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Charles Beigbeder

Charles Beigbeder : « La France souffre avant tout d’une haine de soi »

29/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « La France souffre avant tout d’une haine de soi » : c’est ce qu’explique, dans un entretien à Monde & Vie, l’entrepreneur Charles Beigbeder, qui revient le sens de son engagement en politique, hors des partis, car ceux-ci ne sont plus, selon lui, que des machines électorales au service de la conquête du pouvoir. Beigbeder, qui a fondé avec Charles Millon le « réseau participatif transpartisan d’action politique nommé l’Avant-Garde », destiné à regrouper « tous ceux qui partagent une même vision de la personne, de la famille et de la nation et sont désireux d’agir au service du bien commun de la France quelle que soit l’affiliation, ou non, à un parti politique », déclare aussi :

« Avant de subir les conséquences d’une immigration non maîtrisée, la France souffre avant tout d’une haine de soi, qui se traduit par un rejet intellectuel et affectif de son passé et par une vision dialectique de l’histoire consistant à opposer la Révolution à l’Ancien Régime, la République à la Chrétienté ou encore la laïcité à l’affirmation de la foi chrétienne. Pire, c’est la notion même de tradition qui est rejetée comme enfermant un peuple dans un carcan culturel qui limiterait à l’excès le choix des possibles.

« À l’issue du 18-Brumaire, Napoléon avait ainsi apostrophé les Français : “Citoyens, la Révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie.“ Malheureusement, il oubliait que l’esprit révolutionnaire induit une dynamique de renversement des traditions établies et de déconstruction des réalités charnelles, toujours à l’œuvre dans notre pays. La preuve en est lorsque Vincent Peillon affirme, dans un ouvrage au titre hautement évocateur La Révolution française n’est pas terminée, qu’après la Révolution politique, il faudrait mettre en œuvre une révolution spirituelle et morale qui cantonnerait définitivement la religion dans la sphère privée pour faire de la laïcité la matrice d’un nouveau “vivre ensemble”.

« C’est dans ce projet qui s’apparente à un génocide culturel que résident les prodromes d’une mort lente mais certaine de notre nation à laquelle heureusement je ne crois guère parce que les forces de vie et de transmission auront toujours le dessus. Il faut donc réconcilier les Français avec leur histoire pour qu’ils puissent s’élancer à pleins poumons dans le XXIe siècle et fassent aimer la France à tous ceux, qui, quelles que soient leurs origines, souffrent d’un déracinement qui les conduit à s’identifier exclusivement à d’autres formes d’attachement, faisant ainsi le lit du communautarisme. »

Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche - par Javier Portella

Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche – par Javier Portella

07/12/2014 – BUDAPEST (via Polémia)
Y a-t-il un modèle hongrois de résistance à l’ordre mondial ? Le point de vue de l’essayiste espagnol Javier Portella.


Face à la perte de toutes sortes de racines : culturelles, historiques, spirituelles, face à l’évanouissement de l’identité de nos peuples plongés dans la vulgarité de l’homme-masse – cet être à la fois individualiste et grégaire pour qui seules les questions immédiates comptent et seules les choses plaisantes importent –, la nation hongroise est en train de suivre un chemin profondément différent qui, depuis 2010, l’a conduite à s’écarter résolument de la voie libérale. Dans tous les domaines. Non seulement dans la sphère économique : dans les domaines culturel, spirituel, politique aussi.

Si le peuple magyar s’écarte du libéralisme, serait-ce pour renier la démocratie et tomber dans les griffes d’une dictature d’extrême droite, « fasciste » même, comme les oligarques de la Nouvelle Classe, bureaucrates de Bruxelles en tête, ont accusé les dirigeants hongrois ? C’est même d’un « nouveau Mussolini » que la presse anglo-saxonne a parlé à propos du premier ministre Viktor Orbán(1).

