Tag Archives: Sant’Egidio

La France, son « mariage pour tous » et ses salles de shoot : épouvantail électoral en Italie

La France, son « mariage pour tous » et ses salles de shoot : épouvantail électoral en Italie

11/02/2013 – 10h00
ROME (NOVOPress) – Alors que les derniers sondages attestent une nette remontée de la coalition de centre droit (Peuple de la Liberté et Ligue du Nord) de Silvio Berlusconi, le président du groupe Pdl au Sénat, Maurizio Gasparri, a utilisé la politique française pour mettre en garde les Italiens : « Salles de shoot pour la drogue d’État, mariages gay: voilà ce que propose à la France le gouvernement de gauche. 

C’est ce que risquerait l’Italie dans le cas improbable d’une victoire de la gauche, y compris avec la béquille Monti. Pour éviter un sort similaire à celui de la France, il faut accentuer encore la grande remontée du Pdl et de Berlusconi. Pour ne jamais avoir en Italie de drogue d’État, mais la solidarité et la guérison pour qui tombe dans le drame de la toxicodépendance ».

Lire la suite

Italie : le gouvernement Monti prêt à régulariser 800.000 clandestins

Italie : le gouvernement Monti prêt à régulariser 800.000 clandestins

10/07/2012 — 16h30
ROME(NOVOPRESS) —
Faut-il parler de régularisation clandestine ? Ou plutôt, puisque c’est l’œuvre d’un dévot, de tartufferie ? Le dévot en question, c’est Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant’Egidio, qui, dans la vaste coalition mondialiste présidée par Monti, représente le puissant lobby de l’immigrationnisme catholique.

Le gouvernement italien vient de promulguer un décret-loi officiellement destiné à lutter contre l’exploitation des travailleurs clandestins, en durcissant les sanctions contre les employeurs. Rien que de très recommandable en apparence. Mais Riccardi, en sa qualité de ministre de la Coopération internationale et de l’intégration sociale, a introduit dans le texte deux dispositions qui le transforment en machine à régulariser. D’une part, l’immigré victime d’« exploitation grave » (notion qui n’est pas définie plus précisément) obtiendra un permis de séjour renouvelable de six mois s’il dénonce son employeur. D’autre part, à titre « transitoire », tout employeur est invité à déclarer ses employés en situation irrégulière et à leur établir un contrat de travail, qui leur permettra automatiquement d’être régularisés.

Selon les estimations des différents observatoires de l’immigration, citées notamment par le quotidien Libero, la régularisation Riccardi profitera immédiatement à 210.000 immigrés en situation irrégulière présents en Italie (60.000 dont le permis de séjour est sur le point d’expirer, 150.000 qui n’ont pas de permis du tout). Il faut leur ajouter tous les immigrés clandestins prêts à partir pour l’Italie depuis l’Afrique du Nord et l’Asie, et dont l’Organisation Internationale pour les Migrations évalue actuellement le nombre à 650.000. Au total, il s’agirait donc d’au moins 800.000 régularisations.

La mesure a reçu les applaudissements de la gauche ainsi que ceux – on ne s’en étonnera pas – de Mgr Giancarlo Perego, directeur de la fondation Migrantes de la Conférence épiscopale italienne. La Ligue du Nord et le PDL (Popolo della Libertà, le parti de centre droit créé par Silvio Berlusconi) ont, en revanche, manifesté leur opposition. « L’unique solution pour les clandestins, a protesté Federico Bricolo, chef du groupe de la Ligue au Sénat, est l’expulsion. L’idée du gouvernement de procéder à une régularisation plus ou moins masquée est inacceptable ».

Les immigrationnistes se font un plaisir de rappeler que Berlusconi, quand il était au pouvoir, avait lui-même procédé à deux régularisations massives, exactement selon les mêmes principes, en 2002 et 2009 : celle de 2009 avait profité à 300.000 clandestins, et le nombre des bénéficiaires ne cesse d’augmenter. Tout récemment, en mai dernier, les élus PDL à la Chambre des députés et au Sénat avaient approuvé le principe d’une disposition transitoire pour régulariser les travailleurs clandestins. La députée Souad Sbai, « la voix des Maghrébins en Italie », qui représente « la diversité » au PDL, avait même appelé Riccardi, mi-juin, à procéder à « une régularisation générale pour tous ceux qui travaillent et apportent une contribution à ce pays ».

Le sénateur PDL Gaetano Quagliariello essaie à présent de faire marche arrière : « Nous nous sommes trompés au Parlement quand nous avons donné un avis favorable, mais la partie n’est pas finie. Le PDL a l’obligation d’empêcher cette catastrophe ».