les militants de la section milanaise de Casapound Italia ont pris possession d’un bâtiment municipal abandonné afin de le soustraire à la négligence et à la spéculation et en faire un espace social.

Ce bâtiment qui appartient à la communauté devait être vendu prochainement aux enchères et ainsi se retrouver dans les mains d’un particulier pour un prix dérisoire.
En l’occupant, les militants de Casapound en ont décidé autrement, souhaitant pour leur part en faire un avant-poste de la justice sociale dans le quartier.
Après avoir pris possession de l’immeuble, rebaptisé « Espero », la cinquantaine de militants du mouvement CPI s’est immédiatement mise au travail pour nettoyer la zone et le transformer en un espace qui pourra servir de lieu de référence et d’agrégation aux habitants d’un quartier abandonné à lui-même depuis trop longtemps.
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Hervé Juvin : “Bienvenue dans la crise du monde” [vidéo]

Hervé Juvin : “Bienvenue dans la crise du monde” [vidéo]

“Bienvenue dans la crise du monde” était, il y a quelques années, bienvenue dans la crise de la dette ; c’était bienvenue dans la crise de la finance mondiale ; c’était bienvenue dans la remise en cause de tous les dogmes qui nous avaient tenus assoupis pendant au moins 20 ans.

“Bienvenue dans la crise du monde” en 2012 prend un tour tout à fait différent : le changement d’objet de la finance de marché, sur des territoires où il n’était pas attendu…

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv le 18 février 2012. [/box]

À propos de l’auteur, Hervé Juvin :

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

Un banquier italien brise le tabou de la culture du risque excessif pris par les banques

Un banquier italien brise le tabou de la culture du risque excessif pris par les banques

17/11/11 – 16h00
LONDRES (NOVOpress) –
Jonathan Sugarman (image ci-dessus) est un banquier qui travaillait jusqu’à sa démission à la tête de la gestion du risque au bureau irlandais d’UniCredit, une des plus grandes banques italiennes.

Un banquier italien brise le tabou de la culture du risque excessif pris par les banques Dans une interview récemment accordée à Emma Alberici (photo ci-contre), -journaliste au programme « Foreign Correspondent » de l’Australian Broadcasting Corporation (ABC, Société australienne de radiodiffusion)-, Jonathan Sugarman dénonce la culture du risque excessif imposée par les responsables des grandes banques internationales et surtout les entraves à la loi répétées, faites dans un climat de paradis fiscaux et de largesses réglementaires.

D’après la loi, les banques doivent veiller à avoir en réserve des liquidités et actifs équivalents à 90% du passif de la banque. La moindre descente sous ce chiffre, constatée par les financiers gestionnaires du risque, entraîne la création d’un rapport transmis à l’Autorité de supervision bancaire chargé de contrôler les banques.

A son arrivée au bureau irlandais d’UniCredit, Jonathan Sugarman constate que sa banque est couverte uniquement à hauteur de 70%, soit 20 fois moins que ce qui est autorisé. En tant que responsable du risque , il s’expose donc à des poursuites pénales lourdes (5 années d’emprisonnement). Il décide d’en référer à son supérieur qui lui demande de ne pas s’inquiéter et de continuer. Il donnera sa démission suite à cet entretien et contactera néanmoins l’Autorité de supervision bancaire afin qu’elle se penche sur le cas de la banque.

Le constat est sans appel : alors que l’écart de couverture tolérée est de 1% en dessous des 90% du passif de la banque, UniCredit se situe à 40% en dessous de ce passif et fonctionne donc à court de liquidités. Mais loin de placer la banque sous tutelle, l’Autorité de supervision bancaire conseille de laisser les choses se faire.

Douze mois plus tard le système bancaire irlandais se retrouvait à genou et cinq banques réclamaient un plan de sauvetage de 50 milliards d’euros pour ne pas fermer.

La banque centrale irlandaise a déclaré au sujet de cette affaire qu’elle en était encore à étudier les accusations portées par Jonathan Sugarman contre son agence de régulation. Pendant ce temps là, UniCredit a perdu 15 milliards de dollars au 3ème trimestre de cette année et la crise bancaire bat son plein en Irlande et dans toute l’Europe, provoquée par des spéculateurs qui jouent avec un argent devenu totalement virtuel.

