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Citation Bernanos

Tribune libre – La haine de soi, par Vincent Revel

 Les Occidentaux ne s’aiment plus. Ils ne se respectent plus et ne cessent de témoigner contre eux-mêmes. Un esprit de culpabilisation s’est abattu sur l’Europe. La repentance devient la posture obligatoire pour qui veut se faire entendre et réussir au sein de la République des « salauds ».

 Jamais la propagande antiraciste ne fut si active qu’à présent ! L’islamophobie lui sert de cheval de bataille et sera désormais dénoncée à travers des courts métrages diffusés en boucle sur toutes les chaînes de télé. Du racisme anti-blanc et de la christianophobie, jamais vous n’en entendrez parler et pourtant, tout le monde sait qu’ils sont les formes de racisme les plus répandues en Europe.

Pourquoi un tel aveuglement ? Parce que l’esprit de repentance et de détestation de soi est à son comble ! Jamais l’Européen ne s’est détesté avec autant de plaisir. Jamais, l’Europe ne fut trahie à ce point par ses élites. Comme le disait très bien Jean Raspail dans Le Camp des saints : « On a connu des évêques-félons, des généraux-félons, des ministres félons, des intellectuels-félons tout court. C’est une espèce d’homme dont l’Occident se fait de plus en plus prodigue au fur et à mesure qu’il rétrécit. »

Car le nœud du problème se situe à ce niveau. L’Europe décline sans vouloir se l’avouer et nos politiques, responsables de cette déconstruction méthodique, jouent les cadors en se donnant bonne conscience. De ce fait, l’islam, la religion de l’Autre, de l’étranger, de celui qui est devenu, par le plus grand des enchantements, une chance pour l’Europe, bénéficie d’un sauf-conduit en transformant cette religion du désert, capable souvent du pire, en une religion de paix ne tolérant aucune critique.

Pascal Bruckner nous disait dans son livre La Tyrannie de la pénitence : « Après chaque attentat islamique contre l’Occident, les bonnes âmes de droite comme de gauche nous intiment de battre notre coulpe : on nous frappe, donc nous sommes coupables. » Cette névrose nous détruit à petit feu et pourtant jamais les nations européennes ne furent confrontées à une telle situation !

Dire et affirmer que l’immigration de peuplement musulman, voulue et encouragée par nos dirigeants, transforme en profondeur l’identité des nations européennes ne relève pourtant pas d’une affabulation ! C’est une réalité que tout le monde voit. Ne plus avoir le droit d’en parler librement revient à donner raison aux islamistes que l’on prétend pourtant combattre, car il faut avoir conscience que le terme d’islamophobie a été forgé dans les années 1970 par les intégristes musulmans pour faire « de l’islam un objet intouchable sous peine de racisme. » Se taire revient à appliquer la politique de l’autruche mais aussi à trahir la formidable histoire des peuples européens.

Vincent Revel

Gilles-William Goldnadel : « Comment se fait-il qu’il n’y ait pas un clip contre le racisme anti-blanc ? »

21/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Les grandes Gueules ont réagi ce lundi à la campagne contre les actes racistes et antisémites lancée par le gouvernement. L’avocat Gilles-William Goldnadel a dit tout le mal qu’il pense de cette campagne à l’un de ses instigateurs, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Gilles-William Goldnadel s’est dit révulsé :

Ça s’appelle Tous unis contre le racisme, et c’est principalement contre le racisme anti-juif, anti-arabe et anti-noir. Comment se fait-il qu’il n’y ait pas un clip contre le racisme anti-blanc ou anti-chrétien ? Il arrive même que des blancs se fassent tabassés parce qu’ils sont blancs. On n’a pas pensé à eux », se désole-t-il. Pourtant, selon Gilles-William Goldnadel, « ce racisme, c’est le principal vecteur aujourd’hui de la haine islamiste.

