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Robert Chardon, un retour qui soulève bien des questions

11/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Celui qui appelait à interdire le culte musulman en France est de retour après une disparition d’un vingtaine de jours. Robert Chardon entend bien assumer ses responsabilités municipales, malgré les pression d’une partie de son équipe et de celles de son parti. Mais la confusion règne quant à ses propos sur l’islam. A-t-il écrit la lettre de repentance qui aéré diffusée aux venellois ?

Robert Chardon est de retour après une absence qui a suscité les plus vives inquiétudes. Il a été vu sur un marché de Venelles et a repris ses fonctions à la mairie, a détaillé le journal « La Provence » du 10 juin. L’article mentionne les pressions que subit le maire pour quitter ses fonctions, ce qu’il n’entend pas faire. Par ailleurs, dans un courrier à ses administrés, à en-tête de la municipalité, il revient sur son état de santé, sa disparition et ses propos sur l’islam. Il y explique ainsi la gravité de son état de santé et sa volonté de se faire soigner dans un « dans une sphère totalement privée ». Revenant sur ses fameux tweets appelant à interdire le culte musulman, il affirme

Ma volonté n’était de tenir des propos ni xénophobes, ni islamophobes. […] Il me semble indispensable et légitime de présenter ici mes excuses à tous ceux qui ont souffert, de près ou de loin, à la suite de l’expression de ces propos.

Il les justifie par un « épisode aigu et transitoire d’exaltation d’humeur » dû à la lourdeur de son traitement et explique que

Dans ce contexte, j’ai fait l’objet d’une hospitalisation à l’Hôpital Général d’Aix. Cette hospitalisation n’a, à aucun moment, été faite sous contrainte.

Et conclut en prenant

l’engagement vis-à-vis de vous [administrés de Venelles, NDLR] de ne plus évoquer publiquement les sujets concernés par mes propos sur les réseaux sociaux lors de ce week-end.

Bref, ce courrier accrédite de la plume de l’intéressé la thèse du dérangement mental, il demande pardon et dit qu’il ne le fera plus. Tout est bien qui finit bien au pays du politiquement correct ?
Sans doute, sans doute. Quelques questions demeurent pourtant :

• L’article de la Provence indique que la rédaction a joint Robert Chardon au téléphone la veille de la publication. Le maire, nous citons nos confrères « affirme ne pas avoir “entendu parler de ces bruits-là” (la lettre et la réunion, NDLR ». Diantre, il n’a pas entendu parler de la lettre qu’il aurait écrite ? Soit il n’est vraiment pas bien, soit il y a baleine sous gravillon.

• Le coup de folie passager qui justifie son appel à l’interdiction du culte musulman cadre assez mal avec les propos constants, posés et argumentés tenus par Chardon à l’époque. Il expliquait alors être traité pour une grave maladie et que c’est au cours de ce traitement qu’il « avait pris le temps de réfléchir ». Réitérant son souhait d’interdire le culte musulman en France au micro d’Europe 1, il avait aussi expliqué qu’il fallait pour ce faire modifier la Constitution et fait appel à Nicolas Sarkozy.

• Lorsque Robert Chardon écrit dans son (?) courrier que son « hospitalisation n’a, à aucun moment, été faite sous contrainte », cela vient aussi à l’encontre des informations qui avaient circulé à l’époque. L’AFP avait alors appris « d’une source proche du dossier » que « cette demande d’hospitalisation a été formulée par “un tiers compte tenu de l’incohérence de ses propos”. »

• En passant, le courrier ne nous explique pas pourquoi tous les réseaux sociaux du maire ont été fermés après son internement, ni par qui.

• Enfin, les deux courriers postés sur le site de la mairie de Venelles (le courrier aux habitants et le communiqué de presse annonçant le précédent) portent des signatures différentes. Ressemblantes, certes, mais pas identiques. Un détail, bien sûr, mais qui s’ajoute à tant d’autres.

Voudrait-on une fois de plus nous faire prendre des vessies pour des lanternes ? Devant ce véritable exercice d’autocritique à la soviétique, on reste perplexe.
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Disparition de Robert Chardon : Francis Gruzelle saisit la justice

25/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Toujours sans nouvelles du maire de Venelles, notre confrère Francis Gruzelle, éditorialiste sur ripostelaique.com, a déposé un avis de signalement de disparition de personne.

