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Carte France Provinces

Tribune libre – La République anti-démocratique, par Vincent Revel

Quand un homme politique prend un ton solennel, c’est qu’il va nous parler des valeurs de la République. Même si elles sont constamment bafouées, ces valeurs (égalité, fraternité, liberté, civisme, patriotisme, laïcité…) sont présentées comme de nouveaux commandements à vocation universaliste. Peu importe que ces valeurs ne relèvent d’aucune réalité historique, peu importe qu’elles aient été détournées par de fausses démocraties au profit d’un système oligarchique, mondialisé, consumériste, cosmopolite, l’essentiel est qu’elles se mettent au service exclusif de la nouvelle religion libérale des « droits de l’homme ».

Notre République est soi-disant une démocratie et, de ce fait, tous les moyens sont bons pour faire taire ses opposants. Telle est la logique actuelle de ce qui nous sert de dirigeants. Avec une lecture manichéenne revendiquée de l’histoire, notre élite peu inspirée ne cesse, avec l’aide des médias complices, de nous vendre en boucle le modèle de société multiculturelle où l’être enraciné dans une terre et une mémoire devrait impérativement laisser la place au nouvel individu hédoniste nommé « citoyen du monde ».

Dans cette logique globale et mondialiste, tout ce qui rappelle les valeurs ancestrales, comme les coutumes, les traditions, les liens familiaux et claniques, devient obsolète, périmé et nuisible au bon fonctionnement des sociétés dites progressistes et modernes. Si vous vous risquez à émettre un avis différent, vous devenez immédiatement une personne infréquentable méritant d’être ostracisée.

Pour cette raison, parmi d’autres causes répondant à des intérêts personnels et de partis, nos politiques ont décidé, depuis quelques années, de déconstruire et de détruire ce qui peut encore rattacher l’individu à une histoire et à un terroir souvent symboles d’une identité charnelle. Les dernières réformes territoriales vont toutes dans ce sens avec la naissance de nouvelles régions (Hauts de France, Grand Est), de nouveaux cantons, de nouvelles métropoles (Lyon), déconnectées de leurs vieilles provinces historiques, aboutissant même à la dissolution de communautés de communes représentant parfois un terroir ancien possédant une forte identité locale.

Cette frénésie de réformes ne répond, malheureusement, à aucune logique sur le long terme et n’apporte aucune solution au blocage structurel de nos institutions et administrations. A l’heure où nos vieilles et riches provinces (Alsace, Lorraine, Champagne, Saintonge, Forez, Velay, Dauphiné, Flandre, etc.) s’effacent soi-disant pour laisser place à des structures moins coûteuses et plus fonctionnelles, nous nous retrouvons avec un « millefeuille » d’élus ne représentant souvent rien d’autre que leurs familles politiques.

Notre République jacobine est à bout de souffle et ses incohérences s’expriment pleinement à chaque élection. A l’heure où le Parti socialiste, avec moins de 90 000 adhérents à jour de leurs cotisations, dirige unilatéralement le pays, le Front national, premier parti de France, réussit difficilement à aligner deux députés à l’Assemblée nationale !

Pour remédier à ses défaillances anti-démocratiques, il nous faudrait engager une véritable rupture avec notre système centralisateur et renouer avec nos vieilles provinces en créant une fédération unie autour d’un projet patriote. Seul un système fédéral antimondialiste et « anti-multiculturel », plus proche des citoyens, attaché au suffrage proportionnel et à la possibilité d’avoir recours aux référendums d’initiative populaire, comme pour nos voisins Suisses, reconnaissant aussi l’identité charnelle de chaque province, à vocation « localiste » et non universaliste, pourra remédier à la grave crise de confiance qu’ont les Français envers leurs politiques.

En attendant que nos vieilles provinces renaissent de leurs cendres, nous nous consolerons avec la belle victoire du FPÖ au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche, signe d’un ras-le-bol affirmé d’une grande partie d’Européens, décidés à rompre définitivement avec les technocrates de Bruxelles et leurs sbires locaux.

Vincent Revel

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La destruction des États-nations par le régionalisme européen

12/12/2015 – EUROPE (NOVOpress)
À l’heure où nous allons voter pour les élections régionales, il n’est pas inutile de prendre un peu de recul sur la question « régionale » et de se rappeler que l’Union Européenne pousse le régionalisme contre les États-Nations.

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La démesure de nos élus : les métropoles !

01/12/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Comment se faire entendre dans un monde de plus en plus centralisé, de plus en plus global ? À l’époque où nos élus militent pour l’uniformisation des esprits, un centralisme plus dur et la perte des souverainetés nationales, nous voyons nos territoires redécoupés selon des intérêts qui souvent nous échappent. Les élections régionales sont là pour nous le rappeler.