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Alain de Benoist sur les islamistes : « Nous cherchons les moyens d’exister ; eux, des raisons de vivre et de mourir »

23/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comment une société vide de sens et de transcendance peut-elle prétendre apporter des réponses aux islamistes radicalisés, s’interroge Alain de Benoist

Le gouvernement annonce la création d’un premier centre de « déradicalisation » destiné à nos jeunes musulmans. Vous y croyez ?
Déjà, je n’aime pas beaucoup le terme, car la radicalité est tout autre chose que l’extrémisme. Mais passons. Que faut-il entendre par « déradicalisation » ? Qu’on va prendre en main de jeunes djihadistes pour essayer de leur faire comprendre qu’on leur a lavé le cerveau et que ce n’est vraiment pas bien de vouloir tuer tout le monde ? Pourquoi pas, puisque dans certains pays cela a donné quelques résultats.

Mais il est clair qu’on n’y parviendra pas avec un programme unique, tant les parcours des uns et des autres ont pu être différents, tant la palette de leurs motivations est variée. Quoi de commun entre le salafiste « quiétiste » passé au djihadisme pour des raisons de frustration et de déclassement social – voyez le beau film de Nabil Ayouch Les chevaux de Dieu (2012) – et le petit bandit de droit commun « converti » dans l’incubateur carcéral, qui a décidé de partir en Syrie sans pour autant renoncer à son goût pour les discothèques, les belles voitures, la vie facile et le whisky ? Entre le jeune sociopathe ravi de trouver une légitimation « sacrée » à ses instincts de destruction et celui qui, pareillement dépourvu de toute formation théologique, rêve seulement d’une aventure guerrière qui le fera passer à la télévision ?
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La République tentée de se transformer en une nouvelle religion

La République tentée de se transformer en une nouvelle religion

21/01/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le président socialiste de l’Assemblée nationale Claude Bartolome disait récemment « Il y a une religion suprême pour chacun d’entre nous, c’est la religion de la République ». Rama Yade le rejoint en affirmant que la République doit redevenir un messianisme avec tout ce qu’il a de « Transgressif, de collectif, de discipliné, d’exigeant, de moral ».

En ce 21 janvier, on peut se poser quelques questions sur les racines de cette nouvelle religion du républicanisme.

Selon Maurras, la République gouverne mal, mais se défend bien ; c’est peut-être ce qui se passe avec la lutte contre le terrorisme qui sert en tout cas à nouveau de prétexte pour tenter d’étouffer les voix dissidentes.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve annonce en effet la publication très rapide des décrets d’application de la loi qui permettra l’intrusion sans contrôle judiciaire dans les ordinateurs privés, la fermeture administrative de sites Internet et des pressions sur les grands opérateurs. Les cibles de la répression seront larges. Le ministre a déclaré hier qu’il visait « de véritables appels à la haine, de l’antisémitisme, mais aussi de l’islamophobie ». L’association La Quadrature du Net dénonce des mesures inefficaces et qui risquent d’encore mieux faire connaître les sites djihadistes.

Crédit photo : DR.

L’Europe n’est pas une terre d’islam – par Vincent Revel

L’Europe n’est pas une terre d’islam – par Vincent Revel

21/01/205 – PARIS (NOVOpress)
Après les marches blanches et après l’unité nationale affichée ostensiblement par le slogan « je suis Charlie », qu’allons-nous faire ? Comment allons-nous réagir et analyser la situation dramatique dans laquelle nous nous sommes embourbés tout seul ?

Au nom du bien-vivre-ensemble et pour éviter toutes stigmatisations, il nous est malheureusement interdit de nommer correctement le danger que nous devons affronter. Certains parlent de terrorismes, d’autres évoquent des extrémistes avec l’intérêt premier d’entretenir le flou le plus opaque qui soit. Pourtant, comme avec le cas Merah, comme avec cette nouvelle affaire de caricature qui irrite une fois de plus les sensibilités extrêmes du monde musulman, le problème semble clair et précis. L’Occident est en guerre contre l’islam politique.

Ce constat, difficile à établir pour nos élites déconnectées de la réalité, est aujourd’hui impossible à assumer car il nous imposerait obligatoirement la remise en cause de l’utopie du multiculturalisme imposée avec force à l’Occident européen. Selon nos idéologues modernes, la seule réponse qui peut être donnée face à la barbarie est la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ! Avec cette nouvelle dérobade, nous pouvons affirmer avec craintes que ça ne leur a pas servi de leçon.