Non, la démocratie n’est pas du tout menacée en Hongrie. Aussi bien les libertés publiques que les règles du jeu démocratique sont parfaitement respectées par cette véritable « révolution conservatrice » (faisons un clin d’œil à la Konservative Revolution allemande des années 1920) dirigée par le Fidesz de Viktor Orbán, le parti qui, après avoir remporté avec une majorité absolue les élections de 2010 (52,73% des voix et deux tiers des sièges), a réussi à faire sortir la Hongrie de la débâcle où des années d’incurie socialiste l’avaient plongée. Dans la mesure où, loin de limiter les libertés publiques, c’est le pouvoir de la banque qui a été restreint, et, donc, sa capacité d’influencer les grands groupes médiatiques (nationalisation du Magyar Kereskedelmi Bank, MKB, avec achat de 99% de ses parts à la banque allemande Bayerische Landesbank), les règles de la pluralité démocratique se trouvent bien mieux respectées que sous la dictature de la pensée unique que la Nouvelle Classe financière et médiatique impose partout.

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Front national : On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs - par Javier Portella

Front national : On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs – par Javier Portella

02/09/2014 – PARIS (via Polémia)
Dans Boulevard Voltaire Nicolas Bonnal, favorable au Front national, explique qu’à tout prendre il ne faut pas souhaiter… sa victoire car les banques et le pouvoir américain dresseraient « un mur, plus haut et plus électrifié que le Mur de Berlin ». L’essayiste espagnol Ravier Portella ne partage pas ce point de vue. Pour lui « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs » et il faut accepter le principe d’un grand bouleversement. Au passage Portella rappelle que « toutes les révolutions que l’histoire a connues (qu’elles aient été vertueuses ou crapuleuses) se sont produites, d’abord, dans un seul pays qui, isolé, a dû faire face à des ennemis internes et externes ». Un texte à lire et à méditer. Polémia


Le 25 août – au lendemain de la Saint-Barthélemy, comme l’auteur le souligne avec intention– il est paru sur Boulevard Voltaire un article signé Nicolas Bonnal et intitulé « La victoire du Front national est-elle souhaitable ? » dont l’importance me paraît incontestable… même s’il me faut contester tout à fait ses conclusions.

Celles-ci mènent l’auteur, qui partage pourtant les vues du Front national, à souhaiter… sa défaite. Pour une seule raison : la crainte d’effaroucher nos puissants ennemis – les banques et le pouvoir américain –, qui dresseraient « un mur, dit-il, plus haut et plus électrifié que le Mur de Berlin » afin d’empêcher les bouleversements de politique, d’économie et de société qu’entraînerait la victoire du Front si celui-ci était conséquent, bien entendu, avec lui-même.

A suivre un tel raisonnement, nous sombrerions alors dans la paralysie la plus complète – pire : dans la servitude volontaire – jusqu’à la fin des temps. Ce n’est pas là l’intérêt de l’article. C’est dans ses prémisses.

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[Tribune libre] Nous sommes des briseurs de formules ! - par Guillaume le Carbonnel

[Tribune libre] Nous sommes des briseurs de formules ! – par Guillaume le Carbonnel

01/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Nous vivons une époque formidable. Se déroule devant nos yeux une période intense de recomposition idéologique, un carrefour où se rencontrent et s’entrechoquent toutes les positions intellectuelles et politiques confrontées au turbocapitalisme que nous subissons aujourd’hui de plein fouet. Alors que « gauche » et droite » apparaissent plus que jamais comme sœurs siamoises du monstre libéral, on nous annonce des lois sur la croissance comme autant de danses de la pluie pour invoquer le dieu développement. L’écotartuffe Noël Mamère en appelle à Jacques Ellul (photo) et Bernard Charbonneau, et l’oligarchie ploutocratique, déjà gangrenée par le luxe et l’oisiveté pour reprendre les termes d’Emile Massard, nous assure que l’Afrique est le marché du futur pour l’Europe. Le capital ayant pressé le citron européen à son paroxysme se tourne aujourd’hui vers les derniers dissidents de la société de consommation.

