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Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

Elections grecques : une coalition inédite de la gauche radicale et des souverainistes

28/01/2015 – ATHÈNES (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Alexis Tsipras (photo), nommé Premier ministre dès lundi, a constitué son gouvernement hier. Aux côtés des ministres du parti Syriza de la gauche radicale, le nouveau gouvernement grec compte des ministres issus de la droite de conviction. Il s’agit de membres du parti des Grecs indépendants, appelé Anel. On compte parmi eux le chef d’Anel : Panos Kammenos, connu pour son franc‑parler, a été nommé ministre de la Défense.

Anel est clairement un parti souverainiste de droite
Le souverainisme et le populisme d’Anel sont précisément ce qui justifie cette alliance de circonstance entre la gauche radicale et des conservateurs de droite. Le parti des Grecs indépendants a récemment quitté le giron du centre‑droit libéral, par opposition à la politique de maintien dans la zone euro à tout prix.

Syriza et Anel partagent dans l’immédiat un même objectif :
Renégocier les obligations de la Grèce avec l’Union européenne et le FMI, notamment en allégeant et en reportant le paiement de la dette grecque. Ce n’est que si les créanciers de la Grèce refusaient cette restructuration de la dette que la nouvelle coalition grecque devrait se résoudre à quitter la zone euro.

Cette alliance reste néanmoins fragile
Alors que Syriza est favorable à une Europe fédérale, au laxisme migratoire et hostile aux valeurs traditionnelles et à l’Eglise, Anel affirme des convictions opposées : souverainisme, protection contre l’afflux d’immigrés, attachement aux valeurs traditionnelles.

En cas de déception, l’électorat populaire pourrait se reporter sur Aube dorée

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Rémi Tremblay : "Le Québécois du XXIe siècle se coupe de ses racines"

Rémi Tremblay : « Le Québécois du XXIème siècle se coupe de ses racines »

19/07/2014 – MONTREAL (via Présent)
Nous reproduisons avec leur aimable autorisation un entretien réalisé par nos confrères de Présent, pour le numéro 8148, avec Rémi Trembaly de la Fédération des Québécois de souche.


La Fédération des Québécois de souche (FQS) se présente comme « un réseau d’hommes et de femmes, Québécois de souche, partisans du principe de l’union sacrée entre une terre et son peuple ». Outre l’animation de son site Internet, la FQS publie une revue papier, Le Harfang, pour laquelle notre dessinatrice Chard a fourni quelques dessins… A l’origine du Harfang, Rémi Tremblay. Il est membre de la FQS depuis 2011 et l’un des porte-parole de l’organisation. Il nous donne un aperçu du Québec version « pays réel ».

Propos recueillis par Samuel Martin


Tout d’abord, pouvez-vous dresser un état des lieux rapide des forces politiques au Québec ?

Avant toute chose, je crois qu’il est important de spécifier qu’au Québec nous vivons dans une monarchie de type britannique. Bref, chaque comté élit un député qui, lui, élira le Premier ministre. Donc, pas de proportionnelle ni d’élection du chef d’Etat. Cela crée évidemment des problèmes pour les petits partis qui, bien qu’ils reçoivent un certain pourcentage de votes, n’obtiendront pas de députés. Ce système, loin d’être parfait, explique pourquoi, aux élections du printemps, le Parti libéral fut élu avec une majorité des sièges bien que seulement 18 % des Québécois en âge de voter l’aient fait pour eux.

Si les Français croient que le PS et l’UMP c’est du pareil au même, ils seront estomaqués de constater la similitude entre les trois grands partis au Québec. Nous avons le Parti libéral (centre gauche, fédéraliste), le Parti québécois (centre gauche souverainiste) et la Coalition Avenir Québec (centre gauche, autonomiste). Bref, au plan des idées, les trois partis ont un programme interchangeable. Ils s’entendent comme larrons en foire sur tous les sujets (immigration, justice, taxation, enjeux sociétaux…), sauf sur le statut du Québec au sein du Canada.

Le Parti québécois (PQ) n’est-il pas proche de la droite nationaliste ?

Vu de l’étranger, peut-être, mais c’est une mauvaise perception. Le PQ est très semblable au Scottish National Party (Parti national écossais, note de Novopress), un parti impossible à taxer de droite. Pour ce qui est de la droite, il n’existe qu’un parti libertarien (Parti conservateur), mais même ce parti ne fait que récolter quelques milliers de votes sans aucun espoir de faire élire un député.

Il existe également un parti de gauche extrême, semblable au Front de Gauche de Mélenchon, mais celui-ci est relativement marginal, avec seulement trois élus.

C’est dans la société civile que les groupes nationalistes sont plus actifs. Il existe une multitude de groupes défendant notre langue et certains groupes plus nationalistes mais, à l’exception de la Fédération des Québécois de souche, tous nient le volet ethnique de notre identité.

Nous, Français, sommes mal renseignés sur la réalité de l’immigration au Québec. Quelle image avez-vous, de votre côté, de l’état actuel de la France ?

Nous devons malheureusement dire que nous utilisons souvent la France comme un exemple de ce qui attend le Québec si nous ne modifions pas de façon drastique nos politiques d’immigration. Ici, il est bien connu que l’immigration de masse est un fléau pour la France, avec tous les problèmes que cela amène. Les émeutes des banlieues et l’islamisation continuelle ont été médiatisées au Québec, mais étonnamment, personne ne semble être en mesure d’apprendre des erreurs des autres, et nous accueillons au prorata plus d’étrangers que la France.

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