Khaled Kelkal, abattu dans les Monts du Lyonnais, Xavier Jaffo, mort au combat en Tchétchénie en 2000, Hervé Djamel Loiseau, mort lors de la bataille de Tora Bora en Afghanistan en 2001, Lionel Dumont, braqueurs et combattants islamistes du gang de Roubaix, les frères David et Jérôme Courtalier, Johann Bonte, Mohammed Merah, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly (délinquants multirécidivistes) et les milliers de djihadistes syriens sont malheureusement devenus des exemples au service de la propagande islamiste.

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[Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin - par Ulysse

Eric Zemmour : « C’est le catholicisme qui a fait la France depuis 1.500 ans »

07/12/2014 – PARIS (via I-Télé)
C’est la polémique de la semaine. L’installation d’une crèche de Noël dans les locaux du Conseil régional de Vendée a été suspendue après la plainte d’une association, au motif que l’objet de décoration est contraire au principe de laïcité. Jésus doit-il « crécher » dans le « placard » ? Zemmour et Domenach s’affrontent sur le sujet. Eric Zemmour a ainsi indiqué : « Le catholicisme n’est pas n’importe quelle religion, c’est la religion qui a fait la France depuis 1.500 ans ».

Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche - par Javier Portella

Hongrie: une grande révolution conservatrice en marche – par Javier Portella

07/12/2014 – BUDAPEST (via Polémia)
Y a-t-il un modèle hongrois de résistance à l’ordre mondial ? Le point de vue de l’essayiste espagnol Javier Portella.


Face à la perte de toutes sortes de racines : culturelles, historiques, spirituelles, face à l’évanouissement de l’identité de nos peuples plongés dans la vulgarité de l’homme-masse – cet être à la fois individualiste et grégaire pour qui seules les questions immédiates comptent et seules les choses plaisantes importent –, la nation hongroise est en train de suivre un chemin profondément différent qui, depuis 2010, l’a conduite à s’écarter résolument de la voie libérale. Dans tous les domaines. Non seulement dans la sphère économique : dans les domaines culturel, spirituel, politique aussi.

Si le peuple magyar s’écarte du libéralisme, serait-ce pour renier la démocratie et tomber dans les griffes d’une dictature d’extrême droite, « fasciste » même, comme les oligarques de la Nouvelle Classe, bureaucrates de Bruxelles en tête, ont accusé les dirigeants hongrois ? C’est même d’un « nouveau Mussolini » que la presse anglo-saxonne a parlé à propos du premier ministre Viktor Orbán(1).

Non, la démocratie n’est pas du tout menacée en Hongrie. Aussi bien les libertés publiques que les règles du jeu démocratique sont parfaitement respectées par cette véritable « révolution conservatrice » (faisons un clin d’œil à la Konservative Revolution allemande des années 1920) dirigée par le Fidesz de Viktor Orbán, le parti qui, après avoir remporté avec une majorité absolue les élections de 2010 (52,73% des voix et deux tiers des sièges), a réussi à faire sortir la Hongrie de la débâcle où des années d’incurie socialiste l’avaient plongée. Dans la mesure où, loin de limiter les libertés publiques, c’est le pouvoir de la banque qui a été restreint, et, donc, sa capacité d’influencer les grands groupes médiatiques (nationalisation du Magyar Kereskedelmi Bank, MKB, avec achat de 99% de ses parts à la banque allemande Bayerische Landesbank), les règles de la pluralité démocratique se trouvent bien mieux respectées que sous la dictature de la pensée unique que la Nouvelle Classe financière et médiatique impose partout.

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Un Marocain arrêté pour avoir agressé sexuellement sept Françaises

Un Marocain arrêté pour avoir agressé sexuellement sept Françaises

06/12/2014 – REIMS (NOVOPress)
Ilias Al Kabbab, un Marocain de 19 ans, a été arrêté cette semaine car il est soupçonné d’avoir agressé sexuellement 7 femmes (19 à 62 ans) à Reims, en seulement quelques jours. Arrivé en France en 2012 et étudiant en deuxième année de DUT de commerce, Ilias Al Kabbab est décrit ainsi selon le psychiatre : « Sa dangerosité n’est pas négligeable », « risque de récidive », personnalité « perverse », aucune empathie pour les victimes, « addiction sexuelle », dans un contexte de refus des relations intimes avant le mariage au motif que sa conception de sa religion l’interdit.

