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Italie : Berlusconi ouvre (une de) ses villas aux clandestins

28/05/2015 – MONDE (NOVOpress)
Histoire de polir son image, Berlusconi joue les grands seigneurs et ouvre une de ses villas aux clandestins.

L’immigrationnisme est aujourd’hui le meilleur sinon le seul brevet de moralité médiatique. Avez-vous quelques fraudes, détournements, faits de corruption ou de concussion à faire oublier ? Une virginité politique à refaire ? Une carrière à relancer, dans le spectacle, la politique ou la religion ? Accueillez les « migrants », l’efficacité est garantie.

Silvio Berlusconi l’a bien compris. Son horizon judiciaire est un petit peu moins chargé depuis qu’il a été définitivement acquitté dans l’affaire « Ruby » (nom de guerre de la prostituée marocaine mineure Karima el-Mahroug), en mars dernier, et qu’il a purgé la peine d’intérêt général à laquelle il avait été condamné pour fraude fiscale. À 78 ans, il est bien décidé à revenir au premier rang de la politique italienne.

Mardi 26 mai sur Radio Capital, il a donc répondu par l’affirmative au journaliste qui lui demandait s’il serait « disposé à accueillir des réfugiés ». « J’ai quelques maisons, a précisé Berlusconi, cela ne m’imposerait pas de sacrifices ». Et le bon apôtre d’ajouter : « J’aide beaucoup de gens [surtout des jeunes filles, NdT] et ça ne date pas d’aujourd’hui ».

Villa du Palmier, achetée par Berlusconi en 2011 sur l'île de Lampedusa

Villa du Palmier, achetée par Berlusconi en 2011 sur l’île de Lampedusa

Berlusconi a cité en particulier sa « villa de Lampedusa, qui n’est pas occupée et qui pourrait être une bonne idée ». Alors président du Conseil, il avait acheté une propriété sur l’île en mars 2011, dans le cadre d’une opération de communication pour ranimer le tourisme local : le gouvernement italien affirmait alors que l’afflux des immigrés clandestins était terminé ! Une campagne officielle avait été lancée pour inciter les Italiens à passer leurs vacances à Lampedusa, « destination d’excellence, pour ses beautés naturelles, artistiques et culturelles ».

Les débarquements de clandestins avaient repris presque immédiatement, au rythme de cent arrivées par heure fin avril 2011. Berlusconi, bien sûr, n’a jamais mis les pieds dans sa villa, qu’il avait achetée deux millions d’euros, autant dire rien pour lui. En août 2012, elle était déjà décrite comme abandonnée et se dégradant rapidement.

Le nombre exact des propriétés de Berlusconi est discuté mais, en avril 2011, selon les calculs de la Repubblica, sa nouvelle villa de Lampedusa faisait la vingt-neuvième. Rassurons-nous donc : ce grand cœur peut abandonner cette ruine à ses frères migrants, il ne se retrouvera pas à la rue.

Crédit photo : Global Panorama via Flickr (CC)

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François Hollande moins vertueux que Silvio Berlusconi ?

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Italie : un ministre remercié pour atteinte au politiquement correct homosexualiste

Italie : un ministre remercié pour atteinte au politiquement correct homosexualiste

05/05/12 – 13h30
ROME (NOVOpress)
– Michaela Bioancofiore, la secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances du nouveau gouvernement italien formé par Enrico Letta, n’aura pas eu le temps de profiter longtemps de son poste. En effet, moins de 24 heures après avoir prêté serment, elle a été congédiée, coupable d’avoir tenu des propos « politiquement incorrect » qui ont fortement déplu aux associations militantes homosexuelles.

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Alessandra Mussolini (PdL) : "La magistrature n'a pas d'autre but que de lancer des accusations imaginaires contre Berlusconi"

Alessandra Mussolini (PdL) : « La magistrature n’a pas d’autre but que de lancer des accusations imaginaires contre Berlusconi »

03/03/2013 – 17h30
ROME (Novopress avec le blog de Valentin Beyziau) – Alessandra Mussolini récemment élu sénatrice PdL (Peuple de la Liberté) dans la région Campanie commente les nouvelles accusations de la magistrature contre Silvio Berlusconi : « Ce serait risible si ce n’était pas inquiétant par le calendrier et le contenu des nouvelles accusations contre M. Berlusconi. C’est un disque rayé qui ne sert qu’à montrer comment une partie de la magistrature n’a pas d’autre but que de lancer des accusations imaginaires contre Berlusconi. Bien que les Italiens aient maintenant compris, comme l’a montré l’échec de la liste électorale Ingroia (procureur de Palerme et membre du PdCi – Parti Communiste) / Di Pietro / De Magistris, reste l’indignation quant à ces accusations. »

Le PdL organisera donc une manifestation le 23 mars 2013 pour s’opposer aux juges « rouges » qui poursuivent Silvio Berlusconi depuis tant d’années.