En moins de deux ans, aussi bien pour nos régions que nos cantons, nos élus jacobins ont redessiné la carte de France selon leurs bons désirs. Ce qui aurait dû demander une large concertation fut bouclée très rapidement par une élite républicaine de plus en plus déconnectée des réalités de nos terroirs. Là où nous aurions pu faire naître une véritable coopération des élus locaux et de l’ensemble de la population, nous avons eu le spectacle lamentable de petits arrangements entre copains.

Nous avions l’occasion de réaliser une grande réforme territoriale. Une réforme qui nous aurait permis de prendre en compte les réalités géographiques, historiques, culturelles, économiques et démographiques de nos régions pour enfin en faire des provinces fortes, soudées autour d’identités enracinées dans des terroirs divers. Au lieu de ça, nous avons aujourd’hui des régions sans âme qui n’intéressent plus grand monde si ce n’est les élus qui s’en serviront le plus souvent comme des tremplins pour des ambitions personnelles ou des luttes partisanes.
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Alsace : combat pour l’identité (Présent 8256)

Alsace : combat pour l’identité (Présent 8256)

19/12/2014 -STRASBOURG (NOVOpress)
Les manifestations monstres de Strasbourg, Colmar ou encore Mulhouse, tout comme les interventions enflammées des députés UMP Eric Straumann et Laurent Furst au Palais Bourbon n’y auront donc rien fait : après six mois de débats et trois lectures dans chaque chambre, le Parlement, dans un ultime vote de l’Assemblée, a définitivement adopté mercredi par 95 voix pour, 56 contre et 11 abstentions la nouvelle carte de France à 13 régions, au grand désespoir des Alsaciens qui refusent la fusion avec Champagne-Ardenne et Lorraine.

Des régions euro-compatibles

Une du numéro 8256 de "Présent"

Une du numéro 8256 de « Présent »

Rappelons tout d’abord que l’objectif de cette réforme, voulue par François Hollande et qui entrera en vigueur début 2016, est moins de générer des économies en réduisant le fameux « mille-feuille administratif » que de redessiner des régions françaises à l’échelle des grandes régions existant chez nos partenaires européens, et notamment en Allemagne. Ainsi, pour devenir euro-compatibles, le Nord-Pas-de-Calais devra-t-il fusionner avec la Picardie, Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon, Poitou-Charentes avec Limousin et Aquitaine, Bourgogne avec Franche-Comté, Rhône-Alpes avec Auvergne, etc.

Un projet inacceptable pour des Alsaciens particulièrement attachés à leur territoire, que le gouvernement entend aujourd’hui associer aux régions Champagne-Ardenne et Lorraine. Et ceux-ci n’ont pas manqué de le faire savoir. Depuis des mois en effet, des manifestations monstres ont lieu presque chaque week-end à Strasbourg, Colmar ou encore Mulhouse, aux cris de « Paris, nous n’avons pas besoin de toi » ou d’« Elsass frei ». Et mardi, une quinzaine de communes devaient même suivre l’appel du président du conseil général du Haut-Rhin à faire sonner les cloches ou la sirène des pompiers à 18 heures pour protester contre la fusion.

« Les Alsaciens savent attendre »

Mercredi encore, alors que l’Assemblée se réunissait pour un dernier vote, treize députés UMP et UDI d’Alsace déployaient devant le Palais Bourbon une banderole « Ne tuez pas l’Alsace ». Dans l’hémicycle, le député UMP du Bas-Rhin Laurent Furst ne devait pas mâcher ses mots : « l’Alsace n’a ni été écoutée, ni été entendue. Elle n’a pas été respectée, elle a été piétinée ! » Une colère partagée par Eric Straumann, élu UMP du Haut-Rhin, qui a déclaré que « les socialistes n’ont jamais aimé l’Alsace. Ils l’ont encore moins comprise. Cette fusion en est la triste illustration ». Avant d’ajouter : « Les Alsaciens savent attendre. Ils ont patienté 48 ans entre 1870 et 1918. Alors nous saurons attendre deux ans et demi pour mettre fin à cette injustice. »

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Entretien avec Didier Patte, président du Mouvement normand - Réforme des régions : "Une formule technocratique" (Présent 8247)

Entretien avec Didier Patte, président du Mouvement normand – Réforme des régions : « Une formule technocratique » (Présent 8247)

08/12/2014 – PARIS (NOVOpress)
Didier Patte est le président du Mouvement normand depuis sa création en 1969. Enseignant en sciences humaines et en culture normande, il a présidé la Caisse d’allocations familiales de l’Eure du 1984 à 2006. Il a siégé au Conseil économique et social de la région Haute-Normandie de 1984 à 2006. Que pense-t-il de la réforme des régions, grand chantier socialiste de l’automne ?


