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Eric Zemmour : « Les politiques n’ont rien compris à l’évolution du monde paysan »

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A l’exception de Jean-Luc Mélenchon, qui a préféré une exploitation bio de l’Oise, tous les candidats à la présidentielle se précipitent au Salon de l’Agriculture, ce qui a fait ricaner Eric Zemmour ce matin sur RTL :

« Ils tâtent le cul des vaches sans se lasser, ils boivent des bières, ils prennent des petits chevreaux dans leurs bras, ils comptent les heures pour savoir qui restera le plus longtemps. […] Tous les candidats font les mêmes gestes, disent presque les mêmes mots. Tous semblent réciter une même leçon. Tous semblent imiter un même modèle, celui de Jacques Chirac. »

Mais « au temps de Chirac, les paysans sont devenus des agriculteurs, et un simple mot a tout changé. On se moquait de la qualité des produits, on se moquait de la pollution, on se moquait même des saisons. C’était le Pérou tous les jours, un Pérou qui avait pour capitale Bruxelles. La Politique agricole commune, la fameuse PAC, était une sorte de déesses aux cent bras à la fois, corne d’abondance et divinité protectrice ».

« Les politiques, qui passent leur temps à expliquer à la population que les temps changent et qu’il faut s’adapter au monde nouveau, devraient s’appliquer à eux-mêmes leurs préceptes sentencieux », poursuit Eric Zemmour, qui estime qu’« on ne peut plus faire du Chirac quand le monde de Chirac a disparu ».

« La PAC a jeté les agriculteurs dans la fournaise du marché mondial où la plupart des exploitations françaises en ressortent brûlées. […] Le modèle chiraquien avait une face cachée tragique. Elle a arraché des millions de paysans à la terre pour y mettre des machines. Le poids des agriculteurs dans la population active est passé d’un tiers il y a 50 ans à 3 % aujourd’hui. »

Désormais, sur le plan politique, « une petite minorité [d’entre eux] reste fidèle à la droite. Une grosse minorité se donne à Marine Le Pen. Une majorité s’abstient. Et chaque jour, ceux qui n’ont plus d’espoir se suicident. Loin, très loin des néons et des caméras du Salon de l’Agriculture »…

Marine Le Pen aux agriculteurs : « Tenez bon ! »

Lorsqu’elle va à la rencontre de la France qui se lève tôt, il se passe quelque chose. Mais cette fois, il y a indéniablement un truc en plus. Dans l’air et sur les visages, il flotte un parfum de « Serait-ce possible alors ? »

« Je suis venue dire aux agriculteurs français de tenir bon, ils doivent pouvoir vivre décemment de leur travail. Dans cinq ans, si ça continue comme ça, honnêtement je ne sais pas ce qu’il restera. » Le contraste a de quoi frapper : après les huées, les sifflets et les injures sous lesquels François Hollande et Stéphane Le Foll ont parcouru le Salon de l’Agriculture, Marine Le Pen, visiblement heureuse de se trouver là, est ovationnée. Elle va y rester dix heures et demie, record à battre (pas par Fillon qui mercredi matin a annulé sa visite à la dernière minute). « Vas-y Marine, on y croit ! », « Marine présidente ! », « Marine sors-nous de l’Europe ! », « Marine il n’y a que toi ! ».

« A ce point-là, je n’avais jamais vu », nous confirme Philippe Loiseau agriculteur et député européen. « Année présidentielle oblige, mais c’est un indice significatif ». Alors qu’elle est entourée d’un mur vivant et quasi-impénétrable de micros et de caméras, les exposants, agriculteurs et visiteurs écrasés par la cohue, tentent de se frayer un passage pour l’apercevoir, la saluer, l’encourager, grimpant sur des bottes de pailles ou sur les épaules d’un plus costaud qu’eux. Un journaliste qui bouscule une impressionnante charolaise et piétine sa stalle pour obtenir un cliché, se fait « recadrer sévère » par un éleveur : « Oh, ça va pas non ? Racaille, va ! Pour ce que tu vas en faire de tes images, dégage ! ». Ce matin on est loin de la bobosphère et ça fait du bien.

« On est en train de crever »

« Hollande, quand il passe là, il est caché et personne ne peut l’aborder. Il ne discute pas avec nous », confie un agriculteur au micro de RTL. « On veut du changement. On est en train de crever. Et elle nous écoute et nous comprend », renchérit un éleveur. Un visiteur qui du coup ne regarde plus le moindre animal, court vers le cortège, ravi : « Je ne savais pas qu’elle serait là aujourd’hui et ma femme qui l’adore ! ». Le Point se lamente : « Les agriculteurs avouent de plus en plus facilement leur préférence (…) Le programme de Marine Le Pen est celui qui fait la part la plus belle à l’agriculture. » Ceci explique peut-être cela ?

