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Suisse : victoire de l’UDC, parti anti-immigration et anti-UE

20/10/2015 – MONDE (NOVOpress)
Avec une campagne centrée sur les problèmes d’immigration, l’UDC, formation qualifiée de « populiste » par les médias officiels, réalise une percée, passant de 59 à 65 représentants au Conseil National.

La droite populiste suisse, l’UDC, résolument anti-immigration et anti-Union Européenne, a enregistré dimanche une progression spectaculaire aux élections législatives, qui la conforte comme premier parti de la Confédération Helvétique. L’Union Démocratique du Centre gagne 11 élus, avec au total 65 représentants sur les 200 du Conseil National, la chambre basse du parlement suisse. Elle fait mieux que son meilleur score de 2007 (62 élus). Mieux encore, ce parti frôle les 30 % des votes au niveau national (2,8 points, à 29,4 %). Depuis 1919, jamais encore un parti n’avait dépassé les 29 %.

Les problématiques liées à l’asile ont dominé la campagne 2015. D’abord parce que la crise des migrants est au cœur de l’actualité. Mais aussi parce que les « populistes » de l’UDC ont centré leur discours sur cette question, en réclamant des contrôles accrus aux frontières.

Le 9 février 2014, les Helvètes avaient voté par référendum le rétablissement des quotas migratoires – ce qui est contraire au principe de la libre-circulation. Mais le gouvernement, mis sous pression par Bruxelles qui refuse de transiger sur les fondements de l’espace Schengen, peine à appliquer cette nouvelle loi.
À charge maintenant pour l’UDC, à l’initiative de ce référendum, de faire entendre la voix du peuple.



 

 

 

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L’Allemagne sonne-t-elle le glas de Schengen ?

14/09/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’Allemagne a pris tous ses « partenaires » européens de court en annonçant le rétablissement des contrôles à ses frontières. Mesure pragmatique face à la vague migratoire sans précédent, réflexe sécuritaire devant le danger terroriste ou moyen de pression à l’occasion du conseil extraordinaire de l’UE sur les migrants ? Il est en tout cas certain que les accords de Schengen ont pris un coup dont ils auront du mal à se remettre.

Impériale. La « Mutti » allemande se comporte avec les institutions européennes comme en terrain conquis. Telle l’autocrate d’un nouvel empire… non plus Saint et Romain, mais juste Germanique et Européen, Angela Merkel entend faire plier les autres pays à son interprétation des lois de l’Union Européenne quand cela l’arrange et les plie elle-même à sa volonté.

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Contrôle frontalier entre l’Allemagne et l’Autriche, ce lundi 14 septembre

Après avoir unilatéralement suspendu les accords de Dublin pour gérer elle-même les demandeurs d’asile présents sur son territoire, la voilà qui s’affranchit – provisoirement, bien sûr — des accords de Schengen et rétablit les contrôles aux frontières allemandes. Non que l’en blâmions sur le principe – au contraire —, mais le procédé ne manque pas d’air quand on se souvient des menaces à peines voilées de Mme Merkel à l’encontre de la Hongrie et d’autres pays qui entendaient simplement faire respecter leur intégrité territoriale… et protéger les frontières extérieures de l’UE, conformément aux fameux accords de Schengen.
Piquant aussi de constater que ce rétablissement des contrôles frontaliers intervient quelques jours seulement après qu’elle eut plaidé auprès de ses partenaires européens pour un accueil des réfugiés sans limites de nombre ni de temps…

Le tabou levé par le Grand Frère allemand, d’autres pays n’ont pas traîné à s’engouffrer dans la brèche : l’Italie, qui a fermé sa frontière avec l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont elles aussi suspendu Schengen, tandis que la Pologne affirme être prête à en faire de même. L’Autriche déploie l’armée pour tenter de maîtriser les flux migratoires, tandis qu’il y a quelques jours, le Danemark fermait partiellement sa frontière avec l’Allemagne. Même les très libéraux Pays-Bas ont annoncé un renforcement des contrôles aléatoires aux frontières
Au même moment, à Bruxelles, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn, qui présidait un conseil extraordinaire des ministres de l’Intérieur de l’UE, mettait en garde les dirigeants européens.

Si nous ne nous ressaisissons pas ensemble aujourd’hui, l’Europe sera totalement déchirée.

À noter que le gouvernement français n’envisageait pas semblable mesure, se contentant de soutenir et justifier la position de Merkel. Selon Bernard Cazeneuve, l’Allemagne

rétablit aux frontières des dispositifs de contrôle de manière à s’assurer que ceux qui viennent sur le territoire allemand ont bien le statut de réfugiés et que les pays en amont ont respecté les règles de Schengen.

Ah, les joies de la soumission ! inféodé aux Américains pour la politique internationale, fidèle vassal de l’Allemagne pour les questions européennes, le gouvernement français, par la voix de son ministre de l’intérieur, met le doigt sur l’un des nœuds de l’affaire.
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Victor Orban : « nous ne voulons pas d'immigrés en Hongrie »

Immigration, « suicide de l’Europe » selon Vaclav Klaus, « menace pour l’identité chrétienne de l’Europe » pour Viktor Orban

04/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Donnez-nous des hommes politiques est-européens ! Après la sortie de l’ex-président de la République tchèque, Vaclav Klaus, qualifiant l’immigration de suicide de l’Europe, c’est aujourd’hui le Premier ministre hongrois Viktor Orban qui appelle à défendre « l’identité et des racines chrétiennes » de l’Europe face à la vague migratoire musulmane

À la suite du clash diplomatique entre la France et la Hongrie, dû aux critiques par Laurent Fabius de la clôture mise en place à sa frontière face aux clandestins, Vaclav Klaus a déclaré :

Si l’Europe veut commettre un suicide en recevant un nombre illimité de migrants, qu’elle le fasse, mais sans notre accord. Nous devrions dire un non résolu. En attendant que l’Europe ose dire que l’immigration n’est pas un droit de l’homme, le temps passe et la situation devient toujours plus menaçante.

