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Montréal : le Grand Remplacement professoral

Au cours de la dernière décennie, les Québécois de souche sont devenus minoritaires sur les bancs des écoles primaires de la ville de Montréal, ville cosmopolite où l’identité québécoise est de moins en moins visible, contrairement aux « minorités visibles » qui, elles, sont de moins en moins minoritaires. 

Cette diversité n’est pas sans créer nombre de problèmes, certains parents musulmans refusant notamment de discuter avec l’enseignante parce que c’est une femme, forçant ainsi l’école à entrer en contact avec l’imam local pour établir un lien avec la famille. Ce n’est ici qu’une des nombreuses joies liées à cette diversité.

La semaine dernière Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, s’est rendue au Parlement pour sonner l’alarme : les problèmes liés à la diversité ne font pas que toucher les élèves ; le corps enseignant, lui aussi, fait face à de nouvelles problématiques. Selon elle, il y aurait eu l’an dernier à Montréal au moins 500 demandes d’enseignants visant à obtenir des congés pour pouvoir célébrer des fêtes religieuses. Toujours selon elle, ces problèmes ne seraient pas spécifiques à Montréal mais toucheraient d’autres régions et, avec une immigration croissante, n’iraient pas en s’estompant.

Ces demandes créent un climat d’injustice et d’iniquité et forcent les écoles, déjà sous-financées, à engager des coûts importants pour remplacer les absents. Bien qu’elle se soit dite surprise par l’ampleur de ces demandes Stéphanie Vallée, ministre de la Justice, n’a pas voulu donner de pistes de solution, son projet de loi visant à imposer la neutralité religieuse donnant d’ailleurs raison aux demandeurs plutôt qu’à l’employeur.

Rémi Tremblay

Article paru dans Présent daté du 9 novembre 2016

Indépendance de l'Ecosse : large victoire du Non au référendum

Indépendance de l’Ecosse : large victoire du Non au référendum

19/09/2014 – EDIMBOURG (NOVOpress)
Le résultat est tombé comme un couperet, net et sans bavure. Le Non a largement été victorieux hier jeudi 18 septembre lors du référendum visant à l’indépendance de l’Ecosse : 55,3 % des suffrages exprimés. Malgré des sondages qui avaient il y a quelques jours indiqué la victoire du Oui, l’Ecosse restera une province, certes avec beaucoup de pouvoirs locaux, du Royaume-Uni, et ce depuis trois siècles et la fin de son indépendance.

Les électeurs (le scrutin ne concernait que les résidents en Ecosse) ont donc fui l’aventure et la possibilité de vivre dans une nation libre et indépendante. Cependant si l’on prend certains éléments-clés, on se rend compte de certaines « fractures » identitaires et sociales au sein de la société écossaise. Fractures qui déterminent le vrai clivage autour du oui et du non à ce référendum.

Ainsi, ce qui ressort de beaucoup d’analyses est que ce sont les électeurs âgés qui ont voté Non, par volonté égoïste de conserver leurs privilèges de baby-boomers,et les jeunes Oui. Résultats édifiants : 71% des 16/17 ans ont voté Oui et 73% des plus de 65 ans ont voté Non. A noter que les classes populaires écossaises ont elles aussi largement voté pour le Oui.

De plus, comme le fait remarquer Philippe Vardon : « TOUS les résidents en Écosse pouvaient voter, alors même que les Écossais habitant en-dehors de l’île (la Grande-Bretagne, note de Novopress) ne le pouvaient pas. D’après cet article, sur les 500.000 Anglais vivant en Écosse les 2/3 voteraient non. Il est probable que le « Yes » à la souveraineté de l’Écosse soit en fait majoritaire dans la population « écossaise de souche » (à l’exception des retraités, sans doute davantage touchés par les arguments pseudo-économiques du « no »). Une élection volée ? Peut-être, et aussi une leçon pour le SNP qui se refuse à définir clairement ce qu’est un Écossais. Comme quoi, quand on ne pense plus qu’à la souveraineté et qu’on oublie l’identité… »

En effet, le SNP (Parti national écossais, celui du Premier ministre d’Ecosse Alex Salmond, qui vient d’annoncer qu’il démissionnait de cette fonction et de son mandat de chef du SNP. Démission effective en novembre prochain) a commis la même erreur que le Parti québécois en 1995 lors du dernier référendum pour la souveraineté du Québec : absence totale d’une définition de ce qu’est un Québécois de souche, immigrationnisme, réduction de l’indépendance à la question économique, etc.