Pas très loin de là, Xavier Bertrand connaît un grand moment de solitude, entouré de Gérald Darmanin (qui aurait dû être porte-parole de campagne de Sarko et qui se recycle péniblement), de cinq malheureux journalistes (je les ai comptés) et d’une passante énervée qui lui criera : « Casse-toi le plan B ! » en le huant copieusement.

Le patriotisme agricole

Après s’être entretenue avec les professionnels de la filière laitière, le CNIEL et la FNPL, Marine Le Pen s’attarde près de Fine, la vache bretonne du Pays de Redon, vedette de ce 54e Salon de l’Agriculture et s’adresse aux éleveurs :

« Il faut franciser les aides versées aux agriculteurs, faire du patriotisme économique et en finir avec la PAC. Il faut arrêter de sous-traiter à l’Union européenne l’avenir de notre agriculture. Il faut sortir d’un cadre qui a abouti à la ruine de l’agriculture, et attribuer directement les aides aux agriculteurs. »

Marine Le Pen veut nationaliser la distribution des aides et organiser cette distribution sur des critères plus justes, réguler les négociations entre grande distribution et agriculteurs et mettre un terme aux traités de libre-échange, CETA et TAFTA. Alors qu’un tiers des agriculteurs vit avec moins de 354 euros par mois, elle appelle au « patriotisme agricole ». Elle préconise que « l’argent des Français serve à acheter des produits agricoles français », que les collectivités locales puissent se fournir auprès des producteurs français et que l’on donne l’avantage aux produits français dans la commande publique et notamment dans le marché des cantines. « Ce qui est interdit par l’Europe aujourd’hui ».

« Tous les autres votent FN »

Arrivée vers 8 h 30 au Salon, Marine Le Pen a déjeuné au stand des DOM-TOM où elle a reçu un accueil de rock star, rencontré la filière porcine, les jeunes agriculteurs qu’elle propose d’aider à s’installer par des mesures de défiscalisation et les vignerons indépendants : « Les vignerons indépendants participent de la grande réputation de nos vins. Il faut les aider à transmettre leurs exploitations. » La candidate a poursuivi sa visite jusqu’à la fermeture, bien après que les poules soient couchées.

Selon la dernière enquête du Cevipof pour Le Monde, Marine Le Pen est créditée de 35 % des intentions de vote chez les agriculteurs. Pour la première fois, le Front national devance Les Républicains anciennement UMP, dans le monde agricole. Agriculteur en Moselle et maire de Sainte-Barbe, Christian Perrin s’en ouvre aux journalistes : « Marine Le Pen a un discours qui est entendu par les agriculteurs, car elle promet de les sortir de la misère. » Si lui-même vote Fillon, il constate qu’ils ne sont plus que « deux-trois éleveurs » à faire comme lui dans sa commune. « Tous les autres votent FN ». Comme chez Villiers en somme…

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 2 mars 2017

Marine dans son Salon

02/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8558)
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Consternation dans les rangs des journalistes mardi : l’accueil de Marine Le Pen est excellent. Sur RMC, les Grandes Gueules guettent l’incident minute après minute : « La visite de Marine Le Pen semble se passer très bien. » Puis, juste après : « Il se confirme que tout se passe toujours bien pour la délégation FN dans les rangs des éleveurs »… Non seulement la présidente du FN ne se fait ni insulter ni huer, mais son passage est salué de véritables ovations, de salves d’applaudissements, de « bravo » et de « Marine présidente ». Évidemment, ça tranche avec les jets de bouse, les hurlements de colère et les noms d’oiseaux que les agriculteurs ont réservés à François Hollande, Manuel Valls et Stéphane Le Foll (Présent des 1er et 2 mars).

« Marine, sors-nous de l’Europe ! », ça se bouscule ferme pour approcher la présidente du Front national qui est venue apporter aux éleveurs français un soutien sans condition. Elle n’a cessé de le marteler face aux journalistes qui s’offusquaient de sa formule : « Je comprends la colère des agriculteurs, je les soutiens de manière inconditionnelle. » De même qu’ils se sont scandalisés, Ruth Elkrief en tête, de ses déclarations de combat : « Si on veut sauver la peau des agriculteurs, il faut avoir la peau de Hogan » (le commissaire européen chargé de l’Agriculture).
Quand Hollande et Valls ont dû raccourcir leurs visites, Marine Le Pen a passé plus de dix heures dans les allées du Salon auprès d’agriculteurs à qui elle a aussi exposé ses solutions : l’étiquetage obligatoire de l’origine des aliments, la régulation des volumes produits, les modalités d’attribution des aides, la levée des sanctions contre la Russie, la lutte contre le dumping social, l’arrêt du traité transatlantique…

