Tag Archives: Saint-Nazaire

Un CGtiste refuse de serrer la main de Hollande et lui fait la leçon

13/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Un militant de la CGT refuse de serrer la main à François Hollande lors de sa visite sur les Chantiers de Saint-Nazaire par solidarité avec les ouvriers d’Air France. Il le morigène sur le situation de l’emploi et des relations sociales; le président écoute sa leçon en bon petit élève appliqué… Au moins n’a eut-ton pas droit à un « Casse-toi pauv’ con »

Crédit photo : Germán Saavedra Rojas via Flickr (CC) = TGV Trenes


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STX : notre secteur naval est aussi menacé

STX : notre secteur naval est aussi menacé

Par Aymeric Chauprade. Source : Realpolitik.tv Le 12 décembre dernier, le ministre des Finances, M. Michel Sapin, évoquait l’intérêt du chantier italien étatique Fincantieri pour STX-France, les anciens Chantiers de l’Atlantique. Depuis, plusieurs articles de presse – Les Échos, le site spécialisé Mer & marine, etc – ont repris l’information. Si cet intérêt italien pour STX-France n’est en rien surprenant, en revanche, la réaction des pouvoirs publics français fait craindre un abandon pur et simple d’un joyau industriel français. Un abandon qui n’aurait rien de surprenant de la part de l’actuel gouvernement : le secteur aéronautique a été bradé en 2000 lorsque le gouvernement Jospin a octroyé 50% du capital d’EADS alors que les Allemands – en quasi banqueroute – en demandaient seulement 30% ; le secteur terrestre l’est depuis la loi Macron avec le projet Kant qui livrera Nexter aux appétits de Krauss-Maffei Wegmann avec les mêmes conséquences que pour EADS : opacité de la gouvernance, délocalisation et destruction des emplois et conduite des programmes désastreuse (voir l’A400M, le NH-90 et le Tigre) ; est-ce désormais le tour du secteur naval d’être livré aux Italiens de Fincantieri ou aux appétits d’un Daewoo ? Les déclarations de M. Sapin et les silences de l’Administration de Bercy (APE, Trésor, budget) le laissent penser.

Plus récemment, il est évoqué à mots couverts dans les milieux de la défense et les cercles industriels une possible alliance entre DCNS et Fincantieri soit disant afin d’éviter des concurrences sur les marchés français et export. Alliance censée faire passer cette opération pour un progrès de l’Europe de la Défense.

STX-France doit redevenir les Chantiers de l’Atlantique, c’est-à-dire une société française à capitaux français, basée en France (Saint-Nazaire, Lanester) et concevoir des bâtiments en France. Les raisons en sont simples : STX France, outre son activité civile (croisières, offshore), est une entreprise stratégique : elle est un partenaire de la Marine nationale non seulement pour ses BPC, mais également pour ses futurs programmes-clés : ravitailleurs (4 unités du programme FlotLog) et frégates de surveillance NG destinées à la protection de nos DOM-TOM ; ses produits ont ensuite un impact sur notre diplomatie de défense. Le BPC est ainsi un enjeu des relations franco-russes et peut le devenir pour nos relations avec l’Inde (projet de 4 unités), le Brésil (projet également de 4 unités), le Chili, la Malaisie, etc. Au-delà de l’outil industriel exceptionnel, STX-France est un actif de souveraineté pour notre marine et notre diplomatie de défense.

Des solutions nationales existent pour préserver ce fleuron : reprise de STX France par un investisseur privé (comme le groupe Privinvest déjà actionnaire actif des CMN qui est candidat comme un article de presse l’a révélé) et alliance entre STX-CMN et DCNS sur le segment des bâtiments de surface (des intercepteurs aux BPC). Toute autre solution que nationale serait de la forfaiture pure et simple.

Aymeric Chauprade
Géopolitologue, député européen

Crédit photo : oliviermartins via Flickr (cc)


Manifestation nationale le 7 septembre à 13h en faveur des navires Mistral vendus à la Russie

Manifestation nationale le 7 septembre à 13h en faveur des navires Mistral vendus à la Russie

07/09/2014 – SAINT-NAZAIRE (NOVOpress)
Soutenant la vente des deux frégates Mistral construites dans les chantiers navals de Saint-Nazaire à la Russie, le comité citoyen « Mistral, gagnons ! » organise ce dimanche 7 septembre une manifestation contre le diktat américain qui impose de ne pas livrer les navires Mistral commandés par la Russie.

