Tag Archives: Ségolène Royal

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La gabegie du fief de Royal

23/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8552)

Quand un socialiste reprend une région socialiste qu’est ce qu’il dépiste ? Une gestion socialiste… (sur l’air de « Quand un vicomte »). À peine installé dans ses nouvelles fonctions de président de la Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Alain Rousset a découvert qu’on lui avait délicatement laissé une ardoise comaque.
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Voilà aussi pourquoi il ne faut surtout pas que le FN prenne la moindre région et mette le nez dans la gabegie et les magouilles installées de longue date. D’habitude ça ne sort pas de la famille, mais Alain Rousset et Ségolène Royal se détestant, c’est sorti.
Dans un entretien à Sud-Ouest et La Nouvelle République du Centre, le député socialiste dévoile le bilan financier désastreux qu’il a trouvé dans la comptabilité de l’ancienne région Poitou-Charentes, gérée depuis 2004 par Ségolène Royal (puis par ses proches depuis qu’elle a rejoint le gouvernement en 2014) : plus de 137 millions d’euros de factures impayées qui « pourraient avoir des conséquences sur l’avenir de nombreuses entreprises poitevines » et qui en ont sans doute déjà eu en termes de faillites et de licenciements…

« Le directeur des finances de la collectivité a été relevé de ses fonctions manu militari », indique Alain Rousset. « Une partie des paiements, à hauteur de 50 millions d’euros, a été engagée à marche forcée », le solde devant être réglé avant la fin mars. S’agissant des emprunts structurés (dits aussi « toxiques »), Alain Rousset a précisé qu’« une négociation avait été engagée avec une structure spécialisée du ministère des Finances. » Quand on peut s’arranger…

Jean-François Macaire, qui avait pris en 2014 la suite de Ségolène Royal, a démissionné lundi soir de sa délégation financière. Tout en restant vice-président de région !
« Tout ceci est le résultat de la gestion chaotique menée par Ségolène Royal et des investissements hasardeux faits loin des compétences de la région et soi-disant placés sous le signe du volontarisme politique » dénonce Olivier Chartier, conseiller régional Les Républicains.
Il rappelle qu’il avait plusieurs fois demandé un audit à Ségolène Royal. En vain. C’est vers celle qui fut présidente de la région pendant dix ans et qui avait fait du Poitou-Charentes son fief et sa vitrine que tous les regards se tournent aujourd’hui. Incompétente à gérer une région elle est logiquement (de nouveau) devenue ministre.
Il faut dire qu’elle bénéficie d’une sacrée protection à l’Élysée.

Caroline Parmentier

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I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

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À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

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Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.
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La COP21 rend fou, c’est prouvé

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le lyrisme s’invite à la COP21
Le ministre de l’Environnement, Mme Ségolène Royal, s’est distingué hier par l’une de ces phrases-chocs dont elle a le secret. On pouvait en effet lire sur son compte twitter la phrase suivante : « L’égalité homme/femme est une condition indispensable à la réussite de la lutte contre le dérèglement climatique ».
Ségolène Royal a de la concurrence en la personne de Mary Robinson, ancienne présidente de l’Irlande, prophétesse du divorce et de l’avortement, reconvertie en apôtre du climat à travers la fondation qu’elle a créée. Celle ci a déclaré lundi dernier que le « changement climatique et la radicalisation seront vraisemblablement de plus en plus liés ».

Quel est le raisonnement qui se cache derrière cette affirmation ?
Il y a l’idée que le réchauffement provoque des sécheresses, que la sécheresse en Syrie a provoqué la révolte du pays et que celle ci est devenue islamiste.

Que peut-on penser de cette idée ?
C’est une idée trop vague pour être juste. Bruno Tertrais, de la Fondation pour la recherche stratégique, réfute cette idée. Il montre que la sécheresse a touché aussi la Turquie ou l’Iran sans provoquer de révoltes. C’est la gestion humaine de la sécheresse et de l’irrigation qui a appauvri de nombreux Syriens et nourri les débuts du soulèvement. Ce sont ensuite les armes et l’argent fournis aux insurgés qui les ont radicalisés.