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Rémi Tremblay : "Le Québécois du XXIe siècle se coupe de ses racines"

Rémi Tremblay : « Le Québécois du XXIème siècle se coupe de ses racines »

19/07/2014 – MONTREAL (via Présent)
Nous reproduisons avec leur aimable autorisation un entretien réalisé par nos confrères de Présent, pour le numéro 8148, avec Rémi Trembaly de la Fédération des Québécois de souche.


La Fédération des Québécois de souche (FQS) se présente comme « un réseau d’hommes et de femmes, Québécois de souche, partisans du principe de l’union sacrée entre une terre et son peuple ». Outre l’animation de son site Internet, la FQS publie une revue papier, Le Harfang, pour laquelle notre dessinatrice Chard a fourni quelques dessins… A l’origine du Harfang, Rémi Tremblay. Il est membre de la FQS depuis 2011 et l’un des porte-parole de l’organisation. Il nous donne un aperçu du Québec version « pays réel ».

Propos recueillis par Samuel Martin


Tout d’abord, pouvez-vous dresser un état des lieux rapide des forces politiques au Québec ?

Avant toute chose, je crois qu’il est important de spécifier qu’au Québec nous vivons dans une monarchie de type britannique. Bref, chaque comté élit un député qui, lui, élira le Premier ministre. Donc, pas de proportionnelle ni d’élection du chef d’Etat. Cela crée évidemment des problèmes pour les petits partis qui, bien qu’ils reçoivent un certain pourcentage de votes, n’obtiendront pas de députés. Ce système, loin d’être parfait, explique pourquoi, aux élections du printemps, le Parti libéral fut élu avec une majorité des sièges bien que seulement 18 % des Québécois en âge de voter l’aient fait pour eux.

Si les Français croient que le PS et l’UMP c’est du pareil au même, ils seront estomaqués de constater la similitude entre les trois grands partis au Québec. Nous avons le Parti libéral (centre gauche, fédéraliste), le Parti québécois (centre gauche souverainiste) et la Coalition Avenir Québec (centre gauche, autonomiste). Bref, au plan des idées, les trois partis ont un programme interchangeable. Ils s’entendent comme larrons en foire sur tous les sujets (immigration, justice, taxation, enjeux sociétaux…), sauf sur le statut du Québec au sein du Canada.

Le Parti québécois (PQ) n’est-il pas proche de la droite nationaliste ?

Vu de l’étranger, peut-être, mais c’est une mauvaise perception. Le PQ est très semblable au Scottish National Party (Parti national écossais, note de Novopress), un parti impossible à taxer de droite. Pour ce qui est de la droite, il n’existe qu’un parti libertarien (Parti conservateur), mais même ce parti ne fait que récolter quelques milliers de votes sans aucun espoir de faire élire un député.

Il existe également un parti de gauche extrême, semblable au Front de Gauche de Mélenchon, mais celui-ci est relativement marginal, avec seulement trois élus.

C’est dans la société civile que les groupes nationalistes sont plus actifs. Il existe une multitude de groupes défendant notre langue et certains groupes plus nationalistes mais, à l’exception de la Fédération des Québécois de souche, tous nient le volet ethnique de notre identité.

Nous, Français, sommes mal renseignés sur la réalité de l’immigration au Québec. Quelle image avez-vous, de votre côté, de l’état actuel de la France ?