Les enjeux sont capitaux : l’emploi dans notre pays, la santé de notre industrie, la paix en Europe (les USA poussent clairement la France contre la Russie), la défense des intérêts Français, l’indépendance politique et la voix de la France dans le monde sont quelques-unes des raisons à manifester ce jour-là contre le pouvoir socialiste complice.

Souvent dans l’Histoire les révoltes citoyennes sont parties des marins toujours réactifs sur les questions sociales et internationales. La question des Mitral doit marquer le début de la libération de la France de cette vassalisation américaine devenue néfaste pour le pays.

Rendez-vous dimanche 7 septembre, à 13 heures, sur le Quai de Penhoet à Saint-Nazaire. Plus d’informations sur le site : www.mistralgagnons.fr

Mobilisation nationale le 7 septembre en faveur des navires Mistral vendus à la Russie

Mobilisation nationale le 7 septembre en faveur des navires Mistral vendus à la Russie

02/09/2014 – SAINT-NAZAIRE (NOVOpress)
Soutenant la vente des deux frégates Mistral construites dans les chantiers navals de Saint-Nazaire à la Russie, le comité citoyen « Mistral, gagnons ! » organise le 7 septembre une manifestation contre le diktat américain qui impose de ne pas livrer les navires Mistral commandés par la Russie.

Les enjeux sont capitaux : l’emploi dans notre pays, la santé de notre industrie, la paix en Europe (les USA poussent clairement la France contre la Russie), la défense des intérêts Français, l’indépendance politique et la voix de la France dans le monde sont quelques-unes des raisons à manifester ce jour-là contre le pouvoir socialiste complice.

Souvent dans l’Histoire les révoltes citoyennes sont parties des marins toujours réactifs sur les questions sociales et internationales. La question des Mitral doit marquer le début de la libération de la France de cette vassalisation américaine devenue néfaste pour le pays.

Rendez-vous dimanche 7 septembre, à 13 heures, sur le Quai de Penhoet à Saint-Nazaire. Plus d’informations sur le site : www.mistralgagnons.fr

Saint-Nazaire : mise en cale du premier BPC Russe Mistral

Saint-Nazaire : mise en cale du premier BPC Russe Mistral

02/01/2013 – 18h00
SAINt-NAZAIRE (NOVOPress) – La cérémonie de mise en cale sèche du premier des deux Bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral commandés par la Russie se tiendra aujourd’hui même, vendredi 1er février 2013, aux chantiers navals de Saint-Nazaire, a annoncé un responsable du Groupe unifié de construction navale russe (OSK).

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Base sous-marine de Saint-Nazaire : la visite évite les sujets qui fâchent…

Base sous-marine de Saint-Nazaire : la visite évite les sujets qui fâchent…

26/08/2012 – 13h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress BREIZH) –  Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine propose jusqu’au 24 août une visite de la base sous-marine de Saint Nazaire (ci-dessus) dont les travaux ont commencé en février 1941. Les passionnés de la Seconde Guerre mondiale et de la bataille de l’Atlantique seront déçus car l’établissement public local a bien briefé ses guides : pas question de concentrer les commentaires sur cette période. Il s’agit surtout d’évoquer l’histoire de la « reconquête » urbaine de l’édifice après 1945 ! La visite plonge vite dans quelques réalisations d’art contemporain, sans intérêt et hors sujet, installées sur le toit de la base sous-marine.
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Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

Saint–Nazaire : la navale durement touchée par le chômage partiel

31/03/2012 – 17h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Neuf mille jours de chômage partiel vont toucher les salariés des chantiers navals STX de Saint-Nazaire en mai et juin : l’annonce en a été faite jeudi dernier au comité d’entreprise. Une mesure entraînée par le creux de charge que l’entreprise va subir d’ici à la fin de cette année suite au faible nombre de commandes enregistrées en 2011.

« Nous sommes en sous-charge depuis début 2012 (et) les redéploiements auxquels nous procédions déjà en interne ne vont plus suffire pour compenser le creux ». Dans une déclaration faite jeudi à l’AFP le directeur des ressources humaines de STX Christophe Mabit a expliqué les raisons de cette mesure qui va toucher directement 550 salariés des chantiers navals nazairiens. « Le ‘pic de sous-charge’ devrait être atteint en août et la remontée de charge se fera très progressivement à partir de septembre, avec un retour à la normale prévu début 2013 », a précisé le DRH, qui explique « qu’entre la signature d’une commande et l’arrivée de sa charge aux ateliers de fabrication, il s’écoule une année ».

