Tag Archives: réunification

A Nantes, plus de 10.000 partisans de la réunification de la Bretagne ont défilé samedi après‑midi

A Nantes, plus de 10.000 partisans de la réunification de la Bretagne ont défilé samedi après‑midi

29/09/2014 – NANTES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Pour la troisième fois depuis avril, les partisans d’une « réunification de la Bretagne » manifestaient ce samedi à Nantes. Plusieurs milliers de manifestants — entre 13 000 et 30 000 — ont défilé pour réclamer le retour de la Loire‑Atlantique en Bretagne. Dans le cortège se sont mêlés les symboliques drapeaux bretons aux bonnets rouges et aux chapeaux ronds traditionnels. C’est la mobilisation la plus importante depuis le lancement du débat sur la réforme territoriale engagée par le gouvernement.

Pour les partisans de la réunification, le projet gouvernemental de réforme territoriale apparaît comme une occasion historique de revenir sur cette partition de la Bretagne décidée, en 1941, par un décret du régime de Vichy, jamais remis en cause depuis par les gouvernements successifs. De nombreuses associations culturelles appelaient à ce rassemblement mais aussi des élus, des représentants des milieux économiques ou des artistes. Selon l’écrivain breton Yann Quéffelec, le retour de Nantes et de la Loire‑Atlantique dans la région Bretagne « [serait] la pente naturelle de l’histoire ».

Photo Une : le château des Ducs de Bretagne à Nantes. Crédit : Jibi44 via Wikipédia (cc).

Autriche : le FPOe et le FPK se réunifient

Autriche : le FPOe et le FPK se réunifient

Christian Ragger, Heinz-Christian Strache et Christian Leyroutz lors de la conférence de presse. Crédit photo : DR

26/03/2013 – 18h30
KLAGENFURT (via le site de Lionel Baland) –
Le président national du FPÖ Heinz-Christian Strache a annoncé ce mardi 26 mars 2013 lors d’une conférence de presse donnée en présence du président du FPK(1) Christian Ragger et du président du FPÖ de Carinthie Christian Leyroutz que le FPK et le FPÖ vont être réunifiés.

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Réunification de la Bretagne : Ayrault veille au grain

Réunification de la Bretagne : Ayrault veille au grain

01/03/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
L’amendement Le Fur-de Rugy, qui permettait notamment aux habitants de Loire-Atlantique  et de toute la Bretagne de se prononcer par référendum sur la réunification sans que la région des Pays-de-la-Loire n’ait à donner son avis, comme c’est le cas avec les dispositions légales actuelles, vient d’être supprimé par la Commission des lois du Sénat, à la demande du Parti socialiste. Une décision à laquelle Jean-Marc Ayrault (photo) – adversaire résolu de la Bretagne réunifiée – n’est certainement pas étranger.

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Presse : les payeurs ont toujours raison

Presse : les payeurs ont toujours raison

Ci-dessus, la première mouture de la Une du magazine Bretons.

15/02/2013 – 21h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Le numéro du magazine Bretons de février 2013 mérite d’être conservé. La maison semble avoir les moyens puisqu’elle vient de s’offrir un sondage IFOP. Il porte sur un échantillon représentatif de 802 personnes, réalisé par la méthode des quotas. Les cinq questions ont été posées du 10 au 14 décembre sur l’ensemble de la région, incluant bien entendu la Loire-Atlantique. Avec des résultats variés et parfois inattendus. 48% des habitants de la Bretagne se sentent d’abord Français, 58% souhaitent que l’on introduise l’enseignement du breton à l’école, mais seulement 31% connaissent leur histoire.

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François Hollande dit non à la réunification de la Bretagne

François Hollande dit non à la réunification de la Bretagne

06/04/2012 – 19h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
En meeting à Rennes mercredi dernier, François Hollande avait conclu son discours par un vibrant « vive la Bretagne, vive la République, vive la France ! » Mais de quelle Bretagne parlait-il ? La réponse est donnée par le Mensuel de Rennes qui a interrogé le candidat socialiste. Le président du conseil général de la Corrèze  est partisan du statu quo.

« Je ne suis pas partisan de modifier les frontières. » a-t-il déclaré, avant d’enfoncer le clou : « Il faudrait vraiment une demande unanime de tous les élus pour essayer une procédure (sic). » Cette prise de position conservatrice semble donner raison à Ségolène Royal qui avait dit un jour à propos de son ex-compagnon : « François Hollande est un notable. Si on l’écoute c’est ‘dormez braves gens, on ne va pas changer grand-chose’ ».