Eric Zemmour, dans Le Suicide français, affirme que la décentralisation/régionalisation est l’une des étapes du déclin suicidaire de notre pays. Qu’en pensez-vous ?

Contrairement à la réponse que vous attendez peut-être de la part d’un régionaliste, j’estime qu’Eric Zemmour a, à la fois, tort et raison…

S’agit-il d’une autre formulation du fameux adage normand « P’tet ben qu’oui, p’tet ben que non » ?

Nullement. Seulement l’expression de l’esprit de nuance que le politologue havrais, André Siegfried, reconnaissait aux Normands pour lesquels « La vérité n’est jamais entièrement du même côté » ! Je m’explique : Eric Zemmour, avec juste raison, part d’une réalité : la France est un Etat-nation et non une nation-Etat. Par suite, toute remise en cause de la toute-puissance de l’Etat est une menace pour la cohésion de la France et le fameux « effort multiséculaire de centralisation » a longtemps été constitutif de l’espace français. Nos rois, nos empereurs, nos républiques ont tous tiré dans la même direction : renforcer le pouvoir de l’Etat afin d’unir « l’agrégat inconstitué de peuples désunis » de ce qui est devenu l’Hexagone. Au Mouvement normand, nous avons le parti pris d’assumer notre histoire, toute notre histoire, et nous relevons qu’à toutes les époques, même aux temps de la Normandie ducale (911-1204), la Normandie a été terre de France, terre du royaume de France…

Même quand les ducs de Normandie étaient rois d’Angleterre ?

Les ducs-rois étaient pairs de France… et, en y regardant bien, ce furent, la plupart du temps, les monarques français qui cherchèrent noise à ces vassaux trop puissants, ducs de Normandie et rois d’Angleterre. Bref, pour en revenir aux propos d’Eric Zemmour, toute remise en cause de l’Etat par des tendances plus ou moins centrifuges est un danger pour la France et, si Eric Zemmour considère que la décentralisation/régionalisation est un démantèlement des prérogatives régaliennes de l’Etat, alors il a raison. Si, à l’inverse, les régions n’ont pas la prétention d’empiéter sur ces prérogatives régaliennes de l’Etat, il faut voir dans les « trois actes de décentralisation » (nous en sommes présentement au troisième depuis 1969) une volonté de plus grande efficacité dans la gouvernance du pays (premier point), de souci d’un aménagement équilibré du territoire (second point), de participation de tous les citoyens dans la gestion à leur niveau des affaires quotidiennes.

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L'Assemblée vote la réforme territoriale

L’Assemblée vote la réforme territoriale

20/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Après des débats animés, les députés ont finalement adopté le projet de loi de réforme territoriale avec la carte à 13 régions déjà retenues en première lecture.

Hier, les députés alsaciens étaient en pointe pour dénoncer la disparition de leur région. Celle‑ci est absorbée dans un vaste gloubi‑boulga rassemblant en outre la Lorraine et la région Champagne‑Ardenne. La fusion de Midi‑Pyrénées avec le Languedoc‑Roussillon est également très contestée.

Inquiets pour les prochaines échéances qui devraient voir une nouvelle poussée du Front National, les députés socialistes du Nord ne sont pas parvenus à retarder une fusion avec la Picardie. Enfin, les députés bretons ont réclamé avec force le retour de Nantes dans leur région. Cette carte livre un résultat étonnant. A l’ouest, un vaste ensemble sera formé par l’Aquitaine, le Poitou‑Charentes et le Limousin. Le gouvernement réussit donc à mettre Guéret dans la même région que Saint‑Jean‑de‑Luz. Contrairement à l’Alsace, la Bretagne a réussi à éviter une fusion avec sa voisine, la région Pays de Loire. Celle‑ci demeurera donc orpheline.

Crédit image : Gtaf, via Wikipédia, (cc).

Éric Zemmour : « L’Ecosse, ou le triomphe des régions »

10/09/2014 – PARIS (NOVOvopress) – À moins de deux semaines du référendum, le « oui » à l’indépendance de l’Ecosse est passé en tête dans les sondages. Pour Éric Zemmour, une victoire du « oui » « serait la mort de la Grande-Bretagne, la fin de trois siècles d’histoire ». « Même si le ‘non’ finit par l’emporter sur le fil du rasoir, le Royaume-Uni n’aura plus le même visage ».

