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La presse se déchaîne sur Michel Onfray

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)

En novembre 2015 le philosophe avait fermé son compte Twitter en déclarant : « commenter les commentaires, ça ne m’intéresse pas ». Pour la sortie de son nouveau livre Penser l’islam disponible dès demain, la presse a quasiment unanimement critiqué l’hédoniste dont la figure d’homme de gauche est de plus en plus remise en question. Daniel Lindenberg lui reproche dans le point d’utiliser la victimisation comme stratégie de valorisation, Le Figaro le juge « pétri de contradictions » et Challenge pousse la déraison en osant la comparaison avec Cyril Hanouna. Michel Onfray qui s’était offert jusqu’alors une diète médiatique doit s’attendre à une promo difficile. Décidément certains sujets semblent vraiment inabordables.

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

Vu de gauche : revue de presse septembre/octobre 2014

03/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans le droit fil des travaux entrepris par le Grece pendant plusieurs décennies, il nous semble toujours aussi important d’envisager le réel sans œillères idéologiques. Notre vision du monde doit pouvoir se nourrir de positions en apparence antagonistes et s’affiner en se confrontant à elles. C’est un fait : les questions de fond ont déserté l’arène politique. Loin des (trop) superficielles querelles politiciennes, qui emploient le plus souvent l’invective et la reductio ad hitlerum (y compris dans notre propre famille), nous tranchons pour un travail des idées dans la sérénité et le sérieux. Ce travail d’actualisation des concepts et analyses qui sont nôtres a pour principal souci de pouvoir s’inscrire dans le réel. Nous rejetterons donc, autant que faire se peut, les réflexions absconses et les jargons en tous genres. Le crayon en main, disséquant et annotant, mâchonnant et méditant, nous préparons les victoires sémantiques, idéologiques et politiques de demain.

Chaque mois, Novopress vous propose une courte synthèse du meilleur et du pire de la presse de gauche. Pas la gauche caviar, amie de la finance, façon Nouvel Obs. Pas la gauche Beaubourg ou Télérama. Bienvenue dans cette gauche où soufflent encore l’espérance révolutionnaire et la défense d’un peuple encore vivant. Bonne découverte de ses richesses… et de ses contradictions.

Revue de presse réalisée par Pierre Saint-Servant


Modernité et critique technologique, la ligne de crête

revue-decroissanceC’est une contradiction qui nous tiraille tous. Comment maintenir les valeurs traditionnelles – c’est-à-dire celles qui ne passent pas – tout en ne négligeant pas les outils modernes qui ont remplacé les anciens moyens de communication ? L’archéo-futurisme répondrait Guillaume Faye ? Ce n’est pas sans risque. Nous marchons en tout cas sur une ligne de crête, et les occasions de chute sont nombreuses. Le dossier principal de La Décroissance du mois d’octobre est consacré à « La fuite du réel ». Et le courrier des lecteurs apporte le témoignage d’un professeur de lettres classiques confronté à l’invasion high-tech au sein de l’Education nationale : « Le message qui m’y fut délivré est simple : tout à l’ordi. Tout à l’ordi, comme on dit tout à l’égout ». Et cette grande course suicidaire n’est pas que l’œuvre de naïfs, toujours assez bêtes pour penser que le nouveau est nécessairement bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la destruction méthodique des savoirs, le refus de la transmission et la rupture de tout lien historico-civilisationnel servent tout à fait un double objectif de l’oligarchie. D’une part l’arraisonnement-abêtissement-fragilisation des masses, incapables de réagir et de se prendre en main ; et d’autre part l’augmentation de la consommation par compensation d’une détresse psychologique et sociale de plus en plus vive.

L’Université et les pédagogues à l’assaut de la transmission historique

Il y a une crise de la transmission en France. Tous les adeptes cinglés de la « déconstruction » ont sapé en quelques décennies post soixante-huitardes le patient travail de plusieurs siècles. François-Xavier Bellamy, normalien et professeur de philosophie, en a fait une description aussi précise qu’envolée dans un essai percutant Les déshérités. Le Français moyen mesure tout à fait cette réalité. Le bac désormais bradé, les adolescents très largement analphabètes bien qu’à des degrés divers, l’amnésie générale quant à une large part de l’histoire et des valeurs européennes. Pour certains pédagogues pédagogisants, cela n’est pourtant pas suffisant. Selon eux, nous assistons au grand retour des heures les plus sombres de notre histoire, portées par d’affreux historiens réactionnaires. Dimitri Casali, qui lutte depuis des années contre l’épuration des manuels scolaires, est leur bouc-émissaire favori. L’entretien publié dans CQFD n° 125 (octobre 2014) sous le titre : « Histoire, il faut prôner le désordre » est édifiant. Trois partisans du désordre dénoncent ainsi « le roman national édifiant, basé sur un continuum identitaire » et appellent de leur vœux des programmes « qui croisent l’histoire sociale, l’histoire par en bas, le genre, l’histoire connectée, l’immigration, les circulations ». Du Peillon chimiquement pur, rehaussé par Najat ! Vous vous demandez encore à quoi tient le succès des écoles hors contrats ?

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