Le lobby socialiste « ligérien » doit boire du petit lait. Le « Conseiller spécial » du candidat PS Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes (au premier paln sur la photo ci-dessus), Jacques Auxiette, président de la région des Pays de la Loire et Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique se sont en effet toujours déclarés résolument hostiles à la réunification. De même d’ailleurs que le maire de Rennes, Daniel Delaveau.

Cette prise de position va sans doute créer un certain malaise chez les socialistes bretons qui, comme J.-J. Urvoas, député du Finistère ou J.-Y. Le Drian, président de la région administrative Bretagne, se sont déclarés partisans du retour aux frontières de la Bretagne historique. Si l’on ajoute les déclarations tonitruantes de Jean-Luc Mélenchon à l’égard de la Bretagne et de la langue bretonne, les Bretons qui ont le cœur à gauche peuvent s’attendre à devoir avaler quelques couleuvres. Il y a des lendemains électoraux qui  risquent de s’annoncer difficiles pour certains.

Crédit photo : JMAYRAULT, via Flickr, licence cc

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

21/03/2012 – 08h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Répondant à l’appel du collectif  « 44 = Breizh » une cinquantaine de militants bretons se sont retrouvés avant-hier en fin d’après-midi devant l’Hôtel du Département. Objectif de cette manifestation : remettre une motion au président du conseil général de Loire-Atlantique afin de lui rappeler le vote du vœu de cette assemblée en faveur de la réunification de la Bretagne.

Suite aux déclarations de Philippe Grosvalet (PS), il apparait en effet que le processus de mise en œuvre d’un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne soit bloqué. Le bilan de la réunion, qui s’est tenue le 5 mars dernier, de la commission mixte créée par la Région Bretagne et le Département de la Loire-Atlantique après plus d’un an d’interruption ne répond pas aux attentes sur l’ouverture d’un débat et d’une consultation populaires sur le sujet.

Selon l’actuel président du conseil général, le rôle cette commission se limiterait en effet à « faire vivre le concept de Bretagne historique » en oubliant tant son objectif initial qui est de préparer la réunification que la position prise par les deux collectivités le 28 janvier 2009 sur « la constance de l’engagement des deux exécutifs en faveur de la réunification de leurs territoires. » Une position très différente de celle de son prédécesseur Patrick Mareschal (PS), très engagé – contrairement à son successeur – en faveur de la réunification.

Fait assez rare pour le souligner on remarquait avant-hier, parmi les manifestants présents, des représentants de mouvements bretons de sensibilités très diverses (Bretagne réunie, le Parti Breton, l’UDB, Breizhistance, Jeune Bretagne). Comme le faisait remarquer l’un d’eux : « Peu importe qu’on soit de droite ou de gauche, l’important c’est la réussite de l’objectif commun ».

La motion, préparée par 44=Breizh, a été remise à Philippe Grosvalet. Celle-ci, qui reprend les divers points évoqués plus haut, exige « une prise de position claire de cette institution et des actes concrets pour aller vers la réunification ».Le texte demande instamment « la création d’un véritable établissement public régional prenant en charge l’ensemble des domaines de compétence des différentes collectivités de Bretagne dont celles du Pays Nantais ( jeunesse, transport, formation, ports, foncier, etc..), minimum préalable à une réelle prise en compte de la réunification de la Bretagne et à une évolution démocratique du statut de la Bretagne. »

Au vu des prises de position très jacobines des principaux candidats à la présidentielle, qu’il s’agisse de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, sans parler des convictions très « ligériennes » de Jean-Marc Ayrault – le véritable « patron » politique de la Loire-Atlantique en ce domaine – ce souhait sera-t-il enfin entendu ?

Crédit photo : Neer, licence cc.

Silence dans les rangs du PS à propos de la réunification de la Bretagne

Silence dans les rangs du PS à propos de la réunification de la Bretagne

12/01/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress Breizh) –
Ni Jean-Jacques Urvoas ni Marylise Lebranchu n’ont finalement voté la loi rendant possible la réunification de la Bretagne. Derrière Jean-Marc Ayrault, les conservateurs ont lancé une opération de reprise en main.