Selon la CGT ce sont les ateliers de production qui seront les plus touchés. Cela concernera près de 550 salariés avec un total de 7.400 jours de chômage en deux mois, ce qui représente une moyenne de 13 jours (soit 1,5 jour par semaine) par salarié concerné. Les autres secteurs touchés sont ceux de l’armement – environ 1 000 jours, de la technique – environ 400 jours et enfin celui de l’établissement – environ 200 jours. L’an passé, 2.386 jours de chômage partiel avaient été programmés par la direction des chantiers navals pour les quatre derniers mois de l’année.

Dernier grand chantier naval établi en France, STX France est détenu pour les deux tiers par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et pour un tiers par l’Etat français. L’entreprise doit livrer en mai 2012 un paquebot de plus de dix-sept cents cabines pour l’italien MSC, et un autre – initialement commandé par la Lybie de Kadhafi et repris par MSC – pour mai 2013. Un paquebot de grand luxe, d’une capacité de cinq cents passagers doit être livré au printemps 2013 à l’armateur allemand Hapag Lloyd croisières. Sont également programmés la construction, pour la Russie, de deux navires porte-hélicoptères de type BPC, et, pour le compte de l’armateur américain Viking Ocean Cruises de deux navires de croisière de luxe d’une capacité de huit cents passagers.

Photo : Le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Mistral. Crédit photo : Yannick Le Bris, licence cc.
Les bateaux-prisons, un marché d'avenir pour Saint-Nazaire ?

Les bateaux-prisons, un marché d’avenir pour Saint-Nazaire ?

07/02/2012 – 16H30
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – Leader des paquebots, le chantier naval de Saint-Nazaire (photo) veut rechercher de nouveaux marchés pour sécuriser son carnet de commandes. La forte augmentation du nombre de détenus ou « retenus », en partie liée à l’immigration illégale, pourrait à terme lui ouvrir de nouvelles perspectives.

Alain Castaing, qui vient d’être nommé à la tête du chantier naval STX de Saint- Nazaire, a une mission difficile : regarnir le carnet de commande. L’entreprise est leader mondial des paquebots de croisière. Ce marché a assuré pendant des années sa prospérité et celui de ses sous-traitants. Mais les croisiéristes ont réduit leurs investissements et la mésaventure du Costa Concordia (qui n’a pas été construit à Saint-Nazaire) n’est pas de nature à les redynamiser.

La situation n’est pas alarmante dans l’immédiat : trois paquebots sont en construction et deux en commande. Mais pour mieux assurer l’avenir, Alain Castaing a annoncé son intention d’explorer d’autres marchés. La commande de deux navires de commandement pour la Russie est un bon début. Le patron des chantiers affiche son intérêt pour l’éolien offshore. C’est une autre affaire. Les éoliennes ne sont pas du cousu main comme les paquebots. Les concurrents sont nombreux et il est à craindre que la bataille se livre sur les prix plus que sur la technicité.

Le chantier aurait tout intérêt à explorer des marchés totalement neufs où ses compétences de pointe seraient irremplaçables. Le plus prometteur pourrait être celui des bateaux-prisons. Il manque à la France au moins 20.000 places de prison pour loger décemment ses condamnés, et beaucoup plus si toutes les peines prononcées étaient réellement exécutées. Or construire de nouvelles prisons demande beaucoup de temps : comme personne ne veut avoir une prison au bout de son jardin, les riverains multiplient les recours. Les prisons flottantes limiteraient ce problème.

Elles ne sont pas une nouveauté ; « Now a prison ship lies waiting in the bay », dit une vieille ballade irlandaise chantée par les Dubliners. Cependant, elles ont très mauvaise presse, car historiquement ce sont en général des solutions d’urgence utilisées pour faire face à des besoins carcéraux soudains, surtout en temps de guerre. Un grand nombre de pays maritimes y ont eu recours à un moment où à un autre de leur histoire : Grande-Bretagne, États-Unis, Allemagne, Espagne, Canada, Argentine, Chili… Les bateaux utilisés sont souvent des navires militaires réformés, comme le HMS Maidstone où les militants de l’IRA étaient détenus sans jugement dans les années 1970, ou de vieux paquebots transformés. Plus récemment, cependant, on a vu des navires construits expressément pour cet usage comme le HMS Weare au Royaume-Uni, le Vernon C. Bain aux États-Unis ou le Bibby Kalmar aux Pays-Bas.

Les navires de transport carcéral pourraient aussi devenir un jour une solution logique pour les expulsions d’immigrants illégaux, afin de réduire leur coût colossal, évoqué par un rapport de la Cour des comptes en 2009.

Bien entendu, des bateaux prisons modernes feraient appel à beaucoup des techniques mises en œuvre pour les grands paquebots et parfaitement maîtrisées par les chantiers de Saint-Nazaire, notamment pour la sécurité et les transmissions.