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Profanation des sépultures des rois à la Révolution : Jacques Bompard demande des excuses de la République

24/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Le député Jacques Bompard lance une nouvelle charge dans la bataille de la mémoire. Il a déposé un amendement sur la proposition de loi instaurant des funérailles républicaines, qui sera discutée le 30 novembre.

Dans ce texte, il est écrit : « La République française demande pardon aux rois de France et aux Français pour le saccage de leurs sépultures lors de la profanation des tombes de l’abbaye de Saint-Denis, en 1793 et 1794 ».

Le député expose les motifs suivants : « les valeurs républicaines ont beaucoup évolué au cours de l’Histoire. Ainsi, le saccage de la nécropole des rois de France reste une page sombre dans l’Histoire de France. (…) Alors que l’idéologie républicaine supplante aujourd’hui le simple respect de la forme des institutions, ce rappel historique est crucial pour prévenir les excès terroristes qui marquèrent les années révolutionnaires ».


Carte France Provinces

Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

Maxime Tandonnet

Le cri d’alarme de Maxime Tandonnet : « La République est en cours d’abolition »

05/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : « La République est, de facto, en cours d’abolition », s’inquiète Maxime Tandonnet sur son blog, estimant que « nous entrons dans un monde de chaos politique » qui sera aussi – ou est déjà – « une sorte de tyrannie douce ». Nous publions ci-dessous l’intégralité de ce billet publié le 31 mars sous le titre « La République saccagée ».

Haut fonctionnaire devenu spécialiste du droit des étrangers, ancien membre du cabinet de Nicolas Sarkozy, au ministère de l’Intérieur puis à l’Elysée, Maxime Tandonnet donne désormais des cours à Paris XII et à l’université de Nice.


 La République saccagée

La Constitution du 4 octobre 1958 s’achève par la phrase suivante, à la fin de l’article 89 : « La forme républicaine du gouvernement ne peut faire l’objet d’une révision. » Cela signifie que tout peut être modifié par une révision constitutionnelle, mais qu’il est interdit d’abolir la République.

Je prétends, je crois, j’affirme que la République française est pourtant, de facto, en cours d’abolition. Nous changeons subrepticement de régime. La République se rattache fondamentalement à la notion de res publica, la chose publique. L’essentiel n’est pas dans les personnes qui occupent le pouvoir, leur intérêt, mais dans la chose publique, l’intérêt général, le bien commun, le destin collectif. Or, à quel spectacle assistons nous en ce moment ? A la confiscation de la vie publique par une sorte d’exubérance narcissique de quelques personnages sans vision, sans envergure, ivres d’eux-mêmes, motivés par une sorte de vanité puérile, pour conserver ou s’emparer des attributs du pouvoir politique, c’est-à-dire, pour l’essentiel l’Elysée, sous les applaudissements du monde médiatique qui se complaît dans ce spectacle dérisoire. Difficile d’exprimer à quel point le spectacle politicien français me révulse, la course aux primaires à droite, le vertige de l’incrustation à gauche, la misérable saga de la droite extrême.

La République est en train de mourir asphyxiée par la médiocrité vaniteuse d’une petite clique médiatisée. Mais elle ne laissera pas sa place à la monarchie, la souveraineté d’un personnage incarnant l’unité et la continuité du pays. Bien au contraire, nous allons au morcellement, l’émiettement, le triomphe de la prétention, de l’inefficacité, de l’impuissance, de la soumission, de la propagande et de la manipulation, du paraître. Nous entrons dans un monde de chaos politique, une sorte de tyrannie douce, régime d’opérette un peu grotesque, où tout est communication, un système qui n’est ni république ni monarchie, fondé sur un culte de la personnalité, une personnalisation artificielle sans fondement, sans mérite, sans héroïsme, des personnages bouffis d’orgueil, gonflés d’eux-mêmes, et indifférents à tout le reste, malades d’aveuglement et de prétention, manipulateurs…

Comment en sortir ? Je n’en sais rien…

Maxime Tandonnet

valeri pecresse sur regularisations

Nos déconstructeurs

16/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis plus de trois décennies, nos politiques ont abdiqué toute idée de résistance face aux idées mondialistes et altermondialistes. Ils ont tellement bien appris leur nouvelle leçon qu’ils nous imposent à présent d’oublier ce que nous sommes !