L’amendement Le Fur-de Rugy a été adopté par les députés mardi avec la loi sur le référendum d’initiative « partagée » (et surtout pas « populaire »). Les députés socialistes se sont abstenus. Tous les députés socialistes, y compris Jean-Jacques Urvoas, qui soutenait pourtant l’amendement avec chaleur voici trois semaines. Marylise Lebranchu, elle, n’a pas voté car elle était absente. « Comment peut-on être absent ou s’abstenir sur un texte aussi important pour la Bretagne ? » demande Marc Le Fur. « Comment peut-on soutenir la réunification le 21 décembre 2011 et ne pas voter le texte qui la rend possible le 10 janvier 2012 ? »

On s’étonne spécialement du silence de Jean-Jacques Urvoas. En décembre également, il n’avait pas hésité à s’écarter de la position socialiste lors du vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Et il s’en était expliqué clairement dans son blog. (On note que l’un des partisans notoires de cette loi au P.S. est le sénateur François Rebsamen, responsable des questions de sécurité dans l’équipe de campagne de François Hollande, un poste où l’on aurait plutôt attendu Jean-Jacques Urvoas.) Après son billet enthousiaste du 21 décembre, pourquoi n’a-t-il pas expliqué cette fois son abstention du 10 janvier ?

La réponse tient manifestement à l’ambiance pesante engendrée par ce sujet chez les socialistes. Les adversaires de la réunification ont lancé en coulisses une puissante tentative de reprise en main pour que rien ne change. La consigne de vote donnée par le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault était particulièrement impérieuse. Des « compagnons de route » en principe favorables à la réunification de la Bretagne commencent à savonner la planche : si la droite est pour la réunification, il faut sans doute être contre. Philippe Grosvalet, qui a succédé au « rattachiste » Patrick Mareschal à la présidence du conseil général de Loire-Atlantique, a été sommé de prendre position : il fait le minimum syndical en versant la larme de crocodile convenue sur le sort des Ligériens abandonnés par une Loire-Atlantique redevenue bretonne.

La loi va devoir passer devant le Sénat, dont la majorité est désormais à gauche. Il reste à voir si les sénateurs socialistes bretons sauront manifester leur indépendance par rapport aux caciques de leur parti.

Crédit photo : DR

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

Contre la réunification de la Bretagne, le premier vice-président des Pays de la Loire en appelle au métissage

27/12/2011 – 10h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Après le maire de Nantes et le président de la région des Pays de la Loire, les seconds couteaux entrent à leur tour en action contre la perspective d’une réunification de la Bretagne…

Christophe Clergeau, représentant local du socialisme propret, n’est pas un habitué des envolées verbales. À 43 ans, ce secrétaire régional du PS qui cultive encore un air de gendre idéal est premier président du conseil régional des Pays de la Loire. Le conseil compte pas moins de quinze vice-présidents pour 93 membres, mais occuper la première place confère légitimement des espérances : le président actuel vient de fêter ses 71 ans.

L’homme semble avoir tout misé sur la région et sur le système. Il évite les élections où il se présenterait seul face aux citoyens et n’occupe qu’un poste d’élu municipal dans la banlieue nantaise. La fin des Pays de la Loire serait aussi celle de son plan de carrière.

Chargé de l’économie au sein du conseil régional bien qu’il n’ait jamais travaillé en entreprise et soit titulaire d’un DEA d’analyse des politiques publiques, il est plutôt familier du vocabulaire éco-techno : « projets innovants », « politiques de développement », « filières d’excellence », etc. Mais l’adoption de l’amendement Le Fur-de Rugy l’a évidemment mis hors de lui. « Cet amendement disparaîtra dans la suite de son examen au Parlement », assure-t-il dans son blog.  Pas trop sûr quand même de cette élimination annoncée, il embouche la même trompette standardisée que Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault : interdiction de réunifier la Bretagne sans l’avis des Angevins, Manceaux et autres Vendéens. « Je ne peux me résoudre à cet écartèlement », écrit-il même, lui qui se résout fort bien à l’écartèlement de la Bretagne.

Mais cette première contradiction en amène bientôt une autre, plus amusante, en conclusion de son billet : « Je pense métissage et identités plurielles avant de penser appartenance, je crois être ainsi fidèle à mon combat et aux valeurs de la gauche ». Pourtant, si l’identité est son ennemie et le métissage son idéal, Christophe Clergeau ne redoute pas la consanguinité politique : fils de la députée de Nantes Marie-Françoise Clergeau, il n’a fait carrière qu’en politique, grâce au parti socialiste !