Crédit photo : Ségolène Royal via Flickr (CC) = Ségolène Royal, le 12 janvier 2010 devant une affiche présentant le plan photovoltaïque de la région Poitou-Charentes.

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Un hommage de Hollande

28/10/2015 – FRANCE (Présent 8471)

C’est donc en grand équipage que le chef de l’État s’est rendu dans la commune du Petit Palais pour rendre hommage aux 43 victimes de l’accident de Puisseguin. Manuel Valls était là, accompagné de ministres qui, de près ou de loin, pouvaient avoir un rapport avec les victimes : ministres de l’Intérieur, de la Santé, secrétaire d’État aux transports, à la Famille et, curieusement, le ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, peut-être pour dire, de façon subliminale, que si tous les véhicules avaient été électriques, rien de tout cela ne serait arrivé.

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Avec solennité, le président a égrené des platitudes dans lesquelles les proches des malheureux étaient censés puiser du réconfort : « Ils comptaient parmi les aînés du pays. Ils étaient respectés. Ils avaient eu une vie de labeur. Vous les aviez entendus raconter comment était la vie autrefois », etc.

C’était un « hommage républicain ». Pourquoi, « républicain », « national » ne suffisait-il donc pas ? La République, seule, aurait-elle compassion ? Et les victimes étaient-elles toutes républicaines ? Il pouvait y avoir des royalistes ou, « pire », des électeurs, voire des membres, du Front national, que le chef de l’État a exclu de la fraternité républicaine.
C’était également une cérémonie « mémorielle », a précisé l’Élysée. On aurait pu dire « à la mémoire de… », car « mémoriel » c’est l’adjectif utilisé d’ordinaire pour les lois portant sur les génocides, dont la « Shoah », afin de signifier que toutes les générations doivent porter le deuil. Or, à peine le barnum démonté, la tente repliée, les officiels ayant cessé d’officier, François Hollande a tout oublié.

Il en est déjà à sonder l’actualité pour y découvrir un événement dans lequel il pourra s’immiscer, intervenir, discourir pour montrer qu’il est proche des gens… et pas loin de l’élection de 2017. Tout ce qu’il dit, fait ou ne fait pas, c’est dans cette perspective électorale. Jusqu’à récupérer les morts, les pauvres morts de Puisseguin. C’est ce qui explique ce déploiement démesuré. Certes, il y a eu 43 victimes or, tous les ans, les accidents de la route font plus de 3 000 morts, mais ils meurent en rangs séparés. Il doit y avoir à l’Élysée une cellule de communication qui s’occupe de ça : dix victimes, on envoie sur place le ministre de l’Intérieur, à 20 le Premier ministre, à partir de 40, c’est le président, tous les morts ne pesant pas du même poids médiatique, donc électoral.

C’était aussi une cérémonie laïque, a-t-on rappelé pour décourager ceux qui auraient eu l’audace d’esquisser un signe de croix. Il fut un temps où, sur le lieu des catastrophes, on voyait des prêtres donnant l’absolution aux mourants ou priant pour ceux qui étaient déjà morts. Maintenant, ce sont des « psys », des cellules psychologiques. La cellule est un lieu d’enfermement. Le deuil doit s’effectuer dans la prison de la seule matière, sans fenêtre sur le Ciel, sans la consolation, la seule, celle d’entendre la parole qui a traversé les siècles et tari tant de larmes sur tant de tombeaux : « Je suis la résurrection et la vie, qui croit en moi vivra, même s’il meurt. »

Guy Rouvrais

#RoyalDelacroix ou quand une opération de communication vire au désastre

#RoyalDelacroix ou quand une opération de communication vire au désastre

24/10/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Pensant faire un bon coup de comm’ en posant telle la Liberté de Delacroix, Ségolène Royal a une nouvelle fois récolté les fruits de parodies qui ridiculisent complètement son message. Echantillons.