Pour le quotidien local, l’Union qui rapporte ce fait divers, « l’étudiant déclare avoir agi « sous l’emprise de pulsions sexuelles incontrôlables” déclenchées par la vue de femmes en jupe, tout en admettant ne pas aimer celles qui montrent leurs jambes : c’est de la provocation, la source de tentations coupables. »

Son procès se déroulera le 26 décembre et il a été écroué. En attendant, Ilias Al Kabbab veut quitter la France « car ce pays ne correspond pas à ma culture et à ma religion », a-t-il déclaré à la barre.

Crédit photo : Rama via Wikipédia (cc).

Aux Etats-Unis, l’islam gagne du terrain

Aux Etats-Unis, l’islam gagne du terrain

11/06/2014 – WASHINGTON (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Selon un récent recensement, la pratique de l’islam aux Etats-Unis aurait augmenté de 67 % le plaçant en deuxième religion dans 20 Etats. Ceci s’explique par une augmentation de l’immigration et une volonté de sensibiliser les Américains à ce sujet. Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à être touchés par ce phénomène. 7,5 % de la population française est musulmane en 2010. Malgré l’augmentation de l’islam, le dernier recensement américain révèle que 75 % des Américains se disent chrétiens, sous quelque forme que ce soit.

Photo : Islamic Center of America, Dearborn, Michigan. Crédit : Dane Hillard via Wikipédia (cc)

Une nation sans religion, une religion sans nation ? par Laurent Mercoire

Une nation sans religion, une religion sans nation ? par Laurent Mercoire

08/06/2014 – ROME (via Metamag)

L’Europe peut disparaître

La visite récente du pape François en Terre sainte (ou, selon le regard posé, en Israël, voire en Palestine) a mis en évidence une distorsion géographique : les lieux saints de la chrétienté sont dans un territoire qui ne lui appartient pas. Etonnant, si l’on considère les règles entourant le Saint-Sépulcre ? Non, car il s’agit ici de l’appartenance territoriale au sens d’un état souverain, et parfois même national. Or, si le Vatican est souverain, c’est d’abord sur quelques arpents de la ville de Rome. Le pape catholique ne décide guère de ce qui se fait à Jérusalem.

André Malraux prédisait comme essentielle la tâche de réintégrer les dieux lors du XXIème siècle. Les premières années de ce dernier semblent aller dans ce sens, puisque la chute des Twin Towers en 2001 a été le début d’une décennie de guerre, prétendant réduire la menace exercée sur l’Occident par l’extrémisme islamiste. De plus, bien des états aujourd’hui, et pas des moindres, s’appuient sur une religion identitaire. Il en est ainsi de l’Inde, qui vient de porter à sa tête un parti hindouiste, ou de la Turquie qui tend à s’éloigner de la laïcité à un point tel que le centenaire de celle-ci ne puisse probablement pas être célébré dans la prochaine décennie. Le Japon ou la Chine tentent de retrouver certaines de leurs traditions ancestrales, qu’il s’agisse du shintoïsme, ou du confucianisme. Enfin, le renouveau de la Russie, voulu par son président, recourt à la puissance du sentiment orthodoxe. Au-delà de sa recherche identitaire dans la religion, ces pays présentent aussi une caractéristique trop souvent négligée : un peuple ( ou une part importante de leur peuple ) porteur lui aussi d’identité, conscient de son altérité, qu’il s’agisse des Hindous, des Turkmènes ou des Slaves russophones. De plus, chacun de ces Etats, faisant la somme de ses identités religieuses et ethniques, se reconnait comme une nation pratiquant une langue commune ( ce qui ne veut pas dire unique ).