Avec leur idéologie cosmopolite du bien vivre ensemble, la longue mémoire de la France doit s’effacer devant les valeurs idéologiques de la République, notre peuple doit se fondre dans un système communautariste, notre nation disparaître dans le multiculturalisme et notre histoire commencer avec Mai 68 et la Révolution de 1789. Tout le reste relève de l’anecdote. La crise que nous traversons n’est autre qu’identitaire et de ce fait beaucoup plus sérieuse et plus complexe qu’une simple crise économique qui peut toujours être combattue par des solutions alternatives.

Certains penseurs, plus éclairés que la moyenne des pseudo-intellectuels modernes, avancent l’idée d’un déclin inévitable. Ils déclarent souvent avec gravité, dans l’indifférence générale, que l’Europe occidentale se trouve dans un état de décadence très avancé et que nos problèmes liés à l’immigration de remplacement ne sont que les révélateurs d’une fin de cycle douloureuse. Qu’après avoir connu la force et la grandeur, l’Occident européen était à bout de souffle, étouffé par un esprit de culpabilité savamment entretenu par ceux qui veulent la mort des frontières, qu’elles soient économiques, financières, politiques ou migratoires.
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Najat Vallaud-Belkacem

Pour Najat Vallaud-Belkacem, l’identité de la France, c’est la République

09/09/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Exercice quasi-obligé : après la conférence de presse de Hollande, ses ministres se fendent de tweets forcément louangeurs. Epreuve de léchage de bottes réussi pour Najat Vallaud-Belkacem, qui réussit au passage à placer un message politique : l’identité de la France se réduit à son régime politique, la République. Elle aurait pu ajouter, si Twitter ne limitait pas le nombre de caractères : République laïque, égalitariste, socialiste, non-genrée et xénophile, ça aurait été encore plus clair.

nuit du ramadan 2013

La Nuit du Ramadan, payée par les Parisiens, simple problème de vocabulaire ?

06/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Culturel ou cultuel ? La nuit du Ramadan à la mairie de Paris, petit souci de vocabulaire ou dhimmitude et communautarisme sans vergogne ?

Amis de gauche, défenseurs de la laïcité et de la République, il faut vraiment que l’on vous dise… Sans vouloir vous faire de peine, il fallait un peu mieux suivre les cours de Français à l’école. « Culturel » et « Cultuel », cela n’est pas pareil. Non, vraiment pas.
Culturel, cela a trait à la culture d’un pays. Dans « cultuel », j’entends le mot… le mot… culte, qui a trait à la religion. Vous êtes sur le point de faire une grosse boulette, là…

Par exemple, quand la mairie de Paris célèbre ce soir la « traditionnelle Nuit du ramadan », un « événement culturel, créé en 2001 à l’initiative de Bertrand Delanoë » (dixit Paris.fr), dont le point d’orgue est la rupture du jeûne, à une heure précise édictée par un imam, 21 h 56 cette année, il y a confusion. La bonne formulation qu’aurait dû employer le site web de la mairie est un « événement CULTUEL, créé en 2001 à l’initiative de Bertrand Delanoë ».
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[Lu sur le net] La République n’est pas la France

Pour en finir avec l’idolâtrie de la République – Par Guillaume Faye

26/05/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

La notion de ”république” est devenue un outil idéologique contre la France et son identité nationale. « La République contre la Nation », c’était le titre d’un article sulfureux de Jean Raspail paru voici quelques années dans Le Figaro qui lui valut d’ailleurs des ennuis. Il y expliquait déjà que le concept de ”république” tendait à se substituer au patriotisme charnel et menaçait la démocratie nationale. Et qu’au nom des prétendues valeurs républicaines, on détruisait la Nation. Aimer la République contre la France : histoire d’un adultère.

Relisons l’histoire

La notion française de ”république”, extrêmement ambigüe, s’est construite au XVIIIe siècle – notamment dans les sociétés de pensée et dans la franc-maçonnerie – par fascination et imitation de la République romaine (res publica) qui a succédé au régime de la royauté héréditaire. Mais le contresens est total. Dans l’imaginaire du républicanisme français de la Révolution, il s’agit de remplacer une prétendue tyrannie monarchique et aristocratique par un système démocratique et populaire. Or, la République romaine, dont la clé de voûte était le Sénat, fut un régime essentiellement aristocratique entièrement dirigé par la haute noblesse latifundiaire et militaire. À tel point que l’instauration de l’Empire, qu’il faudrait mieux qualifier de principat, par César et surtout par Auguste, était pensé comme une prise du pouvoir par le peuple, dirigé par son représentant et défenseur, l’Empereur (Princeps), contre l’aristocratie sénatoriale oligarchique et ”républicaine”. (1)

Donc la connexion entre république et démocratie ne va pas de soi. D’ailleurs, remarque aujourd’hui la philosophe Chantal Delsol : « La France est bien davantage République que démocratie ». Elle signifie par là que la République française est devenue le gouvernement d’une oligarchie, dominée par un dogme idéologique, qui ne tient plus compte du peuple autochtone, de ses souhaits et de ses intérêts.

