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Manuel scolaire Nathan Breizh

Le Monde continue sa traque de Breizh-info et fait censurer un manuel scolaire

19/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Le journal Le Monde est engagé dans une véritable traque à l’égard de Breizh-info. Après avoir fait échouer le partenariat que le site breton de réinformation avait conclu avec le club de rugby de Vannes, le « quotidien de référence » a obtenu qu’un manuel scolaire, qui avait eu le tort de mentionner Breizh-info comme source d’un simple entretien, soit censuré ! Comble de l’affaire : c’est un élu communiste d’Hénin-Beaumont, par ailleurs professeur d’histoire-géo, qui est parvenu à mobiliser Le Monde contre Breizh-info !

le-monde-breizh-infoDans Le Monde de ce soir, daté du 20 novembre, on lit en effet (ci-contre) que « dans une double page “débat“, intitulée “Sommes-nous trop nombreux sur la planète ?“, qui figure dans le manuel d’histoire-géographie des éditions Nathan pour les classes de 5e, le premier document proposé aux élèves reprend des extraits d’une interview d’un essayiste américain aux thèses malthusiennes, Alan Weisman, publiée… sur le site Breizh-info.com ». Oui, et ?

Eh bien « ce site de “réinformation“ est le vaisseau sur Internet de l’extrême droite identitaire bretonne. Dirigé par Yann Vallerie, ancien chef de file du mouvement identitaire Jeune Bretagne, qui appartenait au Bloc identitaire, Breizh-info.com relaye régulièrement des articles anxiogènes qui mêlent délinquance, immigration et islam. Un Fdesouche régional, en quelque sorte ».

Or explique l’élu communiste,

« un élève curieux à qui viendrait l’idée d’aller sur Internet découvrir le site Breizh-info tomberait donc, entre deux publicités pour le dernier ouvrage d’Eric Zemmour ou celui de Philippe de Villiers, sur une interview de Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous, l’annonce d’une conférence de Renaud Camus sur le “grand remplacement” […] ou encore celle de l’arrivée de 150 migrants de Calais à Fougères ».

Et il pourrait donc y trouver le contrepoint de ce tout ce que lui a raconté son prof communiste ?

Manuel scolaire Nathan Breizh« Chez Nathan, on reconnaît une erreur », se félicite Le Monde, en délateur satisfait de voir que son opération de basse police a portée : « Les manuels numériques des élèves sont en cours de correction et leurs utilisateurs pourront les mettre à jour. Un erratum sur Internet, avec mention de la source erronée, et un texte explicatif à l’usage des enseignants, pour qu’ils prennent “toutes les précautions nécessaires pour utiliser ce document“, viennent compléter le mea culpa. »

Ah ! Si tous les élèves pouvaient ne consulter que L’Humanité, pour savoir ce qu’il faut penser du pacte germano-soviétique, ou Le Monde, pour apprendre à quel point la chute de Saigon fut belle…

« La Fachosphère » de Doucet et Albertini : une occasion manquée

« La Fachosphère » de Doucet et Albertini : une occasion manquée

Source : Ojim.fr — Grosse promo pour les journalistes David Doucet (Les Inrocks) et Dominique Albertini (Libération) qui ont fait la une de Libération, un passage chez Bourdin et un autre sur le plateau de Yann Barthès. Ils ne pouvaient rêver meilleure publicité pour la sortie de leur livre enquête sur le « côté obscur » de l’information sur internet. Entre décembre 2013 et le printemps 2016, les deux complices, déjà auteurs d’une Histoire du Front national, ont réalisé une centaine d’entretiens pour dresser le portrait de la « fachosphère ». Disons le d’entrée, le titre racoleur (et fait pour diaboliser la cible) dévalorise le contenu alors que le livre ne sombre pas dans la paranoïa et dresse un panorama sur tout un pan de l’information et du combat politique mené sur internet On pourra cependant regretter la conclusion militante et l’absence d’une réflexion plus poussée sur le modèle de presse indépendante basée sur le don privé…

La « fachosphère » c’est quoi ?

Les auteurs – qui ont réalisé leurs interviews en annonçant un livre sur la « réinfosphère » – justifient leur choix dans le prologue. Ils désignent par là « l’extrême droite dans sa diversité : identitaires et maurrassiens, frontistes et disciples du gourou Alain Soral, néofascistes et « cathos tradis » ». Tant pis pour tous ceux – comme l’Ojim – qui ne se retrouveraient pas dans la liste !