Plus encore que l’année dernière où Jean-Michel Apathie déclarait déjà tout contrit : « Jean-Marie Le Pen était régulièrement accueilli au Salon de l’Agriculture par des sifflets et des huées, Marine a reçu aujourd’hui un accueil de rockstar », la présidente du FN semblait perçue cette année comme une solution par ces paysans qui ne sont pourtant pas traditionnellement des sympathisants du Front national. Mais c’est en train de changer assez radicalement. Selon une estimation du baromètre BCA Terre-net d’avril 2015, 36 % des agriculteurs se disent prêts à voter pour Marine Le Pen en 2017 contre 19 % en 2012. Elle est également la présidente d’un parti dont les électeurs aiment le monde paysan. Le baromètre d’image des agriculteurs publié dimanche 28 février par Ouest-France indique en effet que ce sont les électeurs du FN qui sont les plus forts soutiens des éleveurs.

Caroline Parmentier

Le malaise agricole

01/03/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comme chaque année, le salon agricole de Paris attire les curieux, les citadins sevrés de campagne et les politicards obligés de s’y rendre pour s’y faire voir. Comme pour un grand bal mondain, très bien orchestré, la bonne humeur et l’hypocrisie vont de pair sauf lorsque les gens sont à bout…

Notre agriculture va mal. Le dire n’est plus un scoop, mais le répéter permet de mettre nos politiques de l’UMPS devant leurs responsabilités. Nos agriculteurs se sentent trahis et abandonnés par ceux qui leur ont promis plus de débouchés, plus de pouvoir d’achat avec une Union européenne devenue avec le temps une simple machine technocratique au service exclusif des marchés. Le ras-le-bol des gens de la terre est à son comble et leurs inquiétudes ne sont pas près de trouver une véritable solution.
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Veaux, Valls et petits zizis

01/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8557)

Arrivé à l’heure de la traite, hyper-tendu, escorté comme le Charles-de-Gaulle, Manuel Valls savait qu’il passerait une sale matinée. Surtout qu’il était flanqué du catastrophique Le Foll.
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Malgré son imposante protection (mais pourquoi tiennent-ils tant à venir se montrer au lieu d’agir ?), il a été rapidement pris à partie dans les stands des vaches laitières. « Lâche-leur ta vache dessus, ils seront obligés de se bouger comme ça ! » lance un paysan de la Meuse. Sur le passage de l’imposant cortège gouvernemental, une grande bâche est déroulée : « Je suis le top de la qualité française, mais ma passion ne suffit plus. » Et là les sifflets, les huées et les injures, fleuries et imagées, fusent :

« T’as rien compris petit zizi. Tu vas pas changer l’Europe ! » hurle un des exposants à Valls qui ne le prend pas bien. Il va alors tenter un dialogue façon : « Vous avez le Premier ministre en face de vous tout de même mon brave » avec un éleveur de l’Eure qui le traite de « pantin de l’Europe » : « Ils sont là pour se pavaner, mais ils n’ont aucun pouvoir et nous on crève. »

« Va te cacher Trouillard ! » enchaîne un des exposants. « Ils n’en ont rien à foutre, de l’agriculture ! »
Partout dans les allées du Salon, on croise les saisissantes affiches et les tee-shirts noirs « Je suis éleveur, je meurs. » Ou encore « Je veux vivre de mon métier. » Réclamant des prix enfin rémunérateurs. La plupart de ces éleveurs ne demandent plus d’aides, mais des prix justes. Ils demandent juste de vivre.

« On a un système de distribution qui ne marche plus. L’Europe nous a tués », déclare un éleveur béarnais. « La grande distribution tire les prix vers le bas. Pourquoi l’État se mettrait-il à dos les grands groupes financiers qui crachent au bassinet lors des campagnes électorales ? »

Cette Union européenne « qui interdit à nos éleveurs de gagner leur vie, mais détaxe l’huile d’olive tunisienne »… comme l’a dénoncé Marion Maréchal-Le Pen dans un tweet tout récent. L’Union européenne accable nos agriculteurs de taxes et de normes (elle vient également d’interdire au groupe Intermarché d’acheter plus cher leur viande aux éleveurs français), mais a décidé de détaxer 70 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne. « Nous voulons que la Tunisie réussisse et nous devons l’aider avec des mesures concrètes qui stimulent immédiatement son économie », a déclaré le rapporteur de la proposition au Parlement européen Marielle de Sarnez. Et vive la préférence étrangère !