Crédit photo : DR

Mario Monti, adulé par les oligarques mondialistes à sa nomination, n’est semble-t-il plus soutenu par le Système

Mario Monti, adulé par les oligarques mondialistes à sa nomination, ne semble plus soutenu par le Système

24/02/2013 – 08h30
ROME (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – « Il Professore », c’est le sobriquet dont les Italiens affublent le président du conseil sortant. Le technocrate Monti, ancien – et sans doute toujours actuel – membre de la banque d’affaires Goldman Sachs, n’est crédité que de 12 à 14% des intentions de vote aux élections législatives de ce dimanche et lundi. Derrière l’humoriste Beppe Grillo dont l’ambition est « de renvoyer tous ces politicards à la niche ».

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Italie : Roberto Maroni (Ligue du Nord) propose un accord à Alfano (PdL) à condition que celui-ci fasse tomber le gouvernement Monti

Italie : Roberto Maroni (Ligue du Nord) propose un accord à Alfano (PdL) à condition que celui-ci fasse tomber le gouvernement Monti

03/12/2012 — 14h00
ROME (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) —
Au lendemain du sommet entre Silvio Berlusconi et Angelino Alfano (secrétaire général du Popolo della Liberta [PdL]), le leader de la Ligue du Nord Roberto Maroni (ci-dessus) a invité le PdL à se détacher du gouvernement de Mario Monti et à aller au vote le plus vite possible. (le mois de février prochain, à la place du mois d’avril normalement prévu). « Je fais une proposition à Alfano : voter le 10 février prochain, en anticipant l’échéance de la législature », a ainsi indiqué Roberto Maroni.

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Italie: face au déferlement de scandales, le « Peuple de la liberté » romain change de nom

Italie : face au déferlement de scandales, le « Peuple de la liberté » romain change de nom

08/10/12 – 10h00
ROME (NOVOpress)
– Totalement décrédibilisé par l’accumulation des scandales politico-financiers le parti de Silvio Berlusconi, le « Peuple de la liberté », a décidé de se rebaptiser «  Centrodestra Italiano » (Centre-droit italien) dans la perspective des prochaines élections régionales puis municipales.

Un simple changement de costume dont on peine à croire qu’il puisse véritablement tromper les électeurs qui aspirent à un véritable changement et non à un simple « on prend les mêmes et on recommence sous une autre étiquette ».

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Italie : face à la gabegie et à la corruption, Casapound entre en campagne électorale

Italie : face à la gabegie et à la corruption, Casapound entre en campagne électorale

26/09/12 – 14h00
ROME (NOVOpress)
– L’Italie, et plus particulièrement la région Lazio, est actuellement secouée par une série de scandales politico-financiers, qui ne cessent d’écœurer davantage une population durement touchée par la crise économique.

Utilisation frauduleuses de fonds publics, abus de biens sociaux, dépenses somptuaires, corruption et parties fines, pas une journée ne se passe sans qu’une nouvelle affaire ne soit révélée, dessinant le portrait d’une classe politique totalement amorale et parasitaire. Si le principal parti actuellement touché par ces affaires est le PDL (« Peuple de la liberté ») – mouvement de centre-droit anciennement dirigé par Silvio Berlusconi –, aucun parti institutionnel, de la Ligue du Nord au Parti Démocratique, n’est épargné.

Dernier acte de cette tragi-comédie : le responsable des services postaux du Sénat a été arrêté pour « trafic de cocaïne » en lien avec un groupe mafieux albanais. La liste de ses clients devrait se révéler passionnante… Lire la suite

Italie : scandale financier pour le parti de Silvio Berlusconi

Italie : scandale financier pour le PDL à Rome

25/09/2012 – 03h35
ROME (NOVOpress via Lionel Baland) — La présidente de la région de Rome Renata Polverini (photo), membre du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, a annoncé sa démission à la suite d’un vaste scandale financier frappant son groupe au parlement régional.