Nous devons malheureusement dire que nous utilisons souvent la France comme un exemple de ce qui attend le Québec si nous ne modifions pas de façon drastique nos politiques d’immigration. Ici, il est bien connu que l’immigration de masse est un fléau pour la France, avec tous les problèmes que cela amène. Les émeutes des banlieues et l’islamisation continuelle ont été médiatisées au Québec, mais étonnamment, personne ne semble être en mesure d’apprendre des erreurs des autres, et nous accueillons au prorata plus d’étrangers que la France.

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Québec : un camp d’été pour les enfants transgenres de 7 à 15 ans

Québec : un camp d’été pour les enfants transgenres de 7 à 15 ans

13/06/2014 – MONTRÉAL (NOVOpress) – Comme une odeur de pourri dans la Belle Province ? Un camp pour jeunes de 7 à 15 ans vient d’ouvrir au Québec pour recevoir cet été les enfants intersexes, c’est-à-dire, selon la définition officielle, des enfants qui aiment des vêtements ou des activités différentes de ceux reconnus habituellement par la société.

Québec : un camp d’été pour les enfants transgenres de 7 à 15 ans

Québec : un camp d’été pour les enfants transgenres de 7 à 15 ans

La brochure promotionnelle donne mieux le ton : « S’adressant aux jeunes trans, intersexes et non conformes dans le genre de 7 à 15 ans, le Camp des Six Couleurs [faisant référence au drapeau arc-en-ciel des lobbies homosexuels, note de Novopress] est le premier camp au Québec à offrir un séjour gratifiant à ces jeunes souvent mis en retrait des camps traditionnels. Se voulant être un espace sécuritaire d’épanouissement, le Camp des Six Couleurs permettra à ces jeunes de vivre une expérience unique, durant laquelle leur réalité physique ou leur expression et identité de genre ne seront pas facteurs de discrimination ». Plus on est de fous, plus on rit : « Les frères et sœurs des participants sont également les bienvenus ! »

Le formulaire d’inscription, hallucinant, demande aux parents d’indiquer la préférence de genre de l’enfant, « afin qu’il soit placé dans un dortoir avec d’autres enfants partageant les mêmes intérêts »

Si l’on peut s’inquiéter que les enfants soient marqués comme transgenres si jeunes, le directeur d’une clinique transgenre, partisan de ce projet, le Dr Ghosh, assure les transgenres se repèrent très vite (selon quels critères ? Dès 7 ans, on remarque que la petite fille est plutôt garçon manqué ?) et que « c’est presque toujours évident avant l’âge scolaire ». Ce médecin n’hésite d’ailleurs pas à prescrire aux enfants des bloqueurs d’hormones pour ralentir la puberté, avant de passer à des traitements hormonaux à la testostérone ou aux œstrogènes.

Pour consulter le programme : Camp des six couleurs – Source : Metro

Défaite de l'identité au Québec

Défaite de l’identité au Québec

Le château Frontenac –Vieux-Québec à Québec. Crédit photo : Hurteau, Paul ; Parent, Claude via Wikipédia (cc).

09/04/2014 – MONTREAL (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Ce lundi, les Québécois votaient pour élire leur nouveau gouvernement lors des élections provinciales. 18 mois après le départ du gouvernement libéral de Jean Charest suite aux mobilisations étudiantes ainsi qu’aux diverses accusations de corruption touchant des députés et ministres libéraux, c’est le Parti libéral du Québec qui remporte à nouveau les élections. Philippe Couillard devient donc le nouveau Premier ministre du Québec, à la tête d’un gouvernement majoritaire libéral.