°°°°°

Christophe Clergeau, qui fut brièvement chargé de cours à Rennes à l’occasion d’un doctorat inachevé, n’a pas que des adversaires en Bretagne. Un article de Louis Bouveron publié dans la soirée du 24 par l’Agence Bretagne Presse sous le titre « Christophe Clergeau, vice-roi des pays de Loire, donne la tête la première dans le sottisier » n’aura duré que la journée de Noël. Le 26 au matin, la page correspondante ne contenait plus que la mention : « Désolé, Cet article id=24356 n’existe plus! »…

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

L’amendement Le Fur/de Rugy donne des aigreurs aux oligarques « ligériens »

23/12/2011 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Comme prévu l’adoption par l’Assemblée nationale d’un amendement permettant par voie de référendum de réunifier la Bretagne n’a pas manqué de susciter de nombreuses réactions. Très concernés, les oligarques socialistes de la région administrative des Pays de la Loire sont aussitôt montés au créneau pour dénoncer un texte susceptible de remettre en cause leur pouvoir.

Par la voix de son cabinet, le président de la région Pays de la Loire Jacques Auxiette (PS) s’est déclaré « surpris de cette initiative prise par des députés de gauche car il considère que cela fait diversion : pendant que l’on traitera de ce sujet, on ne traitera pas les vraies priorités dans la campagne électorale ». Oubliant que les populations concernées n’ont jamais été consultées lors de la création de la région des Pays de la Loire, le cabinet poursuit : « c’est un amendement contraire à l’idée qu’il se fait de la démocratie : comment modifier le contour d’un territoire sans demander leur avis à tous les habitants de ce territoire ? »

Même argumentation de la part de Jean-Marc Ayrault, le député maire socialiste de Nantes, qui a réagi en affirmant qu’« une consultation réservée à la région Bretagne et à la seule Loire-Atlantique n’est pas respectueuse des habitants des autres départements des Pays de Loire » (sic). Selon le conseiller spécial de François Hollande « nous ne pouvons faire fi des habitants de La Roche-sur-Yon, Cholet ou Angers -par exemple- avec lesquels nous entretenons des liens étroits. Nos destins sont liés. Dans un monde de plus en plus ouvert, où il faut savoir s’associer et s’allier, la collaboration a plus de sens que le rattachement ou la réunification ».

Point de vue évidemment différent de la part du président de la région administrative Bretagne, qui s’est réjoui dans un communiqué « de cette avancée significative ». Pour Jean-Yves Le Drian (PS), « depuis 1998, le conseil régional de Bretagne s’est toujours prononcé unanimement en faveur de la réunification de la Bretagne historique. Quatre voeux ont été votés en ce sens, le dernier datant de juin 2010 et demandant déjà l’organisation d’une consultation des populations concernées. Le vote de ce matin nous montre que les institutions peuvent parfois remettre l’Histoire en marche».

Position plus réservée du maire de Saint-Brieuc Bruno Joncour (MoDem), pour qui « la réunification de la Bretagne et de la Loire-Atlantique ne saurait être vue comme un règlement de compte historique ou un repli identitaire mais bien comme un enjeu de développement ». Pour ce membre du comité stratégique de la campagne de François Bayrou aux présidentielles, ce n’est pas le bon moment : « (il faut que) le débat engagé depuis plus de 10 ans soit poursuivi de manière approfondie et surtout apaisée ; il ne doit pas se transformer à 5 mois d’une échéance capitale pour notre pays en un concours électoraliste du ‘ meilleur’ réunificateur. »

Prémonitoire ?

Partisan de la réunification, Franck Louvrier, conseiller régional UMP des Pays de la Loire et surtout directeur du service communication de l’Elysée, s’est félicité de cet amendement. Dans un communiqué ce proche de Nicolas Sarkozy précise : « résolument favorable au rattachement de Nantes à la Bretagne et à la création d’un Grand Ouest (?), je me félicite de cette avancée que j’estime tout simplement démocratique. En effet, j’appelle de mes vœux une lecture plus cohérente de notre territoire et ce travail, ce sont les citoyens qui doivent le prendre en mains ».

Les réactions suscitées par la question de la réunification de la Bretagne et des moyens pour y parvenir témoignent, au-delà des clivages politiques traditionnels, de conceptions fondamentalement opposées sur des notions aussi essentielles que l’identité, le territoire ou la démocratie. Ainsi, dans un forum de discussion de l’Agence Bretagne Presse, Marc Le Fur- le co-auteur de l’amendement – écrit : « Je pense que M. AYRAULT est un homme de la mondialisation par la ville. Il ne « croit » pas à la dimension historique et culturelle de la Bretagne. Il y a deux écoles. Celle qui pense que des territoires à forte identité peuvent se développer de façon ouverte et dynamique. Celle qui pense que les territoires ne se définissent que comme une construction urbaine et péri-urbaine. C’est un vrai clivage parfois transpartisan. » Tout est dit.

