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Pour être admis en master à Sciences Po, il vaut mieux être immigrationniste

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Réformé pour coller aux normes anglo saxonnes, le « concours » d’entrée en master à Sciences Po (Paris) repose désormais sur une seule épreuve : la note de synthèse.

Cette année, l’un des sujets portait sur « le statut des frontières dans le monde contemporain ». Or le rapport de correction rédigé par le jury indique qu’une prise de position était attendue des candidats.

Ainsi, une bonne copie est présentée comme ignorant « les discours politiques et médiatiques qui assimilent la question des frontières à celle des étrangers, des migrants, des terroristes ».

Le rapport ajoute que ces « prétendues menaces » devaient amener à critiquer la notion de « crise migratoire ». Une manière donc de favoriser les candidats acquis au mondialisme.

Hijab Sciences Po

Hijab Day à Sciences Po : plus c’est con, plus ça fait du buzz

21/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Lilly Mullot, Laetitia Demaya et Anaïs Khaldi peuvent être satisfaites : leur opération Hijab Day – Un voile pour une journée, qu’elles avaient organisée à Sciences Po, a parfaitement fonctionné. Sur le plan médiatique s’entend. Durant toute la journée d’hier, Sciences Po a été assailli par les journalistes venus recueillir les commentaires des étudiants sur cette opération menée au nom d’une sorte de féminisme antiraciste exprimé en orthographe « genrée » : « Voilé.e.s, pas voilé.e.s, tou.te.s égales/égaux. »

Le principal mérite de cette Journée du hijad, que le Front national de Sciences Po a été le premier à dénoncer, aura été de confirmer ce que l’on savait déjà : plus c’est con, plus ça fonctionne. Il s’est ainsi trouvé des étudiantes de Sciences Po, supposées constituer la future élite de la nation, pour se recouvrir et expliquer doctement (mais confusément) qu’elles manifestaient ainsi leur solidarité avec des minorités forcément opprimées. Il s’est trouvé des responsables étudiants, comme Arthur Moinet, le vice-président de l’Unef de Sciences Po, pour défendre cette initiative – c’est le même qui avait lancé, en 2014 à Nantes, la Journée de la jupe. Et il s’est trouvé une direction de Sciences Po, fidèle à l’impulsion donnée par Richard Descoings, pour manifester sa compréhension à l’égard de cette initiative, ce qui a conduit Eric Ciotti, député (LR) des Alpes-Maritimes, à demander sa démission.

Frédéric Mion, le direction de l’Institut d’études politiques de la rue Saint-Guillaume, a dû goûter cette provocation tellement parisienne : il était auparavant secrétaire général de Canal +. Bref, comme dit Alice, c’était « cool ». S’il manquait une preuve de l’échec absolu de l’Education nationale à former les jeunes Français, on l’a eue.


Le « Hijab Day » divise Sciences Po Paris par leparisien

FN Sciences Po Hijab Day

L’immigrationnisme à Sciences-Po

L’immigrationnisme à Sciences-Po

06/01/2015 – PARIS (via Polémia)
La très active association des anciens élèves de Sciences-Po a organisé, le 10 décembre dernier, une conférence d’actualité sur la question : « Immigration clandestine ; une nouvelle vague ? ».

Ce titre semblait résonner comme un cri d’alarme poussé par des veilleurs attentifs à l’égard d’un nouveau déferlement humain. Très vite il a été loisible de constater qu’il n’en était rien.

Des intervenants de la même ligne de pensée et un public qui l’était moins.


Trois intervenants étaient sur l’estrade et couraient peu de risques d’un profond désaccord réciproque.

Le plus connu était Benjamin Stora, historien institutionnalisé de la Guerre d’Algérie et « président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration », musée où, il y a quelques jours, l’hôte de l’Elysée commit un discours appelé à une célébrité comparable à celui prononcé par Pierre Laval le 22 juin 1942.

Henri Labayle est professeur de droit et spécialiste du droit européen de l’immigration et de la sécurité intérieure européenne. Il dirige le Réseau universitaire européen « Droit de l’espace de liberté, sécurité, justice ». Il représentait au sein du débat l’autorité de l’idéologie européenne en matière d’immigration.