Elle a déclaré vouloir mettre fin à l’utilisation laxiste des financements régionaux par le groupe parlementaire local du PDL. Une enquête a été ouverte contre une dizaine de conseillers régionaux du parti soupçonnés de malversations financières dont l’appropriation illicite de fonds publics.

Crédit photo : Forum PA via Flickr (cc)

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

Le Tyrol du sud veut racheter sa liberté à Rome

05/10/2011 – 10h50
ROME (NOVOpress, via kurier.at) —
 Le Tyrol du sud veut tirer profit de la menace d’une faillite de l’Italie pour acheter à Rome sa complète autonomie.

Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)

Thomas Widmann, vice-président du Südtiroler Volkspartei (crédit : svpartei.org)

« Tirons-nous de ce foutoir » – C’est, en d’autres termes, ce que souhaite Thomas Widmann (photo), vice-président du Südtiroler Volkspartei (SVP) – le « parti populaire du Tyrol du sud ». Ce qu’il entend par là, c’est la totale autonomie du Tyrol du sud. Une autonomie dans laquelle l’État ne conserverait que quelques compétences clé telles que la monnaie et la politique extérieure. Widmann est persuadé que la situation est désormais favorable pour faire ce pas. Le conseil de la province veut profiter de la situation de quasi-banqueroute de l’État italien pour « racheter » à Rome sa totale autonomie. Le moment est venu de s’emparer des compétences de la souveraineté fiscale, la souveraineté juridictionnelle et la police provinciale : « Nous sommes en train de calculer le prix de ces services, et rajoutons encore dix ans par-dessus le marché : mais après ça, nous sommes sortis de ce merdier » – c’est en ces termes que le quotidien tyrolien du sud Dolomiten(Dolomites) a cité le vice-président de la province.

Le Tyrol du sud veut, à travers cette mesure, lancer le processus de « fuite en avant ». La province ne veut plus assumer son rôle de « cochon de payeur » : l’accord de Milan lui a fait renoncer, selon Widmann, à 500 millions d’euros. La facture du pacte de stabilité s’élèvera à son tour à 280 millions d’euros. « Mais si nous continuons à faire des chèques de ce montant pendant trois ans encore, le Tyrol du sud n’aura plus aucune marge de manœuvre », argumente Widmann. En dépit des efforts accomplis, le plan d’épargne romain de 60 milliards d’euros aura un effet « quasiment nul ». Comme la note de solvabilité de l’Italie a été abaissée, Rome doit payer davantage d’intérêts pour ses obligations de 50 milliards. « L’Italie ne s’est donc pas éloignée d’un millimètre de la situation de faillite par rapport à la situation précédente », a souligné Widmann.

Le budget de la province doit faire face à des hausses de coûts indéniables au niveau de la santé et du personnel. Tôt ou tard, le Tyrol du sud manquera d’argent pour le social, l’économie et bien d’autres mesures de gestion.

« Politiciens : il y en a marre »

La situation politique en Italie, dans un pays à l’économie chancelante, fait l’objet d’un flot de critiques ininterrompues de personnalités italiennes en vue. Samedi dernier, c’est le patron de la marque de chaussures de luxe Tod’s, Diego Della Valle, qui a placé une annonce en pleine page dans les grands quotidiens du pays portant le titre : « Politiciens : il y en a marre ».

Le texte de l’annonce dit qu’il est temps que les politiciens se réveillent et se rendent compte que beaucoup de gens dans le pays ne leur font plus confiance, voire ne les respectent plus. Beaucoup d’Italiens ne veulent plus être représentés par une classe politique qui, à de rares exceptions près, a perdu tout contact avec la réalité et ne sait plus ce dont les gens ont vraiment besoin. Au lieu de cela, les politiciens n’auraient plus en tête que leurs intérêts personnels ou ceux de leur parti. Cela nuit à la réputation de l’Italie et mène le pays à la ruine.

Associations patronales

Les critiques à l’encontre du premier ministre Silvio Berlusconi et de son gouvernement de centre-droit n’ont cessé d’enfler au sein de la population et des décideurs de l‘économie. Ceux qui les émettent reprochent au gouvernement de réagir trop mollement à la crise financière et économique. L’association patronale Confindustria, entre autres, a exigé un plus grand engagement de la part du gouvernement. « Nous en avons marre de passer pour des clowns dans le monde entier », avait en substance déclaré la présidente de la Confindustria, Emma Marcegaglia.