Pour Zemmour d’autres régions suivront, Catalogne, Pays basque espagnol, Flandres… Et même l’Italie du Nord reprendra des velléités d’indépendance.

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Strasbourg et Colmar : manifestations contre la fusion entre l’Alsace et la Lorraine le 28 juin prochain

Strasbourg et Colmar : manifestations contre la fusion entre l’Alsace et la Lorraine le 28 juin prochain

11/06/2014 – STRASBOURG (NOVOpress) – Réagissant à la réorganisation territoriale décidée par François Hollande, un collectif citoyen appelle à manifester le 28 juin contre la fusion entre l’Alsace et la Lorraine et la dilution de l’Alsace dans un « machin » administratif. Deux manifestations sont prévues dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, l’une à Strasbourg, l’autre à Colmar.

Le principe de la manifestation est d’offrir un visage « Unis pour l’Alsace » et de rassembler autour d’une thématique forte. Les banderoles seront remplacées par les drapeaux aux couleurs de l’Alsace en votre possession, des écharpes ou vêtements blancs et rouges.

[Tribune libre] Réforme territoriale : pour le localisme, contre le gigantisme - par Guillaume Le Carbonnel

[Tribune libre] Réforme territoriale : pour le localisme, contre le gigantisme – par Guillaume Le Carbonnel

09/06/2014 – PARIS (NOVOPress)
Selon un sondage BVA pour I-Télé paru le 7 juin dernier, 56% des français se déclarent insatisfaits du nouveau découpage des régions opéré par notre gouvernement. Chez les sympathisants « de gauche », 61% semblent s’en accommoder mais est-ce bien étonnant ? Un autre sondage, Ifop pour Midi Libre, va dans le même sens en dévoilant que 54% des sondés n’approuvent pas la nouvelle réforme territoriale. Qu’importe !

Décidée dans l’urgence, cette nouvelle carte carte territoriale affirme pouvoir passer de 22 à 14 régions, sans référendum ni concertations préalables, afin d’économiser 10 milliards d’ici 5 à 10 ans. Le calendrier est strict et sera respecté soyons-en sûr. La réforme sera présentée en conseil des ministres, selon toute vraisemblance, en deux projets de loi dès le 18 juin.

Véritable magouille politique, cette réforme territoriale n’en est surtout pas une. Il s’agit là d’un découpage stupide dont le comité Balladur avait déjà émis l’hypothèse en 2008. Plus récemment, Jean-Pierre Raffarin (UMP) et Yves Krattinger (PS) travaillaient ensemble l’année dernière sur la possibilité de passer de 22 à 10 régions. La collusion UMPS est flagrante et les cris d’orfraie poussés par quelques uns ne doivent pas faire illusion. Tous sont finalement d’accord pour se partager la gamelle territoriale selon les seuls critères de compétitivité, de simplification et d’économies.

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Malgré les tripatouillages, les régionales pourraient être une nouvelle victoire pour le FN

Malgré les tripatouillages, les régionales pourraient être une nouvelle victoire pour le FN

05/06/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
La nouvelle carte régionale annoncée mardi devra être avalisée dans le cadre d’une loi – qui devra aussi se prononcer sur le mode de scrutin pour les élections régionales.

Justement, la majorité socialiste est dans une impasse électorale

Première solution : elle réforme le mode de scrutin. Les socialistes pourraient le rendre plus favorable aux barons locaux, en supprimant la proportionnelle ; ils transposeraient alors le scrutin nominal à deux tours des conseillers départementaux, qui demeure défavorable au Front national. Cependant, les socialistes s’exposeraient à l’accusation d’un nouveau tripatouillage électoral.

La seconde solution est de laisser le mode de scrutin tel quel…

C’est l’option que retient le gouvernement à ce stade. Or dans la nouvelle configuration politique, le mode de scrutin actuel pourrait se révéler favorable au Front national. Les élections régionales sont en effet une élection à la proportionnelle où, comme pour les municipales, une prime est attribuée à la liste arrivée en tête. Concrètement, pour remporter la majorité absolue des sièges, il suffit d’arriver en tête au second tour avec au moins un tiers des voix.

Cette réforme-tripatouillage qui avait été introduite après les régionales de 1998, pour éviter de nouvelles alliances RPR‑FN, pourrait au contraire cette fois‑ci servir le Rassemblement bleu marine !

