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Terrorisme : la France toujours en état d’alerte maximale… pour quel résultat ?

11/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La France déploie de plus en plus de policiers et militaires dans la prévention des attentats, son arsenal législatif se renforce au point de faire peser de graves menaces sur les libertés publiques… et jamais autant d’attaques terroristes islamiques ne sont succédées. Et s’il était temps de changer de paradigme ?

Depuis l’attentat commis fin juin à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), la vigilance a redoublé en région Rhône-Alpes. À Andrézieux-Bouthéon, l’entreprise SNF Floerger (Sévéso) et l’aéroport, considérés comme des cibles potentielles, sont sous étroite surveillance. Des cibles potentielles qui s’ajoutent aux sites déjà sous surveillance, des lieux touristiques aux gares et aéroports, en passant par les bâtiments publics… sans compter les sites religieux des communautés juives, musulmanes et accessoirement catholiques. Depuis les attentats de janvier 2015, Hollande avait décidé le déploiement de 10 500 soldats, en appui des dizaines de milliers de policiers et gendarmes déjà sur le pont pour le plan Vigipirate.
Une mobilisation sans précédent, baptisée Sentinelle, qui s’est inscrite dans le temps. Adapté depuis janvier, le dispositif compte aujourd’hui 7 000 hommes chargés de sécuriser les sites sensibles, épuisant policiers et militaires dans d’inutiles et coûteuses gardes statiques, parfois remplacées par des patrouilles, dont l’effet est plus psychologique – rassurer les populations — que véritablement opérationnel.
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Défilé du 14 juillet 2010

Focus Défense (½) : Budget, le pire est évité… pour l’instant

29/04/2014 – FRANCE (NOVOpress)
18 500 postes sauvés et 3,8 milliards d’euros de crédits budgétaires, l’armée peut respirer. François Hollande a rendu des arbitrages moins mauvais que prévu. Il faut dire que notre outil de défense est au bord de la rupture tant humaine que matérielle.

François Hollande aime les OPEX (opérations militaires extérieures). Son mandat aura vu le déclenchement des opérations Serval et Barkhane au Mali, Sangaris en Centrafrique, des livraisons d’armes clandestines en Syrie ou l’engagement des Rafale français en Irak contre Daech. Le chef de l’État envisage d’intervenir en Libye, non seulement sur les côtes pour stopper les afflux de migrants, mais aussi parce que ce foyer de déstabilisation menace le Mali et constitue une zone pivot entre le Proche-Orient et le Sahel, par laquelle les différents califats pourraient opérer une jonction. Tout cela sans parler des opérations en cours depuis plus longtemps, au Liban, au Tchad, en Côte d’Ivoire, dans le Golfe de Guinée et de la présence militaire à Djibouti, aux Émirats Arabes Unis, au Gabon et au Sénégal (environ 4000 hommes en 2014). Et bien sûr sans oublier le front intérieur, avec l’opération Sentinelle, soit 7000 à 10 000 hommes déployés en permanence pour protéger les sites sensibles sur le territoire français.

Un long préambule pour expliquer pourquoi le président a décidé de ne pas (complètement) casser son jouet. Le conseil de Défense qui s’est tenu aujourd’hui a en effet acté de la très forte sollicitation des forces armées et a rendu des arbitrages budgétaires dans ce sens. La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoyait en effet un budget annuel de 31,4 milliards d’euros et 34 000 suppressions de postes. Impensable dans le contexte actuel où l’usure des troupes et des matériels nécessitent, selon les estimations, 8 à 9 milliards d’Euros et où les armées étaient menacées d’une cessation de paiement d’ici l’été prochain en raison du retard dans l’encaissement de recettes exceptionnelles (REX) à hauteur de 2,2 milliards d’Euros.

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