Tag Archives: sol

Village français

La France se meurt par son sol

10/03/2015 – PARIS(NOVOpress)
La France se meurt par son sol. C’est la terrible constatation faite dans le livre Cessons de ruiner notre sol ! de Frédéric Denhez paru chez Flammarion.

« Chaque seconde, 26 m2 de terres fertiles se transforment en acier ou en béton, le reste étant empoisonné par l’agrochimie ».
Sans un socle viable et durable, fondement de toute civilisation, alors les autres sujets de société ne sont pas envisageables.
Il faut sauver ce droit du sol là quand il faut dans la même temps abolir l’autre droit du sol, cause de surpopulation sur notre territoire donc d’appauvrissement de la terre de labour. Car outre, l’alimentaire qui nourrit les bouches toujours plus nombreuses, c’est aussi des infrastructures qui doivent s’agrandir, une urbanisation folle qui empiète sur la nature, une pollution urbaine qui se répand etc et notre terre qui en est blessée.

A force de rouler dessus, de le pomper, de le triturer, de le recouvrir de ciment et de ferraille, notre sol national est en train de dépérir. Nos grands lanceurs d’alerte, et nous ne parlons pas de fossoyeurs apologistes d’une croissance mondialisée qui aggrave le phénomène, n’ont pas idée de l’ampleur de ce drame fondu dans la nébuleuse des dégâts environnementaux. Sans quoi ils s’en empareraient pour mobiliser les foules et les consciences. Au rythme auquel le mal progresse, à savoir 82 000 ha par an, la France pourrait se retrouver un jour sans terres fertiles, donc sans agriculture naturelle. Le compte à rebours a commencé. Ce qu’il y a de plus alarmant dans ce que dénonce Frédéric Denhez, c’est que le sol est l’élément qui subit, en les catalysant, toutes les dérives, tous les excès et tous les abus de la civilisation moderne. Le combat écologiste se marie avec la remigration et autres combats identitaires, car l’enjeu est à ce niveau là aussi.

C’est l’heure des économies de bouts de chandelle, du recyclage industriel, de l’assainissement de l’air ou de l’eau, mais pourtant rien n’a été fait ou pensé pour notre sol ou presque, nourricier par essence des plantes donc aussi des animaux et des hommes. Les médias n’évoquent pas ce sujet pourtant central. L’inanimé n’intéresse guère les philosophes et les écrivains. Ce n’est pas le thème qui se met facilement en lumière.

Frédéric Denhez propose 10 mesures pour sauver la France à découvrir dans son livre. Cessons de ruiner notre sol et refaisons des paysans en est le mot d’ordre.

Extraits :

Salut de l’humanité
A QUOI SERT LE SOL ?

« Voici un petit lexique à apprendre par cœur et à rappeler, comme un remède salvateur, à tous ceux qui abîment la terre. A quoi sert le sol ? A se retenir lui-même par le lacis des racines et des feuilles. A retenir l’eau par son tissu interne. A entretenir la vie par le plus fantastique phénomène de recyclage organique que connaisse la planète Terre. A réguler la température en rafraîchissant l’air par son évaporation. A fixer les polluants comme un tampon avant de les métaboliser. A maintenir le carbone par sa biomasse. A nous nourrir, car ce qui pousse dans le sol nourrit l’humanité depuis douze mille ans. C’est aux vers de terre et à leurs complices les champignons que nous devons tous ces bienfaits. D’où l’urgence du retour à une agriculture naturelle. »

Paysage et fumier
LE BOCAGE SAUVE DE LA FAMINE

« Quoi de plus ringard que le bocage ? Image d’Epinal d’une campagne à l’ancienne tout juste bonne à raviver des clichés du genre « la terre qui ne ment pas » ou la chaumière normande de carte postale. Pourtant, le bocage a sauvé de la famine des générations entières. Pourquoi ? Jusqu’au XVIIIe siècle, le bétail était laissé en vaine pâture, c’est-à-dire que les troupeaux erraient à leur guise dans la prairie. Or l’un des atouts primordiaux du bétail, hormis son lait ou sa viande, ce sont ses bouses, élément essentiel pour obtenir du fumier, engrais vital pour les cultures. En vaine pâture, allez donc ramasser les déjections animales réparties sur des dizaines d’hectares, opération impossible. On se mit un jour à quadriller la campagne avec des haies et des clôtures, créant ainsi des parcelles protégées où les vaches paissaient dans un espace clos empêchant leur divagation. Déposées sur un périmètre limité, les bouses pouvaient donc être ramassées pour produire du fumier. A partir de quoi on multiplia par cinq ou six les rendements agricoles, limitant de façon massive les famines qui jusqu’alors ravageaient les populations les années de mauvaises récoltes. Le bocage fut ainsi la première mesure agronomique contre la disette. Manger de la viande et boire du lait, issus d’élevages nourris à l’herbe, contribue donc à sauver la planète. Fromages et steaks de tous les pays, unissez-vous ! »


[Editorial Novopress] Daesh ou Etat islamique ? Qu'importe, ils tuent bien au nom de l'islam ! par Fabrice Robert

Éradication de l’État islamique : l’engagement terrestre est inévitable (Présent 8187)

12/09/2014 – WASHINGTON (NOVOPress)
Alors que l’Amérique tout entière rendait jeudi un hommage solennel aux 3 000 victimes des attentats du 11 septembre 2001, le président Obama a confirmé son intention de lancer une vaste opération militaire contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie, passant notamment par une extension des frappes aériennes au sol syrien et la formation d’une « coalition arabe ». Une intensification de la guerre contre l’islamo-terrorisme qui, même si la Maison Blanche s’y refuse toujours, ne pourra malheureusement pas se faire sans l’intervention de troupes au sol.

Une du numéro 8187 de "Présent"

Une du numéro 8187 de « Présent »

« Nous ne céderons jamais »

Lors d’une cérémonie devant le Pentagone, au cours de laquelle il a déclaré que les Etats-Unis « ne céderont jamais à la peur » que tentent d’inspirer les islamo-terroristes à l’Occident, Barack Obama a en effet rappelé que Washington était prête à étendre ses frappes aériennes en Syrie pour « détruire » l’EI. Une annonce qui a, bien sûr, suscité la colère du régime syrien, mettant aussitôt en garde la Maison Blanche contre d’éventuelles frappes opérées sur son territoire sans son accord.

En même temps, on apprenait que le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, actuellement en tournée au Moyen-Orient et en Europe afin de constituer une coalition pour lutter contre les djihadistes, avait obtenu d’une dizaine de pays arabes leur engagement « à se tenir unis contre la menace que pose pour la région et le monde le terrorisme » et à « se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée ». Toutefois, soulignait Kerry, « aucun pays ne parle de placer des troupes au sol et nous ne pensons pas qu’il y en ait besoin ».

« Les attaques aériennes ne suffiront pas »

Or, cet engagement au sol est aujourd’hui inévitable. Si les frappes aériennes ont bien permis de freiner la progression de l’Etat islamique, les troupes kurdes comme l’armée fédérale irakienne ont montré leurs limites. Les drones comme les frappes, aussi nécessaires soient-ils, ne remplaceront jamais la présence de troupes compétentes sur le terrain.

Lire la suite