Tag Archives: République tchèque

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Europe centrale : durcissement des mesures contre l’immigration

17/02/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que la Commission européenne prévoit l’arrivée d’au moins 3 millions d’immigrés supplémentaires dans l’Union européenne, d’ici 2017, les pays d’Europe centrale se montrent de plus en plus réticents à l’idée d’en accueillir chez eux.

Dernièrement, l’Autriche s’est ajoutée à la liste…
Hier, le ministre de l’Intérieur autrichien conservateur, Johanna Mikl-Leitner, a, en effet, annoncé le rétablissement des contrôles aux frontières avec la Slovénie, la Hongrie et l’Italie ainsi que l’instauration de diverses mesures. Parmi ces dernières, la mise en place de grillages dans le but d’endiguer l’arrivée de clandestins. Toutefois, pour le moment, il est difficile de dire si ces annonces relèvent d’un coup de communication ou d’une volonté politique de mettre fin à l’immigration.

Les pays du groupe de Visegrád se montrent quant à eux de plus en plus offensifs…
Ils envisagent, en effet, de fermer leurs frontières dans les Balkans. Le groupe de Visegrád regroupe 4 pays, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Lundi, ses dirigeants se sont réunis, à Prague, pour notamment examiner la crise migratoire. La Bulgarie et la Macédoine étaient également invitées pour la première fois à cette rencontre. La réunion avait pour but d’appuyer une fermeture des frontières dans les Balkans pour afin de bloquer l’arrivée de clandestins venant de Grèce en direction vers l’Allemagne ou la Suède. Viktor Orbán a annoncé que la Hongrie était prête « à fournir des gardes-frontières et d’autres ressources humaines et matérielles aux pays qui seraient prêts à bâtir une deuxième ligne de défense au sud de la Hongrie ».

La CIA va enquêter sur les partis politiques européens opposés à Bruxelles

19/01/2016 – MONDE (NOVOpress)

Les agences de renseignement américaines vont mener des enquêtes en profondeur pour voir comme le Kremlin s’infiltre dans les partis politiques en Europe.
James Clapper, le directeur américain du renseignement National, a été chargé par le Congrès américain pour mener un examen approfondi des financements clandestins russes des partis européens de ces dix dernières années. Cette offensive montre la préoccupation de Washington face aux tentatives de Moscou visant à la désunion européenne et à la remise en question de l’OTAN pour bloquer les programmes américains de défense antimissile et révoquer le blocus contre la Russie après l’annexion de la Crimée.
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En Slovaquie, l’euro fait grimper le chômage

03/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
République tchèque et Slovaquie font figure de bons élèves en Europe centrale. Déficits bas, balance commerciale excédentaire, tout semble aller pour le mieux… mais pourquoi diable n’entend on pas la technocratie bruxelloise se féliciter de ces résultats qui semblent si brillants ? Malheureusement pour celle ci, il se trouve que la République tchèque a choisi de rester en dehors de l’euro quand sa voisine embrassait la monnaie unique en 2009. Et la première de s’en tirer à bien meilleur compte. Si la monnaie unique a pu protéger la Slovaquie des fluctuations de change, cela s’est fait — selon une étude du Crédit Agricole — au détriment de l’emploi. Le chômage atteint 12 % à la fin 2013, alors qu’il est de 6 % en Tchéquie et 10 % en Europe). Le taux de change fixe imposé par l’euro empêche en effet Bratislava de dévaluer sa monnaie pour compenser l’inflation des salaires et des prix.

Crédit photo : Stefan W via Flickr (CC) = Bratislava

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Ces pays qui refusent de sanctionner la Russie

Source : Stratpol — Non, l’Europe n’applique pas les sanctions à l’encontre de la Russie de manière uniforme. Certains pays d’Europe refusent de s’aligner sur la politique de Washington. Analyse des motivations de la République Tchèque, de la Slovaquie, de l’Autriche et de la Hongrie : face à la doxa atlantiste, un retour de la realpolitik dont nous ferions bien de nous inspirer.

La République Tchèque tourne le dos à l’atlantisme

Pour le nouveau Président tchèque Milos Zeman, la sortie de crise en Ukraine ne peut être trouvée que par une issue diplomatique. Selon lui, « Pour la Russie, la paix est plus avantageuse que la guerre, même si c’est un conflit de faible intensité ». Le gouvernement tchèque estime de même que les sanctions ne font que renforcer Poutine et que le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk « ne veut pas de solution pacifique recommandée par la Commission européenne, mais veut résoudre ce problème par la force, ce qui conduirait au rétablissement du soutien de la Russie aux séparatistes »
D’ailleurs, ni le président ni son ministre des affaires étrangères Lubomir Azoralek n’ont fait de déplacement à Washington, alors que Milos Zeman s’est rendu aux célébrations de la fin de la Seconde Guerre mondiale à Moscou, signe tangible de l’infléchissement de la politique tchèque à l’Est.

La Slovaquie ne veut pas de sanctions qui pèsent sur son économie

Robert Fico, le président slovaque, est farouchement opposé aux sanctions et aux livraisons d’armes aux Ukrainiens. Il craint l’escalade du conflit et constat que les sanctions sont inefficaces contre Poutine et grèvent les entreprises slovaques. Il soutient la voie des négociations et prône le fédéralisme pour l’Ukraine, s’opposant ainsi à la position de l’UE.

Pour l’Autriche, priorité à la création d’un espace commun comprenant la Russie, l’Ukraine et l’Europe

Prônant une vision européenne gaullienne, de Brest à Vladivostok, le chancelier autrichien Werner Faymann s’oppose à toute nouvelle sanction qui conduirait à scinder encore un peu plus les parties occidentales et orientales de l’Europe, dans l’intérêt bien compris des deux parties.

La Hongrie non alignée sur la doxa européenne

La Hongrie prend résolument modèle sur la Russie, tournant le dos au modèle ultralibéral de l’Union Européenne. C’est donc logiquement que Viktor Orban, son président, a déclaré que les sanctions envers la Russie conduisaient à « tirer une balle dans le pied ». Lesquelles sanctions auraient coûté 80 millions d’Euros aux entreprises hongroises.

Crédit photo : Andrey via Flickr (CC)


Pouchkov : "Ces sanctions contre la Russie ne… par Europe1fr

L’interview d’Alexei Pouchkov, président de la Commission des Affaires étrangères de la Douma sur Europe 1, le 16 avril 2015. La parti concernant l’Ukraine débute à + 4′, les sanctions sont évoquées vers +5’18 »