Ségolène Royal veut l’armée à Marseille

Ségolène Royal veut l’armée à Marseille

13/09/2013 – 15h00
MARSEILLE (NOVOpress) – Invitée jeudi matin sur iTélé, Ségolène Royal a déclaré qu’on peut très bien « imaginer une coopération entre la police et l’armée » à Marseille. La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes a donné son avis suite au récent sondage YouGov pour le Huffington Post qui posait la question suivante : « Seriez-vous favorable ou opposé(e) à ce que l’armée soit envoyée à Marseille pour lutter contre la violence ? ». 57% des sondés ont répondu y être « plutôt favorables ».

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Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Faits & Documents n°339 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 1er au 15 juillet 2012 vient de paraître. Au sommaire, les portraits du gouvernement Ayrault (3ème partie). Extrait.

Faits & Documents n°338 du 1er au 15 juillet 2012. Portraits : Le Gouvernement Ayrault (III)Voici la troisième partie des biographies des membres du nouveau gouvernement socialiste, qui demeure homogène, tous les ministres candidats ayant été élus au premier ou au second tour. S’y ajoutent quatre nouveaux ministres qui seront traités par la suite.

Kader Arif. Ministre aux Anciens combattants. De son véritable prénom Abdelkader, Kader Arif est né le 3 juillet 1959 à Alger (Algérie française). Aîné de quatre enfants, il est le fils d’un harki qui devait réussir à rejoindre la métropole (il avait alors 3 ans et demi). Son père (qui sera ouvrier agricole, bûcheron, ouvrier du bâtiment) était du Sud-Ouest algérien, sa mère de la Mitidja. La famille habitait Maison-Carrée (devenu El-Harrach). Ses parents, tous deux décédés, étaient analphabètes. Il semble qu’il ne soit pas marié, mais vivrait en concubinage (avec ses trois filles). Il a fait ses études à Castres et à Toulouse. Il sera notamment employé d’un cabinet d’architectes (1992-1995) et directeur régional d’une agence de voyages, Nouvelle Liberté (1995-1999). En 1999, à 40 ans, il intègre la faculté de Toulouse, y décrochant semble-t-il aussitôt une maîtrise de communication en faisant valider son expérience professionnelle. Fort de ses amitiés politiques, il est engagé dans la foulée comme cadre d’administration universitaire de Toulouse-Le Mirail (1999-2001). Il aurait par ailleurs été salarié d’un « établissement public d’aide aux rapatriés » (Marianne, 24 novembre 2003). Il semble qu’il ait milité dans les milieux antifascistes toulousains dans les années 1970, le déclencheur étant le putsch anticommuniste du général chilien Augusto Pinochet. Il s’engage aux élections municipales de 1977 puis finit par rejoindre le Parti socialiste en 1983. Il figure aussi parmi les fondateurs de France Plus, l’un des premiers lobbies politiques de l’immigration. Il doit toute sa carrière à Lionel Jospin, dont il devint le chauffeur lorsque ce dernier se parachuta en Haute-Garonne en 1988 comme conseiller général de Cintegabelle. Par la suite, après la défaite de 2002, c’est avec Arif que Jospin réapparaîtra pour la première fois dans un meeting, aux européennes de 2004. De même, à l’été 2006, Arif sera l’un des très rares à plaider pour une nouvelle candidature de l’ancien Premier ministre. Devenu l’un de ses assistants parlementaires, il se voit confier la direction de la fédération du département (la 4e de France en nombre d’adhérents) en 1999 (qu’il dirige jusqu’en 2008). Conseiller municipal (chargé des sports) de Castanet-Tolosan, dans la banlieue de Toulouse, de 1995 à 2001, il entre au bureau national du PS en 2000 (sur demande de Lionel Jospin à François Hollande, qui conservera le poste de premier secrétaire jusqu’en 2008), puis au secrétariat national en 2002 (en charge des relations internationales, puis de la mondialisation). En 2004, il conduit la liste européenne socialiste dans le Sud-Ouest et devient député européen (réélu en 2009). À Bruxelles, il siège en particulier aux assemblées parlementaires mixtes Euromed et UE-Turquie (ainsi que vice-président de l’intergroupe rugby, sport qu’il a pratiqué au début des années 80 comme talonneur de Castres). Il s’est officiellement prononcé pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne (La Turquie dans l’Union européenne ? C’est toujours oui !, tribune libre dans Le Monde, 21 février 2008). En 2009, cet antisioniste a proposé, pour soutenir les Palestiniens de la bande de Gaza, qu’un euro soit prélevé sur chaque cotisation d’adhérent, proposition aussitôt rejetée. En 2005, il devient le n°3 de l’appareil socialiste en tant que secrétaire aux fédérations. C’est à ce titre qu’il préside la commission chargée du décompte final des bulletins lors de l’élection au poste de premier secrétaire qui opposera vivement Ségolène Royal et Martine Aubry (ce qui sera tout bénéfice pour Hollande, avec une Royal écartée et une Aubry trop politisée…). Dans l’équipe de campagne de François Hollande, il est responsable des relations avec le Parlement européen et de l’Europe lors des primaires, puis responsable du pôle Coopération. En juin 2012, celui qui est conseiller municipal de Toulouse depuis 2008 est imposé comme « candidat de la diversité », se présentant pour la première fois à une élection au suffrage universel, obtenant au premier tour 30,84 % dans la 10e circonscription de la Haute-Garonne, face à l’UMP-Parti radical Dominique Faure (24,41 %) et deux candidats socialistes dissidents, tous deux conseillers généraux, Daniel Ruffat, maire de Sainte-Foy d’Aigrefeuille depuis 2001, et Gilbert Hébrard, maire de Vendine depuis 1983. Sa suppléante, qui va donc le remplacer à l’Assemblée nationale (où il a été réélu en juin 2012 avec 57,78 % face à Dominique Faure), est Emilienne Poumirol, fille de militants anarchistes espagnols réfugiés outre-Pyrénées…