L’association a menacé, vendredi dernier, de quitter la table des négociations menées avec le gouvernement à propos de la maîtrise de la crise si des mesures n’étaient pas rapidement prises pour relancer l’économie, réformer la fiscalité et limiter les retraites et les dépenses publiques. Berlusconi lui-même doit faire face à quatre procès, entre autres pour corruption et des affaires de mœurs.

Lundi dernier, le président de la conférence épiscopale italienne avait fustigé le manque de morale de la classe politique italienne en en appelant à une tempête salvatrice. Le pape Benoît XVI avait, quelques jours auparavant, appelé à un renouveau moral en Italie dans un télégramme adressé au chef de l’État, Giorgio Napolitano.

Crédit photo : MyNeChimKi via Flickr (image sous licence creative commons)

Frattini

Le ministre des Affaires étrangères italien célèbre le PC chinois

22/07/11 – 09h00
ROME (NOVOpress) –
Chez les partis bourgeois européens, c’est la surenchère, selon la formule du Corriere della Sera, « pour séduire le colosse chinois ». L’UMP de Nice avait pris de l’avance, il y a deux ans, en signant un accord avec le Parti communiste chinois.

En visite en Chine, le ministre des Affaires étrangères italien, Franco Frattini (photo), s’est rendu mardi à l’école des cadres du Parti communiste chinois. Le ministre, membre du parti de centre-droit de Silvio Berlusconi, s’est réjoui de se trouver là « dans l’année de deux anniversaires fondamentaux : le 90e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois et le cent cinquantenaire de l’unité italienne ». Le Risorgimento s’est accompagné d’un certain nombre de violences et d’atrocités, surtout dans le Sud, mais même le « néo-bourbonien » le plus acharné hésitera à le comparer au Grand Bond en avant, pour ne citer que lui, et à ses trente millions de morts.

L’Italie, a déclaré Frattini, « se rend compte que ses excellentes relations avec la Chine peuvent contribuer à dépasser les réserves que l’on observe encore à son égard en Europe ». « Ce qui nous réunit est bien plus grand que ce qui nous divise », a ajouté le ministre, en faisant l’éloge du douzième plan quinquennal chinois. Comme le dit un peu perplexe le Corriere della Sera, « cela fait un certain effet d’entendre un ministre de centre-droit employer des accents qui, dans les années 1970 en Italie, étaient ceux des cohortes marxistes-léninistes ».

Le ministre n’en est du reste pas resté à la rhétorique. Il a confirmé que l’Italie voulait la levée de l’embargo européen contre la vente d’armes à la République populaire, sanction qui avait été imposée après le massacre de la place Tien An Men, en 1989. Frattini a d’ores et déjà signé un accord par lequel les diplomates chinois n’auront plus besoin de visas pour entrer sur le territoire italien. Son intention est de l’élargir aux hommes d’affaires, en leur accordant des permis d’entrée valables trois ans. Cette année, il est prévu que l’Italie accordera 200 000 visas à des Chinois, alors qu’il n’y en avait eu que 120 000 en 2010. Frattini entend que cette nouvelle procédure soit un exemple à imiter pour tous les pays européens.

Plus d’immigrés et de commerçants chinois, et plus de contrefaçon, c’est bien ce dont l’Europe a besoin.

Moment magique à l'Opéra de Rome : Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi

Moment magique à l’Opéra de Rome : Silvio Berlusconi renversé par Giuseppe Verdi

(Source : AGORAVOX) — Le 12 mars dernier, Silvio Berlusconi a dû faire face à la réalité. L’Italie fêtait le 150ème anniversaire de sa création et à cette occasion fut donnée, à l’opéra de Rome, une représentation de l’opéra le plus symbolique de cette unification : Nabucco de Giuseppe Verdi, dirigé par Riccardo Muti.

Nabucco de Verdi est une œuvre autant musicale que politique : elle évoque l’épisode de l’esclavage des juifs à Babylone, et le fameux chant « Va pensiero » est celui du Chœur des esclaves opprimés. En Italie, ce chant est le symbole de la quête de liberté du peuple, qui dans les années 1840 – époque où l’opéra fut écrit – était opprimé par l’empire des Habsbourg, et qui se battit jusqu’à la création de l’Italie unifiée.