Caroline Parmentier

Hollande sous les bouses

29/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8556)

Samedi, au Salon de l’Agriculture, le chef de l’État a été injurié, sifflé, malmené, bousculé et, sans la centaine de gardes du corps qui l’entouraient, il est à craindre qu’il eût été lynché. Il a feint de n’avoir entendu que des « cris de détresse, de souffrance », là où il y avait de la haine et du désespoir. Parmi les insultes les plus aimables : « Pourri ! », « Bon à rien ! » « Connard ! », tout en demandant sa « démission » et en lançant « Nous ne sommes pas des migrants. » On ne saurait se réjouir de voir ainsi injurié celui qui, aux yeux de l’étranger, représente la France.

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Mais à qui la faute ? Les promesses non tenues engendrent d’abord la déception puis la colère, enfin la violence, verbale, physique : nous y sommes. Les agriculteurs sont gens d’ordinaire paisibles, qui ne demandent qu’à vivre du travail de la terre, de l’élevage, de la traite laitière, pour nourrir le pays et au-delà. Ils savent que ce rude labeur n’assure pas la fortune, ils ne la demandent pas non plus, seulement d’être rémunérés équitablement pour leur labeur.

Élu de la Corrèze, le candidat Hollande avait promis, dans ses 60 engagements, de « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité dans le cadre de la révision de la politique agricole commune ». Il en avait même fait sa « priorité ». Avez-vous remarqué qu’il n’a d’ailleurs que des priorités : la jeunesse, l’école, la résorption du chômage, la lutte contre le terrorisme, etc. ?
N’avoir que des priorités, c’est n’en honorer aucune. Il est vrai que ce démagogue ne peut dire à aucune catégorie sociale qu’il se moque de leurs revendications ou que, pour lui, elles sont secondaires. Pour ce qui est de l’agriculture, la réalité est aux antipodes de sa promesse : il a accepté que le budget 2014-2020 arrêté lors du Conseil européen du 8 février 2013 décide une baisse des crédits attribués à la politique agricole commune, son enveloppe passe de 420,7 milliards d’euros (2007-2013) à 373,2 milliards.
Il s’était engagé aussi à « réorganiser les rapports de force entre producteurs et grande distribution », c’est ce qu’il vient de promettre à nouveau au Salon de l’Agriculture, preuve qu’il ne s’en était pas soucié jusqu’ici.

Il ne propose que quelques mesures cosmétiques qui ne sont pas à la hauteur de la situation et ne peuvent sauver le monde paysan du désastre, de la faillite et du désespoir. Mais il ne peut guère faire autrement, ligoté qu’il est par le carcan de Bruxelles, dont le libéralisme exige une « concurrence libre et non faussée ».
Ainsi l’été dernier, à la suite de tables rondes organisées par le gouvernement, une convention avait abouti à la revalorisation du prix du lait à 0,34 euro et celui du kilo de porc à 1,40 euro, mais la Commission de Bruxelles a ouvert une enquête, cet accord allant à l’encontre de la libre concurrence. De même, il n’est pas question de revenir à la politique des quotas laitiers qui empêche la dégringolade des prix, peu importe au très libéral commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan, que les producteurs soient obligés de travailler à perte sans pouvoir se servir un modeste salaire.

Pour sauver nos agriculteurs et notre pays, il faut plus que jamais en finir avec cette Europe-là !

Guy Rouvrais

Le salon de l’agriculture sous haute tension

29/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce samedi avait lieu l’ouverture du salon de l’agriculture porte de Versailles. Une fois n’est pas coutume le président de la République a été chahuté lors de cette sortie publique. Les paysans qui traversent une crise sans précédent ont hué et insulté François Hollande qui est pourtant venu à l’aube dans l’espoir d’éviter une foule mue par l’animosité. Un exposant a tenté d’atteindre le président avec une bouse vache tandis que d’autres criaient « Fumier ! On n’est pas des migrants ! Bon à rien ! »

Des stands détruits par les exposants
Au fur et à mesure de la progression du président dans les allées la tension montait et forcément elle s’est traduite physiquement. 130 exploitants de la branche francilienne du syndicat de la FNSEA ont réduit à néant le stand du ministère de l’Agriculture entraînant une intervention musclée des CRS. Un stand du groupe Bigard a aussi subi l’ire des éleveurs qui, outre l’État, accuse la grande distribution.
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Hollande hué et insulté au salon de l’agriculture

27/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande a été copieusement hué lors de sa visite au salon de l’agriculture. Comme quoi le bon sens paysan n’est pas mort… Parmi les « voyou ! », « démission ! », « dégage ! », « connard ! », cette réflexion d’un agriculteur : « Il s’en fout complètement de nous. On n’est pas des migrants », qui résume bien la politique actuelle.



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