Pour en revenir à la Terre sainte, commune aux trois religions du Livre, le peuple hébreu a pris le contrôle des restes du Temple depuis un demi-siècle et entend bien que la nation d’Israël soit reconnue comme un état juif. L’Islam sunnite, qui contrôle, grâce à la monarchie wahhabite, deux de ses lieux saints les plus importants à Médine et à La Mecque, a cependant quelques difficultés à résoudre. Une souveraineté territoriale palestinienne permettrait le contrôle de son troisième lieu saint à Jérusalem ; à l’inverse, l’Iran chiite, réuni autour d’un peuple en grande part d’origine indo-européenne, est un rival, depuis le Golfe persique jusqu’au Liban. Malgré leurs différences, tous les Musulmans connaissent la différence qui existe en terre d’Islam et terre de guerre ( Dar al-Islam et Dar al-Harb). Qu’en est-il des Européens de religion chrétienne non orthodoxe, qui ont pourtant contrôlé la Terre sainte voici presque mille ans, certes pour quelques décennies seulement ?

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Abbé Guy Pagès : "Je vois se lever une jeunesse qui dit 'Non ! Ça suffit !'" (2/2)

Abbé Guy Pagès : « L’expansion de l’Islam est soutenue par une mauvaise compréhension de la liberté religieuse » (1/2)

16/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Prêtre catholique, l’abbé Guy Pagès (photo) conduit un apostolat sur Internet par l’intermédiaire de vidéos de formation. Spécialiste de l’islam, ancien missionnaire à Djibouti, nous avons souhaité l’interroger sur son itinéraire et sur les problématiques soulevées par la présence et la diffusion de l’islam en France. 


Monsieur l’abbé, vous êtes aujourd’hui connu pour les vidéos d’apologétique et de critique de l’islam que vous diffusez par internet. Vous avez en revanche rarement l’occasion de revenir sur votre vie de prêtre et ce qui vous engagea sur cette voie. Pouvez-vous nous dépeindre à grands traits votre itinéraire ?

Si la vocation d’un chrétien est déjà un mystère de grâce, a fortiori celle d’un prêtre chargé de représenter in persona Christi Dieu incarné pour ses frères… Après ma conversion à la fin des années 70, qui me fit passer de la mort à la vie, et dix ans de formation à la vie chrétienne, je fus appelé au sacerdoce dans la Fraternité de Jérusalem incardinée dans le diocèse de Paris, et fus ordonné prêtre en 1994 à Vézelay où j’étais allé, avec quelques frères et sœurs, fonder la communauté qui s’y trouve. Mais, plutôt que de m’engager définitivement dans cette communauté, je décidai de rejoindre le clergé séculier.

Malheureusement, j’eus l’occasion de vérifier bien souvent la vérité des propos du Pape Paul VI se plaignant, sitôt après le concile Vatican II, de ce que « les fumées de Satan » s’étaient introduites dans l’Église (29.06.1972). Il disait : « Je vois dans l’Église deux esprits, dont l’un n’est pas catholique, et il est à craindre qu’il devienne le plus fort » (Jean Guitton, Paul VI secret, DDB, 1986, p.112) ; et encore : « Jamais il n’y a eu un tel trouble à l’intérieur de l’Église, même et sans que cela soit aperçu… » (ibid p.168)… Eh bien, cet esprit, qui n’est pas catholique, qui est dans l’Église, et qui est si fort, je l’ai trouvé quasiment partout… de sorte que j’ai dû très souvent changer de paroisses et de diocèses, jusqu’à m’envoler en 2003 pour Djibouti, dans le cadre du Diocèse aux Armées… d’où il me fallut également revenir !

Pouvez-vous revenir plus en détail sur votre expérience de missionnaire à Djibouti ? En quoi a-t-elle été décisive pour vous ?

Mon expérience à Djibouti à été pour moi décisive en ce qu’elle m’a donné l’occasion de commencer une évangélisation directe des musulmans, chose tout à fait incongrue pour la hiérarchie catholique en terre devenue musulmane. En effet, prévaut aujourd’hui entre quelque État musulman que ce soit et l’Église catholique, un accord, plus ou moins tacite, donnant à cette dernière droit de cité à condition qu’elle n’évangélise pas… autrement dit : à condition qu’elle se dénature, car l’Église n’existe ici-bas que pour évangéliser, communiquer le Salut.