Parallèlement, une « gauche » critique, qui se veut de plus en plus radicale, commence à émerger et lance d’intéressantes pistes de contre-société dans les domaines sociaux, politiques et culturelles.

L’excellent mensuel Politis a récemment consacré un dossier sur le thème travail / temps libre empruntant certaines analyses d’André Gorz.

Les expériences menées au cœur de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes sont d’un intérêt majeur pour qui s’intéresse aux contre-sociétés et aux projets d’après développement. De nombreuses tentatives d’autogestion et de vie en autonomie sont mises en place au sein de communautés spontanées. Il existe au sein de cette mouvante radicale tout un tas de collectifs, groupes associatifs ou réseaux d’entraides et d’échanges qui pensent et organisent leur sortie du capitalisme. La nébuleuse de la décroissance est sans aucun doute le phénomène le plus prolifique en la matière.

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La France est-elle une cocotte-minute sur le point d’exploser ?

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Français, prêts pour votre prochaine révolution ?

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[Mémoire ouvrière] Les belles années du syndicalisme révolutionnaire - Par Pierre Taburet

[Mémoire ouvrière] Les belles années du syndicalisme révolutionnaire – Par Pierre Taburet

02/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Novopress consacre une série de publications à la mémoire ouvrière et aux luttes sociales comme éléments structurants de notre identité. Voir les précédents articles ici, ici et ici.


Le syndicalisme révolutionnaire, qui donne son impulsion au mouvement ouvrier entre 1892 et 1914, prend sa source dans la défiance et la déception des ouvriers vis à vis des partis politiques de la fin du XIXe siècle.

Partisans d’action et d’organisation syndicale, les ouvriers reprochent aux partis de désunir les masses ouvrières par de stériles querelles internes et ne croient guère aux efforts de l’action parlementaire en matière de législation du travail qu’ils jugent lente et timide. Entre 1871 et 1892, seules deux lois sont adoptées dont une concerne le travail des enfants et des mineurs de moins de 16 ans. Bien souvent, les employeurs contournent la loi sous le silence assourdissant du parlement. Les militants syndicaux se radicalisent et manifestent ouvertement des opinions antipolitiques et antiparlementaires. Les parlementaires deviennent ainsi les « quinze mille », référence à l’augmentation de l’indemnité parlementaire passée de 9000 à 15000 francs en novembre 1906. En 1909, Léon Jouhaux alors secrétaire de la CGT adressera même cette remarque à des camarades sociaux démocrates : « Peut être considérez-vous l’organisation politique comme un grand bateau et l’organisation économique comme un petit bateau à la remorque du grand. Pour nous, le grand bateau c’est l’organisation syndicale ; il est nécessaire de subordonner l’action politique à l’action syndicale ».

Pour l’heure, on traite volontiers les parlementaires de « blablateurs » et de « bourgeois ». Pour la majorité des travailleurs, toute immixtion politique dans le domaine syndical reste néfaste pour le mouvement ouvrier dans son ensemble. Seule l’autonomie syndicale est la condition de l’unité ouvrière.

Cette aversion des ouvriers pour le monde politique et parlementaire se trouve renforcée par les nombreux scandales qui fleurissent à cette époque : massacre de Fourmies en 1891, scandale de Panama en 1892.

 

Méprisant les politiques, c’est au sein des Bourses du Travail que les militants se regroupent le plus volontiers.

[Mémoire ouvrière] Les belles années du syndicalisme révolutionnaire - Par Pierre TaburetLa figure syndicale marquante de la fin du XIXe siècle est Fernand Pelloutier (photo) qui veut révéler aux masses leur énergie et leur volonté et en qui il voit « l’élément rénovateur de la société ».

Pelloutier dégage deux concepts novateurs : d’un côté l’élan des masses, leur volonté de conquérir un droit nouveau et de l’autre la culture de soi-même. La combinaison de ces deux forces, collective et individuelle, peut seule bâtir une société d’hommes fiers et libres. Sa grande idée réside dans la confiance en eux-mêmes que les travailleurs doivent retrouver. Il en espère un don de soi plus complet et plus riche.