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Photo en Une : Crédit Parti Socialiste (cc) via Flickr

Ségolène et Valérie : encore du rififi dans l’air ?

Ségolène et Valérie : encore du rififi dans l’air ?

25/06/2012 — 10h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
La guerre des deux rosses va sans doute connaître de nouveaux développements au sein du PS.

Après le coup d’éclat qu’a constitué en pleine campagne son soutien au dissident Falorni à La Rochelle, la première concubine de France, Valérie Twitterweiler, a averti qu’elle allait continuer à s’épancher sur les réseaux sociaux.

De son côté, Ségolène Royal a assuré jeudi, également sur Twitter, qu’elle n’était pas « totalement assassinée » et qu’elle se « reconstruisait ».
L’Express.fr ayant publié un article intitulé « Royal mal partie pour présider les régions de France », la présidente de la région Poitou-Charentes a dénoncé des « Propos vitupérins ! ». Un joli mot-valise qu’elle a formé, sans doute sans le faire exprès, à partir du verbe « vitupérer » et de l’adjectif« vipérin », un peu dans l’esprit de sa désormais célèbre « bravitude ». Jeudi à 17 heures, alors que Bartolone était largement désigné par ses camarades pour occuper le Perchoir de l’assemblée, un perchoir où elle rêvait de se poser, Marie-Ségolène a néanmoins eu l’élégance de twitter ses félicitations au président du conseil général du « neuf cube », tout en invitant le PS, in cauda venenum, à davantage de démocratie…

PS : la révolte des soutiers

PS : la révolte des soutiers

05/06/2012 — 13H30
PARIS (NOVOpress Breizh) — Sans doute n’est-ce-pas exagéré d’écrire que le Poitou n’inspire plus Ségolène Royal. On l’avait vu abandonner sa circonscription à Delphine Batho pour se concentrer sur la présidence du conseil régional (depuis mars 2004). Mais le job ne l’amuse plus, semble-t-il. A tel point que, rêvant d’autres horizons, mais l’espoir de redevenir ministre étant vain, elle cherchait à sortir par le haut. Madame Royal ministre, cette perspective n’enchantait guère son « ex ». N’oublions pas que leur vrai séparation – pas l’officielle – remonte aux années 2000 et que la bagarre fut rude, à l’époque, pour la garde des enfants. On ne peut donc pas parler d’un « amour fou » entre les deux énarques.