Enfin, François Gemenne, enseignant et chercheur belge, expert des questions de géopolitique de l’environnement, représente, même s’il l’a peu exprimé en la circonstance, un courant de pensée important en faveur d’une gouvernance mondiale des migrations et qui vise, à terme, à superposer une autorité planétaire aux pouvoirs publics nationaux pour gérer celles-ci.

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Béatrice Bourges violemment prise à partie à la Queer Week de Sciences Po

31/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Le 28 mars dernier se tenait à Sciences Po le dernier jour de la Queer Week. À Sciences Po, la « Queer week », c’est la diffusion de films pornographiques « queer », des ateliers de travestissement dans les salles de classes, des photos de partouzes dans les halls d’entrée et de nombreuses conférences de militants LGBTIQ extrémistes.

À cette occasion, Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français, était invitée à Sciences Po par un groupe d’étudiants choqués par les dérives des gender studies dans le milieu universitaire, afin de participer au colloque « Alliances émancipatrices : au-delà du Queer »

En effet, selon les mots de l’équipe organisatrice, « tout le monde est invité à participer, tous les événements sont gratuits et ouverts à tous ». En pratique, Béatrice Bourges, bien que simple spectatrice de la conférence, a été attaquée par des participants : une partie de l’audience et un(e) des intervenants du colloque se sont précipités sur elle et l’ont violemment bousculée au point de la faire tomber au sol. Vous croyez encore que la théorie du Genre n’est qu’une rumeur ?

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Sciences-Po : tremplin pour la propagande LGBT

Sciences-Po : tremplin pour la propagande LGBT

25/03/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Hier s’est ouverte à Sciences-Po pour la cinquième année consécutive la Queer Week (photo). Se définissent comme Queer des personnes qui refusent d’être déterminées par leur sexe (homme ou femme) ou leurs pratiques sexuelles. L’école qui forme ceux qui se considèrent comme l’élite de la nation, se met donc concrètement aux couleurs du lobby LGBTIQ, Lesbien-Gay-Bisexuel-Transsexuel-Intersexué-Queer pendant une semaine.

Au programme : militantisme homosexuel et transsexuel, diffusions de films à thèmes, pornographie, et même pour les plus aventureux, des ateliers en groupe. Les participants pourront assister à des conférences sur des thèmes divers, comme « les plaisirs de l’éco-sex » ou encore « l’histoire des objets de plaisir ». Les ateliers ne manquent pas non plus d’imagination, en témoigne leur thème : écrire son scénario sexuel, se réapproprier son corps trans par les trans eux‑mêmes, massage et jeux de corde. Une performance est également programmée dans les jardins de Sciences-Po, consacrée au rituel d’activation de fétiches. Tout un programme…

L’idéologie du genre a donc de beaux jours devant elle, à n’en pas douter.

Crédit photo : Vive Les Internets via Wikipédia (cc).

Clément Méric : les Japonais de la rue Saint-Guillaume

Clément Méric : les Japonais de la rue Saint-Guillaume

Les antifas cagoulés et armés dont faisait partie Clément Méric. Crédit photo : DR

11/06/2013 – 18h45
PARIS (via Polémia) – Une mort inutile. En 1974 le monde découvrait l’odyssée d’Hiro Onoda, ce soldat japonais caché dans la jungle de l’île de Lubang et qui continuait la guerre du Pacifique tout seul, ne sachant pas que le Japon avait capitulé en 1945. En juin 2013, à l’occasion de l’émotion causée par la mort de Clément Méric, on découvre qu’il existe encore des « militants antifascistes », 68 ans après la disparition du fascisme en 1945. Là s’arrête la similitude, hélas.

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Faits & Documents n°353 du 15 au 31 mars 2013. Portrait : Frédéric Mion

Faits & Documents n°353 du 15 au 31 mars 2013. Portrait : Frédéric Mion

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 31 mars 2013 va bientôt paraître, avec (entre autres) un portrait de Frédéric Mion, nouveau directeur de SciencesPo. Extrait.