Le 4 septembre 1892, Pelloutier fait voter une résolution en faveur de la grève générale au congrès des Bourses du Travail à Tours. Il insiste sur une action économique du syndicat, « excluant la collaboration des socialistes parlementaires pour n’emprunter que l’effort syndical ».

L’idée de la grève générale n’est cependant pas neuve. Elle se répand vers 1860 sous l’action de la Ière internationale et à partir de 1888 Joseph Tortelier en développe les principes généraux.

Devenu en 1895, secrétaire de la fédération des Bourses, Fernand Pelloutier se veut sensible à un rassemblement de tous les travailleurs, y compris les paysans. Il met en place des unions agricoles destinées à rapprocher la classe ouvrière de la paysannerie.

Le principe de la grève générale est voté au IIe congrès de la CGT à Tours en septembre 1896 sur proposition d’Eugène Guérard de la Fédération nationale des cheminots.

Guérard, membre fondateur du Parti ouvrier socialiste révolutionnaire de Jean Allemane, est un des grands théoriciens de la grève générale. Notons qu’avant 1891, la grande majorité des grèves n’est ni organisée ni déclenchée par les dirigeants syndicaux. Elles débordent le syndicalisme.

Véritable précurseur, Eugène Guérard, un an avant la résolution de Pelloutier, va inscrire la grève générale au programme de la chambre syndicale des ouvriers et des employés de chemin de fer français lors de son 2e congrès. Organisateur de talent, il va faire de ce syndicat moribond un regroupement puissant (structures allégées, fusion des différentes fédérations, création d’un journal) et préparer ses adhérents au déclenchement de la grève générale.

A Tours, Guérard proclame que « les grèves limitées nuisent au mouvement ouvrier et prêtent le flanc aux tentatives d’intimidation et de démoralisation des compagnies et de leurs alliés (police, armée, justice) ». Il y présente un plan pour une grève générale fondée sur une grève généralisée des chemins de fer.

Les syndicalistes entrent alors dans une phase du « Tout pour et par la grève générale ». Les militants estiment que le meilleur moyen pour atteindre leurs objectifs est l’action collective et directe des travailleurs. La raison principale de ce romantisme révolutionnaire tient dans le fait que chacun croit alors la révolution possible. D’une étincelle peut jaillir un mouvement qui emportera le capitalisme. Le but de tout militant syndical est de s’y préparer autant que cela est possible. Le syndicat devient le catalyseur idéal de la lutte des classes dans la mesure où il constitue une organisation de travailleurs née sur le lieu même de la production. En ce sens , il est le symbole de l’action directe et de l’autonomie des travailleurs. C’est l’une des caractéristiques majeures du syndicalisme révolutionnaire.

Pour reprendre la définition de Marcel van der Linden et Wayne Thorpe, le syndicalisme révolutionnaire se caractérise par des « attitudes favorables à la lutte des classes, affirmation d’objectifs révolutionnaires, reconnaissance de la primauté et de l’autonomie des organisations économiques appartenant aux travailleurs, appui à l’action directe et à l’idée d’un contrôle ultime des travailleurs sur une économie collectivisée ».

Mais la grève générale ne devient possible qu’à partir du moment où la classe ouvrière pèse d’un poids suffisamment lourd pour entraver l’ordre social. Et surtout lorsqu’elle est clairement organisée.

Un comité d’organisation de la grève générale siège au cœur de la CGT et scrute les moindres arrêts de travail qui seraient susceptibles de porter en leur sein la révolution.

Les principes du syndicalisme révolutionnaire sont relayés dès 1902 par Hubert Lagardelle et sa revue Le Mouvement Socialiste, qui ne cache pas sa répulsion pour les idées démocratiques. En 1905, Georges Sorel et Edouard Berth proposent dans cette même revue une théorie de l’action directe et de l’autonomie des syndicats.

