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Eugenie Bastie

Le livre d’Eugénie Bastié va faire hurler les féministes

29/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Adieu Mademoiselle, d’Eugénie Bastié, qui sera en librairies le 8 avril, va faire hurler les féministes. Journaliste au Figaro et rédactrice en chef politique de Limite, la « revue d’écologie intégrale », elle avait accédé à la notoriété en crevant l’écran, en septembre dernier, sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), lançant à Jacques Attali : « Le vieux monde est de retour Monsieur Attali ! ».

Avec ce premier livre, qui a justement failli s’appeler La Défaite des femmes, la jeune et talentueuse journaliste s’en prend à la « misère du néoféminisme contemporain » et accuse « l’idéologie postmoderne » de travailler « à la défaite des femmes ». La thèse : alors que l’égalité des droits est actée, que le contrôle de la fécondité est acquis, que la parité a été rendue obligatoire, « les nouvelles ayatollettes entendent poursuivre sans fin le combat, et lutter sans relâche pour un monde déjà advenu. Quitte, pour exister, à promouvoir les pires cauchemars d’Orwell ».

Selon Eugénie Bastié, les véritables menaces qui pèsent sur les femmes et, plus largement, sur l’humanité tout entière, sont à rechercher du côté des laboratoires de la Silicon Valley, dans le « tapage des Femen », dans le « déni de Cologne », dans les colloques « queer et trans », bref, dans ce mélange de postmodernité politiquement correcte et d’idéologie « transhumaniste » contre lequel s’étaient déjà dressés Eric Letty et Guillaume de Prémare dans leur ouvrage Résistance au meilleur des mondes.

Cours toujours, Attali, le « vieux monde » retrouve de la vigueur et tu ne le rattraperas plus !

Adieu Mademoiselle

Projet Skolkovo : la « silicon valley » russe

Projet Skolkovo : la « silicon valley » russe


15/06/2012 – 18h30
MOSCOU (NOVOpress) —
Contrairement aux idées reçues, la Russie ne compte pas vivre éternellement sur sa rente gazière et pétrolière. Elle fait aussi le pari de la recherche de pointe et de l’innovation. Pour atteindre cet objectif, le projet Skolkovo a été lancé en 2009.

Il s’agit de créer une ville nouvelle dans la banlieue sud de Moscou, le Centre de recherche et de développement de Skolkovo. Le centre s’articulera autour de cinq pôles spécifiques : technologies de l’information, biotechnologies, énergie, espace et aéronautique, nucléaire.

Un projet alliant technologies de pointe et préoccupations écologiques

L'originalité du projet vient du fait qu'il s'agit d'un cluster scientifique et écologique.L’originalité du projet vient du fait qu’il s’agit d’un cluster scientifique et écologique. L’utilisation d’énergies propres adaptées au climat russe est au cœur du projet de développement urbain de la ville en construction (voitures électriques, tramways, constructions à échelle humaine peu habituelles en Russie, village urbain redécoupé en cinq villages spécifiques à chaque pôle de recherche). Le projet réunira sur un même site universités, entreprises, laboratoires, chercheurs et étudiants, et starts-up afin de favoriser la synergie entre l’enseignement, la recherche et la valorisation économique de ses applications.

L'utilisation d'énergies propres adaptées au climat russe est au cœur du projet de développement urbain de la ville en construction (voitures électriques, tramways, constructions à échelle humaine peu habituelles en Russie, village urbain redécoupé en cinq villages spécifiques à chaque pôle de recherche).Les missions de l’Institut technologique de Skolkovo (en charge du pilotage scientifique du projet) ont été définies comme suit : se concentrer sur la recherche appliquée, accueillir des chercheurs reconnus mondialement pour développer la recherche de pointe, accueillir des étudiants de haut niveau, les aider à devenir entrepreneurs ou leur faciliter l’intégration dans des grands groupes industriels, intégrer le réseau mondial des universités de recherche et atteindre les plus hauts niveaux des classements mondiaux, soutenir les laboratoires et starts-up établis sur place. Tout est prévu pour rendre Skolkovo attractif pour les chercheurs et les entreprises, aussi bien en terme d’infrastructures (logements, équipements sociaux et culturels) que de statut fiscal (exemption de TVA et d’impôt sur le revenu pour les entreprises réalisant moins de 30 millions de chiffre d’affaire annuel) ou de protection des brevets (adhésion aux normes OCDE).

Le projet doit être financé à la fois par l’État russe et les entreprises privées installées sur le site. La signature de partenariat de recherches avec des grands groupes (Microsoft, Google, Intel, Cisco, Siemens) a crédibilisé le projet sur le plan international. Ces groupes vont implanter des laboratoires de recherche sur place.

La France, partenaire majeur du projet

Mais la France n’est pas en reste. Elle est l’un des partenaires majeurs du projet. Pour commencer c’est un bureau d’études français, AREP (filiale de la SNCF) qui a obtenu l’appel d’offres pour la réalisation architecturale du projet. ALSTOM doit construire les infrastructures de transports et d’électricité et elle a signé un partenariat pour établir un institut de recherche et développement à Skolkovo. EADS (issu de la fusion de l’Allemand DASA, le Français Aérospatiale-Matra et l’Espagnol CASA) va également s’installer sur place pour collaborer plus étroitement avec les entreprises russes spécialisées dans l’industrie spatiale.

Le 9 juin dernier, les responsables russes du projet sont venus en visite en France : « Avec sa force historique dans les domaines du nucléaire, de l’aéronautique et des télécoms, la France dispose d’une expertise unique ». Le 14 juin des starts-up françaises feront le voyage à Skolkovo dans l’optique d’une future implantation.

Le projet ne commence qu’à peine à sortir de terre. Pour accélérer les délais de livraison du projet, les autorités russes ont annoncé que Skolkovo accueillera le G8 en 2014. À cette date la nouvelle « silicon valley » russe devrait être sortie de terre.

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photos : Skolkovo Innovation Centre