Tag Archives: soins

dentiste

Tandis que les Français peinent à se soigner, l’Aide Médicale d’État coûte de plus en plus cher

08/11/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Environ 20 % des Français déclarent qu’ils ont renoncé à des soins, faute de moyens financiers. C’est même 40 % pour les soins dentaires. Que les « sans-dents » se rassurent, ce n’est pas le cas des étrangers en situation irrégulière, auxquels l’Aide Médicale d’État est destinée. L’AME bénéficie à près de 300 000 personnes. Elle coûterait, en 2015, 744 millions d’euros selon le gouvernement… mais 1,1 milliard selon le député Claude Goasguen, qui a présenté un rapport en commission des finances.

Crédit photo : PROSerge klk via Flickr (CC) = toujours prêt


fin_de_vie

Le projet de loi sur la fin de vie adopté au Sénat

30/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le Sénat adopte la proposition de loi Claeys-Léonetti sur les personnes en « fin de vie », en deuxième lecture.
Il avait rejeté une première version du texte en juin dernier. L’esprit assumé de la proposition de loi est de faciliter l’arrêt des soins médicaux, en organisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ; il s’agit également de laisser plus ou moins le patient choisir sa date de mort ; celui-ci a la possibilité de laisser des directives anticipées. Ainsi, la loi française se rapproche insensiblement de l’euthanasie.

Cependant, les sénateurs sont allés contre l’avis du gouvernement ; ils ont décidé notamment que l’on devait donner à boire aux malades jusqu’à leur mort.
Une des mesures phares de cette proposition de loi était la qualification à donner à l’hydratation et l’alimentation artificielles. Selon le texte, donner à boire et à manger artificiellement à un malade, c’est lui donner un traitement, et non un soin ; or, on peut arrêter un traitement qui maintient artificiellement en vie le malade ; donc, on peut couper l’eau et les vivres donnés par voie artificielle.

Les sénateurs ont affirmé au contraire que l’hydratation artificielle constitue un soin : elle « peut être maintenue jusqu’au décès de la personne ». Il n’est jamais disproportionné de donner de l’eau à un malade.
Cela constitue un net recul pour Marisol Touraine : pour le ministère de la Santé, il est nécessaire qu’on puisse arrêter l’hydratation : cela « abrège les souffrances ».
En revanche, les sénateurs ne disent rien de l’alimentation artificielle : on peut donc être contraint de donner à boire à une personne, mais pas de la nourrir.

D’une manière générale, au travers de plusieurs dispositions, le Sénat diminue l’automaticité de l’arrêt des soins au malade.
Cependant, ce texte n’est pas définitif. Une commission paritaire composée de sept sénateurs et sept députés va se réunir afin de déterminer le texte de loi final. Le gouvernement a annoncé son intention d’agir afin de libéraliser l’accès à la mort, et de veiller à ce qu’on considère l’hydratation comme un traitement, susceptible d’être arrêté.
Les écologistes, eux, se sont abstenus de voter pour le texte de loi défini par les sénateurs. Ils ont bien l’intention d’aller plus loin, plus tard, dans la libéralisation de la mort médicale. Un sénateur écologiste, Corinne Bouchoux, a notamment regretté que ce texte s’adresse encore à ceux qui vont mourir, et non à ceux qui veulent mourir.

Son intention est claire : pour elle, l’euthanasie est au bout du chemin.

Crédit photo : Rob! via Flickr (CC) = veinsarebetterthanthespinalcanal


hopital

300 000 étrangers touchent actuellement l’Aide Médicale d’État

29/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce sont les Échos qui lancent le pavé dans la mare : 300 000 étrangers ont bénéficié de l’aide médicale d’État en mars. Pour rappel, cette disposition permet aux étrangers pauvres de bénéficier de la gratuité complète des soins, et coûtera la bagatelle de 744 millions d’euros en 2016, soit une hausse de 10 %.