Terme repoussoir, le mot « politique » devient un mot fourre-tout désignant toutes les actions non déclenchées sur le lieu de travail dans la section syndicale par les travailleurs eux-mêmes. Les syndicalistes révolutionnaires affichent leur mépris de « la politique », à leurs yeux intrigues, marchandages, et compromis.

En 1906, la CGT affirme sa neutralité politique dans la Charte d’Amiens et réitère sa vision de la politique électoraliste et parlementaire comme impasse. C’est le triomphe de l’idée autonomiste. Mais les échecs de la grève pour la journée de 8 heures la même année, et celui de la grève générale de 1908 entraînent une modification profonde de l’orientation du syndicat ouvrier. Les dirigeants les plus importants de la CGT sont arrêtés et leurs remplaçants impriment une voie toute différente.

A partir de 1909, la confédération entre dans une période d’incertitude et de transformation. Les « belles années » du syndicalisme révolutionnaire (1902 – 1908) s’achève dans de molles tentatives réformistes. Avec comme aboutissement la politique d’Union sacrée de 1914.

Pierre Taburet pour Novopress

Sources :
– Essor et déclin du syndicalisme révolutionnaire,  Marcel van der Linden et Wayne Thorpe, Mouvement Social N°159, avril/juin 1992
– Gervasoni Marco, « L’invention du syndicalisme révolutionnaire en France (1903-1907) », Mil neuf cent. Revue d’histoire intellectuelle, 2006/1 n° 24
– La théorie de la grève générale et la stratégie du syndicalisme : Eugène Guérard et les cheminots français dans les années 1890, Larry S.Ceplair, Le Mouvement Social N°116 juillet/septembre 1981
– Histoire du mouvement ouvrier, Edouard Dolléans, T2 1871 – 1920, Armand Collin 1957

Image et photo : domaine public.

En Thaïlande, les sujets se révoltent

En Thaïlande, les sujets se révoltent

21/05/14 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La Thaïlande est toujours plus agitée. Le pouvoir de cette monarchie constitutionnelle s’est constitué autour du palais royal, des élites urbaines, des milieux industriels, financiers et de l’armée. Cet ordre est remis en cause par le reste de la population.

Que s’est‑il passé en Thaïlande ?

Le 31 octobre dernier, le gouvernement mené par Yingluck Shinawatra (photo avec Barack Obama) décide de voter un projet de loi d’amnistie des militants politiques fidèles à l’ancien Premier ministre Thaksin, le frère de l’actuel Premier ministre. Cet acte est vu par l’opposition comme une marque de népotisme. Des manifestations sont organisées pour dénoncer le « Système Thaksin ».  Les manifestations prennent de l’ampleur au point de devenir incontrôlables. Le 8 décembre, les 150 membres du parti de l’opposition démissionnent contraignant le Premier ministre à la dissolution du Parlement. Des élections anticipées sont prévues pour le 2 février. Mais l’opposition refuse de s’y rendre et organise des « opérations paralysie » de Bangkok. Les grands carrefours de la ville sont occupés par les manifestants. Le 7 mai dernier la Premier ministre est démis de ses fonctions par la Cour constitutionnelle. Le 20 mai, la loi martiale est décrétée dans tout le royaume et des bataillons de l’armée ont pris position à Bangkok pour rétablir l’ordre.

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Comprendre Maidan, par Jonathan Goddard

Comprendre Maïdan, par Jonathan Goddard

09/03/2014 – PARIS (NOVOpress)
Les évènements ukrainiens des dernières semaines (photo de la place Maïdan à Kiev pendant les émeutes) font l’objet de nombreuses analyses contradictoires et/ou tronquées. Il convient de rappeler quelques éléments historiques et géopolitiques afin de saisir la complexité de la crise en cours.