C’est à l’issue d’une série de coups fourrés et d’un véritable putsch orchestré par les proches de feu Richard (« Ritchie ») Descoings qu’un inconnu du grand public, Frédéric Mion, le très gay-friendly secrétaire général de Canal+, a été finalement choisi, le 1er mars 2013, pour diriger l’Institut d’études politiques de Paris. Ce, alors qu’il ne correspondait pas aux critères fixés par la fondation nationale des sciences politiques, comme l’a expliqué l’un des trois finalistes, Louis Vogel, président de l’université Panthéon-Assas et de la Conférence des présidents d’univer- sité, qui, écœuré, a préféré se retirer: « Sciences-Po a affirmé au départ que le profil recherché était celui d’un universitaire. C’est pour cela que j’ai déposé mon dossier. En plaçant à la tête un haut fonctionnaire, ma candidature n’a plus lieu d’être. »

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La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste

La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste [lu sur le net]

La Fondation pour l’innovation politique est un réservoir d’idées créé en 2004, fonctionnant depuis cette date grâce à des subventions massives de Matignon (2,15 millions d’euros annuels selon le rapport d’activité 2007/08), dirigé par le médiatique Dominique Reynié. Celui qui est professeur à Science-politique Paris est selon la presse dans le quartette final des candidats à la direction de l’IEP suite à la mort de Richard Descoing.
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Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012 vient de paraître. Au sommaire, un portrait « décapant » de Richard Descoings, ancien directeur de Sciences Po décédé à New York dans des conditions particulières. Extrait.

Faits & Documents du 15 au 30 avril 2012. Portrait : Richard Descoings« Chantre de l’égalité des chances », « révolutionnaire dans un monde figé », « agitateur d’idées », « haut fonctionnaire réformateur », « personnalité incontournable en matière d’éducation », « serviteur de l’État qui a eu plus d’influence que beaucoup de ministres », « infatigable acteur du rayonnement universitaire de notre pays dans le monde » (Nicolas Sarközy), etc. Vous l’ignoriez jusqu’alors, mais un véritable « saint laïc » est mort le 3 avril… Le décès du directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, le 3 avril, aura été plus salué que celui de n’importe quel prix Nobel ou ancien Premier ministre français. Il aura eu droit à la « Une » et deux pleines pages rien que dans Le Monde. Les hommages ont donc été unanimes, de droite à gauche, pour celui qui était en réalité un « calculateur ambitieux » (Le Nouvel économiste du 7 novembre 2003), évidemment administrateur du Siècle, aux revenus scandaleux (40 000 euros par mois), à la mégalomanie revendiquée, aux mœurs particulières et à la gestion très critiquée. Celui qui est décédé dans des conditions étranges était à l’image de la sous-culture boboïsée et mondialisée des élites libérales moisies : un admirateur du social-libéralisme, un destructeur de la culture classique et de l’« égalitarisme républicain » (suppression des épreuves de culture générale, recrutement au choix), valeurs auxquelles il avait substitué la « tchatche », les paillettes et la « diversité multiculturelle ». Comme l’avait très bien résumé Éric Zemmour il y a quelques mois : « Il est à la fois le fossoyeur de l’élitisme républicain et l’idiot utile du capitalisme. »

« Descoings, surnommé “Ritchie-D”, “Monsieur Riches-Idées”. » Le Journal du dimanche, 22 janvier 2006.
(Je suis) « le premier pédé de Sciences-Po. » Le Point, 9 mars 2007.
Il est « pour les uns, un visionnaire, pour les autres, un mégalomane ». Le Monde, 22 septembre 2004.
« Un iconoclaste au pays des “technos”. Un pourfendeur de tabous à l’allure de dandy (qui) aime bien touiller la marmite universitaire avec de drôles d’idées très médiatiques. » L’Express, 15 mai 2003.
« Pour lui, un Français d’origine étrangère, de préférence maghrébin ou africain, sera toujours préférable à un Français dit “de souche” quel que soit le milieu social des uns et des autres. » Marianne 2.
« Barbe de trois jours, cheveux coiffés au gel, sourire qu’il déclenche sur commande, alliance en or à la main droite, anneau en argent à la main gauche, comme s’il ne fallait pas se laisser enfermer dans les choix et les convenances… À côté, l’étudiant qui distribue des tracts de la CNT dans le hall d’entrée a des airs de cadre d’IBM. » Challenges, 4 décembre 2003.
« La réputation de Richard Descoings le précède : brutal, despotique, autoritaire. » Le Nouvel économiste, 7 novembre 2003.