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Réorganisation territoriale : un absurde puzzle (Présent 8118)

Réorganisation territoriale : un absurde puzzle (Présent 8118)

Réorganisation territoriale : un absurde puzzleJusqu’à dimanche dernier François Hollande annonçait la création d’une douzaine de « super-régions », pour remplacer les vingt-deux existants actuellement. Foin des récalcitrants – pour la plupart présidents de conseils socialistes, puisque le PS détient 21 régions sur 22 – qui parlaient de mariages forcés et menaçaient de dire non le jour des noces. Finalement les fusions ont été revues à la baisse. Le « grand acte administratif du quinquennat, destiné à moderniser le pays et dégager des économies » a rapetissé en quelques heures, au cours d’un « ultime sommet » improvisé dans l’urgence lundi soir : il se limitera, tous comptes faits, à quatorze régions métropolitaines. Toujours ce syndrome de l’acte manqué…

Des maquignonnages ont eu lieu jusqu’à la dernière minute. Avec notamment les présidents de région les plus influents. Ou les plus proches de l’actuel président de la République. Ainsi, après maintes tergiversations, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ancien président de région et « ardent défenseur de la spécificité bretonne » a réussi à sauvegarder l’autonomie de la Bretagne. Celle-ci demeurera célibataire. De même que la région Nord-Pas-de-Calais dont Martine Aubry refusait obstinément qu’elle soit « fusionnée avec aucune autre ». Pas le moment, quand on ne pèse plus que 3 % d’électeurs satisfaits, de fâcher celle « qui reste une grande voix chez les militants socialistes », certains au PS considérant même la « dame des trente-cinq heures » comme « porteuse d’une alternative à la politique socialo-libérale de l’actuel gouvernement ». Et tant pis si la « petitesse » du Pas-de-Calais, ridiculement disproportionnée au gigantisme du Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, donne à cette réforme sans cohérence un côté Laurel et Hardy, où de grosses et opulentes régions côtoieront des toutes malingres.

« Grand Bazar » et « petits arrangements »

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Perte d’identité de nos régions due au nivellement par la centralisation ?

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Selection de la rédaction à lire sur huffingtonpost.fr
LANGUES REGIONALES - C'est un débat vieux de quinze ans qui refait son apparition ce mercredi 22 janvier à l'Assemblée. Conformément à la promesse de campagne de François Hollande, le long processus de ratificat... Lire la suite »
Collectivités locales : le gaspillage à tous les étages

Collectivités locales : le gaspillage à tous les étages

Photo ci-dessus : le conseil régional de Languedoc-Roussillon, Montpellier.

27/10/2013 – 17h00
PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois) – La Cour des comptes a publié un rapport implacable sur la gestion de l’argent des contribuables par les collectivités locales. Grâce à leur grande autonomie, les régions, départements, communes et communautés de communes dépensent sans compter sans que l’Etat puisse les freiner.

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Région Bretagne : Pierrick Massiot est un bon patron

Région Bretagne : Pierrick Massiot est un bon patron

16/06/2013 – 17H00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
On pouvait craindre qu’une fois la gauche arrivée au pouvoir, René Dosière (PS), député de l’Aisne, n’eût plus envie de décortiquer les dépenses des collectivités publiques. Pour l’instant, il semble qu’il n’ait pas perdu la main en comparant les indemnités des élus locaux versées en 2011 à celles de 2009. Du côté des élus des conseils régionaux, M. Dosière pointe une hausse de 8,5%. Mais c’est la région administrative Bretagne qui fait la course en tête avec une augmentation de 19%.

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Baisse des transferts de l’Etat aux collectivités territoriales… et augmentation de leurs charges

Baisse des transferts de l’Etat aux collectivités territoriales et… augmentation de leurs charges

04/06/2013 – 08H00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Contraint de racler les fonds de tiroirs, le gouvernement a annoncé le 19 février dernier une baisse de 1,5 milliard en 2014 – et du même montant en 2015 – des transferts de l’Etat (subventions, dotations…) aux collectivités territoriales. Et ce, alors que l’exécutif annonce dans le même temps de nouvelles charges aux communes, départements et régions avec la réforme des rythmes scolaires, la hausse des cotisations sociales des agents des collectivités, etc. Une facture estimée à 2 milliards d’euros par an par l’Association des maires de France (Le Figaro Economie, 13/03/13).

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Alsace : retour sur l’échec du référendum

Alsace : retour sur l’échec du référendum

14/04/2013 – 10H30
STRASBOURG (NOVOpress Breizh) –
Ce fut la surprise du dimanche 7 avril. Déjouant tous les pronostics, les électeurs alsaciens ont répondu « non » au référendum qui leur proposait la fusion des deux départements et de la région en une seule collectivité territoriale. Pour les promoteurs de cette réforme c’est un échec cuisant.

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