Injoignable à sa mairie ou son domicile, introuvable dans les hôpitaux de la région, comptes Facebook et Twitter fermés, Robert Chardon semble avoir été « rayé de la carte » depuis ses déclarations-choc sur la nécessite d’interdire le culte musulman en France. Aux dernières nouvelles, il avait été interné en hôpital psychiatrique après ses déclarations, mais nul ne sait dans quel établissement le maire a été placé.

Devant l’impossibilité de joindre le maire de Venelles ou même de trouver trace de lui, Francis Gruzelle a déposé un signalement de disparition de personne à Madame le Procureur de la République Dominique Moyal près le Tribunal de Grande Instance d’Aix-en-Provence.
Espérons que cette démarche officielle sera suivie d’effet.

Crédit photo : Robert Chardon, le 24 juillet 2012


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Quelqu’un a-t-il des nouvelles de Robert Chardon, le maire qui veut interdire l’islam en France ?

20/05/2015 – FRANCE (NOVOpress via Le Salon beige)
On apprenait il y a quelques jours que le maire UMP de Venelles, Bouches-du-Rhône, avait été frappé sur Twitter d’une sorte de « délire paranoïaque » en prescrivant l’interdiction du culte musulman en France, et que dans la foulée, il aurait été « interné d’office » (certains médias ont dit plutôt « hospitalisé »), et exclu ipso facto de l’UMP. Depuis, silence radio.

François Falcon revient sur cette affaire sur Boulevard Voltaire, et s’étonne surtout du black out des journaux français, qu’il juge inquiétant :

Constatant que nombre de commentateurs soutenaient sa provocation, les journaux qui avaient relayé l’information de son internement pour islamophobie sans sourciller ont ensuite observé un blackout complet.

L’Affaire a cependant fait réagir bien au-delà de nos frontières et l’imprudent Robert Chardon a eu les honneurs du Welt en Allemagne, du Independent en Grande-Bretagne et même du Times of India. À croire que son propos a réveillé un puissant désir refoulé. Les réseaux sociaux sont également en alerte depuis quatre jours, ce qui rend le silence des médias français d’autant plus étrange, voire très inquiétant.

Inquiétant tout d’abord parce que la nouvelle de l’internement forcé d’un élu sur le motif d’un simple tweet dérangeant, nouvelle qui a tenu pendant plusieurs jours de version officielle, aurait dû susciter un immense bruit au pays des droits de l’homme et des Charlie autoproclamés. Ce type de méthode était pratiquée en Russie à l’époque soviétique, mais sous Poutine, de tels abus de pouvoir ne se produisent plus. C’est une méthode de régime totalitaire, ni plus ni moins.

Les officiels en ont, semble-t-il, pris conscience et ont légèrement rétropédalé : d’après le sous-préfet d’Aix, Robert Chardon aurait en réalité été interné dans le cadre des soins qu’il subit depuis quelques semaines et non pas en raison de ses propos. Le problème, c’est que Robert Chardon est soigné pour un cancer de la bouche, lequel n’est généralement pas traité dans les hôpitaux psychiatriques et que l’on ne voit pas bien ce que le sous-préfet, représentant du ministre de l’Intérieur, vient faire dans ce dossier médical.

Sans doute est-il encore trop tôt pour s’alarmer et l’on n’ose imaginer un seul instant que la République qui se réclame de ces droits de l’homme issus de l’habeas corpus britannique de 1679 en soit réduite à employer des méthodes de monarque absolu, en l’occurrence la méthode des lettres de cachet, les cachets chimiques en sus.

Pour rassurer ceux qui s’inquiètent de son sort et qui craignent que l’on soit en train de soigner l’élu de sorte que ses propos deviennent réellement incohérents, le mieux serait simplement de le présenter au public, libre de ses mouvements et de ses paroles et dans l’état où il se trouvait jeudi soir, la dernière fois qu’il s’est entretenu par téléphone avec un journaliste.