Cette victoire libérale est avant tout une défaite souverainiste

En effet, les véritables perdants de cette élection sont les souverainistes du Parti québécois qui avaient remplacé les libéraux, en 2012. Victimes du changement de population et de mentalités au Québec, ils n’ont pas su imposer leur programme séparatiste et tourné vers une identité québécoise. Par souci de ménager une partie de leur électorat hostile à toute revendication indépendantiste ou séparatiste, le PQ a adopté un discours moins clair sur la question lors de cette campagne. Le PQ a donc choisi de s’attaquer au problème de l’identité nationale en rédigeant une « Charte des valeurs québécoises », sorte de « Charte de la laïcité » qui avait pour but de laïciser les services publics en y interdisant le port de signes religieux ostentatoires et imposant aux employés provinciaux de travailler tête nue et visage découvert. Le PQ s’est donc retrouvé dépassé sur la question de l’indépendance par un parti au discours beaucoup plus clair, Option nationale, et a dû faire face à une levée de boucliers bien‑pensants autour de la Charte.

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Photo peu flatteuse de Barack Obama : un étudiant forcé de faire une autocritique publique

Photo peu flatteuse de Barack Obama : un étudiant forcé de faire une autocritique publique

26/02/2014 – QUEBEC (NOVOpress) – Fait divers typique du continent Nord-Américain, où le politiquement correct atteint des sommets de ridicule : un étudiant de la célèbre université Canadienne de McGill a été oblige de s’excuser formellement pour avoir envoyé un courriel contenant une photo peu flatteuse du Président Obama, au motif que d’autres étudiants ont trouvé cela « raciste ».

Cette image est en fait une copie d’écran d’une émission de télévision parodique, “The Tonight Show”, où on voit le président Barack Obama ouvrir une porte à coup de pied. Le texte du mail envoyé par Brian Farnan indiquait : « ils craquent tous à la moitié de son mandat ». Un autre étudiant a porté plainte au sujet de cette image, qu’il a estimée hostile vis-à-vis des Noirs.

Dans son autocritique publique, l’étudiant mis en cause a dû écrire que « cette image était raciste car elle incitait à penser que les gens de couleur étaient violents et que j’ai utilisé un medium universitaire (intranet) pour véhiculer une image négative sur une minorité ».

Source : Daily Caller

Extrait de l’Âge des ténèbres (2007), de Denys Arcand

Le gouvernement du Québec désire choisir les immigrants selon leurs compétences

Le gouvernement du Québec désire choisir les immigrants selon leurs compétences

18/02/2014 – Parmi les caractéristiques visées par la réforme proposée par Diane De Courcy, Ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles au Québec, on retrouve plusieurs domaines : formation, diplômes obtenus, métiers et secteurs de travail convoités ainsi que la région visée par le candidat. Québec souhaite en finir avec cette époque où les demandes des candidats à l’immigration étaient analysées en fonction du critère « premier arrivé, premier servi ». Une telle pratique a été instaurée en Australie et en Nouvelle-Zélande. À l’échelle canadienne, Citoyenneté et Immigration Canada adoptera cette méthode à compter de janvier 2015. Source : La Presse.ca

Crédit photo : dougtone via Flickr (cc)

Québec : crime d’honneur commis par un père musulman

21/12//2013 – 09h00
MONTREAL (NOVOpress) –
Au Québec, un père musulman a frappé à mort sa fille de 13ans car elle refusait de faire sa prière de 18 heures. La police refuse de parler de meurtre à motivation religieuse, les amis de la famille pensent à un accident.

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Démocratie : histoire d’un malentendu [vidéo]

04/12/2013 – 09h30
MONTRÉAL (NOVOpress) –
Pour Francis Dupuis-Déri, écrivain et professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), la démocratie n’est pas celle que l’on croit et son histoire est encore plus méconnue. Détestée et ridiculisée pendant des siècles, la démocratie était vue comme le pire des régimes pendant des générations en Occident. Dans Démocratie. Histoire politique d’un mot (Lux éditeur, 2013), le professeur au Département de science politique de l’UQAM conclut avec fracas : le Canada n’est pas une démocratie et ne l’a jamais été.