Autres points communs établis entre les différents acteurs du web ainsi visés : « une opposition commune à la modernité libérale et à son idéal de société ouverte » et un rejet de la décadence. Comprenez : la société « ouverte » est moralement supérieure à une société « fermée », figée, quasi morte. Plus globalement, le sous-titre de l’ouvrage clarifie le sujet : « comment l’extrême droite remporte la bataille du net », on l’aura compris : fachosphère = extrême droite. À travers cette « extrême droite », notion pas beaucoup plus claire que celle de « facho », les auteurs visent, en gros, tout ce qui dépasse les limites fixées par l’élite journalistique en place.

Une approche historique parfois pertinente

Les deux complices, au cours des quelque 300 pages, font le tour du web politiquement incorrect, passant de supports « tout public » comme Fdesouche ou TV Libertés à des éléments plus radicaux comme les Youtubeurs Hervé Ryssen ou Boris Le Lay. Ils évitent cependant l’écueil complotiste qui voudrait que tout ce petit monde mange à la même table. A contrario, les auteurs n’hésitent pas à s’intéresser aux rapports qu’entretiennent ces médias et leurs acteurs. Car il n’est pas question seulement des médias de réinformation mais aussi de ceux qui pensent les médias autrement (Jean-Yves Le Gallou), des critiques des médias comme l’Ojim, de ceux qui fabriquent les médias alternatifs (un chapitre est consacré au fondateur de Fdesouche Pierre Sautarel), d’électrons libres, d’auteurs faisant la promotion de leurs ouvrages par le biais de vidéos Youtube et même de la bataille du net lancée par le Front National à l’aube du 21ème siècle.

L’approche historique du récit permet de se replonger dans les balbutiements du web. Une nouvelle technologie qui a immédiatement profité à l’objet de l’étude des auteurs. Dès son apparition en France fleurissent des sites plus ou moins radicaux de libre parole dont le vaisseau amiral fut « SOS Racaille ». L’enquête menée sur ce premier phénomène internet est d’ailleurs menée avec pédagogie. Comment les auteurs expliquent-ils cette prise d’assaut du web par ce qu’ils nomment l’extrême droite ? Par le manque de visibilité (voire l’absence totale) de certaines sensibilités politiques non représentées dans les médias alors vieillissants : presse papier, radio, télévision…

La presse subventionnée a-t-elle peur ?

Peu coûteux, le modèle internet ouvre des perspectives nouvelles à ceux qui n’ont pas le soutien de Matthieu Pigasse le milliardaire propriétaire des Inrocks ou de Patrick Drahi autre milliardaire propriétaire lui de Libé (les deux médias dont sont issus les auteurs de l’ouvrage).

C’est donc bien une concurrence qui dérange les médias établis et déclinant depuis maintenant vingt ans avec l’arrivée d’internet. D’où un épilogue involontairement éclairant dans lequel chercheurs et historiens déplorent (mais si, mais si) le pluralisme né d’internet… Le sociologue Gérald Bonnet dénonce par exemple la « dérégulation du marché de la connaissance », Michel Winock s’inquiète pour sa part des « extrêmes » qui font un bruit disproportionné avec l’état numérique de leurs troupes… Vient alors la question fatidique : « Comment répondre à la fachosphère ? » Une question qui inquiète jusqu’au secrétaire d’État chargée du numérique Axelle Lemaire qui s’interroge sur « l’équilibre entre la liberté d’expression et l’ordre public ». On sait malheureusement comment se termine généralement ce genre de réflexions…

Sont finalement préconisées : la répression par le cadre légal (merci pour eux mais le titre annonçait déjà le bâton) mais aussi une réaction sur internet, sur le « terrain de l’extrême droite », une réponse qui pour le moment n’est pas à la hauteur selon les auteurs. Une chose est sûre, la « fachosphère » est un mal, un mal moral et il faut le combattre.