Il ne faut pas oublier que c’est la Révolution française ”républicaine” qui a produit la Terreur d’État (1792-1794) au nom du Bien commun. Le totalitarisme marxiste stalinien s’en est largement inspiré. Le fanatisme républicain n’est pas une légende. Les massacres des Vendéens, les exécutions capitales d’innocents complets, les expropriations de biens ont été commis au nom de la ”république”. Pendant longtemps, l’idée républicaine s’opposait à l’idée de patrie charnelle. Par la suite, après la chute catastrophique du Second Empire et l’instauration de la IIIe République, cette perspective a complètement changé. La République s’est réconciliée avec l’Histoire de France plurielle – ce que voulait réaliser Napoléon – et a fini par faire la paix avec l’Église catholique, qui, elle non plus, n’était pas exempte de tout péché d’intolérance. Avec la Ve République, un équilibre avait été trouvé, un compromis historique entre État monarchique présidentiel et démocratie ; il ne dura que sous De Gaulle et Pompidou.

La méritocratie élitiste et égalitaire républicaine, patriote, l’école d’excellence, le refus conjoint de l’étatisme socialiste et du mondialisme, un État régalien mais démocratique, tout cela s’est effondré. La ”nouvelle République” qui nous domine aujourd’hui a tous les inconvénients des pires lubies idéologiques du républicanisme français sectaire, sans retenir les meilleurs idéaux républicains.

Le concept de ”république” est devenu un fourre-tout

La ”république” ne désigne qu’un régime politique, et encore, de manière très floue. Elle ne colle pas à une identité nationale et garantit encore moins un système démocratique protecteur des libertés et de la sécurité des citoyens. Bien au contraire. La ”chose publique” n’est que ce que les dirigeants décident de nommer telle, en s’accaparant au besoin ses attributions. En revanche, le concept de ”démocratie” est beaucoup plus clair : c’est l’application de la volonté de la majorité du peuple.

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Place de la République

La novlangue ne passe plus : les Français en overdose de « République » et « valeurs républicaines »

11/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Les incantations à base de « valeurs républicaines » et de « république » ne passent plus auprès de l’opinion, qui est désormais plus sensible au concept d’identité nationale.

Dès que nos gouvernants ont un échec ou une manipulation à cacher, ils en appellent aux « valeurs républicaines », dès qu’un opposant leur fait de l’ombre, ce dernier menace « la république ». La droite parlementaire, bonne fille, entonne le même refrain, avec l’UMP qui serait renommée « Les républicains ». Dommage, les Français se lassent de plus en plus vite de la novlangue de l’oligarchie, comme le démontre le sondage de l’IFOP publié dimanche 10 mai par le site Atlantico.

65 % des Français ne sont pas touchés par ces mots quand ils sont employés par les responsables politiques, car « ils ont été trop utilisés ». C’est le cas de 53 % des sympathisants de l’UMP et de 70 % de ceux du FN, mais de seulement 47 % de ceux du PS.
Entre « identité nationale » et « République », 38 % disent être davantage touchés par le premier terme, quand il est employé par des responsables politiques, 33 % par le second. 29 % ne savent pas.
Ils sont 47 % à l’UMP et 64 % au FN à être plus sensibles au concept d’identité nationale. En revanche, ce sont 54 % des sympathisants PS qui se déclarent plus touchés pas le terme « République ».

Crédit photo : Georgios Michalogiorgakis via Flickr (cc) : place de la République, Paris


 

 

 

Polémique Todd / Valls, la guerre des gauches continue

09/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
« Vraiment bête », « pétainiste », « désœuvré », Emmanuel Todd ne mâche pas ses mots à l’endroit de Manuel Valls et de ses appels creux aux « valeurs de la République ». Cela le rend plutôt sympathique à priori, mais ne valide pas pour autant ses thèses.