Quoique l’affaire eût du piquant : le Président nez à nez avec son « ex » tous les mercredis lors du conseil des ministres…Cela ne se pouvait pas. Elle a donc négocié avec « François » un deal ; à défaut d’hériter d’un ministère, elle jetait son dévolu sur la présidence de l’Assemblée nationale. Un beau bâton de maréchal à la vérité !

Aussitôt dit aussitôt fait, on annonce le parachutage de Ségolène à La Rochelle, après une petite magouille avec le maire de la ville, député sortant (PS) et qui ne se représentait pas. Débarquement imposé par la direction nationale du PS, sans que l’avis des adhérents de la circonscription ne soit sollicité. Conclusion : la gauche morale sait s’asseoir sur les statuts.

Grâce à son élection à La Rochelle – en principe facile – Ségolène Royal débarquait au Palais-Bourbon et son accession au perchoir n’aurait été qu’une formalité puisque faisant figure de candidate officielle de l’Elysée. Tel était le scénario.

Malheureusement, un grain de sable apparaît. Le premier secrétaire de la fédération socialiste de Charente-Maritime, Olivier Falorni, se voyait, depuis longtemps, devenir député de La Rochelle ; la chose figurait dans son plan de carrière. Le mécontent se rebelle et décide d’être candidat malgré tout. Socialiste dissident, ça existe. Si bien que la victoire de madame Royal se trouve compromise.

Mais, même en cas de victoire à La Rochelle, Ségolène Royal n’était pas assurée d’habiter à l’hôtel de Lassay (résidence des présidents). En effet Marylise Lebranchu (PS), député de Morlaix et questeur de l’Assemblée nationale, avait prévu, elle aussi, d’occuper le perchoir. Très populaire dans le groupe socialiste, elle menait campagne auprès de ses collègues.

Pour neutraliser Madame Lebranchu, François Hollande a décidé de la nommer « ministre de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la Fonction publique ». Ainsi elle ne barrera pas la route à l’ »ex » de François Hollande. Mais depuis, d’autres oligarques du Parti socialiste ont annoncé leur intention d’être candidats…à suivre.

Hervé Cadic

Crédit photo : Jmayrault, via Flickr, licence CC

Présidentielle : à Rennes Ségolène et François ont fait estrade commune

Présidentielle : à Rennes Ségolène et François ont fait estrade commune

06/04/2012 – 12h30
RENNES (NOVOpress Breizh) – Ségolène Royal était présente avant-hier soir à Rennes au meeting que tenait son ex-compagnon François Hollande. Une première depuis leur séparation. « C’est la manifestation de l’unité des socialistes », a tenu à préciser – sans rire – Pierre Moscovici, directeur de campagne du candidat du PS, en parlant de cet épisode breton digne de figurer dans la célèbre collection Arlequin. Arrêt sur une représentation (presque) parfaite de la politique-spectacle donnée mercredi soir dans la capitale bretonne par des membres éminents de l’oligarchie mondialiste.

