Tag Archives: relations internationales

François Hollande plus populaire en Israël qu'en France

François Hollande plus populaire en Israël qu’en France

18/11/2013 – 16h00
PARIS (Bulletin de réinformation / NOVOpress) – François Hollande se trouve en Israël pour trois jours.
Il en a profité pour s’incliner devant la tombe de Theodor Herzl, inspirateur historique du sionisme, mais aussi devant les tombes des victimes juives de Mohammed Merah. Il a encore visité Yad Vashem, le mémorial du génocide juif des années quarante. Pour afficher une neutralité de plus en plus mise en doute, François Hollande ira aussi se recueillir sur la tombe de Yasser Arafat.

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Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Emmanuel Lincot, intervenant régulier du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv, évoque la chute de Bo Xilai, ex-membre influent du Comité central du Parti communiste chinois, survenue en mars 2012 : « À près de 6 mois des élections du PCC, Bo Xilai – membre du Bureau Politique et Secrétaire Général de la municipalité de Chongqing (32 millions d’habitants) est limogé. Quelles conséquences pour la Chine ? »

Vidéo realpolitik.tv, la Géopolitique sur le net. Enregistrement du 18 avril 2012.
Crédit photo : DR

La Banque mondiale au secours du Vietnam communiste

La Banque mondiale au secours du Vietnam communiste

05/05/2012 – 12h00
HANOI (NOVOpress) —
Les grandes organisations supranationales continuent de soutenir financièrement la dictature communiste vietnamienne. Après l’Union européenne, le Vietnam fait un appel du pied en direction de la Banque mondiale (BM) sous influence américaine. Selon le site Vietnam+, le Vietnam souhaite « que la Banque mondiale continue de l’assister sur les plans financier et technique pour qu’il puisse remplir ses grands objectifs, dont le développement des ressources humaines » (sic).

Des « ressources humaines » sous le joug communiste depuis le milieu des années 1970, qui devraient bénéficier ainsi grâce à ce coup de pouce financier des « projets d’éducation et de bien-être social que le gouvernement vietnamien est en train de déployer ». Dans ce sens, une réunion a eu lieu jeudi à Hanoï entre le vice-Premier ministre, Nguyên Thiên Nhân et Mahmoud Mohieldin (photo), le directeur exécutif de la Banque mondiale. Cuba, Chine, Vietnam… Quand capitalisme et communisme font bon ménage au détriment des peuples.

Photo en Une : Mahmoud Mohieldin, Égypte, Ministre de l’Investissement Public à la Conférence Ministérielle de MENA-OCDE de Marrakech, Maroc / crédit OECD (Organisation for Economic Co-operation and Development) via Flickr (cc)

Aymeric Chauprade : "Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine"

Aymeric Chauprade : « Sortir du mondialisme, c’est possible : l’exemple de l’Argentine »

Libre reprise d’un article daté du 21 avril 2012 du géopolitologue Aymeric Chauprade, initialement publié sur blog.realpolitik.tv et realpolitik.tv

Le Fonds monétaire international a déploré cette semaine que l’Argentine soit « imprévisible après l’expropriation partielle de la compagnie pétrolière argentine YPF, contrôlée à majorité, jusqu’au 16 avril, par le groupe espagnol Repsol ».

Imprévisible ? Non, simplement souveraine ! Le FMI, instrument politico-économique des États-Unis, tout comme Washington et Bruxelles ont de plus en plus de mal à se faire à la souveraineté des États. Lorsque quelque chose leur échappe, ils appellent cela de l’imprévisibilité.

J’étais en Argentine entre le 24 mars et le 2 avril, date anniversaire des 30 ans de la Guerre des Malouines. Cela m’a permis de me faire mon propre avis sur un pays tant décrié par le FMI et les donneurs de leçon occidentaux. Et j’ai compris pourquoi ce pays était la cible d’une désinformation si forte, qui veut ternir son image et ainsi dissuader les investisseurs de s’y intéresser.