Avec une forme d’arrogance de classe inconsciente, les auteurs n’hésitent pas à expliquer la réussite des nouveaux médias par l’existence de « nouveaux publics, moins dotés en capital culturel [et qui] y trouvent une réponse à la crise du sens du monde contemporain… ». Entendre les internautes alternatifs sont des crétins qui ne sont pas allés à la faculté et les lecteurs de Libé (de moins en moins nombreux par ailleurs) des humanistes et autres Prix Nobel… Si Les acteurs et les médias auxquels s’intéressent les deux compères font systématiquement l’objet de références biographiques, ce qui permet d’avoir un point de vue global intéressant on pourra regretter l’absence d’index. Ajoutons pour le côté cocasse les deux derniers chapitres hauts en couleur : « Porno natio ou l’extrême droite classée X » et Les « youtubeurs de l’extrême », qui prêtent à sourire à quiconque dispose d’un peu d’humour…

Une occasion manquée

Si le contenu, réalisé à partir de nombreux entretiens, est souvent de qualité, on peut regretter que les auteurs n’aient pas mieux analysé la principale différence entre les médias dominants établis (ceux de leurs patrons, riches et subventionnés) et les médias alternatifs : le financement. En ayant recours au don et à la solidarité (puisque souvent privés et de publicité et de subsides publics) les médias alternatifs se placent dans une démarche résolument en rupture avec le modèle des médias auxquels appartiennent les auteurs, une démarche qui garantit non une objectivité absolue, mais une certaine forme d’indépendance. Une chose est sûre ces deux modèles ne sont pas prêt de cohabiter, les éditions Flammarion ont interdit aux auteurs d’accorder des interviews aux médias mis en cause…

Voir aussi

À propos de

La Fachosphère (par Dominique Albertini et David Doucet), éd. Flammarion (21 septembre 2016). 336 pages.

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Réinfosphère contre médias de propagande : la grande bataille !

Source : Polémia

Pour la propagande médiatique, 2015 sera un grand cru. « Je suis Charlie », « PADAMALGAME » : 10 jours d’ahurissement en janvier ! « Je suis Aylan », accueillons les « migrants » rebaptisés « réfugiés » : 10 jours d’ahurissement supplémentaires en septembre… en attendant l’affolement prochain des populations, en décembre, quand il faudra « sauver la démocratie » en Provence et dans le Nord après le premier tour des élections régionales.
Car, pour s’opposer au succès possible de Marion Maréchal Le Pen et de Marine Le Pen, les médias de l’oligarchie joueront à nouveau de la grosse caisse.

Toutes les techniques de propagande sont mobilisées : diabolisation des uns, angélisation des autres, répétition, orchestration, sidération émotionnelle, unanimité obligatoire, novlangue – et l’exercice permanent de la « pensée intimidante ».
Avec un seul but : l’anéantissement de l’esprit critique.

Malheureusement l’esprit critique survit – et même prospère – grâce à la blogosphère, refuge de l’information alternative : c’est là qu’on a appris que le père d’Aylan ne fuyait pas la guerre (il a d’ailleurs enterré sa famille à Kobané en territoire syrien sous contrôle kurde), mais voulait aller au Canada se refaire les dents (selon les déclarations de sa sœur) ; reprenant des témoignages accordés à la télévision australienne, la blogosphère a aussi révélé que le père d’Aylan était passeur : un brave passeur qui avait oublié de trouver un gilet de sauvetage… pour sa femme et ses enfants.

Ces révélations mettent à mal le conte de fées sur les malheureux « réfugiés » qui fuient la guerre (de jeunes hommes qui laissent souvent sur place femme, enfants et vieux parents). Les médias de propagande montrent les rares enfants. La blogosphère montre la réalité.

Les médias officiels vivent très mal cette situation qui remet en cause leur monopole et par là même leurs mensonges. D’autant qu’ils constatent que les Français les croient de moins en moins.

Ils ont donc recruté des armées de policiers du Net chargés de traquer les tweets erronés ou approximatifs. De jeunes journalistes d’extrême gauche s’en sont fait une spécialité : les « décodeurs » (en fait les recodeurs) au Monde et le « Lab d’Europe 1 ». Les grands médias audiovisuels font appel à eux comme « experts ». « Expert » : le mot fétiche des radios et des télévisions pour porter la parole officielle.

Radios et télévisions du Système multiplient aussi les « mises en garde » (sic) contre la réinfosphère et appellent leur public à ne faire confiance qu’aux médias officiels en « ne se basant que sur la presse et les vrais sites (re sic) pour la vérification des informations », selon LCI.
Il y a un côté pathétique dans ces appels – ou plutôt ces rappels – à l’ordre de la part d’organes médiatiques en perte totale de crédibilité.
On les comprend ! Comme à la fin de l’ère secondaire, les petits mammifères de la réinfosphère viendront à bout des gros dinosaures des médias de propagande ! L’enjeu est de taille : abattre le totalitarisme du XXIe siècle : le totalitarisme médiatique.