C’était à quelques semaines du premier tour de la présidentielle de 2007. François était venu « soutenir » la candidate Ségolène à Limoges. Un soutien bien timide et plutôt du genre critique. « J’étais la cible non seulement des attaques de la droite, mais aussi de celles de mon propre camp. » Dans un entretien accordé à VSD, Ségolène Royal rappelle que, chaque fois qu’elle faisait une proposition, « deux ou trois responsables du PS prenaient la parole pour la critiquer. »

Le soir du 17 juin 2007, la rupture du couple sera officialisée. Par un communiqué laconique publié à 22 heures, qui tombera comme un couperet, Ségolène Royal annonçait : « J’ai demandé à François Hollande de quitter le domicile conjugal. » Depuis, entre les deux, les rapports sont restés plutôt distants, l’un et l’autre n’hésitant pas à se tacler au gré des évènements et des soubresauts du PS. Au choix, cela a donné : « François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ ». Ou mieux, en octobre 2011, à l’occasion des primaires socialistes : «est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu’il (François Hollande) aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule? ».

Campagne 2012 oblige, tout cela est oublié. Ségolène milite aujourd’hui activement pour François. Pas gratuitement, on s’en doute. Madame Royal aimerait bien se retrouver, parait-il, au perchoir de l’Assemblée nationale. L’Hôtel de Lassay vaut bien un meeting.

Donc, avant-hier, la présidente de Poitou-Charentes avait pour mission, l’abstentionnisme semblant prospérer, d’appeler les électeurs à se rendre aux urnes le 22 avril prochain. « Aux urnes citoyens ! » a-t-elle lancé, affirmant le plus sérieusement du monde: « Il faut que ceux qui doutent, qui sont désespérés, qui sont déçus, se disent qu’ils auront la garantie d’être associés à la définition et la réalisation de la transformation de notre pays », avant de passer le relais au député de Corrèze : « Je suis l’ancienne candidate et donc je vais passer le flambeau à celui qui peut aujourd’hui l’emporter ».

Mise en scène parfaite, on a alors assisté à l’arrivée du nouveau candidat, qui a rejoint la candidate de 2007. Les photographes ont pu s’en donner – si l’on ose dire – à cœur joie. Leur mission accomplie, François s’empressera de diriger Ségolène vers la coulisse. Du people, ma non troppo. « C’est une belle réunion car Ségolène Royal est là, qui a mené une campagne courageuse et imaginative », dira-il. « Ségolène Royal est là comme symbole de l’unité qui avait manqué en 2007 mais qui est là maintenant, puissante, irréversible » ajoutera le favori des sondages. Des militantes essuient une larme.

Valérie ne quitte pas François d'une semelle...

Après la séquence people vint enfin la séquence politique. Après tout le public était venu aussi pour ça. Rien de bien nouveau. Le bilan de Sarkozy est catastrophique, rappellera Hollande. Mais ça tout le monde le sait. Par contre, si lui est élu, « celui qui n’a rien fait en trente ans » (S.R.) fera, entre autre, une réforme fiscale (« plus juste » bien sûr), renégociera le traité européen (ça risque d’être plus difficile), augmentera diverses allocations et réduira la rémunération des ministres (mesures « populistes » diront les mauvaises langues).

En politique étrangère, François Hollande annonce le retrait des troupes françaises d’Afghanistan, mais n’envisage pas une seconde que la France puisse quitter l’Otan. « Je réaffirmerai ma fermeté à l’égard de l’Iran, dont la course à l’arme atomique doit être arrêtée comme la prolifération nucléaire » précise-t-il également. Apparemment l’élève de Jacques Delors ne saurait envisager une grande politique étrangère fondée sur les seuls intérêts géopolitiques du pays. Hollande à l’Elysée, Hubert Védrine a peu de chance de retrouver le Quai d’Orsay.

Le favori des sondages n’oublie pas les mesures sociétales (pour la plus grande satisfaction des « communautés ») et les mesures politiques en faveur des étrangers (les ligues de vertu antiracistes seront comblées). Bien entendu, pas un mot sur les sujets qui fâchent : protectionnisme, insécurité, immigration, délinquance, terrorisme sont des questions exclues du champ politique socialiste, définitivement acquis à la doxa mondialiste.