Tout d’abord, les faits tels qu’ils n’ont pas été présentés dans la presse française, sinon de manière pudique et amoindrie, à la différence de la presse anglo-saxonne. Le 3 avril, la police new-yorkaise a retrouvé, à 13 heures, le corps nu « ne portant pas de trace évidente de traumatisme » de Richard Descoings (du sang coulant de sa bouche) dans une chambre, en désordre, d’un hôtel huppé de la 51e rue, le Michelangelo. À proximité, de l’alcool et des antidépresseurs. Son ordinateur et son téléphone portable avaient été jetés quatre étages plus bas. L’examen de son ordinateur a permis de constater qu’il avait consulté des sites de rencontres homosexuelles. Plusieurs personnes « de sexe masculin », non encore identifiées, s’étaient retrouvées avec lui dans la chambre durant la nuit. Comme seul l’a écrit Rue89 (Descoings, homo pour les puissants, hétéro pour les autres, 8 avril 2012) : « N’importe quel gay, à l’annonce de ces quelques indices, sait très bien de quoi il en retourne. » (…)
[box class= »info »]Lire la suite : www.faitsetdocuments.com – Abonnements France métropolitaine : 78 euros / an. Abonnements étranger et outre mer : 93 euros / an.[/box]
Crédit photo : Kitman via flickr (cc)

Queer Week à Sciences Po

Queer Week à Sciences Po

[box class= »info »] Début mars, s’est déroulée à Paris la 3e édition de la « Queer Week » à l’Institut des Etudes Politiques (Sciences Po) de Paris dont le thème principal était cette année «Discours dominant et espaces de résistance». Voici un aperçu des conférences et activités  organisées à  l’occasion de cet évènement dont la marraine, Céline Sciamma, est la réalisatrice du film « Tomboy » : [/box]

Conférence : “Peut-on dépasser notre modèle du couple ? Exemple des subjectivités relationnelles lesbiennes”

Notre schéma traditionnel du couple (hétérosexuel/marié/monogame/vivant sous le même toit/etc) ne saurait représenter la diversité des modes relationnels qui coexistent dans la réalité. Natacha Chetcuti revient, à travers l’exemple de la communauté lesbienne, sur cette tendance qui nous pousse à imposer une norme réductrice à un ensemble varié de pratiques. Elle abordera également la question du mariage gay, qui s’inscrit dans cette même logique réactionnaire d’un seul modèle de couple possible, imposé par le biais institutionnalisé du droit.

Cours d’initiation à l’Effeuillage Burlesque Par Cherry Lyly Darling, artiste burlesque, créatrice de la « Tassel Tease Company » et ancienne professeur à l’Ecole des filles de Joie

Venez vous initier aux joies de la performance « new-burlesque » lors de ce cours pas comme les autres ! D’inspiration féministe et underground, ce mouvement artistique aux croisées du strip-tease, du théâtre, de l’humour et du glamour permet à chacune de redéfinir son rapport au corps et à la féminité. Aucun prérequis artistique n’est demandé, si ce n’est de la bonne volonté, et l’effeuillage se fera au rythme de chacun ! Pas d’inquiétude, vous ne montrerez que ce que vous voulez…

Atelier : Présentation de sex toys, par la boutique Passage du Désir

Rappelez vous vos cours d’éducation sexuelle du collège/lycée (si vous avez eu la chance d’en avoir eu): un-e prof d’SVT pas très à son aise, des schémas moches (« le pénis », « le vagin »), une explication sur la contraception, une autre sur les MST… et puis c’est tout. Vous trouvez ça triste? Nous aussi. Pourquoi ne baser l’éducation sexuelle que sur la prévention, et pas aussi sur le plaisir? C’est le but de cet atelier, qui revient sur des accessoires dont on ne parle que trop peu souvent, alors qu’ils sont un merveilleux outil de plaisir: les sex toys. Cet atelier n’est donc pas à but commercial, mais bien plutôt une occasion d’en apprendre plus sur ces objets, à qui ils sont destinés (filles comme garçons), leurs diverses utilisations, a quelles occasions les utiliser (seul, a deux, a plusieurs), etc. Cet atelier est ouvert à tout-e-s, que vous aimiez les filles, les garçons, les deux, ou aucun des deux d’ailleurs!