Jean-Yves Le Gallou
président de Polémia, écrivain, essayiste…

Disparition du journaliste d'investigation Emmanuel Ratier : communiqué de la famille

Hommage public pour Emmanuel Ratier le 19 septembre

09/09/09/2015 – MÉDIAS (NOVOpress)
Un hommage public à Emmanuel Ratier, disparu le 25 août dernier, sera rendu le samedi 19 septembre, salle Equinoxe, 18/20 rue du colonel Avia, 75015 Paris. Journaliste d’investigation et homme de conviction admiré par ses amis et respecté par ses adversaires politiques pour sa rigueur et son professionnalisme, il était l’un des phares de la réinfosphère. Venez nombreux et versez votre obole à l’association « Les archives associatives du Vexin », qui a pour vocation de poursuivre l’oeuvre d’Emmanuel Ratier, conformément au souhait de sa famille.

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Disparition du journaliste d'investigation Emmanuel Ratier : communiqué de la famille

Disparition du journaliste d’investigation Emmanuel Ratier

21/08/2015 – PARIS (NOVOpress) – Le journaliste d’investigation Emmanuel Ratier est décédé mercredi 19 août 2015. Son nom est familier aux lecteurs de Novopress et de la réinfosphère dans son ensemble. Entre autres créateur de la lettre confidentielle Faits & Documents, animateur d’une émission sur Radio Courtoisie, cet homme d’exception manquera à tous ses amis. Nous publions ci-dessous le communiqué de la famille d’Emmanuel Ratier.


En hommage à la disparition de notre père et époux, Emmanuel Ratier, sa famille et ses amis proches l’accompagneront dans son dernier voyage au cours d’une cérémonie intime mardi 25 août. Un hommage public lui sera rendu à Paris courant septembre. La date vous en sera communiquée ultérieurement.

Pour toute marque d’affection, plus que de l’accompagner avec des fleurs, nous souhaitons poursuivre l’œuvre d’Emmanuel en aidant ses successeurs par des dons à l’association “Les archives associatives du Vexin” qu’il venait de créer et qui lui donnait tant d’enthousiasme. C’est elle qui perpétuera son action.
Une urne sera disposée à cet effet le jour de l’hommage public. Vous pouvez également écrire à cette adresse : Les archives associatives du Vexin, BP 19, 60240 Chaumont-en-Vexin

La famille d’Emmanuel

interview present novopress

Entretien avec Fabrice Robert, fondateur de NOVOpress

Entretien accordé par Fabrice Robert, fondateur de NOVOpress, au quotidien Présent.

1/Depuis quand existe votre site et dans quelles circonstances a-t-il été fondé ?

Novopress.info a été créé en 2005. Nous allons donc pouvoir fêter cette année les 10 ans du site.
Les médias « classiques » ont longtemps détenu le monopole de l’information. Grâce au réseau des réseaux, il me paraissait important – à l’époque – de tenter l’expérience d’un nouveau média susceptible de proposer une information alternative en ligne. Et le constat est désormais sans appel. Internet a permis de révolutionner l’accès à l’information tout en permettant une diversification de ses acteurs.
Pourquoi avoir choisi un tel nom ? « Novo » signifie, en latin, « renouveler » ou encore « refaire ». NOVOpress se donnait alors comme objectif de refaire l’information face à la propagande du système et face à l’« idéologie unique ». On ne parlait pas encore, à l’époque, de réinformation, mais l’approche était – avec du recul – assez similaire. Dans un certain sens, on peut dire que NOVOpress a joué un rôle de précurseur par rapport à qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui, la réinfosphère.

2/Qu’est-ce qui vous différencie des autres sites de la réacosphère ? D’un site comme F. de Souche par exemple ?

Je pense, tout d’abord, qu’une certaine complémentarité entre les différentes plateformes ne peut que servir notre combat commun contre l’idéologie unique. Plus l’écosystème réinformationnel se développera sur le Net, plus nos idées se diffuseront.

NOVOpress se propose d’analyser, avant tout, l’information sous un angle identitaire. Mais nous nous faisons aussi le relais d’initiatives intéressantes qui se développent au sein des milieux patriotes.