Ce pays est pourtant la seule véritable Europe jamais réussie. L’Argentine c’est même la véritable Europe qui a survécu des ruines de la nôtre. Une nation faite d’Européens avec une culture d’Européens et dont le modèle identitaire n’a rien à voir avec le modèle brésilien que Bruxelles et Washington ont érigé en exemple. Buenos Aires, malgré son immigration andine, reste une ville européenne pour des Européens. L’Argentine est une grande nation, et l’a montré en mettant dehors, seule, le FMI et ses recettes qui n’ont toujours mené qu’à la faillite et à l’asservissement des peuples. Comme la Russie, l’Argentine est tout simplement en train de reconstruire son industrie, de reprendre le contrôle de ses ressources énergétiques et les résultats sont là pour prouver qu’elle suit une voie juste et raisonnable. La seule voie raisonnable même quand on voit où le mondialisme a mené les peuples occidentaux.

La croissance est évidente (le FMI lui concède quand même un taux de croissance de 4,2% pour 2012, mais du bout des lèvres) et il faut être aveugle ou d’une grande mauvaise foi pour ne pas reconnaître que depuis que l’Argentine suit une voie protectionniste et nationaliste (comme la Russie et la Chine), elle va mille fois mieux que lorsqu’elle suivait les recettes libérales et pro-américaines du libano-argentin Menem.

Mais revenons à cet événement capital qu’est la renationalisation d’une grande compagnie d’énergie argentine. Lundi 16 avril, la présidente Cristina Kirchner, une autre dame de fer, sans être le moins du monde impressionnée par les menaces de Madrid, a décidé d’exproprier l’espagnol Repsol de sa filiale argentine YPF qu’il contrôlait à hauteur de 57,4%. Désormais l’État argentin et les provinces (en Argentine, État fédéral, l’autonomie des provinces est très forte) détiendront 51%. Jeudi 19 avril, soit 3 jours plus tard, l’expropriation à hauteur de 51% était élargie à la compagnie YPF Gas également contrôlée par Repsol

La main mise de Repsol datait d’une époque où l’Argentine a été vendue par des dirigeants libéraux sans scrupules à l’étranger et a rompu, sous Menem, avec ses fondamentaux d’indépendance nationale en se tournant vers les États-Unis. Cette politique, suivie de concert avec le FMI, a abouti à la ruine du pays. Seul le retour aux fondamentaux du péronisme, une politique nationale et sociale, a permis d’entamer le redressement du pays, et c’est exactement cette ligne que suit Cristina Kirchner.

Cela faisait plusieurs années que les Kirchner ont demandé de manière insistante à Repsol de faire les investissements nécessaires pour préparer l’avenir énergétique de l’Argentine. Rien n’a été fait. Le groupe espagnol s’est vu donner de nombreuses chances de conserver sa part. Il n’est pas exproprié (il sera compensé de toutes façons) comme cela brutalement, mais au terme de mois de d’avertissements et de discussions. Ces grands groupes mondialistes ont malheureusement une vision de court-terme qui tranche avec la vision de long-terme d’un Poutine en Russie. Celui-ci a repris en main le secteur énergétique précisément pour rendre à la Russie ses ressources et son avenir énergétique.

L’Argentine (comme la Russie évidemment) apporte au monde une preuve supplémentaire que la voie du redressement et de la liberté des peuples passe par l’indépendance nationale et la rupture avec toute l’architecture du mondialisme (FMI, Banque mondiale, Union européenne, OTAN…).

Cette politique est non seulement possible mais elle montre ses fruits dans de nombreux pays du monde. Demain dimanche 22 avril, je voterai pour cet espoir français de sortie du mondialisme. Je voterai Argentine !

Lire la suite : http://blog.realpolitik.tv/2012/04/samedi-21-avril-2012-a-demain/

Aymeric Chauprade
blog.realpolitik.tv