Todd: « Soit Manuel Valls n’a pas lu mon livre… par BFMTV

Après s’être fait traiter de « crétin » par Michel Onfray, le voilà accusé d’être « vraiment bête » par Emmanuel Todd. Décidément, Manuel Valls a du mal à mettre au pas les intellectuels qui ne pensent pas droit. En démocratie, il est moins facile qu’on ne le pense d’être un kapo ! Au-delà du côté distrayant de ces passes d’armes, elles sont révélatrices à plusieurs niveaux :

• Emmanuel Todd a tort quand il affirme que Manuels Valls aurait mieux à faire que de lire des livres. Face à l’échec patent du gouvernement sur tous les plans, il ne lui reste plus que le fameux « esprit du 11 janvier » auquel se raccrocher pour éviter de sombrer.

• Il a en revanche raison quand il voit dans le « 11 janvier » un « flash totalitaire ». Nous ne parlons bien sûr pas des foules de braves gens descendues dans la rue par sympathie, refus de la violence, du terrorisme ou de l’islamisation de la France.
C’est du côté des élites, de notre gouvernement (Valls, Taubira, NKM…) qu’il existe un côté profondément sectaire, pour qui la « laïcité » et la « République » ne sont pas que des mantras communicationnels, mais bien les fondements d’une idéologie qu’ils essaient d’imposer envers et contre l’identité Française. Nous sommes face à des gens qui veulent vraiment créer un « homme nouveau » et ne reculent devant aucune manipulation pour y parvenir. L’ouvrage de Serge Federbusch est éclairant à cet égard.
Preuve en est la virulence des attaques de Manuel Valls à l’encontre des « déviants » : réflexe totalitaire typique, tout opposant et notamment les « intellectuels », doivent être mis au pilori (à défaut de goulag). Les coups sont d’autant plus violents que les « fautifs » (Onfray, Todd) sont supposés être dans le « même camp ».
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[Lu sur le net] Les « valeurs de la République » : une supercherie

[Lu sur le net] Les « valeurs de la République » : une supercherie

Les politiciens de la République, tous bords confondus, sont indomptables quand les valeurs de la République sont en jeu : « quand il s’agit des valeurs de la République, on ne transige pas ! » (Valls), « on ne tolèrera aucune remise en cause des valeurs de la République » (Vallaud-Belkacem), Sarkozy demande quant à lui qu’on expulse tout imam, « qui ne respecte pas les valeurs de la République », etc.

Il est assez cocasse que des personnalités se voulant « démocrates » refusent toute remise en cause des « valeurs » du régime politique en place, celui qui les nourrit en l’occurrence. Il faut croire que les hommes sont vraiment un « abîme de contradictions » ! Mais quelles sont au juste ces prétendues « valeurs » avec lesquelles nos démocrates ne peuvent transiger ?

Paradoxalement, ces « valeurs » dans lesquelles, dignement, nos politiciens se drapent à tous propos, sont rarement par eux définies. Nous avons réussi à en débusquer quelques unes. Nous les présentons ici… avec quelques commentaires et de manière critique, si c’est encore possible.


La Démocratie

La République n’est pas démocratique pour au moins trois raisons (passons sur les transferts de « souveraineté » aux technocrates de Bruxelles) :

1) La Constitution de la République refuse au « peuple français » le « droit à la libre détermination », qu’elle accorde aux peuples d’outre-mer (Conseil Constitutionnel n° 91-290 DC)
2) L’article 89 de la Constitution interdit de remettre en cause le régime politique en place (le régime républicain, il va sans dire)
3) La République ne reconnaît pas l’existence du peuple autochtone de France

Ajoutons que la République ne définit pas ce qu’est un « peuple » ou ce qu’est le « peuple français » (contrairement au peuple kanak, longuement décrit – Accords de Nouméa, par exemple). Cette « négligence » singulière, puisqu’on prétend avec force que la souveraineté appartient au « peuple », est pour le moins suspecte. Réduire le peuple français à un « concept juridique » (décision 91-290 DC) n’est pas davantage propice à persuader des intentions démocratiques de la République : comment un concept pourrait-il détenir la souveraineté ?

Résumons : premièrement, nous avons un « peuple » réduit à une vague notion juridique, sans « chair » identitaire, culturelle, religieuse, historique, généalogique. Deuxièmement, ce « peuple » n’est pas libre de disposer de lui-même. Troisièmement, ce « peuple » ne peut changer le système politique qui le régit. Donc : en quoi ce « peuple » est-il un peuple ? En quoi ce « peuple » est-il « souverain » ?

En République, la souveraineté effective appartient à une nomenklatura républicaine et la « volonté générale », manipulée, ne peut s’exercer que dans un cadre soigneusement délimité par elle. C’est cela, une démocratie ?