Si les missions de service public peuvent justifier de soigner les étrangers en cas d’urgence ou pour des maladies susceptibles de créer une épidémie, les abus de ce système ont été dénoncés à maintes reprises.
Au-delà des questions budgétaires, l’étude de la répartition des bénéficiaires de l’aide est instructive : longtemps concentrée en région parisienne, dans les Bouches-du-Rhône et en Guyane, il apparaît que la hausse concerne désormais les autres départements. Seraient-ce les premiers effets de la « Politique de peuplement » réclamée par Manuel Valls ?


a-m-e

Le Comede aux petits soins avec les clandestins

24/10/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Avec le concours de la Direction générale de la santé (DGS) et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (l’Inpes), le Comité médical pour les exilés (Comede) vient de publier la 4e édition de son guide, destiné aux médecins et acteurs du secteur médical et social.

Selon François Bourdillon, le directeur général de l’Inpes, cette « bible du droit de la santé des étrangers » (sic) est destinée à faire valoir le droit à l’accès aux soins des étrangers et clandestins – pardon : demandeurs d’asile… — Ce droit serait apparemment menacé par les caisses d’assurance-maladie et les médecins libéraux, selon M. Bourdillon, qui craint même, à terme, une remise en cause l’aide médicale d’état (AME).

Ce guide, diffusé à 40 000 exemplaires, rappelle l’existence du « Dispositif des soins urgents et vitaux » (DSUV) qui permet à tout étranger de bénéficier de soins totalement gratuits, même à ceux qui n’ont pas encore droit à l’AME, l’Aide médicale d’État. Le Pr Fassin, président du Comede, recommande même d’intégrer les étrangers dans le droit commun.
Ainsi, des personnes qui n’ont jamais cotisé se verraient systématiquement allouer les mêmes prestations que les nationaux qui, quant à eux, cotisent depuis de nombreuses années…

Des étrangers utilisent des réseaux pour se faire soigner gratuitement en France

Des étrangers utilisent des réseaux pour se faire soigner gratuitement en France

03/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Nous vous vous l’avons déjà indiqué, le gouvernement socialiste a décidé d’être généreux avec les clandestins en augmentant le budget de l’Aide médicale d’Etat. Cette augmentation passe mal alors que le gouvernement socialiste ne cesse de demander aux Français de se serrer la ceinture et décide ainsi de réduire la prime de naissance et de rendre plus contraignant le recours au congé parental. Cette décision déjà anti-familles est surtout complètement irénique quand nos confrères de Valeurs actuelles nous indiquaient déjà en juin dernier que des malades étrangers s’organisaient pour se faire soigner gratuitement en France.

Devant une Commission du Sénat, la ministre de la Santé Marisol Touraine ne peut que dire la vérité. Sans retenue, elle déclare : « C’est incontestable, nous avons constaté en 2013 un fort dépassement par rapport à l’objectif de ces dépenses puisque nous avions prévu une dépense de 588 millions d’euros et que les dépenses constatées seront à l’arrivée de 744 millions d’euros ». Ces dépenses ? L’AME, ou Aide Médicale d’Etat, destinée aux étrangers en situation irrégulière et précaire. Sur le site internet de l’Assurance maladie, les conditions sont simples : « Tout enfant mineur de parents en situation irrégulière est d’office éligible. L’AME est attribuée sans condition aux mineurs dont les parents sont en situation irrégulière même lorsque ces derniers n’en bénéficient pas encore ou dépassent le plafond de ressources».

Le budget alloué à l’AME a donc explosé, passant de 744 millions d’euros en 2013 au lieu des 588 prévus au budget. La raison ? Marisol Touraine, là encore, ne la cache pas : elle a indiqué sa « préoccupation » face à « des filières de personnes étrangères venant se faire soigner dans certains hôpitaux français (…) cela amène à la nécessité d’enclencher très rapidement un travail diplomatique de coopération internationale avec les pays d’origine ». En clair, la ministre a reconnu l’existence de filières de patients venus d’autres pays qui abusaient de l’AME. Cette constatation est rappelée aujourd’hui par Le Parisien qui consacre une enquête à ces filières.

Pour lire l’article dans son intégralité

Ce qui est en indiqué en gras l’est par nous, Novopress

Photo Une : « Laennec » Théobald Chartran via Wilipédia (cc).