«[Les Français ?] Il y en a pas mal qui se rendent compte qu’ils ne sont pas en démocratie en ce moment même… »

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Canada : la photo d'accompagnatrices d'enfants dans une crèche de Verdun provoque de fortes réactions

Canada : la photo d’accompagnatrices d’enfants dans une crèche de Verdun provoque de fortes réactions

29/11/2013 – 08h30
VERDUN (NOVOpress) –
La photo ci-dessus a tout changé dans la vie des responsables d’une crèche de Verdun (Québec). Sam et Julie (prénoms modifiés pour protéger leur identités) déclarent que leur vie et leur entreprise sont en danger depuis que cette image a circulé sur les réseaux sociaux, vue 9.000 fois en 48h sur Facebook, et suscitant des commentaires très agressifs.

La photographe s’excuse

Plus tôt en journée, la femme qui a pris la photo de deux éducatrices en niqab à Verdun s’est excusée auprès des deux femmes, du préjudice qu’elle a pu leur causer en publiant le cliché sur Facebook, par le biais de lettre envoyée à La Presse. « Si j’avais pu imaginer que cette photo puisse devenir virale, j’aurais brouillé les visages des enfants. En aucun cas, je n’ai voulu vous causer préjudice. Veuillez m’excuser si c’est le cas », écrit Élisabeth, qui veut taire son nom de famille.

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Législatives : victoire des souverainistes du Parti québécois

05/09/2012 — 18h00
MONTREAL (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) — Selon les dernières projections des médias  canadiens, le Parti québécois pourra constituer un gouvernement minoritaire grâce aux 56 sièges remportés soit 32% des voix de la Province devant les 31% du Parti libéral et les 27% de la coalition de centre-droit Avenir Québéc. Le futur Premier ministre sera donc Pauline Marois (au centre de la photo ci-dessus), qui a annoncé qu’un référendum sera rapidement proposé sur l’indépendance du Québec ; le précédent, en 1995,  avait échoué  de très peu.

La soirée électorale a aussi été marquée par l’interruption du discours de Pauline Marois suite à des incidents notoires, à savoir une légère explosion et l’arrestation d’un homme armé qui a tué une personne et blessé gravement une autre. Le tueur invoquant une réaction à venir des Anglophones.

Crédit photo : Bouchecl/Wikipédia (cc)

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Elections législatives au Québec : les indépendantistes en tête des sondages

Elections législatives au Québec : les indépendantistes en tête des sondages

11/08/12 – 19h00
MONTREAL (NOVOpress)
– Selon un nouveau sondage paru dans la presse de la Belle Province, les indépendantistes du Parti québécois (PQ) pourraient remporter les législatives au Québec. Selon ces résultats, ils pourraient même former un gouvernement majoritaire.

En effet, le PQ, dirigée par Pauline Marois obtient 32 % des intentions de vote contre 29% pour le Parti libéral du Premier ministre Jean Charest. Ensuite, on retrouve la Coalition Avenir Québec de François Legault (centre droit) avec 21 %, et Québec Solidaire (gauche indépendantiste) avec 8 %.

Toutefois rien n’est évidemment joué puisque, outre la faillibilité des sondages, il reste encore un mois de campagne électorale avant que les Québécois ne choisissent les 125 représentants de leur Assemblée.

Crédit photo :  -eko- via Flickr (cc)

Québec : une mairie recommande aux immigrés d’éviter les odeurs

Québec : une mairie recommande aux immigrés d’éviter les odeurs

10/12/2011 – 08h45
GATINEAU (NOVOpress) — 108 nationalités présentes dans la ville, 1500 immigrés supplémentaires accueillis en 2010, soit une augmentation de 28 % de la population immigrée par rapport à 2009 (la deuxième plus forte augmentation de tout le Canada), et le maire qui trouve tout cela merveilleux : la municipalité de Gatineau au Québec ne saurait a priori être soupçonnée de braver le politiquement correct.