La Liberté

La liberté est la faculté pour un citoyen « de faire tout ce qui n’est pas contraire à la loi ». Autrement dit, c’est la faculté de faire tout ce qui n’est pas interdit. Quel est le régime tyrannique qui n’adhérerait pas à une telle conception ? L’important, en effet, n’est pas de savoir s’il existe un « espace de liberté » (tous les régimes l’octroient peu ou prou à leurs administrés), mais où se situe le curseur des libertés. Où se situe par exemple le curseur des libertés pour le peuple autochtone de France ? De quelles libertés peut-il jouir ? Est-il aussi libre de disposer de lui-même que le peuple autochtone de Nouvelle-Calédonie ? Où se situe le curseur des libertés pour le « peuple français » ? Est-il libre de choisir des représentants qui ne soient pas républicains ? Est-il libre de « remercier » le régime républicain ?

La liberté n’est qu’un espace de jeux consenti par le régime politique à ses administrés. Cet espace ne s’étend jamais jusqu’aux lieux stratégiques dont dépend la survie du régime : les citoyens français ne sont pas libres de remettre en cause la République (cf. infra).

Les libertés au contraire sont des conquêtes qui agrandissent l’espace de jeu en refoulant la limite des interdits. L’extension des libertés concrètes est donc un danger pour le régime car elles impliquent à terme la liberté de le remettre en cause. La liberté n’est donc pas une valeur mais une mystification destinée à détourner le peuple de la conquête de vraies libertés.

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[Lu sur le net] La République n’est pas la France

[Lu sur le net] La République n’est pas la France

N’en déplaise aux gardiens du dogme républicain : la République n’est pas la France. La République est un régime politique alors que la France est une nation. Se pose alors la question de la relation du régime (temporaire) et de la nation (séculaire). Celui-ci peut-il changer celle-ci pour la faire correspondre à l’image falsifiée que lui donne son idéologie ? Certes non. C’est pourtant ce qu’il fait par une politique d’immigration et de naturalisation de masse.

La République produit ainsi environ 140 000 nouveaux « Français » par an, mais en a-t-elle seulement le droit ? Pas si sûr. La République, selon elle, exprime l’universel. C’est pourquoi, toujours selon elle, elle peut faire « vivre ensemble » des hommes venus de toute la terre quels que soient leurs origines, religions, mode de vie…

Le peuple français quant à lui exprime le spécifique. C’est pourquoi un Français se distingue d’un Chinois, d’un Lapon ou d’un Hottentot.

La République « universelle » et la nationalité « française » sont des réalités qui ne se situent donc pas au même niveau. Hormis le fait que l’une et l’autre sont clairement dissociées historiquement (il y avait des Français bien avant la République), le caractère universel de la République ne lui permet pas de définir le particulier : quand on exprime le plus petit dénominateur commun à tous les hommes on ne représente pas leurs différences, et la nationalité en est une. Le principe d’universalité n’autorise pas la République à décider des singularités qui feront qu’un homme sera Français, Chinois ou Sénégalais. Quand on se situe au niveau de l’Homme, on ne peut décider de l’appartenance des hommes. Il faut choisir.

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François Hollande : "Aucun sondage, aucun remous politique ne me fera partir"

François Hollande : « Aucun sondage, aucun remous politique ne me fera partir »

10/09/2014 – PARIS (Novopress)
Dans le cadre d’un entretien accordé au Nouvel Observateur, François Hollande qui atteint des records d’impopularité jamais égalés et qui est au coeur de remous politiques et personnels a asséné qu’il ne démissionnera pas de la présidence de la République.

Crédit photo : Remi Mathis via Wikipédia (cc).

Valérie Trierweiler : une pseudo “première dame” qui a coûté cher à l’Etat (Présent n°8146)

Valérie Trierweiler : une pseudo “première dame” qui a coûté cher à l’Etat (Présent n°8146)

16/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Mardi (15/7), la Cour des comptes a rendu public son rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République – frais personnels, déplacements… – durant l’année 2013. Dans ce rapport figurent les dépenses réalisées par l’Etat et notamment celles liées à l’ex-pseudo première dame du président de la République, Valérie Trierweiler (photo).

Ainsi, d’après les calculs de la Cour des comptes, il apparaît que l’ancienne compagne de François Hollande aurait coûté la modique somme de plus ou moins 480.000 euros à l’Etat. Oups !