1) L’Ukraine, terre déchirée

L’Ukraine est une terre déchirée entre Orient et Occident. Longtemps capitale de la Russie kiévienne, aux portes du puissant empire byzantin, l’Etat ukrainien se morcèle dès le XIIème siècle en grandes principautés. Ces dernières noueront des alliances avec les différentes puissances frontalières : diète lituano-polonaise, Russie, empire Austro-Hongrois.

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[Tribune] Ukraine : révolution européenne ou guerre civile latente ? par Vladimir Berezovski

[Tribune] Ukraine : révolution européenne ou guerre civile latente ? par Vladimir Berezovski

03/02/2014 – 16h30
KIEV (NOVOpress) –
Si la signature de l’accord avec la Russie a été l’élément déclencheur de la crise en Ukraine, ce n’est pas sa cause profonde. En effet, les nationalistes qui sont la principale force de frappe du mouvement sont plus opposés à la Russie que favorables à l’Union européenne. « ils ne sont pas si pro-occidentaux, mais ils sont à coup sûr anti-russes. Et c’est ce qui en fait des pro-occidentaux », remarque Edouard Limonov. Dans un message adressé aux nationalistes européens, ils prônent une troisième voie entre l’Occident et la Russie. Or l’Ukraine est profondément divisée entre une majorité de russophones et une minorité d’Ukrainiens de l’Ouest. Divisée sur le plan intérieur, elle ne peut donc pas incarner de façon efficace l’avant-garde de la révolution européenne. Avant-garde qu’a déjà du mal à incarner la Russie, pays infiniment plus puissant.

L’appel à l’anticommunisme est hors de propos, avec l’inversion des pôles idéologiques consécutive à la chute de l’URSS. La présence d’une symbolique radicale dans des manifestations sinon pro-européennes, du moins soutenues par l’Union européenne (et donc par les Etats-Unis) est emblématique de cette alliance objective. En France, les mouvements homologues sont sévèrement réprimés, et si les nationalistes ukrainiens arrivaient au pouvoir et commençaient à appliquer leur politique, ils seraient immédiatement sanctionnés (comme ce fut le cas de certains groupes islamistes après les révolutions arabes). Pour Zakhar Prilepine, si l’Ukraine voulait s’émanciper de la Russie, elle n’irait pas « à l’Ouest » mais « à gauche » en remettant en cause le pouvoir oligarchique transnational plutôt que l’influence de la Russie en tant qu’Etat. Il s’agirait d’enrayer la guerre civile latente par une révolution sociale.

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France : Pays réel contre pouvoir légal, vers une révolution conservatrice ? Par Raoul Fougax

France : Pays réel contre pouvoir légal, vers une révolution conservatrice ? Par Raoul Fougax

De nombreux français sont au bord de la révolte. Ils ont le sentiment qu’un pouvoir élu légalement s’inscrit de plus en plus dans une dérive illégitime. En gros, une partie de la France estime que le président n’a pas été élu pour ça. C’est assez indiscutable. François Hollande, le président normal, a été élu contre une certaine attitude présidentielle mais depuis il a fait pire que son prédécesseur dans bien des domaines et notamment celui de la vie privée. Il a surtout été élu pour endiguer le chômage et relancer l’économie.

France : Pays réel contre pouvoir légal, vers une révolution conservatrice ? Par Raoul FougaxEchec total. On a donc mis le cap sur des réformes sociétales. Mais qui aurait élu Hollande s’il avait mis en tête de ses priorités le mariage homosexuel et ses conséquences, une éducation nationale qui pense que lire et écrire est moins important qu’apprendre aux petits garçons à langer des poupons asexués [ci-contre copie d’écran d’une vidéo sur internet, la ministre, et porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem (à gauche) et la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti (au centre), admirent l’enseignement d’une crèche].

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La révolution fiscale de Jean-Luc Mélenchon fait un flop...

La révolution fiscale de Jean-Luc Mélenchon fait un flop…

09/01/2014 – 16h50 – Mise à jour – Citée par L’Express, la chef de file du Parti de gauche à Paris, Danielle Simonnet, préfère s’en prendre à Novopress plutôt que de répondre sur le fond. Extrait.