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"Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple" – Entretien avec Erwan Fouéré – 2/2

« Yann Fouéré, infatigable éveilleur de peuple » – Entretien avec Erwan Fouéré – 2/2

11/04/2014 – GUINGAMP (NOVOpress)
Militant infatigable de la cause bretonne, défenseur des minorités nationales et promoteur d’un véritable fédéralisme européen, Yann Fouéré (photo) est un des hommes politiques les plus atypiques de la deuxième partie du XXème siècle. Son maître-ouvrage « L’Europe aux cent drapeaux » est incontournable pour tout Européen enraciné. Qu’il suscite l’adhésion ou au contraire la répulsion, son fédéralisme européen s’articule parfaitement avec sa défense des patries charnelles. Nous avons rencontré son fils Erwan Fouéré, ancien ambassadeur européen et très impliqué dans la Fondation Yann Fouéré.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant.


En parcourant ses éditoriaux dans « l’Avenir de la Bretagne » – que vous avez rassemblés dans un ouvrage paru en 2008 – on est étonné par le ton très « technique » qui est employé. Yann Fouéré semble beaucoup plus préoccupé par les questions économiques et institutionnelles que culturelles et identitaires. Cela vient-il de sa formation de « serviteur de l’Etat » ?

Si les principes de base du fédéralisme sont relativement accessibles pour les non-initiés, il n’en est pas de même lorsque l’on compare les différents systèmes constitutionnels, ou les effets néfastes des systèmes centralisateurs et des conceptions unitaristes sur le citoyen, non seulement du point de vue politique, mais aussi du point de vue économique et social.

Yann Fouéré l’a lui-même reconnu  lorsqu’il évoquait la difficulté de convaincre, non seulement à cause de l’aridité et de la technicité du sujet, mais également à cause de l’enseignement contrôlé par l’Etat centralisateur : « Comment le traiter , afin qu’il soit non seulement clair, mais encore accessible aux non-spécialistes, à tous ceux qui n’ont pas étudié le droit public et constitutionnel, et encore moins le droit comparé, à tous ceux qui ne connaissent de l’histoire des institutions et du droit que des très rares, très partielles et très partiales notions qu’un enseignement étroitement dirigé a pu leur dispenser? »

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La ville de Strasbourg lance son calendrier interreligieux

La ville de Strasbourg lance son calendrier interreligieux

24/01/2013 – 20h15
STRASBOURG (NOVOpress) –
La municipalité socialiste de Strasbourg a décidé d’éditer un premier « calendrier des religions » pour 2013, en accord avec les représentants des six principaux cultes. Ces derniers seront représentés par les symboles de la roue bouddhiste, des croix catholique, orthodoxe et protestante, de l’étoile juive et du croissant islamique.

Le maire PS, Roland Ries, déclare à ce propos : « Un des facteurs principaux de l’intolérance, c’est l’ignorance de ce que font les autres ».

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Le conflit du Trône et de l’Autel - La Nouvelle Revue d’Histoire N° 63, novembre 2012

Le conflit du Trône et de l’Autel – « La Nouvelle Revue d’Histoire » N° 63, novembre 2012

« Le conflit du Trône et de l’Autel », par Dominique Venner – Editorial de La Nouvelle Revue d’Histoire n°63, novembre-décembre 2012

Tout grand évènement religieux a des causes politiques et historiques. Cette observation se vérifie particulièrement en Europe dans l’histoire du christianisme, en raison des liens étroits et conflictuels établis entre l’Église et l’État, le Sacerdoce et l’Empire, le Trône et l’Autel. Tel est le sujet du dossier de la NRH de novembre 2012 (n° 63). Si vous prenez le temps de le lire, vous découvrirez certainement une face des choses qui vous paraîtra neuve. L’étude historique comme nous la pratiquons n’a pas pour but de rabâcher les clichés entretenus par une transmission paresseuse des savoirs scolaires. Elle à pour but de nous donner des instruments pour comprendre les mystères du passé et ceux du présent afin de construire notre avenir.

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