La note est plutôt salée. Il faut dire qu’une maîtresse à la maison, ça coûte bonbon à entretenir. Mais c’est nous qu’on est les princes et on fait ce qu’on veut avec l’argent des autres. En l’occurrence celui des contribuables français. Reste que ça fait chérot la présence, la touche féminine au bras de Monsieur « Moi président, un homme comme tout le monde ».

Un train de vie d’émir du pétrole

Une du n° 8146 de "Présent"

Une du n° 8146 de « Présent »

Pour être à la hauteur et donner une belle image de marque à son mollusque président aux rondeurs confortables, l’ex-pseudo première dame avait à son service cinq personnes, cinq collaborateurs, dont la rémunération brute annuelle s’élevait au total à 396.000 euros. Par ailleurs, « quatre officiers du groupement de sécurité de la présidence de la République étaient prioritairement affectés à sa sécurité ».

Reine de la ruche, Valérie Trierweiler avait à disposition « le rez-de-chaussée de l’Hôtel d’Evreux : six bureaux et un salon (celui dit des Fougères) ».

Quant aux déplacements de la dame, également pris en charge par l’Etat, ils s’élèveraient à 85.000 euros. Tout ça dans le cadre « d’activités de représentation et de soutien à des opérations à caractère humanitaire ». De quoi reprendre tous en chœur la chanson de Jacques Brel : Madame promène son c… aux frais de la princesse. Il est vrai que devant un pot de confiture grand ouvert en permanence on n’hésite pas à mettre le doigt dedans sans aucun remords. Faire valser l’argent public mis à disposition, c’est un peu la même chose.

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Incarcération de Nicolas : la République totalitaire

Incarcération de Nicolas : la République totalitaire

La France se trouve dorénavant en Non-démocratie.

Un régime totalitaire présente cinq caractéristiques : une idéologie unique ; une novlangue ; une confusion des pouvoirs économique, politique, médiatique et culturel ; l’alliance de la police politique et de la police de la pensée ; les atteintes répétées aux libertés fondamentales. La République française a basculé dans un tel régime. L’incarcération, le 19 juin 2013, de Nicolas, en tant que simple opposant politique, en est l’illustration. Nous vivons à l’heure de la NON-démocratie française.

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"Le déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine" de David Engels

« Le déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine » de David Engels

21/02/2013 – 12h00
BRUXELLES (NOVOpress Breizh) – Professeur d’histoire du monde romain à l’Université Libre de Bruxelles, David Engels vient de publier aux éditions du Toucan Le Déclin. La crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine. Une réflexion passionnante sur la crise du monde romain à la fin de la République et la situation actuelle de l’Europe en ce début de XXIème siècle.

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Ces présidents de la République qui ont ruiné la France

Ces présidents de la République qui ont ruiné la France

05/12/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Philippe Valode vient de consacrer un volumineux ouvrage aux « 24 présidents de la République française », aux éditions de l’Archipel. Soit 150 ans dans les coulisses de la petite et de la grande Histoire républicaine. Un voyage dans le temps souvent guère reluisant. Avec Adolphe Thiers (1871-1873), traité par Gustave Flaubert de « croûtard abject » et vu comme un « gnome monstrueux » par Karl Marx. Les débuts du régime sont sanglants, Adolphe Thiers se chargeant de liquider la Commune de Paris en 1871. La politique politicienne pointe rapidement son nez avec son cortège de scandales : « toute la République est atteinte au travers de ses élites », écrit l’historien, lors du scandale de Panama en 1892 sous la présidence de Sadi Carnot. Et ça continue avec le scandale de la Compagnie des chemins de fer du Sud sous Félix Faure (1895-1899) ou Albert Lebrun (1932-1940) au moment de l’affaire de l’escroc Stavisky. Fric et magouilles culmineront sous François Mitterrand (1981-1995) et Jacques Chirac (1995-2007).

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La préférence nationale et la République : un regard historique

La préférence nationale et la République : un regard historique – Par Pierre Milloz

On connaît les arguments des adversaires de la préférence nationale : ils s’appuient de manière assez peu convaincante sur les textes constitutionnels et font surtout référence à la philosophie des droits de l’homme et aux Déclarations qui l’expriment. Le présent article n’a pas pour objet de recommencer ce débat devenu classique. Cet article prétend plutôt s’en tenir à la réalité historique et, sans se perdre dans une discussion théorique, il entend montrer que, dans les faits, la préférence nationale a toujours pleinement appartenu à la tradition républicaine.

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