Photo : Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette entourant Ségolène Royal : deux « Ligériens » farouchement opposés à la réunification de la Bretagne. Crédit photo : manuel via Flickr licence CC.
La réunification de la Bretagne est maintenant à portée de main. » Entretien exclusif avec Marc Le Fur

« La réunification de la Bretagne est maintenant à portée de main. » Entretien exclusif avec Marc Le Fur

22/12/2011 – 08h00
BREST (NOVOpress Breizh) –
Après le vote surprise, intervenu ce matin à l’Assemblée nationale, d’un amendement visant à permettre à un département qui souhaite changer de région administrative de demander l’organisation d’un référendum local sur son territoire et dans les départements de sa future région de rattachement, sans que les autres départements de sa région ne puissent l’en empêcher, NOVOpress Breizh a interrogé Marc Le Fur co-auteur de cet amendement. Pour le député des Côtes-d’Armor « la réunification de la Bretagne est maintenant à portée de main… même si le projet a des adversaires déterminés. »

Propos recueillis par Yann Vallerie pour NOVOpress Breizh.

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Crédit photo : Marc Le Fur via Flickr, licence CC.
Le conseil général du Morbihan se prononce pour l'unité bretonne

Le conseil général du Morbihan se prononce pour l’unité bretonne

08/11/2011 – 18h00
VANNES (NOVOpress) –
Hier matin, lors d’une séance plénière,  les conseillers généraux du Morbihan, ont voté à l’unanimité un vœu proposé par le Président du Conseil Général, François Goulard en faveur du rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne. Ce vœu stipule notamment « qu’il parait difficile de se satisfaire du statu quo : outre l’histoire, la culture, l’identité que nous partageons et qui donnent un sens à la réunification bretonne, de nombreuses considérations très actuelles militent pour que la Loire-Atlantique retrouve son ancrage breton » et propose de voter « en faveur de la réunification de la Bretagne ».

Le conseil général du Morbihan se prononce pour l'unité bretonneAprès que ce vœu eut été voté à l’unanimité, le président du conseil général a affirmé qu’une conférence inter-régionale serait demandée au Premier Ministre. Cette conférence réunirait les régions Bretagne et Pays de La Loire ainsi que les 5 départements bretons, afin d’élaborer un planning de travail aboutissant à la réunification bretonne.

La balle est désormais dans le camp des autres conseils généraux mais aussi du gouvernement, qui avait justement souhaité que les « locaux » décident eux-mêmes de l’avenir de leurs institutions.

 


Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

Réunification de la Bretagne : Martine Aubry botte en touche

12/09/2011 19h00
MOELAN-SUR-MER (NOVOpress Breizh)
– En visite hier à la fête de la Rose du PS finistérien, qui se tenait à Moëlan-sur-Mer, Martine Aubry  a présenté son programme devant les 1500 militants et sympathisants qui avaient fait le déplacement. Interrogée sur la question de la réunification de la Bretagne, la candidate aux primaires socialistes s’est contentée, comme en mars dernier le Président de la République, de botter en touche.

Accompagnée des oligarques finistériens du PS Louis Le Pensec, Jean-Jacques Urvoas et  Marylise Lebranchu (François Cuillandre, maire de Brest et Bernard Poignant, maire de Quimper, qui dirigent le comité de soutien à François Hollande étaient absents…), la candidate aux primaires socialistes a rappelé les grandes lignes du programme socialiste, utilisant au passage les habituels poncifs  – « ici  vous ne cherchez pas la division en cultivant la peur de l’autre » – pour tenter de justifier le phénomène sans précédent des migrations ethniques dont l’Europe fait l’objet depuis quelques décennies.

Interrogée sur la réunification de la Bretagne par le Télégramme, le maire de Lille a répondu que « sur une question comme celle là – c’est toute l’histoire de la Bretagne et de son patrimoine  qui sont en cause –  c’est à la population de décider. Je sais que le périmètre est un peu compliqué à mettre en place (sic), que les habitants des Pays de la Loire doivent voter avec les Bretons. La question touche trop à l’identité pour qu’une décision soit prise d’en haut. Il y a une belle collaboration entre les Pays de la Loire et la Bretagne, il faut continuer… ».

Une position identique à celle prise par Nicolas Sarkozy en mars denier. La législation actuelle rendant impossible – de facto – la réunification, c’est en réalité une fin de non recevoir qu’a donné Martine Aubry. Sur cette question, les Bretons –  selon elle « un peuple pionnier, battant, résistant » (!) – savent désormais à quoi s’en tenir.