Le candidat terminera son intervention par un vibrant « vive la Bretagne*, vive la République et vive la France! » avant que ne résonne la Marseillaise. Au premier rang Madame Royal et madame Trierweiler – qui ne lâche pas son François d’une semelle – se sont aimablement saluées. Même Laurent Fabius, hollandiste fraîchement converti (« Franchement, vous imaginez Hollande Président de la République? On rêve ! »), était là, sérieux comme un pape. Une bien belle réunion, on vous dit.

* On ignore quelle Bretagne a voulu saluer F. Hollande : celle de son ami Le Drian à cinq départements ou celle de son ami Ayrault à quatre départements ?

Crédit photos : Parti socialiste via Flickr Licence cc.
En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

En 2007, pour Arnaud Montebourg, le principal défaut de Ségolène Royal était… François Hollande [vidéo]

10/10/2011 – 16h30
PARIS (NOVOpress) – Arnaud Montebourg est donc la personne incontournable du second tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012. Les deux candidats encore en lice, Martine Aubry et François Hollande, vont tout faire pour le séduire.

Mais cela ira-t-il jusqu’à oublier quelques paroles malheureuses, comme celles prononcées par Arnaud Montebourg en 2007 ? A cette époque, Arnaud Montebourg était porte-parole de Ségolène Royal. Interrogé par Canal +, il avait indiqué que le principal défaut de la candidate socialiste était son compagnon, c’est-à-dire François Hollande…

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

Notre-Dame-des-Landes : Ségolène Royal tacle Jean-Marc Ayrault sur ses terres

02/10/2011 – 15h20
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Oui, je vous dis très clairement : je prendrai la décision de réouvrir l’enquête publique sur cet aéroport ». En déclarant à Nantes hier que, si elle était élue, elle remettrait en cause le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Ségolène Royal a mis une très grosse pierre dans le jardin de Jean-Marc-Ayrault. Le maire de Nantes, qui soutient François Hollande, n’a pas du tout apprécié
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Invitée à participer à un débat organisé dans la cité des Ducs par la fondation Terra Nova, le Nouvel Observateur, l’Agence France Presse et Dailymotion, la candidate à la primaire socialiste a affirmé, devant 200 de ses partisans, qu’elle demanderait la réouverture d’une enquête publique. « Ce projet date d’il y a quinze ans. Les infrastructures ont évolué depuis, les circuits économiques aussi. Il faut remettre les partenaires autour de la table pour voir si cela correspond toujours aux besoins d’aujourd’hui » a déclaré la présidente de région Poitou-Charentes.

Enfonçant le clou, elle a ajouté, selon PresseOcéan.fr., « je sais bien quel est l’engagement du maire de Nantes et du président de région. Tout se passe comme si chacun ne voulait pas bouger pour ne pas perdre la face ».

Pas contents du tout, Jean-Marc Ayrault, Philippe Grovallet ( président du Conseil général de Loire-Atlantique) et Jacques Auxiette ( président de la région des Pays de la Loire), se sont aussitôt fendus d’un communiqué sévère, rappelant que la question est, selon eux, définitivement tranchée.

Pour les trois oligarques socialistes, Ségolène Royal « met en cause les procédures d’enquêtes publiques qui ont été menées jusqu’à ce jour, ignorant très probablement que la plupart de ces enquêtes ont été l’objet de contestations et de contentieux définitivement jugés et rejetés; et ignorant sans doute aussi l’état d’avancement réel du projet, les contrats d’ores et déjà signés, et la réalité d’un financement public limité ». Autrement dit : Ségolène ne connait pas le dossier et dit n’importe quoi. On n’est pas plus aimable.

Réjouis de ce soutien inattendu, les membres d’Europe Ecologie Les Verts ont déclaré de leur côté avoir pris « connaissance avec un vif intérêt » de la position prise par la prétendante à la candidature socialiste.

Mais qu’on se rassure : si l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes est un sujet de discorde entre le PS et EELV, cela n’a pas empêché et cela n’empêchera pas les alliances électorales entre les deux formations. Les places avant tout.