Marc Bureau, maire de Gatineau. Crédit : Ville de Gatineau - gatineau.ca

Marc Bureau, maire de Gatineau. Crédit : Ville de Gatineau - gatineau.ca

Le guide Énoncé des valeurs : des clés pour mon intégration (disponible en téléchargement), que « la Section de la diversité culturelle du Service des arts, de la culture et des lettres de la Ville de Gatineau » vient de publier à l’intention des immigrés est du reste tout dégoulinant de bons sentiments multi-ethniques. La couverture est ornée de la photographie d’une vieillarde (la population québécoise de souche) qui tient dans ses bras une petite fille blonde et un petit Noir, conformément aux canons de l’imagerie métisseuse – toujours un Noir et une blonde, jamais l’inverse. Sous le titre « Bienvenu à Gatineau ! », l’introduction annonce aux immigrés : « La Ville de Gatineau souhaite la bienvenue à toutes les personnes qui ont décidé de s’y établir et de devenir des Gatinoises et des Gatinois. Notre communauté s’enorgueillit de la richesse de sa diversité culturelle alors que plus d’une centaine de pays d’origine différents forment sa population. Ce petit livret a été conçu pour vous aider à réaliser pleinement votre projet d’intégration ». La conclusion est consacrée à « la promotion de l’inclusion et de la lutte contre le racisme et la discrimination ».

Las, même les municipalités les plus politiquement correctes font parfois des erreurs. Au chapitre 12, on trouve cet avertissement : « les citoyens porteront une attention particulière à la propreté, l’hygiène corporelle et la salubrité des lieux publics et privés. Le respect de la qualité de vie d’autrui fait également référence à des facteurs dérangeants ou nuisibles comme le bruit et différentes odeurs perçues désagréables comme la fumée de cigarette, les odeurs d’usines et de moteurs ainsi que les odeurs fortes émanant de la cuisson ».

Il n’en fallait pas plus pour que la mairie de Gatineau se retrouve sur le banc des accusés. Médias et associations antiracistes comparent son guide au célèbre « code de vie » adopté en 2007 par la petite ville d’Hérouxville, qui avait fait scandale parce qu’il interdisait entre autres la lapidation des femmes. « Le ton est infantilisant aux yeux de certains groupes œuvrant auprès des communautés immigrantes ». Pour Baka Asha Tshimanga, du Centre catholique pour immigrants, qui accueille chaque année des centaines de nouveaux arrivants, « ça manque de subtilité ». Le guide « est un peu paternaliste ». « Je ne sais pas, poursuit Baka Asha Tshimanga, dans quelle culture les gens ne se lavent pas ».

Au journal télévisé, le maire de Gatineau, Marc Bureau, a été accusé de vouloir obliger les immigrés à « manger comme des Québécois de huitième génération ». « Et s’ils ont envie de se cuisiner un plat qui dégage des odeurs plus fortes, avec du curry, je ne sais quoi ? » a demandé avec indignation le journaliste. « Ce n’est pas comme Hérouxville, il y a une grande différence », a expliqué le maire de Gatineau, Marc Bureau, qui a souligné que le guide n’imposait rien. « Ce n’est pas un code de conduite ».

Photo en Une : crédit Dulcie via Flickr (cc)

Le « Journal de Montréal » dénonce l’ethno-masochisme

Le « Journal de Montréal » dénonce l’ethno-masochisme

06/12/11 – 09h30
MONTREAL (NOVOPress)
C’est dans un article du « Journal de Montréal », quotidien francophone du Québec, intitulé « Les méchants c’est nous autres », que le chroniqueur Gilles Proulx exprime, en des termes fort peu politiquement correct, son exaspération face à la passivité et au masochisme de la plupart des Québécois vis-à-vis de ceux qui refusent, nient ou insultent leur culture et leur identité.

Cet article fait suite à l’agression dont ont été victimes des souverainistes québécois qui entendaient défiler sous le drapeau bleu fleurdelysé et qui ont été pris à partie par des « Néo-Québécois » aux origines diverses (ADDENDUM – 16h17 – note de Novopress : cette manifestation indépendantiste a été en réalité attaquée par des militants d’extrême gauche, peu de chose à voir avec des « Néo-Québécois »).