Autre particularité importante de NOVOpress. Servir de caisse de résonance à des actions et projets destinés à sensibiliser l’opinion publique et mettre face à leurs responsabilités un certain nombre d’acteurs en les obligeant à se positionner. C’est ainsi que depuis 10 ans, NOVOpress a souvent servi de base au déclenchement d’actions qui s’appuient sur deux logiques convergentes : l’audience du site sur le web et la présence d’un appareil militant actif. Nous l’avons souvent dit. La rue et les réseaux informatiques sont nos permanences politiques !

3/Vous vous présentez comme une « agence de presse française indépendante », comment recueillez-vous vos infos ?

Outre des entretiens et nos propres contenus rédactionnels, NOVOpress met aujourd’hui beaucoup l’accent – à travers son contenu – sur les réseaux sociaux (Twitter, mais aussi Facebook) et certaines plateformes emblématiques du web 2.0 (comme YouTube, Flickr).

Nous considérons que, chaque jour, des milliers de contenus pertinents sont noyés dans un océan d’information numérique. Des documents plus anciens peuvent aussi être exhumés et constituer des pépites pour nos lecteurs.
Notre stratégie suit une double logique : nous souhaitons informer, mais aussi enrichir l’internaute. Par ailleurs, nous savons que le flux d’information en continu crée de l’infobésité. En sélectionnant les contenus intéressants et qualifiés – dont certains n’ont jamais été traités par d’autres —, nous voulons recréer de la rareté au sein de l’abondance.

NOVOpress apparaît comme un « médiagrégateur social », une sorte d’entonnoir informationnel qui se propose de filtrer l’actualité qui compte.

4/Qui collabore à NOVOpress et quel est votre public ?

NOVOpress est animé par une petite équipe de rédaction. Mais nous travaillons dans une logique de réseau avec une approche participative. Chacun peut participer au projet en nous transmettant des informations (un tweet, un statut Facebook, une vidéo, une photo, un article de presse, un document d’analyse ou de réflexion, etc.). Nous sommes toujours en quête de nouvelles « têtes chercheuses », de veilleurs et de personnes qui maîtrisent bien les réseaux.
Quant à notre public, je pense qu’il est tout simplement composé de personnes qui refusent l’idéologie de la pensée unique et du Pasdamalgam.

5/Les journaux, les médias libres, les blogs politiquement incorrects vont se retrouver dans la ligne de mire avec le projet de loi Taubira et la possibilité de bloquer les sites. Vous qui n’avez pas pour habitude de museler vos paroles, vous sentez-vous menacé ?

L’Internet reste le dernier espace de liberté face à l’hyper-classe politico-médiatique. Et je pense que nous assistons aujourd’hui à une tentative de reprise en main du Système pour tenter de contrôler les hommes et les idées.
Finalement, le plus inquiétant demeure l’absence de véritable mobilisation des citoyens français face à la mise en place de lois liberticides. En effet, pour défendre leurs libertés individuelles, pour marquer clairement leur refus d’être espionnés par l’État — grâce à la loi Renseignement —, les Français n’ont pas réellement bougé.

Alors, oui, la menace existe. Mais j’ose espérer que nous trouverons toujours des solutions technologiques pour contourner la censure.

6/Vous nous faites l’amitié de publier sur votre site la Une de Présent chaque jour. Croyez-vous encore en la presse papier ?

Aujourd’hui, il est certain qu’Internet a bouleversé la donne. Mais, dans le même temps, les nouveaux modes d’accès à l’information, qu’il s’agisse d’équipements (smartphone, tablette) ou des réseaux sociaux (Facebook, Twitter) ont augmenté l’appétit du public pour l’actualité. S’ils savent adopter une bonne stratégie, les médias traditionnels ont donc encore un rôle à jouer.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Le Système en pleine hystérie dieudonnesque, et son contexte

Le Système en pleine hystérie dieudonnesque, et son contexte

12/01/2014 – 10h30
PARIS (NOVOpress/Kiosque Courtois) –
On ne peut faire qu’un résumé incomplet de la saga Dieudonné. Un seul article n’y suffirait pas.