La controverse sur les chiffres de la marche du 1er décembre pour « une révolution fiscale » en serait la preuve. Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Front de gauche, avait été accusé d’avoir mis en scène son interview sur TF1. « On se tape une polémique qui part quand même d’un site facho à la base! » s’emporte Danielle Simonnet, faisant référence au site Novopress fondé par un responsable du Bloc identitaire. Lequel avait, parmi d’autres médias, relayé les photos diffusées par un journaliste correspondant en France de la télévision publique néerlandaise, Stefan de Vries. Sur ces images, on pouvait voir que la foule apparaissant à l’image n’était en fait qu’une poignée de militants tassés derrière Jean-Luc Mélenchon.


01/12/2013 – 21h15
PARIS (NOVOpress) –
Croyant récupérer le mouvement de colère et de ras-le-bol contre la fiscalité du gouvernement socialiste, Jean-Luc Mélenchon avait appelé à une marche de révolution fiscale ce dimanche.

Las, ce fut un flop, car entre les chiffres annoncés par les organisateurs et ceux présentés par la préfecture de police, ça fait peu de militants (quelques milliers et encore…) pour les nombreuses organisations de gauche radicale qui avaient appelé à cette manifestation.

Une fois de fois de plus, le choc du réel est dur pour la gauche. Surtout pour celle qui veut se poser en opposante au gouvernement socialiste…

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Ukraine : le coup d’état bruxellois, la démocratie totalitaire en action - Par Jean Bonnevey

Ukraine : le coup d’état bruxellois, la démocratie totalitaire en action – Par Jean Bonnevey

Ce qui se passe aujourd’hui (photo) est peut être une deuxième révolution orange préparée par Bruxelles et Washington.

Il y a eu en Ukraine une révolution orange [en 2004]. On sait que c’était un leurre. Il s’agissait d’une opération préparée par les USA et leurs alliés pour renverser un régime pro-russe au nom de la démocratie libérale alignée sur les intérêts économiques de l’occident. Le mouvement présenté comme spontané avait été préparé avec une formidable logistique mise en place par des mouvements humanitaires financés par les américains et dans un but de subversion démocratique.

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La Bretagne commence à gronder

La Bretagne commence à gronder

18/10/2013 – 19h00
RENNES (NOVOpress) –
L’incendie couve en Bretagne face à la crise que connaît le secteur agroalimentaire avec la suppression de 900 emplois chez Gad, 500 autres prochainement chez Harvest Marine auxquels s’ajoutent les 1000 emplois supprimés l’année dernière chez Doux. L’agroalimentaire emploie plus de 80 000 personnes en Bretagne qui subit de plein fouet la concurrence des autres pays européens Certains ne sont pas sans comparer la situation de l’agroalimentaire en Bretagne à la crise qu’a connu la sidérurgie en Lorraine, avec la casse que l’on connaît : des régions entières sinistrées économiquement, en proie au désespoir social.

Dans l’agriculture aussi, directement dépendante des industries agoalimentaires, les temps sont rudes : En 10 ans sur une surface agricole comparable, le nombre d’exploitations et de leurs patrons (chefs ou coexploitants) a chuté d’un tiers, tandis que les salariés permanents non-familiaux progressait, symptôme d’une montée en puissance des grands groupes, au détriment des petits producteurs…

Autre motif de colère : la mise en place au 1er janvier 2014 de l’écotaxe, perçue par les Bretons comme une nouvelle gabelle. Ce dispositif fiscal à vocation écologique va s’appliquer à tous les camions français et étrangers de plus de 3,5 tonnes qui circulent sur le réseau national non payant et qui seront contrôlés automatiquement par des portiques bardés d’électronique (photo ci-dessus). La Bretagne paiera le prix fort pour cette nouvelle taxe puisqu’elle ne dispose d’aucune autoroute payante et qu’elle constitue une péninsule à l’extrême ouest. Les transporteurs bretons ont d’ores et déjà calculé que cette écotaxe coûtera 70 à 80 millions d’euros aux seules entreprises agricoles et agroalimentaires et dissuaderait d’éventuels investisseurs de s’installer en Bretagne.