« C’est difficile de s’émouvoir pour une ethnie aussi peu exotique que la nôtre, même si elle est en voie de disparition dans un continent où sa marginalité la condamne à disparaître. Nous nous sentirions égoïstes de pleurer sur notre propre mort programmée. “Tendre l’autre joue”, voilà qui devrait remplacer notre devise nationale puisque, de toute façon, nous ne nous souvenons plus », déclare notamment le journaliste, avant d’enfoncer le clou en rajoutant : « Quoi que nous fassions, nous inspirerons de l’horreur et du dégoût aux gentils “néos”, qui ont parfois la chance de ne pas parler le français et d’être indemnes de la souillure de notre culture. Cette indifférence hostile à notre culture n’est que la conséquence du travail de sape entrepris depuis quelques années contre le Québec français. »

Un ton et des propos qui tranchent radicalement avec l’habituel conformisme des journaux français.

[box]Pour lire l’intégralité de l’article[/box]

[box class= »info »]Crédit photo : -eko-/Flickr sous licence Creative Common[/box]

"Mademoiselle ?" Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

« Mademoiselle ? » Vue du Québec par Mathieu Bock-Côté

[box class= »info »] Cet article de Mathieu Bock-Côté (jeune auteur québécois, chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal) date du 5 octobre dernier, mais l’analyse garde tout son intérêt de fond. [/box]

La nouvelle a fait scandale outre Atlantique [NDLR : en France] : la frange radicale du féminisme français veut abolir le mot « mademoiselle ».

La raison derrière cette bataille ? Mademoiselle serait inégalitaire, sexiste. Il n’y aurait pas d’équivalent masculin, sinon le poussiéreux « damoiseau ». « Mademoiselle » infantiliserait les femmes, par l’intermédiaire d’un vocabulaire patriarcal.

Je devine votre réaction : hein ?!? Vous ajouterez probablement qu’il y des militantes qui ont du temps à perdre. Exactement. Mais cette tentative d’éradication du vocabulaire n’est ni anecdotique, ni insignifiante.

On reconnaît ici une dérive inquiétante de l’idée d’égalité. Chez ceux et celles qui en usent sans modération, l’égalité devient une machine à râper le réel, à en faire disparaître les nuances, à en effacer les saveurs.

Car ce qui qui disparaîtrait avec le terme mademoiselle, ce ne serait pas une barrière sur le chemin de la société sans sexisme. C’est une manière de nommer les subtilités du charme féminin, la légèreté, la candeur si caractéristique d’une certaine grâce féminine. Cette manière de nommer le charme de cette jeune femme qui vous sourit et vous donne soudainement l’impression que le printemps s’installe.

Sans surprise, le problème est politique. Dans les sociétés occidentales, les grandes batailles du féminisme sont gagnées. On voit ici ce qui arrive à un mouvement qui a atteint ses objectifs initiaux : il s’en invente de nouveaux. De plus en plus absurdes.

Les féministes les plus radicales en sont là. Elles ne se contentent plus de viser l’égalité entre les sexes, mais bien leur abolition. La différence fondamentale entre l’homme et la femme leur semble insupportable. Exit la réalité.

Elles s’appuient pour cela sur la théorie du « genre », très à la mode dans les universités, qui prétend que les différences sexuelles sont de pures constructions sociales. L’objectif ? Les déconstruire pour rééduquer une population croyant encore le contraire.

Le paradoxe est le suivant : la cause des femmes n’est pas vaine. Il suffit de regarder ailleurs sur la planète, dans certaines sociétés où la religion force les femmes à se voiler, où on les contraint au mariage forcé.

Mais cela obligerait les féministes radicales à abandonner leur cible préférée : le méchant homme blanc dominant. Cela les forcerait à reconnaître que les sociétés occidentales sont plus avancées que jamais dans la poursuite de l’égalité entre les sexes.

Mais cela fait longtemps que le féminisme radical a cessé de servir l’avancement des femmes pour devenir un lobby bizarre. C’est bien dommage. N’est-ce pas mesdemoiselles ?