Avant la représentation, Gianni Alemanno, le maire de Rome, est monté sur scène pour prononcer un discours dénonçant les coupes dans le budget de la culture du gouvernement. Et ce, alors qu’Alemanno est un membre du parti au pouvoir et un ancien ministre de Berlusconi.

Cette intervention politique, dans un moment culturel des plus symboliques pour l’Italie, allait produire un effet inattendu, d’autant plus que Silvio Berlusconi en personne assistait à la représentation…

Repris par le Times, Riccardo Muti, le chef d’orchestre, raconte ce qui fut une véritable soirée de révolution : « Au tout début, il y a eu une grande ovation dans le public. Puis nous avons commencé l’opéra. Il se déroula très bien, mais lorsque nous en sommes arrivés au fameux chant Va Pensiero, j’ai immédiatement senti que l’atmosphère devenait tendue dans le public. Il y a des choses que vous ne pouvez pas décrire, mais que vous sentez. Auparavant, c’est le silence du public qui régnait. Mais au moment où les gens ont réalisé que le Va Pensiero allait démarrer, le silence s’est rempli d’une véritable ferveur. On pouvait sentir la réaction viscérale du public à la lamentation des esclaves qui chantent : « Oh ma patrie, si belle et perdue ! ».

Alors que le Chœur arrivait à sa fin, dans le public certains s’écriaient déjà : « Bis ! » Le public commençait à crier « Vive l’Italie ! » et « Vive Verdi ! » Des gens du poulailler (places tout en haut de l’opéra) commencèrent à jeter des papiers remplis de messages patriotiques – certains demandant « Muti, sénateur à vie ».

Bien qu’il l’eut déjà fait une seule fois à La Scala de Milan en 1986, Muti hésita à accorder le « bis » pour le Va pensiero. Pour lui, un opéra doit aller du début à la fin. « Je ne voulais pas faire simplement jouer un bis. Il fallait qu’il y ait une intention particulière. », raconte-t-il.

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Mais le public avait déjà réveillé son sentiment patriotique. Dans un geste théâtral, le chef d’orchestre s’est alors retourné sur son podium, faisant face à la fois au public et à M. Berlusconi, et voilà ce qui s’est produit :

[Après que les appels pour un « bis » du « Va Pensiero » se soient tus, on entend dans le public : « Longue vie à l’Italie ! »]
Le chef d’orchestre Riccardo Muti : Oui, je suis d’accord avec ça, « Longue vie à l’Italie », mais…
[applaudissements]
Muti : Je n’ai plus 30 ans et j’ai vécu ma vie, mais en tant qu’Italien qui a beaucoup parcouru le monde, j’ai honte de ce qui se passe dans mon pays. Donc j’acquiesce à votre demande de bis pour le « Va Pensiero » à nouveau. Ce n’est pas seulement pour la joie patriotique que je ressens, mais parce que ce soir, alors que je dirigeais le Chœur qui chantait « O mon pays, beau et perdu », j’ai pensé que si nous continuons ainsi, nous allons tuer la culture sur laquelle l’histoire de l’Italie est bâtie. Auquel cas, nous, notre patrie serait vraiment « belle et perdue ».
[Applaudissements à tout rompre, y compris des artistes sur scène]
Muti : Depuis que règne par ici un « climat italien », moi, Muti, je me suis tu depuis de trop longues années. Je voudrais maintenant… nous devrions, donner du sens à ce chant ; comme nous sommes dans notre Maison, le théâtre de la capitale, et avec un Chœur qui a chanté magnifiquement, et qui est accompagné magnifiquement, si vous le voulez bien, je vous propose de vous joindre à nous pour chanter tous ensemble.