Conférence “Réflexions sur la transidentité”

Deux ans presque jour pour jour après le retrait officiel des « troubles de l’identité de genre » de la liste des affections mentales de longue durée, qu’en est-il de la représentation française des transidentités ?

Cette table ronde composée de chercheurs et de militant-e-s trans s’interrogera en particulier sur la représentation des personnes trans dans l’espace médiatique français et reviendra sur les conditions actuelles des protocoles médico-légaux en vigueur. Elle permettra également de s’interroger sur la diversité des parcours trans et des transidentités, tout en situant la question trans au regard de la théorie Queer.

Soirée de fin de Queer Week au Tango: “Queer Cabaret/ Freak show”

La traditionnelle soirée de fin de Queer Week au Tango, la discothèque Queer et pas prise de tête au coeur du marais. Soyez Queer, soyez Freak: si vous êtes zarbis alors vous avez tout compris. Bien sûr, on ne peut que vous suggérer de vous habiller en transsexuels transsylvaniens tendance neo-punk, à l’image de nos invités du Rocky Horror Picture Show (quoi? vous connaissez pas? WI-KI-PE-DIA, c’est un classique). Trans-gressez tout! Et si en sortant de là vous ne savez toujours pas ce que c’est qu’être Queer, on ne peut plus rien faire pour vous.

Salon des entrepreneurs

Descoings à Sciences Po : « quand j’entends le mot Culture' » – Par Etienne Lahyre

Le directeur de l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) de Paris, Richard Descoings, est incontestablement un homme étonnant : son travail de sape entamé il y a plus de 15 ans contre la culture et l’intelligence françaises, contribue aussi efficacement que durablement à la « fabrique du crétin » dénoncée par Jean-Paul Brighelli.

Discrimination positive, « globish » et théorie du genre

Jugeons plutôt : en 2001, Descoings impose la création d’une voie parallèle d’entrée à Sciences Po en permettant à certains jeunes gens issus de lycées situés en ZEP, ayant des liens conventionnels avec l’IEP, d’intégrer l’école sans concours. L’égalité républicaine, que garantissait le principe du concours, était ainsi battue en brèche, au profit de l’instauration officielle de la « discrimination positive », oxymore constituant l’une des pierres angulaires du politiquement correct.

Plus récemment, Descoings est désigné « Carpette anglaise 2009 » après avoir obligé les élèves à suivre de nombreux cours en langue anglaise tout en dispensant les étudiants étrangers de maîtriser la langue française pour intégrer l’IEP.

Les étudiants de l’IEP ne sont certes plus tenus de parler français, mais ils doivent obligatoirement assister à des cours promouvant la théorie du genre, dans chacune des grandes disciplines enseignées à Sciences Po !

Une arme de destruction intellectuelle massive

Fort de ce bilan encourageant, Sciences Po vient d’inventer une arme de destruction intellectuelle massive : la suppression de l’épreuve de culture générale au concours d’entrée à l’IEP. En quelques années, et avec la complicité des gouvernements successifs, Descoings aura réussi à transformer Sciences Po en Enola Gay de la pensée !

A la culture de l’honnête homme, on préfèrera désormais les supposées fulgurances d’étudiants ballottés entre le prêchi-prêcha droitdelhommiste de l’éducation nationale et la culture de l’image et de l’instantanéité véhiculée par la télévision et les nouvelles technologies. L’épreuve classique de culture générale requiert une pensée structurée et argumentée aux antipodes des réactions émotionnelles et des indignations « morales » que ne manquera pas de valoriser le jury lors de l’épreuve orale d’admission. D’autant que la prime à la « diversité » jouera à plein : le fils d’agriculteur du Gers ou la fille de l’ouvrier de Forbach, ne seront pas jugés suffisamment « visibles ».