Mathieu Bock-Côté

[box class= »info »] Source : le site internet de Mathieu Bock-Côté.[/box]

Céline vivant - Théâtre de Fortune, à Montréal

Francophonie : 4 soirées d’hommage à Louis-Ferdinand Céline à Montréal

02/11/2011 – 11h00
MONTRÉAL (NOVOpress Québec) —
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline, le Théâtre de Fortune de Montréal organise, en partenariat avec les maisons de la culture de Notre-Dame-de-Grâce, Rosemont-Petite-Patrie, Plateau-Mont-Royal et l’Auditorium Le Prévost, 4 soirées « Céline Vivant », en hommage à l’écrivain et à son œuvre, du 1er au 10 novembre. Une œuvre qui lui survit, parmi les plus fécondes et les plus audacieuses du siècle passé, « et ce, en dépit d’inlassables controverses qui se perpétuent encore de nos jours puisque le gouvernement français actuel a biffé son nom de la liste des personnalités que la France devait commémorer en 2011 », précise le metteur-en-scène Jean-Marie Papapietro.

Présentée et animée par Stéphane Lépine, ces soirées permettront d’entendre et de voir plusieurs documents d’archives dont la fameuse lecture des premiers chapitres du Voyage au bout de la nuit par Michel Simon, et d’assister à l’interprétation d’un extrait des Entretiens avec le Professeur Y par Roch Aubert et Jean-Charles Fonti.

[box class=info]Prochaine date : ce soir mercredi 2 novembre 2011 à 20 heures. / Où : Maison de la culture Rosemont-Petite-Patrie 6707 Avenue De Lorimier – Montréal QC.  / Téléphone : 514-872-1730 / L’entrée est gratuite, contactez les Maisons de la culture pour obtenir un laissez-passer. En savoir plus : www.arrondissement.com[/box]

Image en Une : Portrait de Céline – dessin de José Corréa. Source : Théâtre de Fortune

Immigration : l'identité québécoise en question

Immigration : l’identité québécoise en question

02/09/2011 – 15h30
MONTREAL (NOVOpress Québec) —
Alors que le sujet de l’immigration semble être la question du jour dans la Belle Province, deux dépêches municipales provenant de Shawinigan et de Gatineau rappellent aux Québécois que l’immigration ne fera plus pour très longtemps l’exclusivité de la métropole montréalaise.

En effet, les deux municipalités annoncent des mesures significatives afin d’attirer les minorités visibles et « nouveaux arrivants » (euphémisme propre à la novlangue québécoise). Le manque de main-d’œuvre est l’argument de prédilection des maires. La conseillère municipale de Gatineau, haïtienne d’origine, parle déjà d’inclure des membres dits de minorité visible dans les comités municipaux et de les inciter puisque, selon madame Apollon les immigrants auraient tendance à s’auto-exclure de nos systèmes de gouvernance.

Radio Ville-Marie nous apprend que 16420 Gatinois disaient appartenir aux minorités visibles en 2006, alors que ce nombre pourrait dépasser les 20 000 personnes en 2011, d’après un rapport divulgué hier au conseil municipal. Selon la conseillère, cet accroissement est nécessaire pour combler 30 000 nouveaux emplois.

À Shawinigan, la situation est semblable et la ville est prête à débourser 175 000 dollars dans le but de faire la promotion de sa ville afin de combler de futurs emplois disponibles dans la région.

Ces dépêches apparaissent à un moment où plusieurs politiciens et journalistes mettent en question les bienfaits de l’immigration au Québec et alors que la Chambre de commerce montréalaise réclame toujours plus d’immigrants dans l’optique d’élargir son « bassin de main d’œuvre ». Œuvre du patronat ? Rappelons que près de 80% des immigrants vivent dans la métropole montréalaise, et en plus grand pourcentage pour les dites « minorités visibles ».

[box]Photo : image sous licence creative commons / Auteur : Humanoide (Flickr)[/box]