De son côté, Viktor Orban a défendu la politique migratoire de la Hongrie face au président du Parlement européen Martin Schulz et à la « la politique d’immigration erronée » de l’Union européenne. À l’appui de la barrière frontalière que la Hongrie dresse face à l’afflux massif d’immigrés clandestins, il affirme que

la protection des frontières extérieures de l’UE reste essentielle […] Qui peut accepter d’être envahi ? Personne ne peut l’accepter. »

Il a aussi pointé du doigt le conflit culturel qui ne manque pas de surgir à l’occasion de l’afflux de clandestins

Il ne faut pas oublier que ceux qui arrivent (…) sont les représentants d’une culture profondément différente. Dans leur majorité, ce ne sont pas des chrétiens, mais des musulmans. C’est un aspect important, car l’Europe a une identité et des racines chrétiennes ».

« N’est-ce pas déjà assez préoccupant que l’Europe ne soit pratiquement plus en mesure de maintenir son propre système de valeurs chrétiennes ? Si l’on perd cela de vue, la pensée européenne peut se retrouver minoritaire sur son propre continent », estime le Premier ministre hongrois, actuellement en déplacement à Bruxelles. Et de conclure, à propos des quotas d’accueil :

L’Europe doit comprendre que l’on ne peut accueillir personne quand on est submergé. Et là, on est submergé ».

Une position appuyée par le ministre slovaque des Affaires étrangères Miroslav Lajčák, qui a estimé ce même jour que « de fait, la zone Schengen n’existe plus ».

Les clandestins traversent sans aucun obstacle les pays qui sont censés protéger les frontières de Schengen. Normalement, il est assez difficile d’obtenir le visa Schengen, mais actuellement des dizaines de clandestins arrivent ici et personne ne les contrôle. Avons-nous un accord Schengen ou pas ? »

Commission européenne

Clandestins : L’UE abandonne les quotas obligatoires

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au terme de négociations marathon, les Etats membres ont abandonné les quotas obligatoires pour les remplacer par des quotas volontaires.

Demi-victoire des anti-immigrationnistes : c’est sur la base du volontariat et non de quotas obligatoires que se fera la répartition des clandestins au sein des États membres de l’Union européenne.
Le sommet de Bruxelles consacré à l’accueil de 40.000 demandeurs d’asile actuellement en Grèce et en Italie et de 20.000 autres clandestins réfugiées hors des frontières de l’UE s’est clos ce matin après sept heures de négociation très tendues. La Hongrie, qui avait qualifié le plan d’absurde, la Bulgarie, l’un des États membres les plus pauvres, sont d’ores et déjà exemptés de ce dispositif. Pour les autres, les clefs de répartition volontaire en fonction de l’économie ou de la population de chaque État seront finalisées d’ici juillet.

Un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire

a averti le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le camp des immigrationnistes affiche sa déception, à l’instar du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a regretté un plan à « l’ambition modeste » ou du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui a tancé ses collègues :

Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps

Bien sûr, il n’a guère été question de traiter le problème à la source, hormis par le lancement d’une opération navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, qui se limitera pour le moment à une mission d’observation. On prédit déjà qu’elle servira d’appel d’air aux candidats à l’immigration clandestine, le surcroît de forces navales au large de la Libye forcée de secourir les naufragés ne pouvant qu’inciter les passeurs à leur jeter dans les bras plus d’embarcations.
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François Fillon se dit favorable à l’instauration de quotas d’immigration

11/02/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le bon sens suisse toucherait-il les responsables de l’UMP lorsqu’ils sont dans l’opposition ? Toujours est-il que François Fillon était l’invité ce lundi de BFMTV et RMC. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le référendum qui s’est tenu dimanche en Suisse, visant à limiter le nombre d’immigrés dans le pays, François Fillon s’est déclaré favorable à l’application d’un tel système en France ou en Europe.

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Brésil : le gouvernement propose des quotas de Noirs dans la politique et la fonction publique

Brésil : le gouvernement propose des quotas de Noirs dans la politique et la fonction publique

13/11/2013 – 09h00
BRASILIA (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Des quotas de Noirs dans la politique et la fonction publique, c’est ce que propose de mettre en place le gouvernement de Dilma Rousseff (ci-dessus). C’est pour pallier les inégalités sociales que le gouvernement propose de mettre en place des quotas obligatoires pour les Noirs et les Métis dans la sphère politique mais aussi dans la fonction publique.

Déjà, en août 2012, une telle mesure avait été adoptée dans les universités brésiliennes et 20 % des inscriptions sont désormais réservées aux personnes de couleur. Le projet de loi actuel prévoit qu’au moins la même proportion en sièges soit octroyée aux afro‑descendants au Congrès et dans les Assemblées législatives de chaque Etat fédéré. Si la loi est adoptée, le quota concernerait jusqu’à deux tiers des députés. Peut‑être une réminiscence de la discrimination positive proposée par Sarkozy…

Crédit photo : Agência Brasil via Wikipédia