C’est alors qu’il invita le public à chanter avec le Chœur des esclaves. « J’ai vu des groupes de gens se lever. Tout l’opéra de Rome s’est levé. Et le Chœur s’est lui aussi levé. Ce fut un moment magique dans l’opéra. »

« Ce soir-là fut non seulement une représentation du Nabucco, mais également une déclaration du théâtre de la capitale à l’attention des politiciens. »

Berlusconi débloque 200 millions pour l’immigration clandestine [cc] crédit photo : Sicilia Today

Berlusconi débloque 200 millions pour l’immigration clandestine

19/07/2011 – 12h30
ROME (NOVOpress) – L’Italie est au bord de la faillite. Le gouvernement vient de faire adopter un plan d’austérité draconien, qui prévoit notamment un ticket modérateur de 10 euros sur les consultations médicales, le gel des salaires dans la fonction publique, une importante réduction des dotations des collectivités locales… Les déductions fiscales, en particulier pour les enfants à charge, vont être très fortement plafonnées, ce qui va se traduire par une augmentation de la pression fiscale de l’ordre d’1,2% du PIB.

Le patrimoine historique est à l’abandon, les maisons de Pompéi s’effondrent faute d’entretien. La semaine dernière, l’Institut national des statistiques a annoncé que la pauvreté touchait désormais 2 millions 734 000 familles, 11% des familles, soit 8 millions 272 000 personnes, 13,8% de la population italienne.

Mais le gouvernement italien sait trouver de l’argent quand il s’agit des immigrés clandestins. Une ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée aujourd’hui au Journal Officiel, a débloqué 200 millions d’euros « pour faire face à l’urgence migratoire ». La mesure, proposée par le chef de la Protection civile, Franco Gabrielli, chiffre à un total de 728 millions d’euros l’ensemble des ressources qui seront nécessaires pour l’immigration clandestine jusqu’au 31 décembre 2011. 40 millions d’euros sont destinés à la mise en œuvre de l’accord avec la Tunisie. 50 millions sont affectés au « commissaire délégué à l’urgence migratoire », M. Gabrielli soi-même. Les associations immigrationnistes et les multinationales qui se partagent le juteux business des centres d’accueil peuvent se frotter les mains.

L’ordonnance autorise aussi, entre autres, l’emploi de vingt militaires pour « concourir au rétablissement et au maintien des conditions hygiéniques sanitaires sur le territoire de l’île de Lampedusa compromises par le flux migratoire exceptionnel qui s’est vérifié durant l’état d’urgence humanitaire ».

N’y a-t-il vraiment, face à l’invasion de l’Europe, pas d’autre mission à confier à l’armée que de ramasser les ordures des clandestins ?

[box class=info]Photo sous licence creative commons – Sicilia Today[/box]

Silvio Berlusconi ne sera pas candidat à la présidence du conseil italien en 2013

Silvio Berlusconi ne sera pas candidat à la présidence du conseil italien en 2013

09/07/2011 – 11h00
ROME (NOVOpress) – Silvio Berlusconi, le chef du gouvernement italien ne se présentera pas aux élections législatives de 2013. C’est ce qu’il a annoncé au journal de centre gauche La Repubblica dans un entretien publié hier vendredi. Pour lui succéder à la tête de son parti Le Peuple de la Liberté et comme éventuel président du Conseil, le secrétaire national Angelino Alfano, qui est également ministre de la Justice. Angelino Alfano est un avocat sicilien de 40 ans.

Sivio Berlusconi, en plus des procès auxquels il est confronté, a connu plusieurs défaites électorales. Lors des élections locales où la droite a perdu Milan, bastion de Berlusconi et de ses partisans. Mais aussi lors des référendums qui s’étaient vite transformés en plébiscites pour ou contre Berlusconi.

A tel point que les alliés de Berlusconi se sont montrés très critiques à l’égard de ce dernier. Principalement la Lega Nord mais aussi   Gianfranco Fini et ses partisans qui ont quitté Le Peuple de la Liberté.

Silvio Berlusconi indique cependant qu’il restera pour aider Angelino Alfano.

Italie : « Tour de vis » sur l’immigration clandestine

17/06/2011 – 14h52
ROME (NOVOpress) – Octroi massif de permis de séjour aux Tunisiens de Lampedusa, dans l’espoir de s’en débarrasser aux dépens de la France ; intervention suicidaire dans la guerre civile libyenne ; annulation du délit de clandestinité par la Cour de justice européenne : par le fait des événements et par la faute de ses propres choix politiques, le gouvernement italien a vu réduit à néant, en quelques mois, tout le dispositif qu’il avait mis des années à édifier pour endiguer un tout petit peu l’invasion migratoire. Le ministre Roberto Maroni, comme tétanisé, ne s’est plus occupé que de gérer l’intendance des clandestins, en organisant leur sauvetage en mer, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie.
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