A bien des égards, l’état de transes dans lequel est plongé le Système rappelle l’entre-deux tours de la présidentielle de 2002, marquée par l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour. L’élimination de Lionel Jospin et l’application de la dure « discipline républicaine » qui forçait la « gauche plurielle » à appeler à voter pour l’« escroc Chirac » (sic) contre le « facho Le Pen » (resic) constituèrent pour cette dernière un indicible traumatisme. A l’époque, la mise en résonance hystérique de l’opinion publique avait été un jeu d’enfant. Le redoutable savoir-faire de l’ensemble de la classe politico-médiatique en la matière était en effet grandement aidé par le fait que l’Internet jouait un rôle très marginal dans une réinfosphère quasiment inexistante. Le nombre cumulé de lecteurs de Rivarol, Minute, National Hebdo et autre Présent ne dépassait pas quelques dizaines de milliers. Avec l’Internet et l’irruption d’une très puissante réinfosphère — que l’on songe par exemple à FdeSouche, l’un des principaux blogs politiques francophones avec plus de 100.000 visiteurs uniques par jour, ou à Novopress — la donne a totalement changé. On ne trompe pas le bon peuple aussi facilement qu’il y a treize ans, et les internautes ne sont pas dupes, qui rejettent massivement l’interdiction des spectacles de Dieudonné.

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Michel Janva : "Dès la première année, le Salon Beige a connu des événements médiatiques qui ont montré son intérêt"

Michel Janva : « Dès la première année, le Salon Beige a connu des événements médiatiques qui ont montré son intérêt »

19/10/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
Le Salon Beige, qui se présente comme un « blog quotidien d’actualité » animé par des « laïcs catholiques », est devenu l’un des navires amiraux de la réinformation sur Internet. Son rôle a été déterminant dans la mobilisation contre le mariage homosexuel, brisant le mur du silence médiatique et relayant minutieusement les initiatives nationales et locales tout comme les preuves d’abus policiers. Au-delà de cette période clef, il a été et demeure l’artisan d’un « réveil des consciences », par un travail quotidien de revue de presse et d’analyse de l’actualité sous le double regard catholique et non-conformiste. Michel Janva, son fondateur, répond aux questions de Novopress.

Michel Janva, vous avez été, il y a maintenant près de dix ans, le co-fondateur du Salon Beige, comment l’idée de ce blog est née ? Quels étaient vos buts à sa création ?
Nous avons lancé le Salon Beige il y a 9 ans, motivés d’abord par un sentiment de frustration après la « série noire » de l’année 2004 (lundi de Pentecôte, loi sur l’ « homophobie », affaire Buttiglione). Il nous est apparu clairement que les chrétiens étaient en train de se faire marginaliser sur la scène publique, et que les grands médias ne nous étaient plus d’aucun secours pour faire entendre notre voix. Or la campagne présidentielle américaine qui venait de s’achever avait été marquée par l’émergence politique des blogs : alors qu’en France on les considérait encore comme un passe-temps pour ados, ils s’établissaient aux Etats-Unis comme de véritables contre-médias. Nous avons donc tenté l’expérience du blog.

Le Salon Beige a pour objet de lutter contre la désinformation et, à ce titre, il se définit comme un contre-média (nous ne sommes pas journalistes, nous ne vivons pas grâce au Salon Beige). Et ce blog souhaite unir les catholiques, et au-delà, ceux qui rejoignent nos idées, autour du combat commun, en dépassant les querelles partisanes ou de chapelles.

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La chaînePublic Sénat flatte Novopress

La chaîne Public Sénat flatte Novopress

23/04/2013 – 19h40
PARIS (NOVOpress) – La chaîne de télévision du Sénat français, Public Sénat, a fait, il y a deux jours, dans un article une analyse flatteuse de l’impact de la réinfosphère en général et de Novopress en particulier.

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Linkfluence établit pour Le Monde une nouvelle cartographie de la blogosphère politique

Linkfluence établit pour Le Monde une nouvelle cartographie de la blogosphère politique

Lemonde.fr vient de publier une étude réalisée pour lui par la société Linkfluence (carte ci-contre). Et cette étude revient notamment sur l’évolution de ce que Le Monde appelle « l’extrême droite ».

Extraits :

“Un homme a théorisé l’utilisation politique du Net. Il a rédigé une sorte d’art de la guerre virtuel à l’intention de sa famille politique : Jean-Yves Le Gallou, qui fut l’un des cofondateurs du Club de l’Horloge (…) [Il] préside aujourd’hui la Fondation Polémia. Il est l’auteur des « Douze thèses pour un gramscisme technologique » – en référence au communiste italien Antonio Gramsci pour qui il n’y a pas de victoire politique possible sans hégémonie culturelle.”

“Ce message, deux sites Internet l’ont très bien compris : François Desouche et Novopress.” “Novopress (…) prend la forme d’une agence de presse qui relaye les informations mais surtout le discours des Identitaires. Ces derniers se sont fait une spécialité de la présence sur le Net.”