La suite sur le site de la fondation Polémia

Etienne Lahyre
Etienne Lahyre est élève à l’ENA

La disparition de la culture générale des concours : nouvelle négation de l’identité française

La disparition de la culture générale des concours : nouvelle négation de l’identité française

« Sciences-Po révolutionne son concours d’entrée », titre triomphalement Le Monde : il sera désormais possible d’y entrer sans épreuve écrite et sur simple dossier (sur piston ?) ; et surtout l’épreuve de culture générale sera supprimée. Cette décision s’inscrit dans un mouvement plus vaste : depuis plusieurs années déjà, les écoles de journalisme ont supprimé de leurs examens d’entrée la culture générale ; et celle-ci est en voie de disparition dans les concours administratifs. La raison majeure de cette évolution est double : le désastre de l’éducation nationale d’une part, le caractère jugé « discriminant » de la culture générale qui éliminerait les « pépites » de nos banlieues, d’autre part.

Ce dernier point est particulièrement troublant.

Les médias de l’oligarchie et la classe politique n’ont cessé d’affirmer :

  1. qu’ « être français, ce n’est pas une race » et qu’on pouvait donc laisser la France largement ouverte à l’immigration africaine et maghrébine ;
  2. qu’ « être français, ce n’est pas une religion », et qu’on pouvait donc continuer d’accueillir des immigrés musulmans et créer « un Islam à la française » ;
  3. que « l’intégration cela marchait » et qu’il y avait « beaucoup de potentiel parmi les jeunes de banlieue ».

La culture et la langue française rayées de la carte

Que restait-il donc pour définir l’identité française ? La culture et la langue françaises. Voici qu’on raye méthodiquement leur maîtrise de la sélection des élites françaises.

Cela vaut de s’arrêter un instant sur la signification de ce phénomène :

  1. Il y a, nous dit-on, dans les banlieues des jeunes gens intelligents et capables.
  2. Or ces jeunes gens intelligents et capables ne seraient pas aptes à assimiler la culture générale française, c’est-à-dire la maîtrise de la langue et d’un héritage historique et culturel.
  3. Pour quelles raisons ? Parce qu’ils en seraient génétiquement incapables en raison de leurs origines ? On a peine à le croire ! Ou bien parce qu’ils ne voudraient pas s’assimiler à une culture jugée étrangère à celle de leurs origines familiales, ethniques, religieuses ? Ou encore parce que les institutions françaises auraient renoncé, par faiblesse, à leur transmettre ?

Quelle que soit la raison, le constat est terrible :

  1. L’assimilation ne fonctionne pas ;
  2. Ce n’est pas la minorité d’origine étrangère qui se rapproche de la majorité française mais la majorité française qui s’adapte aux exigences et/ou aux faiblesses de la minorité d’origine étrangère.

Diable ! Que reste-t-il de l’identité française ?

Si l’on comprend la pensée dominante, si l’on comprend bien les dogmes sous-jacents aux bons apôtres de la « discrimination positive », la France ce n’est ni une race, ni une religion, ni une culture, ni une langue, ni une histoire. Longtemps défendue, la conception « subjective » de la nation, issue de Renan, est abandonnée : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est jugée aujourd’hui comme un anachronisme.

Alors, qu’est devenue l’identité française ? La réponse est claire : un espace dénué de sens. Ceux qui sont au pouvoir – dans les médias, dans les grandes entreprises, dans les universités – sont des négateurs de l’identité française, de toute identité française. Une identité française qui, il est vrai, est perçue comme un obstacle à l’empire du grand marché mondial.

Restauration républicaine et/ou communautarisation identitaire ?

Pourtant l’identité française perdure. Elle perdure dans les espoirs politiques d’une restauration nationale et républicaine. Elle perdure aussi – horresco referens – dans la communautarisation de fait d’une partie de la population française qui transmet à ses enfants la culture traditionnelle en marge de l’éducation nationale : à travers des écoles libres ou indépendantes, des manuels alternatifs, des rites anciens, des fêtes enracinées, le scoutisme traditionnel ou la fréquentation des hauts lieux. Bien sûr, ce ne sont encore que des minorités qui se retrouvent ainsi. Mais ce sont des minorités en expansion. Et les élites françaises de demain en seront issues.

[box class= »info »] Source : Éditorial de décembre de Polémia. [/box]

Photo : Sciences Po Paris, l’entrée du 27, rue Saint-Guillaume. Crédit photo : peco, licence CC.