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Machiavel et la révolution conservatrice - par Dominique Venner

Machiavel et la révolution conservatrice – par Dominique Venner

Portrait posthume de Nicolas Machiavel par Santi di Tito, Palazzo Vecchio, Florence, via Wikipédia (domaine public).

30/04/2013 – 15h00
PARIS (via le site de Dominique Venner) – Portée par le printemps français, la révolution conservatrice est à la mode. L’un de ses plus brillants théoriciens mérite d’être rappelé, même si son nom fut longtemps décrié. Il est en principe peu flatteur d’être qualifié de « machiavélique » sinon de « machiavélien ». On voit en effet se dessiner comme un soupçon de cynisme et de fourberie. Et pourtant ce qui avait conduit Nicolas Machiavel à écrire le plus célèbre et le plus scandaleux de ses essais, Le Prince, était le souci et l’amour de sa patrie, l’Italie. C’était en 1513, voici donc exactement 500 ans, comme pour le Chevalier de Dürer récemment évoqué. Époque féconde !  Dans les premières années du XVIème siècle, Machiavel était pourtant bien le seul à se soucier de l’Italie, cette « entité géographique » comme dira plus tard Metternich. On était alors pour Naples, Gènes, Rome, Florence, Milan ou Venise, mais personne ne se souciait de l’Italie. Il faudra pour cela attendre encore trois bons siècles. Ce qui prouve qu’il ne faut jamais désespérer de rien. Les prophètes prêchent toujours dans le désert avant que leurs rêves ne rencontrent l’attente imprévisible des foules. Nous sommes ainsi quelques-uns à croire en une Europe qui n’existe que dans notre mémoire créatrice.

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[Tribune libre] Mon printemps français se fera sans Frigide Barjot - par Marie Vermande

[Tribune libre] Mon printemps français se fera sans Frigide Barjot – par Marie Vermande

29/03/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress) –
Je n’ai jamais tellement aimé Frigide Barjot. Sa vanité et sa présomption avaient le don de m’exaspérer. Moi et bien d’autres. Mais jusque-là, j’ai tenté de sacrifier mon animosité personnelle sur l’autel sacré de l’union : tous unis contre le projet de loi Taubira, qu’importent les petites divergences d’opinion ou d’entente, l’union fait la force !

Pourtant, cela devient de plus en plus difficile, car madame Barjot, autoproclamée égérie de « la Manif Pour Tous » (MPT), est allée trop loin.

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Hémiplégie mémorielle : grand silence sur le populicide vendéen 220 ans après

Hémiplégie mémorielle : grand silence sur le populicide vendéen 220 ans après

« Henri de La Rochejacquelein au combat de Cholet en 1793 » par Paul-Emile Boutigny, Musée d’art et d’histoire de Cholet via Wikipédia (domaine public).

14/03/2013 – 16h00
PARIS (NOVOpress) – Il y a 220 ans, en mars 1793, un immense territoire, recoupant quatre départements, entre Poitou, Anjou et Bretagne se soulevait, faisant trembler un instant la République naissante sur ses bases. On a peu idée aujourd’hui de l’importance des troubles qui marquèrent cet événement dont Napoléon compara les protagonistes à des « Géants ». Durant trois ans de guerre civile, au terme de furieux combats et d’un paroxysme de violences et de terreurs inouïes, les pertes humaines furent estimées, selon les historiens, de 150.000 à 300.000 morts. De nos jours encore, ce vaste territoire garde les stigmates des événements, puisqu’il n’y existe pratiquement plus aucun bâtiment, fermes, châteaux, églises, villages, dont l’architecture est antérieure à la Révolution…

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