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L’Inde et le Rafale : leçons de souveraineté, par Aymeric Chauprade

Le « président » socialiste en Inde pour vendre le Rafale

25/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

François Hollande est arrivé hier dimanche en Inde
Le « président » socialiste a atterri hier dans la ville de Chandigarh au nord de l’Inde. Sa visite se prolongera jusqu’à mardi où il sera à New Delhi. Il y sera l’invité d’honneur de la parade militaire de Rajpath où paradera le 35e RI de l’armée française. Dimanche, avec le chef du gouvernement indien, François Hollande a présidé un forum de chefs d’entreprise franco-indien. Le choix de cette ville est symbolique pour la coopération entre ces deux pays. Elle fut, en effet, construite, en 1947 sur la base de plans dessinés par Le Corbusier.

Le match ne fait pourtant que commencer
Après l’échauffement de ce dimanche François Hollande va devoir affronter le gros dossier qui est celui des Rafales. En avril 2015, le Premier ministre indien, Narendra Modi, avait signé un contrat avec François Hollande pour l’acquisition de 36 Rafales. Si cela n’est pas présenté comme l’objectif principal du voyage présidentiel, c’est néanmoins ce vers quoi tous les yeux sont tournés. François Hollande assistera également à l’inauguration du siège social de l’Alliance solaire internationale, « premier geste de mise en œuvre des décisions de la COP21 » selon un conseiller du président.
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Après les Mistral, les Rafale ?

04/08/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)

C’est officiel, le gouvernement indien l’a annoncé le 31 juillet : l’Inde abandonne l’appel d’offres remporté par le Rafale en 2012 qui portait sur l’achat de 126 avions du constructeur Dassault, dont 108 auraient été fabriqués en Inde. Il était en fait question de cet abandon depuis le 10 avril dernier, quand New Delhi avait décidé d’acheter 36 Rafale livrés depuis la France. Il semble d’ailleurs que cette acquisition ait aussi servi à négocier la sortie du contrat « MMRCA » sans pénalités pour l’Inde. Si certains, comme « Les Français Libres », un collectif de Français vivant en Russie qui ont lancé un appel publié le 3 août sur le site du Figaro, y voient une marque de défiance envers la France après l’annulation de la vente des navires Mistral à la Russie, côté indien il s’agit surtout d’un problème de coût.
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En effet, la fabrication de 108 Rafale en Inde, du fait de la nécessité de mettre en place les chaînes de production et le réseau de sous-traitants, devait porter la facture pour l’Inde à 20 milliards de dollars au lieu des 12 prévus initialement, contre « seulement » 4 milliards pour les 36 Rafale « prêts à l’emploi » fabriqués en France. Autre pierre d’achoppement du contrat MMRCA, la société Dassault n’était pas prête à donner toutes les garanties demandées par le gouvernement indien pour un avion dont elle n’allait pas maîtriser elle-même toutes les étapes de fabrication.

Les discussions traînaient donc, alors que l’Inde a un besoin urgent de ces nouveaux avions. L’armée de l’air indienne en voudrait même 20 de plus, mais, contraintes budgétaires obligent, elle ne les aura pas, ou en tout cas pas pour le moment. Elle compte donc sur les premières livraisons de Rafale d’ici à deux ans pour compléter ses escadrons. Il lui faudrait, d’après ses estimations, au moins 42 escadrons de 18 appareils chacun pour pouvoir faire face à un conflit simultané avec la Chine et le Pakistan, et elle n’en aura plus que 32 à la fin de l’année, avec l’abandon progressif de ses vieux MiG-21 et MiG-27 de fabrication soviétique.

Or la Chine a, de son côté, beaucoup développé ses capacités de fabrication d’avions de chasse modernes, avec l’aide de la Russie. Une Russie qui est également le premier fournisseur d’armements et d’avions de chasse de l’Inde, avec laquelle elle développe un avion de chasse furtif de 5e génération. L’Inde n’a toutefois pas renoncé à construire elle-même une part importante de sa flotte, et un nouvel appel d’offres pourrait être lancé pour un nouveau contrat MMRCA portant sur 90 avions en remplacement du contrat qui n’a pas abouti avec Dassault, ainsi que l’annonçait le Times of India le 2 août. Tous les constructeurs qui avaient perdu la compétition face à l’avion français pourraient être à nouveau mis en concurrence.
Outre ses avions de fabrication russe, l’armée de l’air indienne possède actuellement une cinquantaine de Mirage 2 000 français. Des Mirage 2 000 qui ont été particulièrement appréciés pour leurs performances dans le conflit des Kargil avec le Pakistan en 1999. L’Inde développe aussi son propre avion de chasse, le HAL Tejas, dont le premier exemplaire a été livré à son armée de l’air en janvier dernier.

