Tag Archives: révolutions arabes

En Syrie, la trêve de l’Aïd aura été de courte durée

En Syrie, la trêve de l’Aïd aura été de courte durée

29/10/2012 — 16h00
PARIS (NOVOpress/Bulletin de Réinformation) —
Mercredi dernier, le médiateur mandaté par l’ONU, Lakhdar Brahimi (photo), annonçait qu’il avait obtenu du régime syrien comme de ses opposants une trêve à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd Al‑Adha. Celle‑ci devait commencer vendredi et durer quatre jours. Elle n’aura finalement duré que quelques heures.

Qui y a mis fin ?

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"Panorama Géopolitique des Révolutions Arabes" - Sur Méridien Zéro ce soir 8 janvier

« Panorama Géopolitique des Révolutions Arabes » – Sur Méridien Zéro ce soir 8 janvier

Ce dimanche 8 janvier 2012 (23h à 0h30) le thème principal de l’émission de la webradio Méridien Zéro sera « Panorama Géopolitique des Révolutions Arabes ». Avec Jacques Borde, historien et journaliste, spécialiste de la géopolitique du monde arabo-musulman.

[box class= »warning »]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

"Panorama Géopolitique des Révolutions Arabes" - Sur Méridien Zéro ce soir 8 janvier

Les islamistes en tête des législatives égyptiennes

Les islamistes en tête des législatives égyptiennes

30/11/11 – 12h50
LE CAIRE (NOVOpress)
– Le vrai visage des « révolutions arabes », aveuglément soutenues par les pays occidentaux, semble définitivement être l’islamisme et la Charia.
En effet, après la Tunisie et la Libye, c’est au tour de l’Egypte d’être en passe de tomber sous le contrôle de l’islamisme radical et non pas « modéré » comme le répètent les médias notamment français pour minimiser la gravité de la situation.

En effet, d’après les premières estimations à la sortie des urnes, les partis « Liberté et Justice » (PLJ, issu des Frères musulmans) et Al-Nour (fondamentalistes musulmans, salafistes) arrivent en tête du premier tour des législatives égyptiennes.

Ces mouvements radicaux sont en tête dans six gouvernorats sur les neuf concernés par le premier tour.

Les élections sont organisées jusqu’au 11 janvier pour l’élection de l’Assemblée du peuple (députés) et jusqu’au 11 mars pour celle de la Choura (chambre haute).

Crédit photo : Elazhar via Flickr, licence CC.

L'Afrique Réelle N°23 - Novembre 2011 : Il n'y a pas eu de printemps arabe

L’Afrique Réelle N°23 – Novembre 2011 : Il n’y a pas eu de printemps arabe

 

Editorial de Bernard Lugan

Cinq grands enseignements peuvent être tirés des élections tunisiennes :

1) Ce vote montre que la Tunisie est coupée en deux puisque les islamistes et leurs alliés totalisent environ 50% des suffrages. Face à eux, les 50% de « laïcs » sont divisés. Les islamistes sont donc les maîtres du jeu.

2) Ce résultat constitue rejet de la greffe occidentale tentée il y a plus d’un demi-siècle par Bourguiba, ce qui montre que l’on ne va pas contre la nature profonde des peuples. L’on a en effet trop longtemps oublié que la Tunisie est un pays musulman, donc non laïc.

3) La laïcité tunisienne était en quelque sorte un luxe réservé à une élite occidentalisée vivant entre Paris et Tunis. Or, cette élite s’est tiré une balle dans le pied en renversant Ben Ali qui lui interdisait certes la plénitude de l’expression politique, mais qui, en revanche, lui permettait de vivre pleinement à l’européenne en pays musulman.

4) Ces élections auront fait bien des cocus, à commencer par les médias français tombés littéralement amoureux de la « révolution du jasmin », laquelle était tout, sauf une victoire de la démocratie et des droits de l’homme tels que leur esprit formaté se l’imaginait.

5) Les Tunisiens vivant en France ont majoritairement voté pour les islamistes, ce qui devrait faire réfléchir les irresponsables qui veulent accorder le droit de vote aux immigrés.

L'Afrique Réelle N°23 - Novembre 2011 : Il n'y a pas eu de printemps arabeEn Libye, où nous n’avons pas assisté à une révolution démocratique, mais à une guerre tribale et régionale dont ont finalement profité les islamistes, le nouveau régime portera une tare originelle. Celle d’avoir été mis au pouvoir grâce et par une intervention militaire de l’Occident immiscé sans raisons dans une guerre civile qui ne le concernait en rien. Comme les nouvelles autorités vont devoir effacer ce péché originel, elles vont immanquablement procéder à une surenchère islamiste à défaut d’être nationaliste car la Libye n’existe pas.