Ci-dessous, le reportage d’Emma Alberici de l’Australian Broadcasting Corporation.

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Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie

Hervé Juvin : l’organisation des marchés, au service de la société et de l’économie [vidéo]

Hervé Juvin revient sur la crise des institutions et sur la nécessité urgente d’une subordination des marchés à la société et à l’économie.

Avec certains navigateurs il peut arriver que la lecture de la vidéo s’arrête. Dans ce cas faire un peu avancer manuellement le curseur en bas de la fenêtre de la vidéo.

Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Face à la spéculation immobilière, les Français favorables à l’intervention de l’Etat

Face à la spéculation immobilière, les Français favorables à l’intervention de l’Etat

21/09/11 – 15h00
PARIS (NOVOpress)
– L’envolée des prix de l’immobilier, notamment parisien, à l’achat comme à la location, entraîne aujourd’hui de véritables difficultés pour se loger correctement et dignement. Les familles des classes moyennes sont notamment particulièrement concernées par ce problème.

Face à cette situation, un sondage Ipsos réalisé pour le compte du promoteur Nexity, montre qu’une très large majorité de Français se déclare favorable à l’intervention de l’Etat pour encadrer le marché et limiter les loyers.

Ainsi, plus de huit Français sur dix sont pour que l’Etat régule les prix de vente des biens immobiliers, 59% souhaitent une limitation de la hausse des loyers, 83% des personnes interrogées veulent que l’Etat « régule les prix de ventes », 87% pensent qu’il doit « renforcer le prêt à taux zéro » et 88% réclament un « encadrement des prix des terrains publics pour développer des constructions à prix accessibles ».

L’enquête, parue dans le journal Le Parisien, a été réalisée selon les critères classiques de l’exercice, auprès de 1.000 personnes constituant « un échantillon représentatif de la population française ».

Famine dans la Corne de l’Afrique : guerres civiles et spéculation responsables

Famine dans la Corne de l’Afrique : guerres civiles et spéculation responsables

19/08/11 – 11h15
PARIS (NOVOpress)
– Selon l’analyse de plusieurs spécialistes, notamment des économistes de la Banque mondiale, la famine qui affecte des millions de personnes dans la région de la Corne de l’Afrique n’est pas une fatalité liée au climat ou à la géographie mais bien « l’œuvre des hommes ».

Selon eux, les principales responsabilités incomberaient aux conflits civils et à la spéculation qui engendre des prix artificiellement élevés pour la nourriture.

« Cette crise est l’œuvre des hommes, a ainsi indiqué Wolfang Gengler, économiste à la Banque mondiale. Les sécheresses ont certes eu lieu encore et encore, mais il faut de très mauvaises politiques pour que cela conduise à une famine ».

Près de 12,4 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique – dont la Somalie, le Kenya, l’Ethiopie et Djibouti – sont affectées par une famine de grande ampleur qui a déjà coûté la vie à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

Capitalisme : 3 milliards de bénéfices sur le dos de la crise !

Capitalisme : 3 milliards de bénéfices sur le dos de la crise !


12/08/11 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– La crise économique qui secoue les Etats et appauvrit les populations est paradoxalement l’occasion pour certains d’une spéculation de grande envergure permettant un enrichissement considérable.

Ainsi, en pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale, le fonds américain Bridgewater Associates aurait gagné plus de 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière.

Sans attachement national ni morale autre que celle du profit, certains « hedge fund » profitent de la crise, n’hésitant pas parfois à l’accentuer par stratégie financière.

C’est le Wall Street Journal qui a révélé l’étendue des bénéfices du fond Bridgewater mais celui-ci ne serait pas le seul à faire de considérables profits sur le dos de la crise.

Och-Ziff Capital Management, de son côté, a acheté pour 12 milliards de dollars d’options au cours du premier trimestre 2011, ces options voyant leur prix augmenter lorsque la volatilité s’accroît sur les marchés financiers. Et l’indice Vix, qui mesure cette volatilité, s’étant envolé depuis fin juin, passant de 16 à plus de 40, Och-Ziff capital a ainsi pu engranger plusieurs milliards de plus-value.