Olivier Bault

Rafale

Vente de Rafale au Qatar : le dessous des cartes

06/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La vente de Rafale au Qatar, après celle de l’Égypte et de l’Inde, est assurément une bonne nouvelle pour notre avionneur national. Elle le doit aux qualités de l’avion, à quelques belles contreparties financières et industrielles, mais aussi (et surtout) à l’évolution du contexte géopolitique dont a su profiter la France.

Enfin une bonne nouvelle pour François Hollande ! C’est avec son air réjoui des grands jours que notre président a annoncé le 4 mai la vente de 24 avions Rafale au Qatar, pour un montant de 6,3 milliards d’euros. Un contrat qui fait suite à ceux signés avec l’Égypte (24 de ces avions de combat) et l’Inde (36 appareils). La série noire semble donc terminée pour ce bel oiseau, qui reste à la pointe de la technologie et des performances 25 ans après son premier vol de démonstration.

Pourquoi un tel succès après des années de revers sur les marchés internationaux ?
Si la vente de matériel militaire répondait uniquement à des considérations de rapport qualité/prix, le Rafale aurait trouvé preneur depuis longtemps : ce n’est pas le meilleur avion du monde, ni surtout le moins cher, mais il est excellent dans tous les compartiments de combat (supériorité aérienne, attaque au sol, reconnaissance…).
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Après l'Egypte, un deuxième contrat pour le Rafale ?

Après l’Egypte, un deuxième contrat pour le Rafale ?

20/03/2015 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Eric Trappier, PDG de Dassault Avion, avait précisé le 11 mars dernier « Le contrat signé avec l’Egypte est entré en vigueur. Nous avons reçu le premier chèque en début de semaine ».

Cette bonne nouvelle pour le groupe français en cache peut‑être une autre : la conclusion d’un contrat de 126 Rafale avec l’Inde. Les négociations sont plus longues, l’enjeu n’est pas le même.

D’un côté l’armée égyptienne avait un besoin urgent d’appareils de combat polyvalents pour affronter les différentes menaces qui se présentent à ses frontières. Aucun transfert de technologie n’est prévu et le contrat est de moindre importance : 24 avions. De l’autre côté, l’Inde souhaite un transfert de technologie, la construction d’une grande partie de la commande sur son propre sol et par ses propres entreprises.

L’enjeu autour de ce contrat invite les acteurs à beaucoup de prudence et donc de temps.

Crédit photo : Joseph Quan, via Flickr, (cc).

Première exportation du Rafale. Le génie français enfin récompensé (Présent 8293)

Première exportation du Rafale. Le génie français enfin récompensé (Présent 8293)

13/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Après des années de tractations infructueuses et de déconvenues, le Rafale, véritable concentré du génie technologique français, a enfin décroché cette semaine son premier contrat à l’export. Un contrat de 5,2 milliards d’euros, aux termes duquel la France livrera à l’Egypte 24 exemplaires de cet appareil sans équivalent, ainsi qu’une frégate multi-missions FREEM et des missiles courte et moyenne portée MBDA.

Première exportation du Rafale. Le génie français enfin récompensé (Présent 8293)Soulagement chez Dassault

Jusqu’à ce que l’Elysée confirme l’information jeudi soir, la prudence était de rigueur. Car, à plusieurs reprises, Dassault a vu s’envoler des commandes au dernier moment. Mais cette fois, l’accord avec l’Egypte aurait déjà été paraphé et devrait être officialisé ce lundi au Caire. Dans son communiqué, François Hollande précisait que Paris avait « fait un certain nombre d’efforts » sur le financement. Et Bercy, en effet, aurait accepté que la Coface, organisme français d’assurance-crédit, garantisse 50 % de la commande, hors paiement de l’acompte, qui devrait s’élever à 15 % du montant total.

Quoi qu’il en soit, cette opération est une excellente nouvelle pour Dassault et les groupes associés à la production de l’appareil : l’électronicien Thales et le motoriste aéronautique Safran, ainsi que les quelque 500 entreprises françaises sous-traitantes. Car l’avionneur, qui se doit d’assurer une production minimale de 11 Rafale par an, risquait à terme de devoir arrêter la production.

Véritable « couteau suisse »

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