L’affaire libyenne est en définition un échec majeur, sauf pour les militaires français qui ont, une fois de plus, montré leur professionnalisme et leurs compétences, hélas mises au service d’une politique aberrante et qui va se retourner contre nous.

En Egypte, la révolution s’est faite en dehors du petit peuple des fellahs. Ce fut une révolte des citadins et des bourgeois, des privilégiés en somme, qui, comme en Tunisie, renversèrent un dictateur qui limitait leur expression politique et sans voir qu’ils se précipitaient dans un abîme.

On ne cesse de nous répéter qu’en Libye et en Tunisie, l’islam est « modéré ». Certes, mais par rapport à quoi ? A notre propre philosophie héritée des Lumières et fondée sur le contrat social ? La question n’a pas de sens car nous sommes dans deux systèmes de pensée totalement différents et irréductibles l’un à l’autre.

En définitive, le « printemps arabe », n’a existé que dans l’esprit simplificateur des journalistes comme nous l’expliquons dans ce numéro 23 de l’Afrique Réelle.

 

Sommaire

Actualité
-Il n’y a pas eu de “printemps arabe” en Afrique du Nord
– L’Algérie, un vaisseau fantôme au milieu des écueils

Dossier : pour en finir avec le mythe du “massacre” des Algériens à Paris le 17 octobre 1961
– L’état des connaissances
– Le “massacre” du 17 octobre 1961 : vérités et légendes
– Rapport sur les archives de la Préfecture de police

Violences confessionnelles en Egypte

Violences confessionnelles en Egypte

11/10/2011 – 10h00
LE CAIRE (NOVOpress) –
Au moins 24 chrétiens égyptiens ont été tués dimanche au soir, lors de la dispersion d’une manifestation de la communauté copte pour protester contre les violences dont elle fait l’objet depuis la fin de la révolution. Partie du quartier de Choubra, foyer cairote de la communauté, la marche avait pourtant débuté pacifiquement. Mais touchant à sa fin, elle a été brutalement interrompue par les militaires.

Des coups de feu à l’origine indéterminée se sont alors faits entendre et se sont intensifiés, l’armée a immédiatement réagi en lançant ses blindés sur la foule, ce qui a provoqué un véritable carnage. Selon des témoins sur place, on a ramassé plusieurs corps décapités ou écrasés sous le poids des blindés. Des perturbateurs auraient également infiltré le cortège, semant le trouble et accélérant l’éclatement des violences.

Les affrontements se sont poursuivis dans la plus grande confusion sans que l’on ne parvienne vraiment à identifier les protagonistes, de nombreux riverains y ayant pris part dans un camp ou dans l’autre. Le bilan de 24 morts pourrait être largement sous-évalué, l’armée a annoncé que 3 conscrits avaient perdu la vie. On dénombre également 200 blessées environ.

La communauté internationale, par la voie du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a immédiatement fait part de sa vive inquiétude et a appelé « les autorités de transition à garantir la protection des droits de l’homme et des libertés civiles pour les Egyptiens de toutes confessions ». Mais les pieuses incantations des dirigeants occidentaux, qui analysent ces révolutions arabes sous un angle un peu trop romantique, infléchissent mal les réalités du monde arabo-musulman, encore travaillé par l’intégrisme religieux et/ou les clivages tribaux.

Et l’approche des premières élections supposées libres dans ces pays peu accoutumés à la démocratie risquent fort d’aggraver les tensions. Ainsi, en Tunisie, des islamistes ont tenté ce même dimanche d’incendier le siège d’une chaîne de télévision privée après la diffusion du film Persépolis, lui reprochant de faire figurer une représentation de Dieu, ce qui est formellement proscrit par l’Islam.

Si les peuples arabes ont bien revendiqué davantage de liberté lors de ces révolutions, ils n’ont certainement pas plébiscité un modèle à l’occidental, empreint de laïcité et de multiculturalisme. Et si l’Egypte et la Tunisie, pays arabes relativement homogènes et occidentalisés, sont secoués par de tels troubles, on voit mal comment la Libye (et la Syrie ou le Yémen?), mosaïque de tribus pétries de traditionalisme, pourrait y échapper lors de sa transition démocratique. En Libye, les exactions perpétrées par les rebelles contre les populations noires ne sont sans doute qu’un début.

[box class= »info »] Photo : Église copte Saint Georges, Le Caire. Crédit Berthold Werner, licence CC. [/box]